| Temple de Chidambaram |
J’ai passé une mauvaise
nuit, j’ai eu trop chaud. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à me
refroidir.
je met le ventilo jusqu’à avoir froid mais Véro a froid bien avant moi et donc je l’arrête et donc j’ai toujours trop chaud pour dormir.
je met le ventilo jusqu’à avoir froid mais Véro a froid bien avant moi et donc je l’arrête et donc j’ai toujours trop chaud pour dormir.
J’aurai bien dormi sur le
matin lorsque la fraîcheur arrive mais on a décidé de partir assez tôt pour
notre trip.
En fait on part à 9h et on
est revenu à 19h
La route vers le Sud,
Cuddalore, puis Chidambaram. On y arrive vers 11h. On se gare à l’entrée
opposée à celle des touristes, ce qui fait qu’il n’y a personne pour nous dire
ce que nous devons faire. Passé le gopuram nous sommes dans l’enceinte du
temple qui occupe une surface immense avec plusieurs temples et un lac
intérieur. On se dirige vers l’entrée principale qui correspond à l’accès de
temple principal.
Nous reconnaissons les lieux
où nous sommes déjà venu, il y a 13 ans. On est dans le saint du saint du
temple Nataraja de Chidambaram. Des piliers sculptés en granit soutiennent un
toit qui crée une obscurité qui donne une atmosphère particulière. Des odeurs
d’encens, de bougies, des prêtres jeunes et vieux en longi blanc, le torse nu ,
le front marqué du troisième œil, des pèlerins hommes femmes en sari, enfants,
des touristes en groupe on descend vers l’autel où est gardée la statue de
Shiva Nataraja. Devant le petit temple se presse une foule de croyants qui
attendent le moment où les prêtres vont ouvrir pendant quelques secondes la
porte pour faire apparaître le dieu. Des cloches sonnent, tout le monde se
regroupe, la ferveur est à son maximum, les dévots sont les mains jointes et
sur la pointe des pieds pour apercevoir la représentation de Shiva. Puis la
porte se referme, les dévots s’en vont prier ailleurs et d’autres viennent les
remplacer dans l’attente de la prochaine ouverture.
Deux jeunes filles dansent
devant l’autel, des danses de barata natyam. La danse est aussi l’expression de
sa foi, une prière offerte au dieu. Shiva Natarja, c’est la danse de Shiva qui
a eu lieu ici à l’époque c’était une forêt et le temple s’est édifié en ce
lieu. Shiva Nataraja c’est cette représentation sous forme de statuette, d’un
homme avec 4 bras dans une roue de feu tout autour de lui. Tout le monde a vu
ça.
Véro se fait réprimander
parce qu’elle fait des photos, c’est interdit, c’est pour ça qu’elle en fait.
Au pied de l’autel un homme
couché sur le sol roule sur lui-même et fait ainsi le tour du bâtiment.
C’est bon on a notre dose et
on repart on récupère la moto et on part à la recherche de la route de
Kaatumannarkudi, sur cette route après cette ville il y a le temple de
Gangaikondacholapuram.
Dès qu’on est sur la route
de Kaatumannarkudi, on change de monde. On est dans l’Inde de la campagne et en
cette saison dans l’Inde des moissons. Ce qui se traduit par les récoltes
posées sur la route et il faut passer sur le bord pour ne pas abîmer la
récolte.
On s’arrête dans un village
pour acheter de l’eau et des biscuits et boire du thé. On fait l’attraction et
les gens sont très gentils avec nous.
Dans Kaatumannarkudi on est
bloqué par deux camions qui n’arrivent pas à se croiser, ça prend un temps
terrible jusqu’à ce que l’un cède pour libérer le passage et ensuite lorsqu’ils
se sont dégagés mais bloquant toujours la circulation ils prennent encore le
temps de s’engueuler malgré les coups de klaxons.
A la sortie de
Kaatumannarkudi on se trompe de route, on prend à gauche au lieu de droite et on ne se pose pas de
question.
A une quinzaine de km plus
un peu après un petit village, la moto s’arrête et ne veut plus redémarrer.
J’essaye de la faire
repartir, rien à faire.
Je demande s’il y a un
mécano dans le coin on me dit non il faut retourner à Kaatumannarkudi à une
quinzaine de km. J’essaye toujours. Un autre homme passe et nous dit qu’il y a
un mécano à environ 500m. Il prend Véro sur la selle de sa moto et moi je
pousse la Enfield.
Il a laissé Véro à l’entrée
du village en lui disant de rester là. Lorsque j’arrive on n’est pas beaucoup
plus avancé. Les gens nous regardent et ne se montrent pas très coopératifs. On
finit par nous dire de prendre à droite de la route et d’aller dans une maison
sur la droite.
Je mets la moto devant la
maison. J’appelle. Une jeune fille apparaît qui possède un peu d’anglais. On
comprend qu’il y a bien un mécano ici mais il n’est pas là il est à
Kaatumannarkudi. Il va revenir vers 14h30, 15h, puis 19h30.
On ne peut pas attendre tout
ce temps. On revient vers la route principale là où il y a quelques boutiques.
Je repose ma question naïve
qui est de savoir s’il y a un mécanicien. On se heurte un peu au silence parce
que personne en fait ne semble comprendre quoi que ce soit.
Le mot mékanik est un peu
international et quelqu’un fini par comprendre ce qu’on cherche. Un homme va
nous y conduire, ce n’est pas loin. Il prend Véro sur le siège de la TVS et moi
je pousse la Enfield. Effectivement ce n’est pas très loin un peu à l’écart de
la route quelques huttes et une qui sert d’atelier.
Des petites filles entourent
Véro et disent voilà le grand-père en anglais. Je dois avoir l’air fatigué ou
j’ai beaucoup vieilli.
Le mécano s’attaque à la
bête et une demi-heure plus tard on repart. Entre temps tout le monde est venu
nous voir, on nous propose à boire et à manger, les enfants nous appellent déjà
oncle et tante, on fait partie de la famille.
Après un essai le mécano
nous rend la moto, on le paie et on appelle Léon pour qu’il lui explique ce
qu’il a constaté, ce qu’il fait avec gentillesse.
Ils nous disent que le
temple n’est plus qu’à 10km.
On repart et on traverse des
contrées de plus en plus rupestres. Après 5 ou 6 km encore dans un village on
perd le filtre à air et la moto s’arrête. Nous sommes arrêtés devant un groupe
de jeunes qui aussitôt trouve la solution de fixer le filtre à air avec le
tendeur du porte bagages.
La moto redémarre, puis
s’arrête et ne redémarre plus. Cette fois il n’y a pas de mécano dans le
village qui semble encore plus perdu que le précédent.
On appelle Léon qui explique
au plus débrouillard par téléphone ce qu’il faut faire. Le groupe s’agrandit et
on a aussi l’impression qu’une personne plus compétente est arrivé. Le feu stop
arrière ne s’éteint jamais et la batterie est faible. On coupe le fil pour
éviter qu’il ne tire sur la batterie. Léon ne nous laisse pas tomber, il
rappelle et petit à petit grâce à son aide à distance la moto finit par
repartir.
On continue notre route vers
le temple mais on n’arrive pas à le trouver. Le temps passe il est 16h et nous
décidons de rebrousser chemin pour ne pas rouler trop longtemps avec la nuit.
On suit une route qui monte
au nord. Elle sert en faire d’aire pour la moisson, des tas de paille sur la
route ou sur le côté, des tas de grain triés sur le bas côté, des hommes ou des
femmes qui jettent le grain en l’air pour enlever les petites poussières c’est
le spectacle que nous avons dans le soleil qui baisse.
Puis nous longeons une vaste
étendu d’eau comme une mer intérieure, d’où partent des canaux pour arroser les
champs.
On suit la direction de
Chennai jusqu’à une intersection qui indique Cuddalore. Nous nous sommes
éloignés de la côte et nous devons faire une cinquantaine de km par une route
extraordinairement pourrie pour rejoindre Cuddalore.
Je roule vite quand la route
le permet pour essayer de gagner du temps sur la nuit.
A la sortie de Cuddalore la
nuit nous prend. C’est terrible. On ne voit rien avec les phares qui arrivent
en face. La moto marche bien, mais dans les ralentis elle a tendance à caler et
j’ai peur de ne pouvoir la faire repartir.
Ce matin c’était presque le
niveau expert pour la conduite mais là c’est le niveau expert+. Comment
conduire dans cette folie entre ceux qui nous aveuglent et ceux qui ne sont pas
éclairés.
Je suis une moto qui roule
assez bien, ce qui me permet de ne pas me poser de question sur la route, je
passe où elle passe et je vais plus vite donc si elle prend un peu d’avance, je
peux la rattraper.
Arrivée à Pondy : on s’en
sort bien.
Nous posons la moto,
soulagés.
On se rafraîchit, plutôt on
se nettoie le visage qui est noir, et on file à pied chez l’Italien pour se
manger un bon plat de pâtes, un
tiramisu et une bière.
Après ça va mieux. On reboit
une bière à la maison puis douche et après ça va encore mieux.
Pour le reste, on verra
demain
que d'aventures...
RépondreSupprimerL'éléphant Ganesch est très beau...
Bon ben... reposez-vous et, ma foi... peut-être un petit stage en mécanique à prévoir pour l'an prochain ? (mon tonton avait une moto, chaque dimanche il la démontait entièrement, mettait toutes les pièces sur un drap blanc... nettoyait consciencieusement et remontait tout...)
Je croise les doigts pour que maintenant ça roule... biz
Mamanlotus-AC