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vendredi 27 janvier 2012

jour de récupération

Une jolie église dans la rue St Ange. J'aime bien les ouvertures du haut à droite qui sont donnent dans le ciel.
Pas d'album photos aujourd'hui !

Ce matin il y a un regroupement de 3 femmes en sari qui discutent avec le couple installé sur le trottoir.

À la boulangerie, le pain est à 38R, je donne 40 et l’homme qui me sert me rend 12R. Je lui redonne son billet de 10. C’est à peine s’il réagit, s’il comprend, je crois que oui quand même. Je pars sans merci ni au revoir.

Je suis étonné de la quantité de gens qui ne savent pas vraiment compter.

Il fait chaud ce matin. Depuis hier la chaleur est revenue plus dense que les jours précédents.

La femme de ménage vient, petite souris qui veut passer inaperçue et frôle les murs dès qu’elle nous voit. On n’a pas de relation avec elle. On n’arrive pas à savoir si elle comprend un peu de français, peut-être un peu d’anglais, on a l’impression qu’en dehors du tamoul elle ne comprend que les signes.

On part faire les courses du jour à moto.

On s’arrête au rez de chaussée, chez les proprio parce que ça fait une semaine qu’on ne les a pas vus et qu’on se dit qu’ils ont peut-être eu un problème.

Ils sortent de leur appart lui devant, elle derrière et reste toujours un peu en retrait pendant toute la conversation. C’est parce que les moustiques sont revenus qu’ils ferment leur porte le soir. Pour nous c’est l’avantage d’habiter au second, les moustiques n’ont pas le courage de se taper les marches. Mais lui et sa femme nous voient passer. Hier ils ont bien vu Véro dans sa belle robe et moi dans ma chemise blanche. Hier soir, ils sont aussi venus au mariage à la remise des cadeaux et ils ont mangé, mais il y avait tellement de monde, tellement de bruit, qu’on ne s’est pas vus.

Il me dit que je peux prendre une bombonne d’eau, qu’il ne savait pas que nous étions à la dernière sinon il l’aurait fait monter par le livreur. Il est toujours inquiet que je doive monter la bombonne de 20kg au deuxième étage. Je me dis que je ne dois plus faire tout jeune.

Passage chez le cordonnier sur le canal pour perfectionner les chaussures de gala, afin de pouvoir marcher avec, ce qui est important. Ce sera prêt ce soir.

Passage chez Xérox MG road pour laisser le reste des copies d’écran sur le Tamil Nadu du Lonely Planet. Ce sera aussi prêt ce soir.

On remonte MG road jusqu’au marchand de thé. On s’arrête et ce matin bon signe le thé est prêt. On est servi immédiatement, souvent les autres jours on attend avec les autres clients qu’il se fasse.

On marche jusqu’au marché Goubert qu’on traverse complètement par l’allée du marchand de café qu’on reconnaît à l’odeur du café et des épices déposés dans de hautes boîtes métallique rectangulaires, par la tour de l’horloge au pied de laquelle Aroule nous salue, et on arrive côté cuisine si je peux dire c’est à dire le vrai marché de légumes et de fleurs.

Véro veut acheter de minuscules aubergines. Elle jette son dévolue pour une petite marchande assise sur le sol dans l’allée et qui gentiment trie chaque aubergine. Elles sont souvent véreuses (bio oblige) et cela doit certainement créer des difficultés existentielles aux végétariens.

On revient vers la sortie qui donne sur Nehru Street pour reprendre des bananes au petit marchand qui nous en a vendues de très bonne la dernière fois. Lui, il est installé dans une échoppe et nous montre les différents régimes à disposition en montrant ceux dont les bananes sont bonnes pour aujourd’hui et celles qui seront bonnes demain.

De là on prend une allée transversale pas très avenante pour retourner vers l’allée du marchand de café, car Véro pense soudain qu’elle veut aussi des oignons.

Le marché suit un plan semblable à celui de la ville de Pondy c'est-à-dire que toutes ses allées sont soit parallèles soit elles se coupent à angle droit. On ne peut vraiment pas s’y perdre.

On revient à la moto qui est toujours garée près du marchand de thé.

On va chez le marchand de poulets qui est en face de chez Pichaya. Puis on va dire bonjour à Pichaya. Il est avec B. Ils nous expliquent que Pich a traduit des contes tamouls en français et qu’elle l’aide à remettre tout ça en français littéraire.

Et on retourne à l’appartement.

Véro monte les courses et je monte la bouteille d’eau. Ce n’est pas si lourd quand on a l’habitude de voyager avec Véro. Au deuxième ,la tête me tourne quand même, mais c’est faisable.

On décide d’aller déjeuner au restaurant de l’Anhanda Inn qui est un hôtel avec une certaine réputation mais qui est destiné aux Indiens plutôt qu’aux occidentaux.

C’est là que notre voisin du dessous tient la boutique. On va le saluer. Il nous dit que si l’on veut il faut venir le week end parce que c’est « good bouffe » sur le coup on se dit qu’il ne parle pas très bien le français mais qu’il a du vocabulaire. Il insiste sur la « good bouffe » jusqu’à ce que Véro réalise qu’il est en train de nous dire qu’il y a le week end un bon buffet.

On s’installe. Il n’y a qu’une personne, un Indien. La salle est  typique restau indien de chaque côté des banquettes avec un mobilier dont le motif en tissu se retrouve aussi sur les murs dans petits ronds et des carrés dans les bruns. L’impression de rentrer dans un monde moquetté.

On passe notre commande et à notre grande surprise rentrent s’installer aux tables tout autour de nous jusqu’à remplir complètement la salle, des soldats en tenue normale et en armes. Chacun ayant soit une kalach, soit un pistolet mitrailleur, soit un fusil mitrailleur. Seuls quelques gradés qui s’installent avec eux n’ont qu’un simple pistolet à la ceinture.

Les soldats sont encombrés par leurs armes. Ils les posent en travers sur la table mais ils ne pourront pas manger. Finalement ils les gardent entre leurs jambes où sur le côté de la chaise.

Leur commande est déjà passée, thali pour tout le monde et ils attaquent avec leur main droite, laissant de chaque côté du plateau du thali, couverts et serviettes.

Ce qu’on mange est délicieux. Véro des noodles, jambon bacon et moi un poisson massala avec un  parotha pour la sauce.

On apprend en sortant par notre voisin qui voulait savoir ce qu’on avait mangé, et surtout si c’était végétarien ou non végétarien, que les soldats sont là parce qu’un politique indien est en visite aujourd’hui à Pondy.

On revient par Nilgiris Véro doit acheter un crème et moi je vais prendre de la bière en face. Finalement je n’en prends pas parce qu’à force de ne pas savoir compter ou savoir ce qu’ils vendent ils m'énervent. C’est d’abord 250R, puis 260R puis les 300R que je donne c’est ça. Je leur montre que le prix marqué sur la bouteille c’est 49R, mais ça c’est l’ancien prix maintenant c’est 54R donc cela aurait dû faire 270R montant qu’on ne m’a jamais demandé. Je rends les bières, ils me rendent mes 300R un peu décontenancés. On a le temps on achètera notre bière ailleurs avant ce soir.

Retour à l’appart,

Café

Repos

Véro peint et je rédige le blog tout en vidant le caméscope des images du mariage, sur l’autre ordi.

On part à pied pour une longue promenade qui va nous mener du nord au sud de Pondy. On chez K qui nous a invités à venir voir sa maison en construction.

On fait une halte au Daily bread pour un petit goûter Paris Brest et Lassi ananas. On traverse le canal et on enfile la rue François Martin qui coupe le boulevard et continue en passant devant la galerie Aurodan. Il faut prendre la première à gauche et là sur la gauche il y a une maison en construction.

On aperçoit K à l’intérieur qui suit les travaux. C’est une énorme maison. Le gros œuvre est fini. La maison prévoit une galerie au rez de chaussée pour les grandes œuvres et une autre à l’étage. Ça nous semble assez gigantesque avec deux pièces d’eau pour des lotus et un espace jardin pelouse.

K qui doit avoir une quarantaine d’année rêve d’une galerie qui attirerait des artistes différents venus de toutes l’Inde et peut-être d’ailleurs.

Elle pense que les travaux seront terminés dans un mois. On lui souhaite bonne chance et on reviendra voir avant de partir.

Elle va envoyer un SMS à Véro pour lui dire lorsqu’il faudra enlever ses aquarelles à Promenade.

On revient par la promenade Goubert. Des voitures officielles et de police roulent à fond la caisse, ce doit être le politique qui rentre.

On passe chez le cordonnier, les chaussures sont prêtes.

J’essaye de trouver de la bière à un prix correct. J’en achète une bouteille chez un petit distributeur.

Je reviens, Véro prépare le repas.

Ce soir délicieux poulets aux aubergines avec en dessert raisin sans pépin.

3 commentaires:

  1. La vie a l'air très très dure là-bas.... bise. Blandine

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  2. Vivre au mois de janvier sous une chaleur accablante, c'est pas facile ! ;-)

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  3. Info Météo en France :

    Hier une vague de neige venue de Sibérie a traversée le pays de Normandie à la Corse.
    de la neige donc mais surtout un froid polaire avec des températures ressenties entre -5° et -15°...
    Demain et vendredi les températures baisses pour atteindre -15° à -25°...
    Et ce n'est pas une plaisanterie...!!! (:-}°) ça c'est le LouLou Misseî avec sa Misseï et son cigare...J'espère que l'artiste a reconnu l'artiste...

    Biz LouLou Misseï

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