| Glace pour tout le monde |
La nuit est toujours
fraîche. Je ne comprends pas pourquoi mon réveil n’a pas sonné ce matin. Véro
voulait être sûr de se lever à 7h30 parce qu’elle va se faire masser à 9h.
Massage thaïlandais dans la maison bleue à côté de chez nous et réalisé par une
Française.
La moto est toujours là. Je
l’ai laissée dans la rue cette nuit parce qu’elle perd un peu d’huile et que
notre proprio ne supporte pas d’avoir une goutte d’huile sur la terrasse où
l’on gare les motos, ce que je comprends d’ailleurs. Je vais repasser voir le
mécano, mais je suis assez pessimiste.
Il y a 4 personnes devant
moi ce matin au pain et c’est terriblement long, mais ici le temps n’est rien,
ce n’est qu’une question de temps.
Véro est chez la masseuse
thaïlandaise pour 2h, j’en profite pour faire les comptes et aussi préparer
notre voyage dans le Sud.
C’est toujours un peu long
ce genre de préparation. J’essaye d’établir une feuille de route en fonction
des distances possibles à parcourir dans la journée et je sais qu’il faut
rester en dessous des 200km par jour.
J’envisage donc une première
étape qui serait de Pondy à Karaikal, mais je ne suis pas sûr qu’il y ait un
hôtel digne de ce nom à Karaikal. J’envisage donc la possibilite de s’arrêter
un peu avant à Traquanbar qui était un comptoir anglais puis hollandais ou
l’inverse.
Karaikal comme Pondy était
un comptoir français et il y reste toute une architecture qui rappelle cette
époque. Comme en plus aucun guide n’en parle ça me semble assez intéressant.
En restant quelques jours,
on devrait pouvoir explorer le côte jusqu’au cap de Kodikarrai.
Ensuite changement de décor,
Karaikkudi et les palais des riches marchands.
Puis 3ème grande
étape Rameswaram.
Après quelques jours
remontée par Madurai et Tanjore.
Je n’ai pas fini que Véro
revient. Le massage est super me dit-elle, elle est déjà presque soulagée de
toutes ses douleurs. Elle y retourne mardi prochain.
Sur le web les Frog’s ont
retenu la prochaine sortie en Enfield ce sera le 4 février un circuit au nord
de Pondy.
On part avec la moto qui
démarre trop bien.
Le cordonnier, Véro veut
faire faire une ceinture assortie aux chaussures qu’elle a données à faire et
qui sont une copie d’une paire qu’elle a amenée de France. Il est fermé, on a
une pensée pour Christine pour laquelle il devait terminer des chaussures pour
ce matin.
On va voir le mécano qui
n’est pas venu hier soir pour la batterie. C’était fermé nous dit-il
aujourd’hui aussi il viendra demain soir. Il me refixe le guidon qui bouge un
peu. Il me dit qu’il a fait le plein d’huile et que la moto va continuer à
perdre pendant encore un jour ou deux.
On va sur Mission street
pour le sous tif blanc et la culotte blanche, fermé. On se rend compte que tous
les magasins ou presque sont fermés. Même le Nilgiris super marché qui ne ferme
jamais est fermé. C’est le dernier jour de Pongal, le dernier jour de la fête
des moissons.
On va dans un petit magasin
de porcelaine blanche qui lui est ouvert et on prend deux tasses pour le café
de midi et deux tasses déjeuner pour le café du matin. Véro ne supporte pas les
mugs du meublé, ni les tasses arcopal.
On passe chez le photographe
de MG road pour préparer le dossier du salon d’aquarelle du Teich, fermé.
Finalement il n’y a que le débit d’alcool qui est ouvert, pour lui la
fermeture, c’était hier.
En face chez le marchand de
légumes Véro prend des courgettes.
On revient poser tout ça à
l’appart et on va déjeuner au Surguru d’un biryani aux champignons, tellement
épicé qu’il n’y plus aucun autre goût, mais qui finalement passe bien.
On revient prendre un peu de
repos.
Puis Véro peint des
orchidées pour faire le cadeau de mariage du 26.
Moi je continue
l’itinéraire. Je dispose de 3 cartes, l’une qu’on trouve en Europe, un atlas
routier acheté ici en Inde et une carte du Tamil Nadu en relation avec
Pondichéry. C’est un peu compliqué parce que Pondichéry est un état au même
titre que le Tamil Nadu et est enclavé dans le Tamil Nadu.
Par exemple l’état de
Pondichéry comprend Karaikal dont j’ai parlé plus haut qui est a environ 170km
de Pondichéry et qui est aussi une enclave dans le Tamil Nadu.
L’état de Pondichéry
comprend aussi Mahé qui est une enclave dans l’état du Kerala, et Yanam qui est
une enclave dans l’état d’Andra Pradesh. Tout ça pour dire qu’il y a une carte
spéciale pour l’état de Pondichéry, et tout ça pour dire que sur les trois
cartes il n’y a pas les mêmes localités, et que les mêmes localités ne portent
pas forcément le même nom et que ce qui est introuvable sur une carte l'est
peut-être sur une autre carte.
En théorie le trajet est
simple, j’attends de voir sur le terrain. Je sens que nous allons avoir
beaucoup d’hésitation, de découragement pour trouver notre route, mais on va y
arriver, c’est inévitable.
Véro a fini sa branche
d’orchidée, elle y apporte quelques amélioration et c’est très bien.
On a besoin de sortir. On va
en direction du cours Goubert. Il y a dès le départ notre marchand de
cacahuètes grillés ce qui nous donne des forces pour affronter la promenade. En
ce dernier jour de Pongal il y a beaucoup de monde. Des gens se sont mêmes
avancés sur les blocs de rochers noirs qui protègent la côte et essayent de se
baigner dans les vagues qui arrivent et se brisent sur les rochers.
La promenade, la partie en
terre rouge, la bande de rocher et jusqu’à la mer ; tout est noir de monde.
On va ainsi parmi les
Pondichériens jusqu’à Promenade où rien n’a évolué depuis vendredi.
On va boire un lassy au
petit café restaurant un peu plus loin, puis on revient.
En face de la statue de
Ghandi quelque chose se prépare. Des Indiens sont déjà installés dans des
fauteuils plastiques bleus mis là devant une estrade à la disposition d’un
public.
On attend un peu pour voir
ce qui va se passer, manifestement ce sera de la musique, des techniciens
testent la sono.
Une camionnette arrive
chargée de fauteuils beiges. Il y a comme une hésitation, comme si l’on voulait
remplacer les fauteuils bleus par les beiges. Des employés font lever les gens
des fauteuils bleus et empilent ces derniers.
Puis les beiges sont
déchargés de la camionnette, entassés en piles. Chacun doit prendre son
fauteuil. C’est la ruée. Véro en sauve deux, qu’on pose n’importe où pour s’y
installer dedans en attendant le commencement du spectacle.
Finalement les fauteuils
bleus sont toujours là.
C’est un groupe de chanteurs
qui doit se produire. Des chanteuses, des chanteurs, chantent des mélodies
contemporaines couvertes par la musique et avec des basses qui nous secouent à
chaque mesure.
Lorsqu’on est assez ébranlé,
on s’en va. C’est la ruée pour nos fauteuils. Véro qui commence à connaître les
us et coutumes désigne un couple pour prendre nos places, tout les autres
respectent cette décision, ça marche comme ça, étonnant non ?
On revient par la promenade.
Il y a toujours de plus en plus de monde. La circulation est dense dans les
rues avoisinantes.
Sur le balcon une lampe est
allumée que je n’ai jamais vu éclairée. Aucun des interrupteurs n’arrive à
l’éteindre.
Je vais demander au proprio
qui m’explique que c’est une lampe qu’il peut allumer lui et pas nous, bien que
ce soit notre balcon. Il
m’explique qu’il l’a allumée parce que c’est le dernier jour de Pongal
et pour la rue soit éclairée et plus gaie.
On dîne tranquillement.
Message spécial pour Jean-No !
RépondreSupprimerLes cartes et les guides pour l'itinéraire...
Je crois que tu tiens là une veine innépuisable de choses à nous raconter dans les jours qui viennent...
Biz LouLou Misseï
un massage............. hmmmmmmmmm............. ça devait être divin.............
RépondreSupprimerMamlanlotus-AC