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mercredi 29 février 2012

120 kilomètres : 9 heures de moto

Parmi les géants
Les autres photos sont là


Le 29 février. Ça a toujours quelque chose d’un peu magique d’écrire 29 février, parce que ça n’arrive que tous les 4 ans.

Le réveil sonne à 6h et je mets du temps à m’arrêter parce que j’ai mal dormi en deuxième partie de nuit et là par contre je dormais bien.

Je prépare le café et nous mangeons avec des biscuits et des bananes. Il est trop tôt pour le pain et nous n’avons plus de yaourt. C’est donc minimum.

On démarre vers 7h, on passe prendre de l’essence et on se met en route pour Vilianour.

C’est à 10km et on passe rapidement ce gros village qui touche presque maintenant Pondy.

Je veux aller jusqu’à 20km pour aller voir un temple de Trirouvandar. Ce village se trouve peu après le 2ème passage à niveau à environ 23 km de notre point de départ. Notre guide dit : « Le temple est à environ 20 km ». C’est tout. Ce village n’est marqué sur aucune des cartes que nous possédons. Comme cette information se trouve dans le chapitre « Vers l’Ouest » la route de Villupuram est la seule à être plein ouest. Je suppose aussi que les 20km sont à partir de Pondy, puisque c’est un guide sur Pondy.
La rédactrice du guide ne se met absolument pas à la place du lecteur.

À 23km il y a sur la grande route de Villupuram un village. Je m’arrête pour que nous demandions où nous sommes. Un jeune homme nous répond immédiatement que nous sommes à Trirouvandar. Je pensais l’avoir passé. C’est une chance. Le temple est à 500m un peu plus loin sur la grande route, il faut prendre à droite et suivre une petite route c’est tout de suite là.
On commence par boire un thé avant de se lancer. Le thé est à 6R au lieu de 5R en rase campagne, l’influence de Pondy doit encore se faire sentir.

Facile. C’est un très  vieux temple qui existait déjà à l’époque Palava nous dit le guide, il fut reconstruit au XIème siècle et est consacré à Shiva. De belles statues ornent les niches extérieures. Statue de Shiva très ancienne et de la déesse Durga que l’on ne trouve aussi que dans les temples très anciens.

En suivant les instructions du guide, que nous vérifions quand même auprès d’un homme qui passe, qui nous confirme que c’est bien la direction pour aller voir le temple suivant TIroubavanaï, et bien que ne parlant pas anglais il nous fait comprendre en nous montrant l’enclos de ce temple, que nous trouverons le même enclos métallique autour de TiroubavanaÏ.

Ce village suivant n’est pas loin du tout par cette petite route sinueuse à travers champ. On voit tout de suite l’enclos au début du village.
C’est un temple Chola dédié à Vischnou. Des frises courent sur les murs extérieurs et sur les contre marches des escaliers en pierre ce sont des représentations de la geste du Ramayana et de Krishna.
Sa particularité c’est que sur les murs sont gravés des inscriptions qui donnent des informations sur le bourg de Tiroubuvanaï qui était une ville importante à l’époque Chola.

Il y a à l’entrée du temple des pèlerins qui mangent. Leurs sacs sont posés sur une estrade de pierre.

On traverse le village jusqu'au carrefour de la route qui ramène sur la grande route. Là il y a un grand Vischnou couché. Malheureusement, pour le protéger a été construite autour de lui une sorte de cabane-cage qui l’emprisonne et empêche de bien le voir. Les fidèles l’ont vêtu d’un dothi blanc sur lequel l’étiquette du prix  est toujours visible. Ce qui nous fait penser que le dothi n’est certainement pas d’époque.

On revient du la grande route qui mène à Villupuram au niveau du bourg de Madagadipet, que le guide appelle Madagi Pattu et que Véro appelle Mes Galipettes.

On s’arrête au bourg pour demander où est le temple. C’est à 500m à l’intérieur des terres. On y va. C’est un très vieux temple entouré lui aussi de l’enclos particulier. En fait ces trois temples ont fait l’objet d’une restauration par l’administration française.

Le guide nous dit qu’il y a une statue de Brahma à un seul visage, ce qui est exceptionnel, en principe il en a trois. On voit bien la statue mais ignare que nous sommes, on ne reconnaît pas Brahma. On a donc vu ce matin les trois dieux de la Trinité hindoue Shiva, Vishnou, Brahma.
Je vous en dit pas plus parce que je n’y connais pas grand chose même si j’ai compris que c’était très compliqué du fait que chaque dieu peut avoir 1008 noms différents et je ne parle pas des déesses et des dieux locaux et des dieux particuliers que chaque individu peut vénérer.

On s’arrête au carrefour entre la route de Villupuram et deux routes qui partent l’une à l’ouest l’autre au sud.
Véro est tenté par une pâtisserie parce que nous n’avons toujours pas mangé autre chose que nos biscuits.
On se laisse tenter par une sorte de pain rond au raisin que nous coupe en 4 la boulangère.

On s’éloigne sur l’espace terreux entre les boutiques et la route. Un homme qui n’a pu nous renseigner attend. J’aperçois un enfant qui nous regarde avec envie. Il a tout l’air d’un mendiant et je me dis que ce qui lui fait envie c’est le gâteau que l’on mange. Je prends le quart le plus gros et je le lui donne. Je vois passer dans ses yeux de l’étonnement d’abord et du ravissement. Il prend le morceau de gâteau. L’homme étonné lui aussi  dit à l’enfant de s’éloigner maintenant. Il va un peu plus loin et continue de nous regarder, mais le gâteau a déjà été engouffré.

Véro voudrait lui acheter un gâteau, mais l’enfant est loin maintenant.

Peut-être que je ne devrais pas raconter ça, par humilité, ne pas en parler. C’est ce que certains me disent qu’ils font mais qu’ils n’en parlent pas, mais ils en parlent un peu quand même ne serait-ce que pour qu’on sache qu’il n’en parle pas. Ça a un nom je crois mais je ne m’en rappelle plus.

Des renseignements qu’on a obtenus il faut aller au Sud pour aller en direction de Nettapakam. Notre objectif étant Kijour prononcer Kiour. Je ne comprends pas pourquoi dans le guide c’est écrit Kijour.

On ne trouve pas Nettapakam mais ça n’a pas d’importance ce qu’on voulait c’est avoir une direction qui nous rapprochait de Kijour parce que sur la grande route Nettapakam ça leur parlait et Kijour ça ne leur disait rien du tout. Comme ces villages ne sont notés sur aucune carte, il faut bien se débrouiller.

On finit par arriver à Kijour. Au centre du village on demande ce qu’on est venu voir, le hall où s’est tenue l’assemblée des représentants de Ponbdichéry qui ont décidé de quitter la France pour revenir à l’Inde.

Malheureusement les gens du village ne semblent  pas connaître cette histoire. On fait plusieurs fois le tour en vain. On est sur le point d’abandonner quand un homme à moto s’arrête et nous conduis à l’endroit précis où se trouve le hall. En fait c’était à l ‘entrée du village et nous sommes passés devant sans le voir. Il faut dire que rien ne le précise seulement trois piliers comme ceux du monument aux morts de Pondichéry sur la promenade Goubert.
C’est fermé, on ne peut donc pas visiter.

L’homme nous dit qu’il est fermier ici mais que lorsqu’ils ont besoin de ses services, il sert de traducteur à l’Institut Français.

Ils nous indique aussi la route à suivre pour voir le banian géant qui a plus de trois cents ans et qui est au bord de la route.

Avant d’y arriver on traverse des rizières merveilleuses avec des gens d’une gentillesse extraordinaire. On passe un moment avec eux.

Véro a saturé sa carte photo et celle qu’elle met est pleine. Elle doit la vider mais ce sont des vues de Sri Lanka, sans importance maintenant.

On arrive au banian qui occupe une vaste superficie. On s’arrête et on y passe un peu de temps.

On revient sur la grande route de Villupuram. Tout ça depuis qu’on l’a traversé nous a fait revenir en arrière vers Vilianur. Il n’est que 11h et on veut aller à la forêt de bois pétrifié. Aucune route n’est dessinée sur les cartes en notre possession, mais je commence à avoir dans ma tête une bonne idée de ce qu’est l’état de Pondichéry, c’est à dire comment il se dessine sur le terrain.

Ce que j’en vois sur les cartes ce sont des sortes d’enclaves de terrain dans le Tamil Nadu que rien ne relie entre elles sur les cartes mais j’ai compris qu’en fait elles étaient reliées, soit par des routes non dessinée, soit par des pistes plus ou moins praticable mais toujours à moto.

On revient donc en direction de Madagadipet je vous ai déjà donné les différents noms, mais je me dis qu’il y avait avant une route qui partait vers le nord à Trirouvandar, là où nous avons fait notre premier arrêt pour voir le premier temple.

Sur les cartes il y a bien une route qui part vers le nord de Madagadipet, mais elle se perd dans le papier pour ne jamais arriver nulle part. C’est le côté rassurant, apparemment quelque chose existe.

De Trirouvandar aucun tracé. On prend quand même cette petite route qui est magnifique et traverse des champs où des cochons noirs pulullent. Petit à petit la route se rétrécit pour devenir une simple piste, puis une sorte de chemin creusé de gigantesques ornières ce qui me confirme dans le fait que ce passage va quelque part.
Après un passage un peu Camel Trophy à sec on arrive sur une superbe route goudronnée. Il y a un village et Véro demande la direction de Mailam, pas de réponse,  Tiruvakarai même mutisme. Elle finit par demander Mes Galipettes et là contre toute attente l’homme nous montre la direction. Mes Galipettes de Véro c’est en fait Madagadipet on ne va donc pas retourner d’où on vient on prend donc la direction opposée.

On est écroulé de rire de voir qu’il a compris Mes Galipettes et surtout sa femme à côté de lui rit aussi de bon cœur comme si elle avait compris ce qui est impossible mais qui sait.

On prend la route qui s’éloignent de Mes Galipettes et on demande maintenant dans les villages la direction de Mailan qu’on situe très bien sur les cartes et de Tiruvakarai qui n’est pas très loin de Mailan. Dans un village on nous indique la direction de Tiruvakarai.

Il est midi on s’arrête devant une petite épicerie, on lui achète du coca et un paquet de biscuits à la noix de coco. On s’assied sur les marches de l’épicerie pour manger notre repas. Une fille à vélo pose son vélo au milieu de la route et vient à l’épicerie. Je me dis que je me suis bien embêté à mettre la moto sur le côté. Véro rend à l’épicier la pochette plastique des biscuits et la bouteille vide de coca, ce qui le fait rire car il va certainement tout balancer dans la rue dès que nous serons partis.

De village  en village on finit par trouver la route de Tiruvakarai. C’est une route en reconstruction, elle traverse la rivière Gingi sur laquelle on est en train de construire un pont pour remplacer la gué (causeway).
Jusqu’au village ce n’est que camions et engins de terrassement pour refaire la route.

On arrive par le côté opposé à celui par lequel nous étions arrivés l’an dernier.
Les rues du village sont aussi en travaux et il faut faire des détours pour arriver au temple puis pour accéder à la route de l’an dernier sur laquelle nous voulons retourner pour voir des statues que nous n’avions pas vues l’an dernier.

On s’arrête à la même épicerie, on reprend une bouteille d’eau, celle de ce matin est vide, et des cacahuètes. Je me renseigne pour aller voir le sanctuaire de Pakai Ammann, divinités de village avec sept statuts de géants.

Il faut reprendre la route par laquelle nous sommes arrivés l’an dernier et c’est à 2km

La traversée du village est délicate. Un camion qui arrive en face de nous se plante dans un tas de sable haut jusqu’à son pare-brise, ce con de chauffeur pensait qu’il allait passer par-dessus. Du coup il est ensablé. Je fais demi-tour pour passer par une autre rue car là il n’est plus possible de passer.
En arrivant par une autre rue, on voit qu’il a réussi à se dégager et que maintenant il essaye précautionneusement de passe à côté du tas de sable.

La route est une piste défoncée par les travaux et est sillonnée par une noria de camion qui apporte de la terre ou des pierres.

On nous indique une petite route à droite mais en fait c’est la route de la carrière et on se retrouve au milieu des camions, des tracteurs, à bouffer une poussière blanche.

Les chauffeurs sont sympas et nous indiquent que nous faisons fausse route. Il faut revenir sur nos pas et prendre un petit chemin à droite et tout de suite on aperçoit les géants.

C’est un petit temple perdu au milieu du va et vient des camions et noyés dans la poussière. On s’arrête les géants sont bien là, il y en a bien sept, ils sont assis tous ensemble. Nous sommes seuls pas un Indien. Nous en profitons pour nous rafraîchir avec un robinet qui doit servir aux ablutions. On en profite pour se mettre à l’ombre. Un chien sort en râlant d’un autel qui lui servait d’abri et lui procurait un peu d’ombre. Je ne sais avec quel dieu il partageait son abri.

On décide d’aller à la forêt de bois pétrifié. Bien que connaissant la route on rate le petit ruisseau à sec qui marque une des extrémités. Du coup on va trop loin et on revient sur nos pas.

On gare la moto à l’ombre au bord du ruisseau. On décide de remonter le ruisseau parce  que l’an dernier nous ne l’avions aperçu qu’à la fin de notre périple. Il est 13h30, il fait très chaud et on va se concentrer sur le ruisseau sans grimper sur les collines environnantes.

Ce lieu ne correspond pas du tout au site officiel qui est présenté aux touristes de passage et organisé par le gouvernement. Ce n’est pas à côté bien que pas très loin.

On trouve en marchant dans le sable du ruisseau toutes sortes de morceaux de bois pétrifié et comme à chaque fois on en ramasserait des kilos. On essaye d’être hyper sélectif et on n’en prend pas trop. Quelques petits morceaux très beaux et un gros morceau très beau lui aussi qu’on offrira ici car il pèse 5 ou 6 kg pas question de le rapporter en France.

On se repose à l’ombre de quelques palmiers qui forment une rangée près du ruisseau. On décide alors de continuer à remonter ce petit ruisseau qui ne doit pas aller très loin. Je vois des roches d’où il me semble venir et ce n’est pas très loin.

Mais le ruisseau s’enfonce entre les roches, ça fait comme un petit canyon de 2,50m de haut et d’un petit mètre de large aux meilleurs endroits. On s’enfile. Véro avec toute sa trouille, mais c’est très beau pour faire des photos, et on va jusqu’au point où il faudrait s’accroupir pour continuer.

On fait demi-tour et on descend tout le ruisseau jusqu’à la moto, on est accablé de chaleur. On vide notre dernière bouteille d’eau en mangeant les dernières cacahouètes et on décide de rentrer directement sur Pondy. Il est 15h.

On continue la petite route et au premier croisement je vais tout droit au lieu de prendre à droite comme l’an dernier. On roule au milieu de champs de cannes à sucre, ce n’est pas beau comme une rizière. La route va vers le nord-Ouest, à un carrefour je reprends la direction sud est car mon idée est de rentrer par le lac qui est à l’ouest de Pondy.

On traverse un village bordé de chaque côté de la route d’énormes banians qui font un tunnel extraordinaire de verdure.

A un carrefour on nous renvoie au Nord Ouest et on débouche à Vanur. C’est à 14km de Pondy. L’autoroute le Bypass et l’arrivée par Jipmer.

On pose nos affaires à l’appart, il est 16h. On prend immédiatement une douche. On a fait 9h de balade et 120km.
On n’a presque rien mangé et on file chez choco là pour se faire un goûter. Véro ne veut pas mettre les pieds à BS aujourd’hui.

Je veux me reposer un peu et je m’endors. Véro appelle K qui lui donne rendez vous entre 19 et 20h à son futur lieu d’exposition qu’elle est en train de préparer.

On part à 18h30, on passe chez Aroule récupérer les tuniques qui sont prêtes. On passe voir Abel à sa galerie et on va au rendez vous de K. On y est vers 19h15, elle n’est pas là. Elle arrive vers 20h. Elle s’est trompée dans le libellé du chèque. Elle en refait un autre, mais il faut une double signature. On attend qu’elle se libère pour aller chez le deuxième signataire. On y arrive enfin.

Vers 21h on est chez l’Italien, on est sur les rotules. Heureusement sa bière, sa pizza et ses spaghettis nous remettent en forme.

On mettra le blog demain, il est 23h30, Véro est couchée, son dos va bien malgré la journée.

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mardi 28 février 2012

Plage

Après midi plage avec les pêcheurs
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À la fontaine ce matin que des seaux et l’eau qui coule dans l’un d'entre eux. Mystère ?
Le laitier TVS qui vient de conduire sa fille à l’école s’arrête en klaxonnant devant une maison pour livrer du lait.

Après le  petit dèj,  on attaque notre tournée matinale.

BS où l’on va boire notre thé matinal pour être en forme. Ce matin ce n’est pas la joie. 
Véro est profondément affectée de voir que ses aquarelles ne sont toujours pas éclairées. Elle vit mal cette situation et elle pense qu’ici ça ne donnera rien parce que personne ne semble concerné. Elle pleure.
Depuis la réunion de samedi quelque chose en elle lui dit qu’elle s’est faite avoir. Naïfs comme nous sommes, je me dis qu’il y a certainement un deal qu’on n’a pas compris.
Véro n’a plus envie de revenir ici pour voir ses aquarelles traitées de cette façon après tout ce qu’elle a mis d’elle dans cette présentation, à Promenade au moins elles étaient visibles.

Heureusement on va partir samedi et ça lui changera les idées.

On sort de là pour aller chez Xérox, mais ce matin il est fermé. On en cherche un autre qu’on finit par trouver sur MG. Véro fait imprimer sa prescription de lunettes pour demander un devis pour les verres.
On voit encore un opticien pour les montures et on va voir l’opticien qu’on nous a indiqué hier qui est sur MG juste en face de Candappa, une petite boutique de rien du tout. Le responsable semble effectivement maîtriser son sujet et nous montre où se trouve sur les verres un petit signe qui correspond à la qualité des verres choisis. Pas question comme ça nous est arrivé en France de choisir des verres et de s’en faire monter d’autres moins chers. Maintenant on connaît le truc, mais on connaît le truc aussi pour le service de notre homme, on peut donc être rassuré sur la qualité du verre. Reste évidemment les problèmes de mesures de centrage.

Il nous fait un devis. Nous avons donc maintenant une certaine idée des prix.

On va dans différentes pharmacies pour demander s’ils ont un anti-inflammatoire pour les douleurs du dos. Véro leur montre le nom de la molécule. On dirait que ça n’existe pas en Inde, qu’il n’y ait pas d’équivalent contenant cette molécule.

On passe chez l’encadreur parce que l’encadrement devrait être terminé. Il est en train de le faire. On lui dit qu’on repasse dans une heure.

On va voir Aroul pour lui confirmer que Véro attend bien sa tunique pour demain. Il se rappelle bien et confirme pour demain soir.
On fait nos courses pour ce soir, bananes, aubergine, pois gourmands Véro se fait expliquer par une Indienne comment elle les prépare parce qu’on n’est pas vraiment sûr que ce sont des pois gourmands. Véro prévoit de les faire avec du poulet.

On retourne voir l’opticien Titan sur MS et Véro essaye d’autres montures et lui fait faire un devis monture et verre. Pour les verres c’est le même prix mais elle a le sentiment que la personne en fasse d’elle est peut-être plus vendeur que technicien. Elle décide qu’elle fera faire les verres chez le petit opticien même si elle achète les montures ici.

On prend le chemin de l’encadreur, en route à l’angle de MG on s’arrête pour boire un jus de fruit. Au moment où je gare la moto j’aperçois K sur sa mob. Elle s’arrête, j’appelle Véro qui est en train de commander les jus de fruit. Elles discutent ensemble et K appelle Promenade. Apparemment le chèque est prêt elle passe le prendre l’encaisse et demain fait son chèque à Véro. Elle nous invite pour jeudi soir au 73 rue Perumal pour un vernissage dans un nouveau lieu nous dit-elle. Elle repart, on boit notre jus d’orange.
Chez l’encadreur, c’est prêt. On repasse par l’appart pour déposer le cadre et les courses.
On repart rue Ambedkar pour le poulet, mais il est 12h15 et il ferme à midi. On frappe chez Pich, c’est J qui nous ouvre Pitch n’est pas là.

On décide d’aller déjeuner à l’hôtel Atithi. L’ostéo a dit à Véro qu’on pouvait y manger des crudités et des légumes dont le goût n’est pas caché par le piment.
Sur Internet ce matin, j’ai vu que c’était au 126 Patel Salaï.
C’est un grand hôtel. Apparemment destinés aux Indiens mais dont la déco est assez réussi.
C’est un buffet.
On s’installe dans la belle salle à manger très aérée.

On peut se faire faire une salade composée. Tous les ingrédients sont présentés, il suffit de choisir ce qu’on veut dans sa salade. Avec une main ganté le préposé met chaque ingrédient choisi dans un saladier. Ensuite il faut choisir une sauce. On prend tout simplement une vinaigrette, qu’il verse sur la salade et tourne avec sa main gantée puis met le tout dans une assiette et l’on peut aller manger notre entrée.

Il y a du pain, des nans.

Les plats principaux sont des plats de légumes soit sous forme de beignets, soit préparés en sauce malheureusement. Il y a aussi des spaghettis et du riz.

Le goût est différent de tout ce que nous avons pu manger jusqu’ici, ni occidental, ni indien, mais un mélange des deux sans piment.

Enfin les desserts des fruits, de la glace, de la gelée, des gâteaux différents.

Avec une bouteille d’eau, on s’en tire pour 500R, le ventre plein et heureux d’y être venus. C’est une très bonne adresse pour manger des légumes.

On ne voit que des Indiens dont la plupart son des pensionnaires. Il n’y a comme nous, semble-t-il, que le patron d’Aurodhan qui est là avec quelques autres personnes.

Il nous reconnaît et nous  salue. C’est gentil de sa part. Sa galerie, il faut le reconnaître est de qualité, mais il y a chez lui un côté, "je plane en groupe en écoutant de la musique" qu'il  nous est difficile de comprendre.

On repasse  par l’appart pour prendre l’aquarelle encadrée et nos maillots de bain. On s’est invité chez P pour prendre le café. Véro lui offre une aquarelle pour la remercier du coup de main efficace  qu’elle nous a donné vendredi soir pour l’installation des aquarelles.

On reste un moment avec elle à discuter. G va acheter demain une Bullet 500 d’occasion, la même que celle de Predibane  et même la couleur.

On va à la plage par le chemin des écoliers en traversant tous les quartiers nord entre l’ECR et l’océan.

Aujourd’hui il y a  peu de monde. On  s’installe et on se baigne. L’océan est calme pourtant beaucoup de végétaux flottent comme s’il y avait eu une tempête quelque part.

Tout en séchant, on regarde les pêcheurs préparer leur filet et partir sur l’océan sur des esquifs qui portent à peine le volume des filets. Le pêcheur sur cette sorte de barque plate, passe quelques vagues, saute dessus et rame avec un bout de planche rectangulaire qu’il utilise comme une pagaie en ramant de chaque côté. Ils sont deux à être partis en même temps. Ils attendaient  la bonne vague, dès qu’ils l’on vue, ils se sont fait signe et ont poussé chacun leur frêle embarcation.

On revient toujours par le même chemin qui passe  devant les étables de Pondy. On dirait que toutes les vaches qui vaquent la journée dans la ville viennent ici le soir pour dormir dans des étables et donner leur lait.
C’est assez étonnant ces  bâtiments en ville.

On va rue Romain Rolland dans un magasin que nous a indiqué P pour acheter des sortes de cachou qui aident à la digestion. L’an dernier on n’avait rien compris à ses explications mais cette année on a une meilleur connaissance du terrain et on trouve derrière l’hôpital le magasin Honesty shop qui doit dépendre de l’ashram vu les citations de la mère qui nous accueillent.

De là on retourne rue Ambedkar pour le poulet. Cette fois ci c’est ouvert.

On revient à l’appart, il est 18h, la nuit tombe et on est fatigué, mais la journée qui avait mal commencé à BS se termine mieux. Demain on décide de partir tôt, on n’aura pas de pain mais on va se débrouiller et on mangera des biscuits et on boira du thé en route.

Notre idée est d’aller au delà de Vilianour voir le temple de Trirouvandar Koil, puis Tirubuvanaï, Madagadi Pattu et près de Kijour voir un très grand banyan vieux de trois cents ans et occupant une vaste superficie.

Ce soir poulet aux pois mange-tout.

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lundi 27 février 2012

Encore une journée de récupération

Aujourd'hui les photos de l'installation à Baker Street


On se lève un peu tard ce matin. Je sens que ça va aussi être une journée de récupération.
Le rythme de vie reprend normalement.
Personne ou presque dans la rue ce matin, seul un pépé pisse rue Elamman Koil.

A BS tout est en ordre, l’affiche sortie, le pain présent ainsi que P je crois le vendeur du soir qui est là ce matin.

Je reviens, il y a le TVS taxi devant la porte, la fille me croise dans l’escalier comme si je n’existais pas. R qui est sur le pas de sa porte me dit « Bonjour ».

Véro dort toujours et je prépare le petit-déjeuner.

On étend la lessive, la machine ce matin n’ayant fait que des bonds sur place.

On part boire un thé à BS pour voir si tout va bien. Tout va bien même les commentaires. Le dernier « jolis coloriages » signé Pierre, c’est vraiment du défoulement, on ne sait pas pourquoi ce type veut être méchant gratuitement, espérons que ça soulage sa femme s’il en a une. En tout cas le coloriage pour information, c’est appliquer des couleurs sur un dessin ou des images imprimées, Véro ne dessine pas lorsqu’elle peint. Pierre nous montre en plus une inculture crasse. C’est triste d’être aussi con.

On va chez l’encadreur et on laisse une affiche.

Puis on passe à l’Escale déposer une autre affiche, des gens très gentils.
On revient par Goubert avenue pour aller chez Himalaya et on va déjeuner au Surguru du boulevard. Un palak paner immangeable tellement il est hot, mais comme on s’y attendait on a pris aussi des noodles et en mélangeant les deux on arrive à faire un plat qui peut se manger.

On revient à l’appart pour nous reposer.
Je prépare un café avec notre cafetière à piston. Lorsque je veux la laver je plonge la main à l’intérieur et elle se sépare en deux en me coupant légèrement un doigt. Depuis que K nous l’avait rendu il y avait, bien visible, un fêlure sur tout le tour, mais jusqu’à aujourd’hui elle avait tenu.

Je conduis Véro chez l’ostéo.

En attendant je prépare des info sur le Sri Lanka qu’on nous a malheureusement  demandées, alors qu’on aimerait bien ne plus en entendre parler.

Je vais chercher Véro.

En revenant on se fait un goûter au Daily Bread, puis on va à Grinde un magasin que nous a signalé V et qu’on ne connaît pas dans lequel on peut trouver de la presse française, par exemple aujourd’hui il y avait le nouvel obs du 15 février.
On va garer la moto près de Nilgiris sur Mission Street.

On marche sur MS en direction du boulevard Nord pour aller dans le magasin qui vend tout ce qu’il faut pour équiper la maison.
On s’arrête chez pour voir s’il reste des poupées Barbie indiennes. Ils ont tout vendu et la vendeuse est incapable de nous dire s’ils en recevront d’autres.

On continue et on trouve dans notre magasin de vaisselle et autre items une cafetière à piston 350 seule, ou 400 avec 4 tasses. On prend avec les 4 tasses même si on ne sait pas bien ce qu’on va en faire.

On revient sur nos pas et on s’arrête chez un premier opticien Titan et Véro essaye des lunettes.
Un Français qui semble vivre à Pondi nous dit qu’il ne faut pas tout faire faire au même endroit. Il faut acheter les montures et faire faire les verres ailleurs. Il nous donne une adresse sur MGroad à côté de l’hôtel clock tower pour les verres.

On fait un autre opticien qui vend des montures de marque et notamment des Ray Ban dont une monture plait beaucoup à Véro.

On va aller faire faire un devis chez le monteur de verre pour voir si c’est intéressant.

On va chez le marchand pour acheter de quoi faire une salade pour ce soir. En revenant Véro fait un stop à BS, rien de spécial.

On revient à l’appart. Véro appelle K pour savoir quand elle va être payée de Promenade. K doit rappeler demain.

Encore une journée de récupération sans activité particulière.

dimanche 26 février 2012

Repos !

L'artiste se la pète jusqu'au bout ... No limit.


Lever 7h30.
Trois femmes à la fontaine dont une dans le bassin pour sa toilette, les deux autres autour lavent du linge.

Très beau kolam dessiné devant chez Predibane et Christine en prévision je suppose d’un invité important.

BS le grand panneau de Véro n’est pas sorti. Je pense que c’est à E de leur dire de le sortir chaque matin. On verra.

Le pain.

Un homme lit son journal assis sur le trottoir dans Ellamman koil, il me dit bonjour en français, je lui réponds.

Véro se lève à mon retour.

Petit déjeuner, puis on attend la masseuse, qui est naturellement en retard et puis a le mauvais n° dans la rue. Enfin elle arrive et c’est parti pour une heure de bonheur pour Véro dont le dos va mieux avec les anti-inflammatoires.

Puis comme son dos va mieux Véro décide qu’on peut aller faire les courses à pied.

On passe par BS, tout va bien sauf l’affiche qui tombe sous l’effet du vent et Véro la change donc de place pour qu’elle soit appuyée contre le mur.

On remonte MG road et tout le Sunday Market. Véro trouve des pinces à linge métalliques comme celles qu’elle a utilisées pour l’expo.

Marché Goubert achat de grosses crevettes, de citrons, de bananes.

On revient par Ranga Pillai qui est complètement vide ce qui est étonnant, et on va chez le marchand de légumes, à Nilgiris et à la bière.

On rentre à l’appartement bien chargé.

Il est 12h30 et l’on va aller déjeuner au Surguru.

Le restau est complet, mais ici on mange vite et l’attente n’est pas trop longue. C’est plus long pour attendre notre « paper dosaï » et lorsqu’il arrive, énorme crêpe rigide comme un tuyau de plus de 70cm de long, le petit garçon indien qui mange à la table à côté  a un regard d’envie qui ne trompe pas. Ses parents lui ont pris du riz.

On mange notre dosaï, puis on rentre à l’appartement pour nous reposer. On a fait tout ça à pied et le dos de Véro semble tenir le coup.

On ramasse notre linge, la machine à laver a marché normalement ce matin. C’est rare en principe elle fait des ronds dans la cuisine et pisse partout, aujourd’hui rien, mystère.

On prend la moto et on va à Auroville pour acheter de la confiture à Farm Fresh et on revient à la plage par la piste de la palmeraie qui est bordée de magnifiques bougainvilliers rouges, roses, blancs, oranges.

La plage, on s’écarte d'une voisine pas sympa et on s’installe près d’une barque où  il y a un couple d’Anglais qui accepte de nous garder notre sac pendant qu’on va dans l’eau.
Les vagues sont fortes aujourd’hui mais très praticables. On s’amuse bien et on n’en sortirait pas. Les Anglais s’en vont, on sort un moment.
On y retourne en demandant à P qui a un guest dans la ville blanche si elle veut bien surveiller notre sac. Pas de pb et on en profite encore un moment. Il y a dans l’eau autant d’indiens que de westerners, c’est sympa de se baigner ainsi. Il y a bien quelques Indiens qui matent, c’est humain mais finalement très peu par rapport à l’ensemble de la population installée sur la plage entre les barques des pêcheurs. Il faut dire aussi qu’il y a des connes qui n’hésitent pas à se changer sur la plage, ça attire le regard évidemment.

En partant on va marcher au-delà du môle de pierres qui séparent la plage d’une autre plage qui sert de port à d’autres pêcheurs mais où il n’y a pas de baigneurs. Sur la digue de jeunes Indiens nous demandent de nous laisser photographier avec eux. On se prête volontiers au jeu et ils nous prennent avec leurs téléphones portables. Puis ils nous photographient avec l’appareil de Véro. Ils sont de Trichy et en visite à Pondy.

On revient par la petite route qui est parallèle à l’ECR et qu’on connaît bien maintenant. Ce qui est sympa c’est qu’on a l’impression de traverser un village loin de toutes grandes villes, pourtant ça touche Pondy et l’ECR est à 200m. Mais les enfants nous font des signes et sont tout heureux de nous voir. Les adultes sont eux aussi étonnés.

On revient par MS et Véro décide de passer à BS. Tout va bien dit E. Sur le livre d’or il y a un débat entre un dénommé Daniel K comme « Kourageux » parce qu’il n’a pas mis son nom. Il dit : « c’est ringard et complètement dépassé, et l’affiche beaucoup trop grande est la preuve flagrante d’un manque d’humilité.»
Une autre personne lui répond que ce n’est pas vrai du tout et que c’est très réussi et que tout ça n’a rien à voir avec l’humilité.

C’est bon ça coco, il y a débat pourvu que ça dure.
En tout cas toutes les flyers de présentation de Véro sont partis et toutes les cartes pro.

On revient à l’appart.
Douches
Préparation des crevettes, des brocolis il reste du riz d’hier que Véro va réchauffer au micro onde, une bière sur tout ça. La baignade, ça creuse. 

Et soirée rugby, France Ecosse !

samedi 25 février 2012

OUF !!!!!!!!!!!!

Avec Alain, dans la niche des danseuses.

 
Dès 6h du matin Véro est réveillée et ne pense qu’à aller voir ce que donne l’expo de BS.
À 7h on se lève pour y aller. Le pain ne sera pas arrivé, mais elle veut voir, elle n’y tient plus.

À la fontaine, un homme est assis dans le bassin, il est presque à  poil et se lave complètement.

Il y a déjà des clients qui prennent leur petit-déjeuner. Il n’ont pas l’air d’être plus intéressés que cela. Il va y avoir deux sortes de clientèles les nouveaux pour qui tout est normal et les anciens pour qui ce devrait quand même être un choc.

Je prends le pain et règle les repas d’hier soir et les deux coca. Ce n’est pas simple, on me demande à quelle heure je les ai pris. On s’explique, la caisse était vraisemblablement fermée, il était tard,  je peux payer quand même.

Une employée se lance à dire à Véro que c’est beau.

On numérote tous les tableaux pour que ça corresponde avec la liste des prix.

On revient à l’appart. On est crevé et on  s’allonge sur le lit et on s’endort.

Puis on va déjeuner au Satsanga.

On revient à l’appart et après un café, on se repose. Je ne sais pas pourquoi mais c’est vrai qu’on est lessivé.
Les anti-inflammatoires et anti-douleur ont amélioré le dos de Véro.

Vers 16h on retourne à BS pour rencontrer A.

On discute longuement du travail de Véro et de l’avenir du monde. Vers 18h il doit partir pour une réunion. On attend E qui arrive peu de temps après. Véro lui explique le fonctionnement et lui remet les documents qu’elle a préparés.

On revient à l’appart. Comme il est tard on va seulement chez Xérox faire imprimer et plastifier des listes de prix qu’on laisse sur le petit espace réservé pour poser les documents concernant l’expo et Véro.
A la fontaine ce soir c’est une femme qui est assise dans le bassin et qui fait sa toilette complète.

On revient à l’appart.
Journée consacrée à la finalisation de l’expo, maintenant c’est parti et on verra bien Inch Shiva.

Repas simple et on arrête. Demain les vacances.

vendredi 24 février 2012

Accrochage à Baker street

Ma petite danseuse "relookée" pour l'installation.

Beaucoup de monde ce matin à BS. Il faut faire la queue à la caisse où tout le monde semble venir d’abord payer sa commande avant de s’installer. Beaucoup de jeunes qui achètent de la pâtisserie plus que de la viennoiserie ou du pain.

Hier avec tout ça j’ai oublié de parler de la manif. Une grosse manif avec plein de flics. Le défilé dans Nehru Street s’écoule pendant au moins 10mn, une grosse manif quoi, avec des drapeaux aux couleurs indiennes et à la place de la roue, une main.

Depuis que nous sommes ici on a vu, je crois en moyenne une manif par semaine ou un meeting, on se croirait en France lorsque les gens se bougeaient encore. C’est assez sympathique même si ça ne sert pas à grand chose de voir qu’il y encore une expression dans la rue.

On fait les dernières préparations et on va chez le repasseur à l’angle de la rue Montorsier il en a pour une heure. Chez le couturier, c’est prêt et il nous appellera pour nous dire le prix. Xérox est ouvert et on fait imprimer les dernière listes pour l’expo. En face on voit qu’il y a un magasin au 452 MGroad qui vent du tube PVC. Comme c’est pas loin de BS on va s’en faire découper une longueur. Il nous vole sans scrupule en nous faisant payer 60R alors que le prix est 20R. On ne dit rien parce qu’on peut éventuellement donner cette adresse proche de BS.

On va à BS, on a un super accueil ce qui permet à Véro de se relâcher de sa grosse appréhension. Puis on boit un thé et on rencontre B qui vient faire des provisions, ils partent demain pour les Adamans pour 10j. On rencontre aussi R la femme de P et leur fils, Véro discute tissu avec elle et elle nous invite à passer les voir la semaine prochaine.

On voit aussi un président qui passe et (bien que nous discutions avec R) en ne disant bonjour à personne, ni à elle d’ailleurs, et qui repart de même, style petit con de service.
Je n’en dis pas plus parce que je pourrais m’éclater complètement sur ce genre d’individu, mais en vaut-il seulement la peine.

On convient donc  de ce soir à 19h pour l’installation.

On repasse chez le repasseur et c’est prêt.

Puis on revient à l’appart. Il y a la proprio qui s’occupe de la machine à laver et est en train de nettoyer le filtre ce que Véro a fait avant hier. Elle a encore trouvé des trucs d’ailleurs.
En fait je pense qu’elle a dû monter par curiosité pour voir l’affiche.

A appelle pour savoir si on est là. Il envoie quelqu’un pour apporter la facture du "dispositif publicitaire" et la maquette des flyers.
Un coursier vient et nous fait un reçu du montant de la facture.

On termine le dernier sari qu’on a récupéré chez le tailleur ce matin en passant la chaîne dans l’ourlet. Au milieu un maillon s’ouvre et il faut tout recommencer finalement on a eu suffisamment d’un paquet de chaînes.

On part avec la moto direction Metal Hardware qui rembourse sans pb la deuxième chaîne qu’on n’a pas utilisée.

On va déjeuner au Surguru d’un tali du Nord. La grosse différence c’est la glace au dessert.

On va chez les graphistes, il n’y a personne. C’est bientôt 14h et tout le monde est en train de déjeuner. Idem chez l’imprimeur, il n’y a presque personne, mais une personne opérationnelle pour faire les tirages, mais par contre  personne pour massicoter il faudra revenir plus tard.

On rentre à l’appart pour se reposer.

Tout à l’air prêt.

On retourne chez l’imprimeur récupérer les flyers qui présentent Véro comme sur l’affiche.
On s’arrête à Nilgiris faire quelques courses et on passe chez le tailleur mais il n’est toujours pas là.

Il faut revenir dans une demi-heure.

On rentre Véro prend en photo les aquarelles dont l’habillage va représenter l’expo.
On prépare le déménagement de toutes les aquarelles, on vérifie qu’on a bien tout ce qu’il faut, tout le décor, tous les outils. On est vraiment prêt et on attend l’heure 19H et l’arrivée de P qui va nous donner un coup de main.

Je pense que vous n’aurez toutes ces informations que demain matin parce que je ne pense pas que ce soir nous soyons en état de mettre le blog en ligne.

A 19h on s’est pointé à BS, rien n’avait été préparé. Le temps de vider le rickshaw et je commence à décrocher les toiles de A. Le jeune homme responsable de la soirée que je ne connais pas car je ne l’ai jamais vu ici me demande ce que je fais, parce qu’il ne comprend pas. Ce qui est amusant c’est sa prudence, l’intelligence de se dire que je ne fais pas ça sans raison. Je lui explique que A et E sont au courant et qu’il n’y a pas de problème. Il me dit qu’il n’était pas au courant mais devant notre détermination il nous croit.

Véro et P on déjà attaqué l’accrochage dans la niche des fleurs. Elles rencontrent quelques difficultés imprévues qu’elles résolvent comme des filles.
Pendant ce temps, je fais des allers retour à l’appart pour apporter les aquarelles qui doivent être manipulées avec précaution.

Les trois niches sont faites rapidement. L’effet est tel que l’employé n’en revient et demande à Véro si c’est définitif parce que ça lui plaît mieux que le décor précédent… Des clients aussi sont étonnés et demandent si c’est à vendre. La dernière partie moins élaborée est plus difficile à mettre en place avec la fatigue en plus et le dos de Véro qui n’arrête pas de se manifester. En plus l’employé nous dit que s’il n’y a pas de clients il peut fermer à 9h30. Il a l’intelligence de nous laisser un peu de temps pour qu’on termine toute l’installation. Décidément ce type est très sympathique. Il va manquer les n° que nous mettront demain sur les tableaux et quelques petites choses qu’on peut bien terminer demain. L’employé a encore la gentillesse de nous préparer deux salades composées à emporter que nous paierons demain parce que la caisse doit être terminée.
On libère la place à 9h45.

Véro monte à l’appartement et je reconduis P qui a des craintes pour la conduite de nuit mais finalement en me suivant elle trouve ça plutôt sympathique en prenant les petites rues qui sont presque vides à cette heure-ci.

Arrivée chez elle il y a G qui était un peu inquiet de la voir conduire la  nuit. Elle me donne des médicaments pour Véro, anti-douleur et anti inflammatoire et quelque chose pour l’estomac.

Je reviens et on dîne.

Finalement Véro après sa douche décide qu’on va faire le blog pour gagner du temps pour demain matin parce qu’elle veut vite retourner à BS fignoler. La journée de demain va être consacré à la mise en route de cette présentation de ses aquarelles.

Voilà c’est mon tour pour la douche pendant ce temps Véro va mettre en ligne.

Ce qu’elle a fait à BS est assez exceptionnel et vous devriez venir voir.

jeudi 23 février 2012

Distribution des affiches et manif

La manif dans Nehru street
Les autres photos sont là

Ce matin, il fait un peu frais, mais la chaleur monte vite.

La rue entre Candappa et Bussy est  pleine de merdes ce matin.
Un homme en pagne serviette de bain se brosse les dents à la fontaine avec une brosse à dents.
Le pain et le retour dans la rue Candappa nettoyée devant chaque maison par la femme de service. Elles balaient toutes les saletés dans le caniveau, lavent à grande eau la rue devant l’entrée et dessinent un kolam. Après elles disparaissent dans leur maison respective.

Le dos de Véro va mieux ce matin, le problème évidemment c’est le soir et l’amélioration attendue ne se manifeste pas rapidement.

Aujourd’hui on va encore consacrer la journée à l’expo BS. Ça prend forme mais maintenant on entre dans les détails.

Ce matin 10h on se rend compte qu’il n’y a plus d’électricité. Dans l’appart des batteries alimentent quelques ventilos et quelques éclairages, mais plus de prise électrique pour moi ça veut dire plus d’ordi parce que ma batterie est foutue depuis longtemps. Reste celui de Véro mais on essaye de l’économiser parce qu’on ne sait pas combien de temps ça va durer.

Je m’y remets, ça a duré jusqu’à 19h30.

Comme on ne reste pas dans l’appart la journée on avait encore un peu de batterie pour éclairer la cuisine et cuisiner au gaz, mais les voisins du dessous n’avaient plus d’éclairage leurs batteries étaient épuisées.

On part donc ce matin pour aller boire notre thé du matin. Puis on passe chez Jaya prendre une guirlande de fleurs que finalement on rendra ce soir. Avec le ticket de caisse, chez Jaya ils reprennent.

De là on part pour l’Alliance Française parce qu’on commence à distribuer les affiches.
À peine sommes-nous arrivés,  que nous tombons sur le directeur ou plutôt il nous tombe dessus, pour cette histoire de mails que nous ne recevons pas. Hier il a demandé de nous envoyer spécialement un mail concernant la bibliothèque qui doit ouvrir le 1er mars suite au dégâts occasionnés par le cyclone.
Véro lui dit qu’elle n’a rien reçu. Il l’entraîne à la réception pour vérifier l’adresse et essayer de comprendre pourquoi on ne reçoit rien.
Au bout du compte il vient de comprendre ce qu’on lui avait dit il y a un mois c’est à dire que comme nous ne sommes pas des adhérents à l’année, mais temporaires et on ne reçoit pas.
On reparle de Vella le gourou pianiste qu’il avait reçu à la maison Colombani. Il dit qu’il a été choqué autant que nous et qu’en effet, il s’est fait piéger. S’il n’est pas intervenu c’est pour essayer de minimiser l’affaire plutôt que ça fasse les gros titres dans la presse.
Véro lui dit qu’elle va lui envoyer des informations qu’il semble ne pas connaître sur le gourou et qui montre bien ce qu’il est.

Ensuite il nous entretient sur sa salle d’expo qu’il loue 14000R  par semaine et il essaye de justifier ce tarif qui n’est pas justifiable mais c’est son problème, résultat peu ou pas d’exposant.

Il n’a pas l’air pressé mais nous si, on ne travaille pas nous.

Passage au Club une affiche, passage au Satsanga une affiche et un petit quelque chose pour le gardien, on reviendra l’après midi pour bien la mettre il n’y a pas de problème, elle va rester.

De là on va chez Pitch parce que c’est du même côté. Il nous accueille bien Véro lui a apporté l’affiche de l’expo de Promenade et il dit qu’il va la faire encadrer. Il prend deux affiches de BS dont une qu’il va mette au Space. Il veut qu’on reste déjeuner mais on n’a pas le temps on reviendra la semaine prochaine. Lui nous dit qu’il va exposer à Bordeaux en mai et qu’il ira peut-être.

On passe chez Focus le libraire qui prend une affiche, puis on voir Abel à la galerie. Il y a tout le monde Ejoumalé et Raj le troisième compère ainsi que le graphiste qui ne peut pas travailler parce qu’il n’y a pas d’électricité.
Abel pense envoyer 4 ou 5 aquarelles à Caussade à côté de Montauban, mais il est inquiet sur le délai. Véro lui conseille de les confier à quelqu’un qui rentre.

On repart chez l’Italien, pour déjeuner et en même temps lui laisser une affiche.
Il est d’accord pour mettre l’affiche et on mange une pizza, puis on revient à la  maison prendre le café et se reposer.

Je mets en route le café et on va sur la terrasse ramasser le linge. Lorsqu’on revient le café n’est pas passé, évidemment pas d’électricité. Heureusement on a de la ressource et toujours notre cafetière à piston. Je fais chauffer de l’eau sur le gaz.

Conclusion pour une même quantité d’eau et pour une même quantité de café, le résultat est bien meilleur avec la cafetière à piston. Du coup on va changer notre manière de faire le café pour midi, vive les pannes d’électricité. 

On se repose.

On prépare un nouveau cadre et une nouvelle déco en attendant qu’il fasse meilleur.

Vers 16h30 on repart au Satsanga pour améliorer la présentation de l’affiche avec notre copain watcher. De là on file à la maison du tourisme pour mettre une affiche et au café qui est sur la promenade Goubert. Là aussi on laisse quelque chose au watcher pour qu’il surveille bien l’affiche.

On va voir Kirti, elle n’a toujours pas été payée en totalité par Promenade et pour l’instant elle ne veut pas faire le chèque à Véro. Elle va les relancer.

On revient dans le centre NS pour acheter des tubes d’aquarelle et mettre une affiche. Je m’assied à l’extérieur et je vois monter de la ville blanche des groupes de touristes qui sorte avec la fraîcheur pour visiter la ville noire.
Ensuite on va chez Jaya rendre une guirlande, l’employé encaisse à nouveau la guirlande et attend que Véro la paie tandis que Véro attend d’être remboursée.

Ça s’arrange, on va au marché Goubert acheter des aubergines pour ce soir. Véro passe chez Aroule pour se faire faire une nouvelle tunique longue. On achète aussi une tête de diable en plâtre qui sert à éloigner le mauvais œil des maisons.

On revient. On passe chez le couturier mais il n’y a toujours pas d’électricité, cependant il a réussi a faire deux décors, on les prend on va pouvoir y mettre les chaînes ce soir.
On passe devant chez Xerox tout est éteint pas question de lui faire imprimer la liste et les derniers certificats d’authenticité.

On rentre à l’appart. Le proprio se désole de la panne d’électricité qu’il commence à trouver longue.
Véro prépare le repas avec la seule lampe de la cuisine et je vais acheter des œufs au petit marché.
Je m’aperçois qu’il suffit de traverser la rue de Bussy pour avoir de l’électricité, le petit marché a l’électricité, dans MG road de l’autre côté de Bussy tout est éclairé même les lampadaires.

Je reviens j’aide un peu Véro et on décide de manger en attendant le retour de la déesse électricité. Je mets les assiettes et elle arrive, c’est du bonheur. C’est con mais on ne sait plus rien faire sans. Je suis privé d’ordi depuis ce matin.

On dîne.

Coup de fil, A envoie quelqu’un pour apporter l’affiche de Véro.
J’espère que vous allez apprécier la star qui va trôner pendant un mois devant BS. A côté sur la photo c’est Véro, c’est là où l’on voit la qualité de photographe de Pierre Boillon. Je plaisante évidemment. Mais quand même le porteur voyant Véro lui a quand même demandé si c’était bien elle sur l’affiche. Elle lui a dit oui, regardez ce sont les mêmes lunettes.

On attaque les chaînes au bas des rideaux, en regardant Envoyé spécial.

Il reste 5m30 de chaîne et ça devrait suffire pour le dernier rideau.