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| Une jolie église dans la rue St Ange. J'aime bien les ouvertures du haut à droite qui sont donnent dans le ciel. |
Pas d'album photos aujourd'hui !
Ce matin il y a un
regroupement de 3 femmes en sari qui discutent avec le couple installé sur le
trottoir.
À la boulangerie, le pain
est à 38R, je donne 40 et l’homme qui me sert me rend 12R. Je lui redonne son
billet de 10. C’est à peine s’il réagit, s’il comprend, je crois que oui quand
même. Je pars sans merci ni au revoir.
Je suis étonné de la
quantité de gens qui ne savent pas vraiment compter.
Il fait chaud ce matin.
Depuis hier la chaleur est revenue plus dense que les jours précédents.
La femme de ménage vient,
petite souris qui veut passer inaperçue et frôle les murs dès qu’elle nous
voit. On n’a pas de relation avec elle. On n’arrive pas à savoir si elle
comprend un peu de français, peut-être un peu d’anglais, on a l’impression
qu’en dehors du tamoul elle ne comprend que les signes.
On part faire les courses du
jour à moto.
On s’arrête au rez de
chaussée, chez les proprio parce que ça fait une semaine qu’on ne les a pas vus
et qu’on se dit qu’ils ont peut-être eu un problème.
Ils sortent de leur appart
lui devant, elle derrière et reste toujours un peu en retrait pendant toute la
conversation. C’est parce que les moustiques sont revenus qu’ils ferment leur
porte le soir. Pour nous c’est l’avantage d’habiter au second, les moustiques
n’ont pas le courage de se taper les marches. Mais lui et sa femme nous voient
passer. Hier ils ont bien vu Véro dans sa belle robe et moi dans ma chemise
blanche. Hier soir, ils sont aussi venus au mariage à la remise des cadeaux et
ils ont mangé, mais il y avait tellement de monde, tellement de bruit, qu’on ne
s’est pas vus.
Il me dit que je peux
prendre une bombonne d’eau, qu’il ne savait pas que nous étions à la dernière
sinon il l’aurait fait monter par le livreur. Il est toujours inquiet que je
doive monter la bombonne de 20kg au deuxième étage. Je me dis que je ne dois
plus faire tout jeune.
Passage chez le cordonnier
sur le canal pour perfectionner les chaussures de gala, afin de pouvoir marcher
avec, ce qui est important. Ce sera prêt ce soir.
Passage chez Xérox MG road
pour laisser le reste des copies d’écran sur le Tamil Nadu du Lonely Planet. Ce
sera aussi prêt ce soir.
On remonte MG road jusqu’au
marchand de thé. On s’arrête et ce matin bon signe le thé est prêt. On est
servi immédiatement, souvent les autres jours on attend avec les autres clients
qu’il se fasse.
On marche jusqu’au marché
Goubert qu’on traverse complètement par l’allée du marchand de café qu’on
reconnaît à l’odeur du café et des épices déposés dans de hautes boîtes
métallique rectangulaires, par la tour de l’horloge au pied de laquelle Aroule
nous salue, et on arrive côté cuisine si je peux dire c’est à dire le vrai
marché de légumes et de fleurs.
Véro veut acheter de
minuscules aubergines. Elle jette son dévolue pour une petite marchande assise
sur le sol dans l’allée et qui gentiment trie chaque aubergine. Elles sont
souvent véreuses (bio oblige) et cela doit certainement créer des difficultés
existentielles aux végétariens.
On revient vers la sortie
qui donne sur Nehru Street pour reprendre des bananes au petit marchand qui
nous en a vendues de très bonne la dernière fois. Lui, il est installé dans une
échoppe et nous montre les différents régimes à disposition en montrant ceux
dont les bananes sont bonnes pour aujourd’hui et celles qui seront bonnes
demain.
De là on prend une allée
transversale pas très avenante pour retourner vers l’allée du marchand de café,
car Véro pense soudain qu’elle veut aussi des oignons.
Le marché suit un plan
semblable à celui de la ville de Pondy c'est-à-dire que toutes ses allées sont
soit parallèles soit elles se coupent à angle droit. On ne peut vraiment pas
s’y perdre.
On revient à la moto qui est
toujours garée près du marchand de thé.
On va chez le marchand de
poulets qui est en face de chez Pichaya. Puis on va dire bonjour à Pichaya. Il
est avec B. Ils nous expliquent que Pich a traduit des contes tamouls en
français et qu’elle l’aide à remettre tout ça en français littéraire.
Et on retourne à
l’appartement.
Véro monte les courses et je
monte la bouteille d’eau. Ce n’est pas si lourd quand on a l’habitude de
voyager avec Véro. Au deuxième ,la tête me tourne quand même, mais c’est
faisable.
On décide d’aller déjeuner
au restaurant de l’Anhanda Inn qui est un hôtel avec une certaine réputation
mais qui est destiné aux Indiens plutôt qu’aux occidentaux.
C’est là que notre voisin du
dessous tient la boutique. On va le saluer. Il nous dit que si l’on veut il
faut venir le week end parce que c’est « good bouffe » sur le coup on
se dit qu’il ne parle pas très bien le français mais qu’il a du vocabulaire. Il
insiste sur la « good bouffe » jusqu’à ce que Véro réalise qu’il est
en train de nous dire qu’il y a le week end un bon buffet.
On s’installe. Il n’y a
qu’une personne, un Indien. La salle est
typique restau indien de chaque côté des banquettes avec un mobilier
dont le motif en tissu se retrouve aussi sur les murs dans petits ronds et des
carrés dans les bruns. L’impression de rentrer dans un monde moquetté.
On passe notre commande et à
notre grande surprise rentrent s’installer aux tables tout autour de nous
jusqu’à remplir complètement la salle, des soldats en tenue normale et en
armes. Chacun ayant soit une kalach, soit un pistolet mitrailleur, soit un
fusil mitrailleur. Seuls quelques gradés qui s’installent avec eux n’ont qu’un
simple pistolet à la ceinture.
Les soldats sont encombrés
par leurs armes. Ils les posent en travers sur la table mais ils ne pourront
pas manger. Finalement ils les gardent entre leurs jambes où sur le côté de la
chaise.
Leur commande est déjà
passée, thali pour tout le monde et ils attaquent avec leur main droite,
laissant de chaque côté du plateau du thali, couverts et serviettes.
Ce qu’on mange est
délicieux. Véro des noodles, jambon bacon et moi un poisson massala avec
un parotha pour la sauce.
On apprend en sortant par
notre voisin qui voulait savoir ce qu’on avait mangé, et surtout si c’était
végétarien ou non végétarien, que les soldats sont là parce qu’un politique
indien est en visite aujourd’hui à Pondy.
On revient par Nilgiris Véro
doit acheter un crème et moi je vais prendre de la bière en face. Finalement je
n’en prends pas parce qu’à force de ne pas savoir compter ou savoir ce qu’ils
vendent ils m'énervent. C’est d’abord 250R, puis 260R puis les 300R que je
donne c’est ça. Je leur montre que le prix marqué sur la bouteille c’est 49R,
mais ça c’est l’ancien prix maintenant c’est 54R donc cela aurait dû faire 270R
montant qu’on ne m’a jamais demandé. Je rends les bières, ils me rendent mes
300R un peu décontenancés. On a le temps on achètera notre bière ailleurs avant
ce soir.
Retour à l’appart,
Café
Repos
Véro peint et je rédige le
blog tout en vidant le caméscope des images du mariage, sur l’autre ordi.
On part à pied pour une longue
promenade qui va nous mener du nord au sud de Pondy. On chez K qui nous a
invités à venir voir sa maison en construction.
On fait une halte au Daily
bread pour un petit goûter Paris Brest et Lassi ananas. On traverse le canal et
on enfile la rue François Martin qui coupe le boulevard et continue en passant
devant la galerie Aurodan. Il faut prendre la première à gauche et là sur la
gauche il y a une maison en construction.
On aperçoit K à l’intérieur
qui suit les travaux. C’est une énorme maison. Le gros œuvre est fini. La
maison prévoit une galerie au rez de chaussée pour les grandes œuvres et une
autre à l’étage. Ça nous semble assez gigantesque avec deux pièces d’eau pour
des lotus et un espace jardin pelouse.
K qui doit avoir une
quarantaine d’année rêve d’une galerie qui attirerait des artistes différents
venus de toutes l’Inde et peut-être d’ailleurs.
Elle pense que les travaux
seront terminés dans un mois. On lui souhaite bonne chance et on reviendra voir
avant de partir.
Elle va envoyer un SMS à
Véro pour lui dire lorsqu’il faudra enlever ses aquarelles à Promenade.
On revient par la promenade
Goubert. Des voitures officielles et de police roulent à fond la caisse, ce
doit être le politique qui rentre.
On passe chez le cordonnier,
les chaussures sont prêtes.
J’essaye de trouver de la
bière à un prix correct. J’en achète une bouteille chez un petit distributeur.
Je reviens, Véro prépare le
repas.
Ce soir délicieux poulets
aux aubergines avec en dessert raisin sans pépin.

La vie a l'air très très dure là-bas.... bise. Blandine
RépondreSupprimerVivre au mois de janvier sous une chaleur accablante, c'est pas facile ! ;-)
RépondreSupprimerInfo Météo en France :
RépondreSupprimerHier une vague de neige venue de Sibérie a traversée le pays de Normandie à la Corse.
de la neige donc mais surtout un froid polaire avec des températures ressenties entre -5° et -15°...
Demain et vendredi les températures baisses pour atteindre -15° à -25°...
Et ce n'est pas une plaisanterie...!!! (:-}°) ça c'est le LouLou Misseî avec sa Misseï et son cigare...J'espère que l'artiste a reconnu l'artiste...
Biz LouLou Misseï