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vendredi 13 janvier 2012

Vernissage


Hier soir, elle est partie poursuivre sa danse sur d'autres murs





Aucunes photos du vernissage pour l'instant vu qu'on avait oublié la batterie de l'appareil photo ... Michele, l'Italien a fait des photos et m'a promis de me les envoyer. Dès que je les ai, je les mets en ligne !

Je me lève vers 7h comme d’habitude après une nuit qui a été une des meilleures depuis que nous sommes ici. Je dois petit à petit intégrer les lieux, les bruits, l’espace de l’appartement, ce long couloir interminable dans la nuit.

Je vais chercher le  pain. Il y a comme un petit colloque à la fontaine. Des femmes et un homme discutent tandis qu’une femme se lave le visage.

Dans la petite rue suivante, deux femmes et un homme sont assis à la queue leu leu sur les marches d’escalier qui mènent à leur pauvre maison et sur la rue. Ils ne disent rien, ils sont comme trois oiseaux le visage émacié et les yeux brillants. Je pense qu’il profite de la dernière fraîcheur de la nuit avant que le soleil ne monte trop haut.

À Baker street, je me rends compte qu’ils ont déjà enlevé l’affiche annonçant l’expo et le vernissage.

Sur 100 R la caissière me rend 80 au lieu de 70. Je lui rends 10 et elle me demande si j’ai bien 7 billets de 10. Pourtant ici tout le monde n’a pas le droit de toucher à la caisse. Elle a le droit, mais semble ne pas savoir vraiment bien compter. Ce qui nous paraît comme une évidence, je me rends compte que dans ces pays ce n’est pas toujours une évidence de bien savoir compter.

Je reviens, Véro est levée. Elle n’est pas très contente pour l’affiche.

On déjeune.

Et je vais chez Kam. Véro descend avec moi car nous n’avons qu’un trousseau de clés et si je le prends, elle est enfermée dans l’appart et dans l’immeuble.

Je sors la moto parce qu’il est presque 8h30, heure à laquelle le mécano de Léon doit venir la chercher.

Je refais le chemin que je faisais l’an dernier pour aller au pain. La petite rue Nainiappa pillai n’a pas changé et ne semble pas avoir trop souffert du cyclone, tous les arbres sont encore là.

Le petit temple s’est préparé pour Pongal un auvent recouvre toute la rue. Il y a toujours abondance de kolams.

Rue  Tippu Sahib le auvent du temple empiète sur la moitié de la rue. Cela ne semble déranger personne.

A l’angle avec MG road il n’y a personne à la fontaine. Sur la gauche il y a toujours la cuisinière du petit déjeuner avec sa baraque ambulante, son réchaud à pétrole et ses clients qui attendent pour être servi. Une odeur de soupe aux légumes parfume la rue.

Kam au balcon me voir arriver dan Shagy street. Je dis bonjour au petit épicier qui est au pied de l’escalier. La grille du bas est ouverte, j’entre et je monte au premier, la grille de l’appartement est ouverte. Kam m’accueille en me disant de faire attention au sol mouillé. Je ne sais pas pourquoi son sol en marbre est toujours mouillé, sa femme a déjà fait une chute et s’est cassé le bras, mais c’est comme ça.

Il me montre vite où il a stocké nos affaires.

Il y a une valise qui est lourde et plusieurs petits sasc contenant tout ce qu’ils ont retrouvé dans l’appartement et qu’ils ont considéré comme étant à nous. Il y a aussi la grande table de jardin en plastique.

Apparemment à part une vitre cassée, il n’a pas eu d’autres dégâts suite au cyclone.

Je descends tout le bardas au rez de chaussé derrière la grille et je vais chercher un rickshaw sur MG road.

Il me demande 70R je lui dis non, il demande 60R, c’est toujours non et je vais en voir un autre. Il me demande 50R. Le prix c’est 30R pour les indigènes, mais j’accepte compte tenu du chargement.

Il vient stationner rue Shagy et je charge le rickshaw, le chauffeur m’aide à minima.

En route il s’arrête pour demander où est la rue Candapa je me rends compte qu’il ne connaît pas.

Je décharge le matériel, au moment de le payer il veut 60R. Je lui donne 50R, il fait celui qui n’en veut pas au moment où je vais les lui reprendre, il les empoche quand même et file.

Je monte tout le bardas au deuxième étage et on commence à regarder ce qu’il y a.

Véro est contente de la table qui est plus stable que celle qu’elle avait.

On n’a plus la clé du petit cadenas qui ferme la valise mais on le fait facilement sauter avec des pinces que me prête le proprio.

On redécouvre des livres qu’on avait laissés et on retrouve tous les guides du Sud de l’Inde et de Pondichéry.

On range tout ce matériel, le wok et la petite cafetière à piston. On n’a pas récupéré nos mugs et nos petites tasses en porcelaine blanche.

Il est 9h30 et on n’a toujours pas vu le mécano de Léon. Véro s’apprête à partir pour aller chez le coiffeur et moi pour aller acheter un nouveau tube PVC car celui qu’on a pris hier est trop court.

J’essaye de mettre en route la moto mais rien à faire. Véro me laisse et j’insiste tout seul puis j’abandonne.

Je vais à pied chercher le tube de PVC. C’est toujours agréable de se balader à pied. Je remonte la rue Barathi dans laquelle il y a beaucoup moins de circulation que sur MG road. Puis je vais chercher la rue Sunna subraya pillai qui est une parallèle à Barathi et le boulevard. C’est dans cette rue avant Nehru  street que nous avons acheté le PVC. Je retrouve facilement le magasin. Dans le prolongement de la rue de l’autre côté de Nehru street il y a un temple qui enjambe la rue comme un tunnel coloré.

Le commerçant me reconnaît et me demande si le PVC d’hier allait. Je lui explique non, il était trop court et je viens en reprendre un morceau plus long 50cm au lieu de 40cm. Il a une chute qui fait environ 1m, je mesure 50cm avec le mètre de couturière de Véro et je lui demande de me couper le morceau à 50.

Il le fait. Je vérifie à nouveau la longueur, c’est bon. Je paie 20R.

Je reviens en suivant cette rue jusqu’à ce qu’elle coupe la rue Candappa. Et là je prends la rue Candappa puisque nous habitons à l’autre bout.

Je suis à peine de retour que Véro me passe un coup de fil pour me dire qu’elle a fini et qu’elle revient. Je luis dis que je n’ai pas pu démarrer la moto.

Au retour, la coupe est réussi. Comme Vero est là je redescend pour essayer à nouveau de démarrer la moto, parce qu’on n’a toujours pas vu le mécano de Léon et qu’il ne répond pas au téléphone.

C’est en vain que j’essaye, rien à faire. J’avoue que je ne comprends pas.

Je remonte, les Réunionnais par SMS confirment qu’ils prennent l’aquarelle. Véro s’est rendu compte sur Internet qu’un designer de Los Angeles lui a piqué une aquarelle « Ecarlate » pour faire un motif de tissu et ce tissu a servi pour la confection d’une robe en soie qui se vend entre 1500 et 2000€.

Elle est furax et met un mail au designer qui comprenant qu’elle est intéressée par la robe répond immédiatement. Mais lorsque Véro lui précise dans un deuxième mail qu’elle n’est pas contente et qu’elle attend des explications, il ne répond plus.

On décide d’aller déjeuner à pied au Surguru. J’essaye encore malgré tout. Predibane est là et m’aide pour essayer de la démarrer, il pense que c’est un problème de saleté dans le carburateur. Il appelle son mécano qui doit venir dans ½ heure, il est 12h30.

On a le temps d’aller déjeuner.

Quand on revient, personne en vue.

Véro continue d’explorer la route de son aquarelle en recensant  les lieux de vente de la robe.

Je me repose.

Véro reçoit un SMS des Réunionnais, ils seront à 14h à leur hôtel. Elle part en rickshaw leur apporter l’aquarelle.

Je reste pour le mécano.

Il est 14h30. Véro m’appelle pour me dire que tout s’est bien passé et qu’elle revient. Toujours pas de mécano et toujours pas de réponse de Léon.

Véro se repose et je prépare un document maintenant que j’ai à nouveau les guides pour proposer une idée à Predibane d’une sortie Frog’s.

C’est un vendredi 13 à double aspect lui aussi, côté positif le vernissage, la vente d’une aquarelle, nos affaires récupérées et côté négatif la moto qui ne marche plus et Léon qu’on ne peut pas joindre et cette histoire d’aquarelle volée sur le web.

J’espère que d’ici la fin du jour c’est le côté positif qui va l’emporter.

On part à  la recherche d’un rickshaw pour Promenade.

Au bout de le rue deux jeunes hommes avec un faciès japonisant nous abordent et nous demandent si on sait où il y a un restaurant tout proche. Ils sont affamés. Il est tôt et la pizza Vénéto est encore fermée. On leur dit qu’à  notre avis il faut qu’ils aillent jusqu’au Surguru. Ils connaissent, mais ça leur paraît très loin. Véro se fout d’eux en leur disant que c’est à 5mn à  pied et qu’à leur âge, ils peuvent marcher jusque-là. On a l’impression qu’ils confondent avoir faim et mourir de faim.

A 6h, on est les premiers ce qui est normal. Petit à petit les gens arrivent jusqu’à ce qu’à un moment donné on soit bien une cinquantaine. Tout le monde est étonné du travail de Véro et beaucoup de gens la félicitent.

Je ne peux pas faire de photos, on a bien pris l’appareil mais pas la batterie qui a été mise en charge pour être sûr que l’appareil fonctionne bien pour le vernissage. Et comme je ne peux pas faire les deux, je n’ai pas pris le caméscope.

Il nous manque Loulou Misseye pour que la fête soit complète avec Abel et Ejoumalé et ils arrivent comme par miracle un couple de français qui dit que Loulou Misseye leur a envoyé un mail et leur demandant de venir pour lui au vernissage. C’est avec plaisir qu’on les accueille.

Pitch arrive avec une dizaine de personnes ça fait un peu de remue ménage dans l’hôtel. Il est avec des gens sympas, notamment un couple de Belge Y&P.

Pendant que j’écris, il y a la machine qui essore en faisant des bruits extraordinaires comme si on la jetait par la fenêtre du deuxième étage. Je suis déjà allé le dire au propriétaire qui m’a dit que c’était normal c’est parce qu’elle est sur un socle et qu’elle saute et se déplace avec le socle.

Vers 20h30 les derniers invités partent. On marche le long de la promenade Goubert, on veut aller dîner à l’Orient, mais on ne retrouve pas la rue et finalement on va au Satsanga. Là aussi on s’aperçoit que l’affiche de Véro n’y est plus. L’affiche est tellement belle que Véro pense qu’elle se la fait tirer.

On finit la soirée à l’Espace la boîte de Pitch, on retrouve les Belges et un couple vraisemblablement homo germano italien.

Il est minuit lorsque l’on rentre et l’histoire de l’aquarelle et de la robe trouve son dénouement la désigner de Los Angeles a mis un mail pour dire que c’est elle qui avait fait un montage et que tout est fictif qu’elle s’excuse. Beaucoup de bruit pour rien.

Ouf tout est bien qui finit bien pour un vendredi 13, sauf Léon qui a débranché son portable.

1 commentaire:

  1. Bonjour Les Gojojo

    Ben le LouLou Misseï il était là par le coeur et la pensée...

    Et oui je fais même la promo ve Véro depuis la France...

    Merci pour le clin d'oeil, photo démo Abel et Christine

    Biz LouLou Misseï

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