Mercredi 4 janvier
2012 : Pondy journée Internet
et Enfield
Merci à tous ceux qui nous
mettent des commentaires sur le blog ou sur Facebook. Cela fait vraiment
plaisir. Petite précision pour ceux qui le font sur le blog : N'oubliez pas de
mettre votre nom car sinon votre commentaire est publié sous
"Anonyme" …
Ça y est, j’en tiens une
bonne.
Il fait déjà chaud ce matin.
Lorsque je reviens du pain
avec ma baguette sous le bras, les gens me disent bonjour en Français. C’est
certainement la baguette qui trahit ma nationalité.
On réalise avec Internet que
les enfants n’avaient pas eu de nouvelles, alors que nous avions envoyé des
SMS, mais semble-t-il ceux-ci ne sont jamais arrivés. On a bien fait de se
décider pour la 3G. La contrainte
c’est internet sur un seul poste et un volume de connexion limité à 10 MG. On
ne se rend pas compte de ce que ça représente, il semblerait que pour un usage
normal on en ait bien pour un mois. On verra.
Il ne reste plus que la moto
pour que nous soyons opérationnels. On a envie d’aller à Auroville où le
cyclone aurait aussi fait beaucoup de dégâts.
On part faire quelque
courses. Véro veut repasser par chez notre fournisseur d’internet 3G pour faire
remettre des unités sur mon téléphone. Il est 10h15 et c’est encore fermé. La
vie active de l’ensemble des commerces ne commence vraiment qu’à partir de 10h
et s’étale sur plus où moins de temps.
En fait la vie pour les
courses se fait plus le soir, après 18h il fait nuit noir, surtout en ce moment
où les éclairages municipaux ne fonctionnent plus tous et on est ébloui par la
lumière des phares, on peut faire ses courses jusqu’à environ 10h du soir.
C’est dure pour le JT.
On continue jusque chez le
marchand de fournitures pour les artistes peintre. Il est sur Nehru street à
l’angle avec Canteen street.
On ne peut pas entrer à deux
dans le magasin. On peut y entrer tout seul mais c’est juste quand même, les
autres clients attendent dehors que la place soit libre. Contrairement à ce que
vous pourriez penser, il y a plus de fournitures pour peintre que dans les
magasins d’art de Toulouse, sauf le papier qui est cher. En fait toute la place
est réservée au stock et pas pour le client.
Un mendiant me casse les
pieds si je peux dire. Je lui donne 5 roupies, ce n’est pas grand-chose, mais ce
n’est pas rien quand même.
Comme la baguette est passée
à 35 roupies j’ai décidé que les 5 roupies qu’il me rendait chaque matin
seraient destinés à un ou une mendiante. La baguette du coup me revient à 40R.
Il est content, mais ne me
lâche pas pour autant.
Véro a trouvé ses tubes.
Elle me rejoint et le mendiant lui
demande aussi de l’argent. Je lui fais comprendre que c’est bon, c’est le même
porte-monnaie. Il n’a pas l’air très convaincu et il ne nous laisse que parce
qu’on remonte sur la mob et qu’on part.
On file au Nilgiris faire
les courses pour la journée et pour compléter aussi le bon fonctionnement de la
maison, par exemple du sopalin. Il n’y a que les occidentaux et les
aquarellistes pour avoir de pareil besoin. Bien que je pense que les aquarellistes
indiens s’en passent.
Le sac à provisions, en
toile est immense, on l’a acheté au marché Goubert pour deux cent roupies, il
est bien rempli. Ça fait d’ailleurs rire le préposé au remplissage des sacs à
la caisse du Nilgiris qui ne semble jamais avoir vu un sac pareil ou n’avoir
jamais pensé qu’on pourrait avoir un tel besoin. Il apprend ainsi que nous les
occidentaux on ne sait pas vivre avec peu de choses.
Le marchand de légumes est
juste à côté, complète le sac.
Le marchand d’alcool est en
face, on y achète deux bières 50R (70 centimes) les 60cl de bière consigne
incluse. Avis aux amateurs.
On voulait s’arrêter à la
grande librairie Focus pour acheter des cartes postales, mais le sac est trop
plein. On revient à l’appart pour tout poser.
Il n’y a pas d’électricité,
la machine à laver s’est arrêtée. La petite bonne est en train de s’occuper de
l’appart alors on retourne à la libraire Focus on l’on passe un long moment à
choisir parmi les cartes, qui sont toujours les mêmes, celles qu’on n’a pas
encore envoyées.
On feuillette aussi les
beaux livres sur l’Inde. Le plus beau avec de magnifiques photos vaut quant
même 5000R soit 70€. On verra plus tard.
Il est presque midi et on
est en face du restaurant Suguru, on va déjeuner. Il n’y a presque personne. Ce
n’est pas pour autant que l’on est servi plus vite. Lorsque le restau est
bourré, l’organisation est étonnamment efficace, mais lorsqu’il n’y a presque
personne, chacun se sent tranquille et ils semblent même en oublier qu’il y a
quelques clients.
Après la commande, je vais
me laver les mains. Normalement il n’y a rien pour s’essuyer, mais ici comme la
clientèle est constituée d’étrangers qui viennent risquer toutes les maladies
imaginables en mangeant dans ce qui est présenté comme un vrai restau indien,
ils ont mis une pile de serviettes
en papier. Au début ça va bien, le papier fait son usage et tout à coup
lorsqu’il est suffisamment mouillé, il s’accroche aux mains, à chaque doigt et
l’on se retrouve avec des mains gaufrées de papier. Il faut se frotter les
mains pour s’enlever morceau par morceau chaque peluche de papier.
Ils m’apportent mon thali,
j’attends très longtemps le riz, et là ils m’en mettent peu, je dois en
redemander. En principe il faut dire non et se méfier de la quantité de riz
qu’ils donnent sans qu’on demande, mais aujourd’hui c’est cool.
Une femme s’approche de moi
et me demande si je ne suis pas Jacques Attali. Déjà dans l’avion, à l’aller,
j’avais eu la même question. Je lui dis que je suis désolé mais non.
Lorsqu’on quitte le restau
vers 13h, il est à moitié vide, alors qu’en principe c’est la ruée. Les
touristes ont été invités à ne pas venir à Pondy en ce moment.
À peine dehors la même femme
revient s’excuser pour son erreur de m’avoir pris pour J.Attali. Je lui dis
qu’il n’y a pas de problème. Elle éprouve le besoin de me dire que sinon elle
aurait invité J.Attali à Auroville pour faire un discours sur la situation
actuelle. Je n’ai pas compris si elle parlait de la situation du monde ou de la
situation suite au cyclone.
Je luis dis donc qu’elle
peut nous inviter, mais pas pour le discours. Là, elle n’a pas donné suite.
On lui demande l’état
d’Auroville suite au cyclone, elle nous dit que la moitié de la forêt a été
arrachée. Ces arbres avaient été plantés il y a 40ans, avant c’était un désert.
Décidemment il faut qu’on y aille.
Retour à l’appart pour la
sieste qui est indispensable ici à Podny. De 13h à 16h tout Pondy fait la
sieste, il n’y a rien d’autre à faire.
Coup de fil de Léon, qui ne
doit pas faire la sieste, et qui dit qu’il apporte la moto. On l’attend.
Véro fait des photos de
l’appartement parce que, si précédemment je vous ai parlé de la dimension, elle
va vous montrer les couleurs qui vont du mauve, rose, saumon, vert doré, bleu
et au milieu de cette palette un frigo rouge. Il fallait oser, mais finalement
ce n’est pas si mal. À l’extérieur la maison est jaune et rouge sur deux
étages, vous ne pouvez pas nous manquer.
Vers cinq heures Léon finit
par arriver avec la Enfield et son copain. Elle est rouge et a juste un petite
vingtaine d’années. Je l’essaye, je retrouve assez vite la façon dont il faut
se comporter avec la bête pour qu’elle obéisse.
Léon nous dit qu’il la
reprendra dimanche soir vers 18h pour faire lundi un contrôle et une révision.
Il nous la rapportera lundi soir où mardi matin. Après, d’après lui, nous
pourront aller où nous voudrons.
Je lui règle le mois de
janvier.
Je vais faire le plein,
c’est-à-dire mettre cinq cents roupies. Ici on passe à la pompe pour 100R, le
litre est à 62R.
On va rendre la mob et on
prend aussi l’ordinateur car notre compte est déjà à zéro en partant de 17000
ce matin. On ne comprend pas.
Le loueur de la mob ne pose
pas de pb et nous rend 100R que nous avions laissé en plus.
On passe acheter un antivol
pour la moto parce qu’elle n’en a pas.
En revenant sur Gandhi road,
Véro s’achète un tablier pour la cuisine et la peinture.
Puis on s’arrête chez notre
fournisseur d’accès qui ne comprend pas ce qui se passe. Il téléphone et nous
dit que nous allons retrouver d’ici demain matin nos 10000 de crédit.
On achète chez un marchand
de fruits, des fruits de la passion qui sont la folie de Véro. Il faut dire que
c’est extraordinairement bon.
À l’appart je rentre la
moto. Je réussis à la démarrer ce qui n’est jamais acquis avec une Enfield. Je
lui fais monter une marche en pente d’une valeur d’au moins un mètre pour
qu’elle soit à l’abri.
On prépare le repas et on se
fait un apéro lemon soda parce qu’on à bière avec le repas. Ça paraît bizarre,
mais c’est l’avantage d’être ici tout peut-être bizarre et ça n’a pas
d’importance.
On prépare le blog, on a
toujours zéro au compteur, mais on est connecté.
Il fait bien chaud quand
même et les ventilo tourne à fond la caisse, ça fait un tout petit peu de fraîcheur sur la transpiration.
Demain pour essayer la moto
on ira déjeuner à Auroville, on verra ainsi les dégâts.
Yeah ca a l'air de bien se passer.
RépondreSupprimerEt non aucun texto.
Vous nous avez bien appris, pas de nouvelle, bonne nouvelle, alors j me disais que si vous aviez un souci on serait les premiers a le savoir.
Bon séjour !!!!
a+
intéressant à lire, comme si nous étions avec vous
RépondreSupprimerMais ici en Alsace, il fait vent et pluie , pas de neige, mais on aimerait un peu de chaleur :-) .
J'attends de voir les nouvelles aquarelles avec les belles couleurs de Véronique. A + Line