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dimanche 29 janvier 2012

8 heures de route + 2 heures de panne

Temple de Chidambaram
 
J’ai passé une mauvaise nuit, j’ai eu trop chaud. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à me refroidir.
je met le ventilo jusqu’à avoir froid mais Véro a froid bien avant moi et donc je l’arrête et donc j’ai toujours trop chaud  pour dormir.

J’aurai bien dormi sur le matin lorsque la fraîcheur arrive mais on a décidé de partir assez tôt pour notre trip.

En fait on part à 9h et on est revenu à 19h

La route vers le Sud, Cuddalore, puis Chidambaram. On y arrive vers 11h. On se gare à l’entrée opposée à celle des touristes, ce qui fait qu’il n’y a personne pour nous dire ce que nous devons faire. Passé le gopuram nous sommes dans l’enceinte du temple qui occupe une surface immense avec plusieurs temples et un lac intérieur. On se dirige vers l’entrée principale qui correspond à l’accès de temple principal.
Nous reconnaissons les lieux où nous sommes déjà venu, il y a 13 ans. On est dans le saint du saint du temple Nataraja de Chidambaram. Des piliers sculptés en granit soutiennent un toit qui crée une obscurité qui donne une atmosphère particulière. Des odeurs d’encens, de bougies, des prêtres jeunes et vieux en longi blanc, le torse nu , le front marqué du troisième œil, des pèlerins hommes femmes en sari, enfants, des touristes en groupe on descend vers l’autel où est gardée la statue de Shiva Nataraja. Devant le petit temple se presse une foule de croyants qui attendent le moment où les prêtres vont ouvrir pendant quelques secondes la porte pour faire apparaître le dieu. Des cloches sonnent, tout le monde se regroupe, la ferveur est à son maximum, les dévots sont les mains jointes et sur la pointe des pieds pour apercevoir la représentation de Shiva. Puis la porte se referme, les dévots s’en vont prier ailleurs et d’autres viennent les remplacer dans l’attente de la prochaine ouverture.
Deux jeunes filles dansent devant l’autel, des danses de barata natyam. La danse est aussi l’expression de sa foi, une prière offerte au dieu. Shiva Natarja, c’est la danse de Shiva qui a eu lieu ici à l’époque c’était une forêt et le temple s’est édifié en ce lieu. Shiva Nataraja c’est cette représentation sous forme de statuette, d’un homme avec 4 bras dans une roue de feu tout autour de lui. Tout le monde a vu ça.
Véro se fait réprimander parce qu’elle fait des photos, c’est interdit, c’est pour ça qu’elle en fait.
Au pied de l’autel un homme couché sur le sol roule sur lui-même et fait ainsi le tour du bâtiment.

C’est bon on a notre dose et on repart on récupère la moto et on part à la recherche de la route de Kaatumannarkudi, sur cette route après cette ville il y a le temple de Gangaikondacholapuram.

Dès qu’on est sur la route de Kaatumannarkudi, on change de monde. On est dans l’Inde de la campagne et en cette saison dans l’Inde des moissons. Ce qui se traduit par les récoltes posées sur la route et il faut passer sur le bord pour ne pas abîmer la récolte.
On s’arrête dans un village pour acheter de l’eau et des biscuits et boire du thé. On fait l’attraction et les gens sont très gentils avec nous.

Dans Kaatumannarkudi on est bloqué par deux camions qui n’arrivent pas à se croiser, ça prend un temps terrible jusqu’à ce que l’un cède pour libérer le passage et ensuite lorsqu’ils se sont dégagés mais bloquant toujours la circulation ils prennent encore le temps de s’engueuler malgré les coups de klaxons.

A la sortie de Kaatumannarkudi on se trompe de route, on prend à gauche au  lieu de droite et on ne se pose pas de question.

A une quinzaine de km plus un peu après un petit village, la moto s’arrête et ne veut plus redémarrer.
J’essaye de la faire repartir, rien à faire.
Je demande s’il y a un mécano dans le coin on me dit non il faut retourner à Kaatumannarkudi à une quinzaine de km. J’essaye toujours. Un autre homme passe et nous dit qu’il y a un mécano à environ 500m. Il prend Véro sur la selle de sa moto et moi je pousse la Enfield.

Il a laissé Véro à l’entrée du village en lui disant de rester là. Lorsque j’arrive on n’est pas beaucoup plus avancé. Les gens nous regardent et ne se montrent pas très coopératifs. On finit par nous dire de prendre à droite de la route et d’aller dans une maison sur la droite.
Je mets la moto devant la maison. J’appelle. Une jeune fille apparaît qui possède un peu d’anglais. On comprend qu’il y a bien un mécano ici mais il n’est pas là il est à Kaatumannarkudi. Il va revenir vers 14h30, 15h, puis 19h30.

On ne peut pas attendre tout ce temps. On revient vers la route principale là où il y a quelques boutiques.
Je repose ma question naïve qui est de savoir s’il y a un mécanicien. On se heurte un peu au silence parce que personne en fait ne semble comprendre quoi que ce soit.
Le mot mékanik est un peu international et quelqu’un fini par comprendre ce qu’on cherche. Un homme va nous y conduire, ce n’est pas loin. Il prend Véro sur le siège de la TVS et moi je pousse la Enfield. Effectivement ce n’est pas très loin un peu à l’écart de la route quelques huttes et une qui sert d’atelier.
Des petites filles entourent Véro et disent voilà le grand-père en anglais. Je dois avoir l’air fatigué ou j’ai beaucoup vieilli.

Le mécano s’attaque à la bête et une demi-heure plus tard on repart. Entre temps tout le monde est venu nous voir, on nous propose à boire et à manger, les enfants nous appellent déjà oncle et tante, on fait partie de la famille.
Après un essai le mécano nous rend la moto, on le paie et on appelle Léon pour qu’il lui explique ce qu’il a constaté, ce qu’il fait avec gentillesse.
Ils nous disent que le temple n’est plus qu’à 10km.

On repart et on traverse des contrées de plus en plus rupestres. Après 5 ou 6 km encore dans un village on perd le filtre à air et la moto s’arrête. Nous sommes arrêtés devant un groupe de jeunes qui aussitôt trouve la solution de fixer le filtre à air avec le tendeur du porte bagages.
La moto redémarre, puis s’arrête et ne redémarre plus. Cette fois il n’y a pas de mécano dans le village qui semble encore plus perdu que le précédent.

On appelle Léon qui explique au plus débrouillard par téléphone ce qu’il faut faire. Le groupe s’agrandit et on a aussi l’impression qu’une personne plus compétente est arrivé. Le feu stop arrière ne s’éteint jamais et la batterie est faible. On coupe le fil pour éviter qu’il ne tire sur la batterie. Léon ne nous laisse pas tomber, il rappelle et petit à petit grâce à son aide à distance la moto finit par repartir.

On continue notre route vers le temple mais on n’arrive pas à le trouver. Le temps passe il est 16h et nous décidons de rebrousser chemin pour ne pas rouler trop longtemps avec la nuit.

On suit une route qui monte au nord. Elle sert en faire d’aire pour la moisson, des tas de paille sur la route ou sur le côté, des tas de grain triés sur le bas côté, des hommes ou des femmes qui jettent le grain en l’air pour enlever les petites poussières c’est le spectacle que nous avons dans le soleil qui baisse.
Puis nous longeons une vaste étendu d’eau comme une mer intérieure, d’où partent des canaux pour arroser les champs.

On suit la direction de Chennai jusqu’à une intersection qui indique Cuddalore. Nous nous sommes éloignés de la côte et nous devons faire une cinquantaine de km par une route extraordinairement pourrie pour rejoindre Cuddalore.

Je roule vite quand la route le permet pour essayer de gagner du temps sur la nuit.

A la sortie de Cuddalore la nuit nous prend. C’est terrible. On ne voit rien avec les phares qui arrivent en face. La moto marche bien, mais dans les ralentis elle a tendance à caler et j’ai peur de ne pouvoir la faire repartir.
Ce matin c’était presque le niveau expert pour la conduite mais là c’est le niveau expert+. Comment conduire dans cette folie entre ceux qui nous aveuglent et ceux qui ne sont pas éclairés.
Je suis une moto qui roule assez bien, ce qui me permet de ne pas me poser de question sur la route, je passe où elle passe et je vais plus vite donc si elle prend un peu d’avance, je peux la rattraper.

Arrivée à Pondy : on s’en sort bien.
Nous posons la moto, soulagés.

On se rafraîchit, plutôt on se nettoie le visage qui est noir, et on file à pied chez l’Italien pour se manger un bon  plat de pâtes, un tiramisu et une bière.

Après ça va mieux. On reboit une bière à la maison puis douche et après ça va encore  mieux.

Pour le reste, on verra demain

 

1 commentaire:

  1. que d'aventures...

    L'éléphant Ganesch est très beau...

    Bon ben... reposez-vous et, ma foi... peut-être un petit stage en mécanique à prévoir pour l'an prochain ? (mon tonton avait une moto, chaque dimanche il la démontait entièrement, mettait toutes les pièces sur un drap blanc... nettoyait consciencieusement et remontait tout...)

    Je croise les doigts pour que maintenant ça roule... biz

    Mamanlotus-AC

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