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vendredi 20 janvier 2012

Wedding birthday

Vendeuse sur le marché Goubert

Ce matin, réveille en fanfare d’abord par le réveil à 7h et immédiatement par le téléphone de Véro. C’est Léon qui est en bas dans la rue et qui nous attend pour avoir les clés de la moto.

Lever à vitesse grand V et on descend. On lui remet les clés, il est venu avec son Ambassador, il boîte beaucoup surtout au niveau de la hanche, son histoire de chute d’un arbre paraît vraisemblable. Au moment où ils vont partir lui en voiture et son mécano à moto, le mécano s’aperçoit que le pneu avant est à plat.

Changement de programme, ils laissent la moto et repartent en voiture. On comprend qu’ils vont revenir pour dépanner la moto.

Je vais chercher le pain, mais il est trop tôt et je dois attendre l’arrivée des baguettes. En attendant je lis un article dans le journal du jour qui vient confirmer que le gouvernement Sri Lankais aurait la volonté d’appliquer enfin l’article 13 de la constitution qui donne une large autonomie aux régions et permettrait ainsi d’avoir des régions gérées par des Tamouls au Nord et à  l’Est. Le rédacteur de l’article ne semble pas dupe de ce genre d’annonce qui est faite depuis la fin de la guerre civile en 2009, mais il veut y croire cette fois-ci.


Les baguettes sont arrivées. Je reviens préparer le petit dèj. Lorsqu’on a fini le mécano revient avec un autre motard il a une nouvelle roue pour remplacer celle qui est à plat. Il effectue rapidement le changement de roue, pendant que l’autre motard astique du mieux qu’il peut la moto pour aller vraisemblablement la présenter directement au contrôle.

Il est 8h30 et il ne nous reste plus qu’à attendre. En préparant la page du blog pour aujourd’hui et en mettant la date je m’aperçois que c’est notre anniversaire de mariage. Avec tout ça on a failli oublier.
Ça nous rassure sur le fait que cette journée ait commencé sur les chapeaux de roue et que ce sera certainement une bonne journée. La preuve c’est qu’il fait meilleur que le 20 janvier 1973. C’est là qu’on prend conscience du réchauffement climatique.

On part à pied chez l’encadreur pour faire encadrer l’aquarelle que Véro à peinte comme cadeau pour le mariage du 26. On remonte la rue Candappa et la rue Barathi. Dans la rue Candappa pas très loin de l’appart il y a une boutique qui met en évidence des poules, des lapins, des cailles dans des cages. C’est une boucherie et il est affiché qu’ici on peut trouver du jambon. Véro demande et le boucher habillé comme vous et moi lui dit, dans une demie heure.

Un peu plus haut avant MG road le couple de vieux installés sur le trottoir à l’abri d’une avancée de toit nous salue en souriant, la femme nous dit même, ça va, ça va !

On regarde toutes les belles maisons qu’il y a encore dans la rue Barathi. Ce serait bien de les garder plutôt que de faire des maisons comme celle dans laquelle nous habitons et dont l’architecture est celle de tous les pays du Moyen Orient, architecture qui n’a pas du tout le charme de celle des maisons tamoules.

L’encadreur prépare l’aquarelle pour ce soir.
On va boire un thé à l’angle de Rangapoulé et de MGroad.
On va ensuite dans le bazar chez Aroule, Véro veut refaire faire une tunique qui lui va bien. Elle en a déjà refait un modèle l’an dernier et elle veut refaire le même dans un autre tissu.
Aroule qui commence à  nous connaître lui annonce 350R, l’an dernier pour le même travail, il avait fait payer 600R. Comme quoi ça sert de revenir.

On fait des photos dans le marché Goubert parce qu’avec les toitures arrachées la lumière vient éclairer toutes les scènes du marché.

On traverse Nehru street pour aller chez Singapore, on ne peut pas passer une journée sans aller chez Singapore. Véro cherche des petites boîtes plastiques pour stocker par couleur la poudre à Kolam. Il n’y a pas ce qu’il lui faut.

On remonte Nehru street en direction de la ville blanche. Il fait chaud, mais c’est une chaleur sèche très agréable.

On passe devant l’Aristo et on voit qu’il est fermé le vendredi, on n’arrivait plus à se souvenir de son jour de fermeture, maintenant on le sait. On se dit que ce restau doit-être tenu par des Musulmans.

On traverse et on entre dans le magasin de sacs High Design, c’est le premier magasin qu’ils ont gardé et qui sert maintenant de magasin d’usine pour passer les restes des collections de l’année précédente. Aujourd’hui High-Design sacs c’est un magasin sur trois étages avec un restaurant.

En tournant dans mission street on s’arrête chez un marchand de plastique en tout genre et Véro trouve ses boîtes. Il a même une sorte de brise jet que je vais essayer d’installer.

On revient dans Candappa et j’aperçois la moto, j’y vais tandis que Véro va voir pour le jambon.
On ne comprend pas. On appelle Léon qui nous dit que le mécano a reposé la moto et laissé les clés au proprio. Le contrôle était fermé aujourd’hui, on recommence lundi même heure.
Il n’a pas récupéré la roue crevée.

Chez le boucher, il fait un saut chez lui pour prendre des tranches dans son congélateur. Il revient et on rentre à l’appart.

La femme de ménage a rentré les serviettes qu’on avait laissées au soleil sur le balcon et détordu et rentré aussi, la robe de Véro qu’on avait bien tordue avant de partir pour qu’elle reste froissée et mise sécher sur le balcon.

On décide comme aujourd’hui c’est fête pour nous, d’aller déjeuner à l’hôtel de l’Orient qui dans un beau bâtiment du XVIIIème.
Passé le porche d’entrée, on se trouve dans une cour intérieure bordée d’arcades sur un côté, et qui se termine par une pièce voûtée qui sert de salle de restaurant couverte ou de salle de spectacle le cas échéant.
À l’étage et il y a les chambres et des terrasses fermées par des bordures qui  me font penser à l’Espagne ou au Portugal.
Peut-être est-ce l’architecture blanche.

On s’assied à une table à l’extérieur côté ombre. La couleur de la nappe et de la sous-nappe ne sont pas très heureuses, un rouge délavé sur de l’orange. Les fauteuils métalliques vert ont des coussins rouges. Faute de goût certaine, pourtant l’hôtel est tenu par un français, mais il est vrai qu'il a pris la nationalité indienne.

On choisit des  plats créoles, poulet pour Véro, poisson pour moi. On attend longuement ce qui est normal. Lorsque les plats arrivent, c’est bien poulet pour Véro et crevettes pour moi. Je renvoie parce qu’entre crevettes et poisson, je préfère le poisson. Véro peut manger et je dois attendre presque autant de temps que précédemment ce qui fait qu’on mange l’un après l’autre.
Heureusement pour le dessert qui est très bon Trilogie de chocolat pour Véro et mousse au citron pour moi on peut le prendre ensemble.

On est satisfait de notre repas d’anniversaire et on revient à l’appartement pour se faire un bon café et se reposer.

Je vais chez le petit garagiste qui m’a dépanné pour le carburateur de la Enfield, lui porter la roue à réparer. Je crains que lundi Léon ne nous remonte une roue crevée et qu’il faille à ce moment là se débrouiller.
Ce mécano ne répare pas les roues. Il m’indique de l’autre côté de Bussy une petite échoppe qui répare les pneumatiques.
En fait c’est où je suis déjà venu lorsque la Enfield était en panne vendredi dernier et c’est lui qui m’a indiqué le mécano en face.

Il me dit de m’assoir et s’attaque à la roue. Il démonte le pneu, sort la chambre à air, la gonfle, la rapproche de son visage pour sentir l’air. Il trouve un endroit et va alors plonger la chambre dans une cuvette d’eau. Il vérifie aussi dans l’eau qu’il n’y a pas d’autres trous.
Il me fait voir où est le trou et plante une aiguille dedans pour ne pas le perdre. Puis classiquement il râpe la chambre, passe la colle qui est toujours et ici aussi dans un tube jaune. Il l’étale avec le doigt. Puis cherche une rustine qui va bien et la colle. Là où il me surprend c’est qu’ensuite il tape sur la rustine avec un marteau, en posant la chambre réparé sur un paquet de chambres qui fait un bloc de caoutchouc.

La réparation est terminée. Il vérifie l’intérieur du pneu en passant un chiffon jusqu’à ce qu’il trouve quelque chose qui accroche. Il essaye de l’extraire de l’intérieur parce qu’on ne voit rien de l’extérieur. Il s’aide pour cela avec une des lames d’un ciseau qu’il plante dans le pneu pour pousser vers l’intérieur l’objet responsable de la crevaison. Il sort une toute petite pointe comme une épine et me la donne.

Il remet la chambre, monte debout sur la roue pour faire rentrer le pneu dans la jante, s’aide de démontes pneus et parvient à tout remettre en place.

Il gonfle le pneu réparé à l’aide d’un tube qui ne me semble pas avoir beaucoup de pression d’air. Lorsqu’il estime que la pression est bonne, il fait sauter la roue sur le sol. Je suppose que la hauteur du rebond doit lui donner une idée précise de la pression.

Il regarde longuement la valve pour être sûr qu’elle ne fuit pas. Il appuie l’air sort, puis il met de l’eau dessus et attend, recommence. Tout semble aller, il met le bouchon de la valve me donne la roue.

Je le règle, 50R et je retourne à l’appart en portant la roue qui pèse au moins 15kg.

On décide d’aller voir le graphiste pour lui commander les dernières cartes professionnelles qu’il avait oublié de tirer et aussi pour faire des cartes lettres dont Véro a souvent besoin pour mette un mot à des personnes.

La carte pro ça va vite on reprend celle qu’il avait déjà faite, on change l’image de l’aquarelle et la couleur de l’encre du texte de la carte.

Pour la carte correspondance, c’est un peu plus long, mais comme il a de bonnes idées, on se met rapidement d’accord sur une maquette de 3 cartes contenant des aquarelles différentes, de façon à en sortir 6 par tirage A3.

De là on va chez l’imprimeur pour faire tirer les cartes de correspondances, pour les autres elle sont tirées à Chennai. Surtout ne pas chercher à comprendre.

Tout est fait très rapidement le plus long c’est le massicotage. C’est incroyable ce nombre de services qu’on trouve pour obtenir rapidement un résultat sans se ruiner. Parce que tout le monde fait ça. Chez l’imprimeur les lots de cartes pour les mariages, les invitations, les anniversaires, sont légions, les prix sont à la portée de tous.

Il est 18h et la nuit commence à arriver lorsqu’on s’arrête dans la même rue chez un fabricant de tampon encreur.

Véro lui explique qu’elle veut un tampon pour signer ses aquarelles, elle lui donne ce qu’elle veut  et il nous dit qu’il peut le faire tout de suite il suffit d’attendre cinq minute.

Il se met sur l’ordi, prépare une maquette et demande à Véro qui apporte les corrections qu’elle souhaite.
C’est incroyable cette dextérité que les gens ont avec les ordi. Là c’est quelqu’un de relativement âgé manifestement il s’y est mis et cela lui semble facile. Ici les gens qui travaillent sur un ordi sont au moins à 1m de  l’écran, ils sont avachis dans un fauteuil et leur bras sont tendus naturellement, et il ne les porte pas comme nous ce qui doit leur éviter les maux d’épaule.

On repart avec le tampon.

Il fait nuit, c’est terrible en ville pour conduire entre ceux qui roulent plein phare et ceux qui ne sont pas éclairés. Je n’aime pas du tout, mais nous devons encore passer chez l’encadreur. Mission street, Ranga poulé, Barathi nous y voici non sans peine.
Le cadre est prêt. Dans son cadre l’aquarelle est superbe, je ne sais si les mariés s’en rendront compte mais c’est un vrai beau cadeau.

Retour à la maison, la Enfield cale deux fois pour traverser, notamment pour traverser MG road, elle ne comprend pas que je cède la place aux autres véhicules alors que si je faisais comme eux, elle n’aurait pas d’occasion de caler.

Véro prépare le dîner, salade de tomate et jambon, qui vient de Colombo où il semble être fabriqué, rien à voir avec celui du Mango hill, c’est quelque chose entre le jambon et le bacon couleur un peu tête veau. Mais finalement pas si mauvais que ça.
En dessert grappe de raisins délicieux. La graine à une forme de poire un peu allongé comme une date et la grappe me fait effectivement penser à celle d’un palmier datier.

Ce n’est pas vraiment un repas d’anniversaire mais de temps de temps la diététique l’emporte, surtout si on veut mourir en pleine forme.

Voilà ce soir on va regarder « faut pas rêver », à moins que  comme hier on arrête de regarder parce que c’est trop chiant.

Demain on envisage d’aller à Cuddalore, je parle bien de demain et pas d’avant.

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