| Hier soir, elle est partie poursuivre sa danse sur d'autres murs |
Aucunes photos du vernissage pour l'instant vu qu'on avait oublié la batterie de l'appareil photo ... Michele, l'Italien a fait des photos et m'a promis de me les envoyer. Dès que je les ai, je les mets en ligne !
Je me lève vers 7h comme
d’habitude après une nuit qui a été une des meilleures depuis que nous sommes
ici. Je dois petit à petit intégrer les lieux, les bruits, l’espace de
l’appartement, ce long couloir interminable dans la nuit.
Je vais chercher le pain. Il y a comme un petit colloque à
la fontaine. Des femmes et un homme discutent tandis qu’une femme se lave le
visage.
Dans la petite rue suivante,
deux femmes et un homme sont assis à la queue leu leu sur les marches d’escalier
qui mènent à leur pauvre maison et sur la rue. Ils ne disent rien, ils sont
comme trois oiseaux le visage émacié et les yeux brillants. Je pense qu’il
profite de la dernière fraîcheur de la nuit avant que le soleil ne monte trop
haut.
À Baker street, je me rends
compte qu’ils ont déjà enlevé l’affiche annonçant l’expo et le vernissage.
Sur 100 R la caissière me
rend 80 au lieu de 70. Je lui rends 10 et elle me demande si j’ai bien 7
billets de 10. Pourtant ici tout le monde n’a pas le droit de toucher à la
caisse. Elle a le droit, mais semble ne pas savoir vraiment bien compter. Ce
qui nous paraît comme une évidence, je me rends compte que dans ces pays ce
n’est pas toujours une évidence de bien savoir compter.
Je reviens, Véro est levée.
Elle n’est pas très contente pour l’affiche.
On déjeune.
Et je vais chez Kam. Véro
descend avec moi car nous n’avons qu’un trousseau de clés et si je le prends,
elle est enfermée dans l’appart et dans l’immeuble.
Je sors la moto parce qu’il
est presque 8h30, heure à laquelle le mécano de Léon doit venir la chercher.
Je refais le chemin que je
faisais l’an dernier pour aller au pain. La petite rue Nainiappa pillai n’a pas
changé et ne semble pas avoir trop souffert du cyclone, tous les arbres sont
encore là.
Le petit temple s’est
préparé pour Pongal un auvent recouvre toute la rue. Il y a toujours abondance
de kolams.
Rue Tippu Sahib le auvent du temple empiète
sur la moitié de la rue. Cela ne semble déranger personne.
A l’angle avec MG road il
n’y a personne à la fontaine. Sur la gauche il y a toujours la cuisinière du
petit déjeuner avec sa baraque ambulante, son réchaud à pétrole et ses clients
qui attendent pour être servi. Une odeur de soupe aux légumes parfume la rue.
Kam au balcon me voir
arriver dan Shagy street. Je dis bonjour au petit épicier qui est au pied de
l’escalier. La grille du bas est ouverte, j’entre et je monte au premier, la
grille de l’appartement est ouverte. Kam m’accueille en me disant de faire
attention au sol mouillé. Je ne sais pas pourquoi son sol en marbre est
toujours mouillé, sa femme a déjà fait une chute et s’est cassé le bras, mais
c’est comme ça.
Il me montre vite où il a
stocké nos affaires.
Il y a une valise qui est
lourde et plusieurs petits sasc contenant tout ce qu’ils ont retrouvé dans
l’appartement et qu’ils ont considéré comme étant à nous. Il y a aussi la
grande table de jardin en plastique.
Apparemment à part une vitre
cassée, il n’a pas eu d’autres dégâts suite au cyclone.
Je descends tout le bardas
au rez de chaussé derrière la grille et je vais chercher un rickshaw sur MG
road.
Il me demande 70R je lui dis
non, il demande 60R, c’est toujours non et je vais en voir un autre. Il me
demande 50R. Le prix c’est 30R pour les indigènes, mais j’accepte compte tenu
du chargement.
Il vient stationner rue
Shagy et je charge le rickshaw, le chauffeur m’aide à minima.
En route il s’arrête pour
demander où est la rue Candapa je me rends compte qu’il ne connaît pas.
Je décharge le matériel, au
moment de le payer il veut 60R. Je lui donne 50R, il fait celui qui n’en veut
pas au moment où je vais les lui reprendre, il les empoche quand même et file.
Je monte tout le bardas au
deuxième étage et on commence à regarder ce qu’il y a.
Véro est contente de la
table qui est plus stable que celle qu’elle avait.
On n’a plus la clé du petit
cadenas qui ferme la valise mais on le fait facilement sauter avec des pinces
que me prête le proprio.
On redécouvre des livres
qu’on avait laissés et on retrouve tous les guides du Sud de l’Inde et de Pondichéry.
On range tout ce matériel,
le wok et la petite cafetière à piston. On n’a pas récupéré nos mugs et nos
petites tasses en porcelaine blanche.
Il est 9h30 et on n’a
toujours pas vu le mécano de Léon. Véro s’apprête à partir pour aller chez le
coiffeur et moi pour aller acheter un nouveau tube PVC car celui qu’on a pris
hier est trop court.
J’essaye de mettre en route
la moto mais rien à faire. Véro me laisse et j’insiste tout seul puis
j’abandonne.
Je vais à pied chercher le
tube de PVC. C’est toujours agréable de se balader à pied. Je remonte la rue
Barathi dans laquelle il y a beaucoup moins de circulation que sur MG road.
Puis je vais chercher la rue Sunna subraya pillai qui est une parallèle à
Barathi et le boulevard. C’est dans cette rue avant Nehru street que nous avons acheté le PVC. Je
retrouve facilement le magasin. Dans le prolongement de la rue de l’autre côté
de Nehru street il y a un temple qui enjambe la rue comme un tunnel coloré.
Le commerçant me reconnaît
et me demande si le PVC d’hier allait. Je lui explique non, il était trop court
et je viens en reprendre un morceau plus long 50cm au lieu de 40cm. Il a une
chute qui fait environ 1m, je mesure 50cm avec le mètre de couturière de Véro
et je lui demande de me couper le morceau à 50.
Il le fait. Je vérifie à
nouveau la longueur, c’est bon. Je paie 20R.
Je reviens en suivant cette
rue jusqu’à ce qu’elle coupe la rue Candappa. Et là je prends la rue Candappa
puisque nous habitons à l’autre bout.
Je suis à peine de retour
que Véro me passe un coup de fil pour me dire qu’elle a fini et qu’elle
revient. Je luis dis que je n’ai pas pu démarrer la moto.
Au retour, la coupe est
réussi. Comme Vero est là je redescend pour essayer à nouveau de démarrer la
moto, parce qu’on n’a toujours pas vu le mécano de Léon et qu’il ne répond pas
au téléphone.
C’est en vain que j’essaye,
rien à faire. J’avoue que je ne comprends pas.
Je remonte, les Réunionnais
par SMS confirment qu’ils prennent l’aquarelle. Véro s’est rendu compte sur
Internet qu’un designer de Los Angeles lui a piqué une aquarelle
« Ecarlate » pour faire un motif de tissu et ce tissu a servi pour la
confection d’une robe en soie qui se vend entre 1500 et 2000€.
Elle est furax et met un
mail au designer qui comprenant qu’elle est intéressée par la robe répond
immédiatement. Mais lorsque Véro lui précise dans un deuxième mail qu’elle
n’est pas contente et qu’elle attend des explications, il ne répond plus.
On décide d’aller déjeuner à
pied au Surguru. J’essaye encore malgré tout. Predibane est là et m’aide pour
essayer de la démarrer, il pense que c’est un problème de saleté dans le
carburateur. Il appelle son mécano qui doit venir dans ½ heure, il est 12h30.
On a le temps d’aller
déjeuner.
Quand on revient, personne
en vue.
Véro continue d’explorer la
route de son aquarelle en recensant
les lieux de vente de la robe.
Je me repose.
Véro reçoit un SMS des
Réunionnais, ils seront à 14h à leur hôtel. Elle part en rickshaw leur apporter
l’aquarelle.
Je reste pour le mécano.
Il est 14h30. Véro m’appelle
pour me dire que tout s’est bien passé et qu’elle revient. Toujours pas de
mécano et toujours pas de réponse de Léon.
Véro se repose et je prépare
un document maintenant que j’ai à nouveau les guides pour proposer une idée à
Predibane d’une sortie Frog’s.
C’est un vendredi 13 à
double aspect lui aussi, côté positif le vernissage, la vente d’une aquarelle,
nos affaires récupérées et côté négatif la moto qui ne marche plus et Léon
qu’on ne peut pas joindre et cette histoire d’aquarelle volée sur le web.
J’espère que d’ici la fin du
jour c’est le côté positif qui va l’emporter.
On part à la recherche d’un rickshaw pour
Promenade.
Au bout de le rue deux
jeunes hommes avec un faciès japonisant nous abordent et nous demandent si on
sait où il y a un restaurant tout proche. Ils sont affamés. Il est tôt et la
pizza Vénéto est encore fermée. On leur dit qu’à notre avis il faut qu’ils aillent jusqu’au Surguru. Ils
connaissent, mais ça leur paraît très loin. Véro se fout d’eux en leur disant
que c’est à 5mn à pied et qu’à
leur âge, ils peuvent marcher jusque-là. On a l’impression qu’ils confondent
avoir faim et mourir de faim.
A 6h, on est les premiers ce
qui est normal. Petit à petit les gens arrivent jusqu’à ce qu’à un moment donné
on soit bien une cinquantaine. Tout le monde est étonné du travail de Véro et
beaucoup de gens la félicitent.
Je ne peux pas faire de
photos, on a bien pris l’appareil mais pas la batterie qui a été mise en charge
pour être sûr que l’appareil fonctionne bien pour le vernissage. Et comme je ne
peux pas faire les deux, je n’ai pas pris le caméscope.
Il nous manque Loulou
Misseye pour que la fête soit complète avec Abel et Ejoumalé et ils arrivent
comme par miracle un couple de français qui dit que Loulou Misseye leur a envoyé
un mail et leur demandant de venir pour lui au vernissage. C’est avec plaisir
qu’on les accueille.
Pitch arrive avec une
dizaine de personnes ça fait un peu de remue ménage dans l’hôtel. Il est avec
des gens sympas, notamment un couple de Belge Y&P.
Pendant que j’écris, il y a
la machine qui essore en faisant des bruits extraordinaires comme si on la
jetait par la fenêtre du deuxième étage. Je suis déjà allé le dire au
propriétaire qui m’a dit que c’était normal c’est parce qu’elle est sur un
socle et qu’elle saute et se déplace avec le socle.
Vers 20h30 les derniers
invités partent. On marche le long de la promenade Goubert, on veut aller dîner
à l’Orient, mais on ne retrouve pas la rue et finalement on va au Satsanga. Là
aussi on s’aperçoit que l’affiche de Véro n’y est plus. L’affiche est tellement
belle que Véro pense qu’elle se la fait tirer.
On finit la soirée à
l’Espace la boîte de Pitch, on retrouve les Belges et un couple
vraisemblablement homo germano italien.
Il est minuit lorsque l’on
rentre et l’histoire de l’aquarelle et de la robe trouve son dénouement la
désigner de Los Angeles a mis un mail pour dire que c’est elle qui avait fait
un montage et que tout est fictif qu’elle s’excuse. Beaucoup de bruit pour
rien.
Ouf tout est bien qui finit
bien pour un vendredi 13, sauf Léon qui a débranché son portable.
Bonjour Les Gojojo
RépondreSupprimerBen le LouLou Misseï il était là par le coeur et la pensée...
Et oui je fais même la promo ve Véro depuis la France...
Merci pour le clin d'oeil, photo démo Abel et Christine
Biz LouLou Misseï