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samedi 7 janvier 2012

Des invités à la maison

L'affiche de l'expo






Un peu de fraîcheur, si l’on peut dire, dans la rue.

Une femme à sa toilette à la fontaine, deux autres assises sur le goudron semblent trier des graines dans une boîte en plastique jaune.

Un peu plus loin juste avant la rue de Bussy, contre un mur marqué « No stick, no bill » un homme pisse dans le caniveau. Il est interrompu par son téléphone portable.

Toujours aussi peu de circulation sur la rue de Bussy et toujours aussi peu de monde au Baker street. On sent qu’il est déconseillé de venir à Pondichéry, alors que maintenant la vie à repris comme avant, même s’il reste encore quelques tas de bois à dégager dans les rues.

Ce matin je paie 30R ma baguette parce qu’hier ils n’avaient pas de quoi me rendre sur 40R.

Je reviens à l’appart, Véro dort toujours, je prépare le petit déjeuner qui est toujours pour nous un véritable repas, tartines beurre confiture, fromage blanc, papaye, jus de fruit, café au lait. C’est toujours un moment agréable qui permet de bien commencer la journée.

Machine à laver, celle-ci a décidé ce matin de faire le tour de cuisine en faisant des bruits dignes d’une usine sidérurgique. Je vais voir le proprio pour lui signaler, c’est normal, il n’y a pas à s’inquiéter.

On attend donc que le cycle se finisse.

Puis on va étendre sur la terrasse où rien n’a été fait pour effacer les stigmates du passage du cyclone.

Tout à l’air d’être ainsi dans cette maison.

On va faire les courses. Le marchand de poulets rue du Dr Ambedkar est ouvert ce matin et Véro trouve exactement ce qu’elle cherche. On revient mettre tout ça dans le frigo qui ne se prend plus pour un congélateur depuis que Véro l’a réglé.

On va chez l’encadreur. Ils sont en train de bosser sur les encadrements de Véro tout sera prêt lundi. Ce qui est terminé est très bien.

On boit un thé dans la petite échoppe qui est juste à côté et on file à Nilgiris pour compléter ce qu’il faut pour ce soir.  Le marchand de légumes qui n’a plus de courgettes, Véro fera avec des aubergines.

Un petit coup d’œil sur un étalage de pantalons et on va chez le laitier acheter du beurre et du ghee. A un carrefour un ricksham me tape la route avant et file. Rien de grave, même pas déséquilibré.

On revient à l’appart avec tout notre matériel qu’on range.

Abel voudrait terminer les documents pour ce soir, mais Véro lui dit qu'il faut qu'elle soit rentrée à la maison à partir de 18h. Hier, il est allé à Madras chercher Willy et des amis.

Coup de fil d’Abel qui nous attend tout de suite chez le graphiste pour terminer les maquettes d’affiches et de flyer.

On passe quand même par Baker street manger sur le pouce une quiche et boire un soda et on file.

Abel nous attend. Il dit tout de suite à Véro qu’il n’exposera pas à Promenade prétextant qu’il n’avait pas suffisamment de choses pour l’expo et sa galerie. Il veut bien cependant continuer à aider Véro.

Ils se mettent sur la réalisation des maquettes des flyer comme invitation et des affiches.

À midi rien n’était fait à 15h tout est fini. Véro respire et se dit que c’est sans doute possible. Il ne reste plus qu’à faire imprimer ce qui n’est pas un problème non plus. Abel nous emmène quelques rues plus loin chez son imprimeur.

A partir des fichier sur la clé de Véro ils nous font immédiatement une proposition de tirage pour l’affiche et pour les flyers.

Pour les flyers Véro pense que ce n’est pas la peine de mettre un papier très épais, épais ou pas, massicoté ou non, c’est le même prix.

À 15h30 nous nous séparons d’Abel qui a beaucoup de boulot avec sa galerie et nous le remercions beaucoup.

Il doit aussi s’occuper de leur invité d’honneur pour l’inauguration de leur galerie le célèbre portraitiste belge Willy.

Nous filons au Daily bread nous restaurer et nous rafraîchir. Puis nous allons à la librairie Focus pour acheter des enveloppes.

Il y a quelques enveloppes mais pas de blanches. Véro prend des enveloppes d’une couleur qui s’accorde bien avec l’invitation, mais on ne peut écrire dessus avec un stylo de couleur ordinaire. Pas de stylos qui peuvent écrire blanc, pas d’étiquettes autocollantes sur lesquelles on pourrait écrire un nom. Véro demande des feuilles blanches pour les découper, les coller sur l’enveloppe afin de pouvoir écrire dessus, pas de feuilles blanches. Véro décide alors de ne plus rien demander et de chercher par elle-même. Parce que ce qui  est épuisant c’est que la personne qui est là pour servir n’a aucune idée pour essayer de trouver une solution. Il y a ou il n’y a pas, il n’y a pas d’autre alternative. Véro prend un cahier avec des pages blanches, un cutter, de la colle blanche et voilà les étiquettes trouvées.

On s’arrête à Choco là pour prendre un gâteau parce que ce soir nous recevons la famille Siva.

On revient à la maison pour préparer le repas.

Je vais chercher du pain et du vin, pendant que Véro s’attaque à la cuisine.

Le muezzin et des centaines d’oiseaux crient et chantent dans le crépuscule.

Je vais ranger la moto et je croise C une Belge qui habite juste dans la maison à côté de la nôtre. Une maison bleue où l’on propose des activités artistiques.

Je lui donne la date du vernissage pour Véro et je lui dis que nous passerons demain pour lui donner des invitations à distribuer.

Véro est toute à ses casseroles qu’elle a d’abord récurées à fond avant de les utiliser.
Poulet aux champignons et aux olives avec riz et ratatouille aux aubergines à défaut de courgettes.

Fromage du Mango Hill et d’Auroville.

Avec un vin Indien Réserve qui pourrait en étonner plus d’un de par sa qualité.

Gâteau au chocolat de chez Chocolat.

Super soirée à discuter de la vie à Pondichéry, des élections des députés pour les Français de l’étranger, celui qui sera élu pour l’Asie représentera les Français de 48 pays, on imagine déjà le travail que ce député pourra faire.

On parle des sorties Frog’s, c’est à dire des mordus de Enfield, à faire pour 2012.

On parle de l’AFSI, association des Français du Sud de l’Inde dont Predibane est le président, qui a pour but d’informer, d’aider, de promouvoir le  rapprochement entre la France et le Sud de l’Inde, favoriser les échanges culturels et faire vivre ce qui reste de notre histoire commune.

Bref, la soirée passe vite…

1 commentaire:

  1. merci pour les instants d'évasion en vous lisant
    biz
    Mamanlotus-AC

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