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mercredi 11 janvier 2012

Après midi piscine

Piscine du Mango Hill
Les autres photos sont ici

 
Ce matin le muezzin a mis la gomme.
Tout est calme. Autour de la fontaine trois femmes, une à sa toilette discute avec deux autres qui viennent prendre de l’eau.
Les chiens dorment encore sur le trottoir. Il y en a un tout blanc avec de longs poils comme une peluche de mauvais goût.
Il est installé devant une petite maison tamoule au toit couvert de tôles. Elle semble d’un autre temps au milieu de toutes les constructions récentes. Pour combien de temps encore allons nous voir ces maisons qui sont petit à petit remplacées par des maisons à étage avec des terrasses.

Le marchand de pain indiqué par P&C est toujours fermé le matin. Dans le bout de la rue Candapa  il y a une femme chaque matin qui dessine un kolam avec une dextérité d’artiste. La poudre coule entre ses doigts et le dessin prend forme comme par magie sur la chaussée. Aucune hésitation de sa part dans ses gestes, elle se redresse pour se déplacer et avoir une meilleure position, pour continuer.

Pas de nouvelle de la Canadienne.

Après le petit dèj on attaque la journée en collant des étiquettes au dos des aquarelles pour que les coordonnées de Véro soient sur chaque aquarelle. On s’aperçoit que sur un cadre, l’encadreur a oublié de mettre les crochets pour accrocher l’aquarelle. Il faut donc lui re-porter. Heureusement il n’y en a qu’une et on pourra la porter avec le scoot.

J’essaye de joindre Kam pour récupérer nos affaires, mais son n° n’est pas activé.

Véro peut joinde K l’organisatrice de l’expo qui a vu l’affiche dans un magasin et qui confirme que nous pouvons tout installer le jeudi 12 après midi, la personne précédente devant tout enlever cet après-midi.

On part faire notre circuit matinal. L’encadreur à qui on laisse le cadre à terminer : pas de problème il sera prêt dès qu’on repassera en fin de courses.

On va au marché Goubert qui est juste à côté pour récupérer la robe de Véro, chez Aroule.
Ce n’est pas tout à fait fini comme il faut. Ils ont gardé la ceinture de tissu que Véro leur avait dit de ne pas garder. Ils n’ont pas fait la longueur des manches comme le souhaitait Véro. Ce sera prêt demain soir. Véro insiste car elle compte mettre cette robe pour le vernissage vendredi.
Aroule nous offre le thé pour se faire pardonner. On repart en traversant la partie légumes du marché. Il n’y a pas trop de monde, même dans la rue.

Une moto s’est installée derrière le scoot et je ne peux pas le sortir. Je pousse la moto, sort le scoot, remet la moto en place. On va dans la  rue parallèle où il y a un magasin délirant de tout ce qu’on peut trouver comme horreur à mettre dans une maison. Il y a aussi des bijoux fantaisies qui ne sont pas si mal et Véro veut des boucles pour vendredi.
Après plusieurs essais, elle trouve une paire qui lui convient et qu’elle peut mettre. Certaines boucles ici ont un axe si gros que Véro ne peut les enfiler.

On prend aussi des points rouges autocollants pour coller sur les aquarelles vendues, on a bon espoir.

On file chez les graphistes pour voir si  les cartes professionnelles de Véro sont arrivées. Non mais ils pensent les avoir ce soir ou demain. Ils attendent que l’électricité revienne.
Abel appelle pour savoir où nous sommes et nous donner des invitations concernant l’inauguration de la galerie dimanche. On lui dit.
On descend dans la rue pour boire un thé en l’attendant. Véro va dans une boutique pharmacie voir si elle peut avoir quelque chose pour les maux d’estomac. Trop de citrons pressés vraisemblablement.

Abel arrive, il nous donne quelques invitations à distribuer et en plus, une pour nous et une pour Predibane et Christine.

On va chez le marchand de produits beaux arts pour acheter un stylo que l’on puisse fixer au cahier livre d’or de l’expo.

On repasse chez l’encadreur récupérer l’aquarelle qui est prête et on revient à l’appart pour la poser.

Le proprio est là et nous dit que la télé remarche et qu’il vient nous l’installer. En moins de deux on a TV5. Il n’y a plus de piles dans les zappettes mais il va régler ça ce soir.

J’essaye à nouveau Kam ; même message.

On part pour le Mango Hill se faire un après-midi cool au bord de la piscine.
On passe mettre  100R d’essence 1,5l pour être sûr de faire l’aller-retour. Et on prend la route.

On y arrive assez facilement, on retrouve bien l’intersection qu’il faut prendre sur la route de ChennaÏ.

Le Mango Hill c’est un grand bâtiment moderne mais qui se veut de style colonial XVIIIème.

On entre, à la réception il y a le patron. On prend deux entrées pour la piscine avec repas. On oublie de demander ce qu’il y a. Véro lui donne une affiche et une invitation. Il nous parle de JP un ancien architecte qui fait du dessin carnet de voyage aquarellé et il compare ça avec ce que fait Véro, sans commentaire.

On s’installe au bord de la piscine. D’un côté elle est bordée d’une construction sur pilotis qui soutient une dizaine de petits bungalows dans un style thaïlandais.

Il n’y a pas grand monde et on se jette tout de suite à l’eau. On bouquine et ne voyant personne venir, je vais au bar demander qu’on nous serve le repas.

On attend et vers 14h on nous apporte une salade jambon pomme de terre, c’est ce qui était convenu, comme boisson, on demande de l’eau. Le garçon nous apporte une bouteille sans verre. On lui demande des verres. Et, au bout d’un long moment je retourne au bar pour chercher des verres.

On se repose en attendant la suite. On se repose longtemps. Véro décide d’aller voir s’il y a une suite. Oui il y a un dessert ou un café. Elle prend le dessert mais demande aussi des cafés que nous paierons en supplément.

Elle revient et au bout d’un petit moment le dessert arrive sorte de fromage blanc avec des rondelles de bananes.

On redemande des cafés.

En attendant l’arrivée des cafés on retourne à l’eau. Au milieu de la piscine il y un arbre qui est toujours là, mais qui n’a plus de feuille. Les palmiers en éventail autour de la piscine ont les palmes brisées.

Des parents et des enfants sont arrivés après le repas. Les enfants font un peu d’animation et comme ce sont des Français, les parents aussi.

Tout à coup on voit un serveur qui pose un plateau sur notre table. On sort de l’eau. Il n’y a qu’une tasse avec un fond de marc de café. Véro me dit que ce n’est pas possible que ce soit du café. Le serveur revient et en fait ce sont des tasses et autres ustensiles qu’il débarrasse. Ouf …

On lui redemande nos cafés, noirs, sans sucre, OK et on retourne dans l’eau.

Mais lorsqu’on sort de l’eau ll n’y a toujours pas de café. On se sèche en bouquinant, puis on s’habille et on part.

On prend la route qui ramène au début du village et on se rend compte que de ce côté le cyclone a fait beaucoup de dégâts. Par endroit il n’y a plus un seul arbre debout, des arbres énormes couchés sur le bord de la route.
On croise une théorie d’une centaine de femmes qui semblent revenir du boulot et qui certainement aident à nettoyer les dégâts du cyclone. Certaines portent des fagots de bois sur leur tête, des chèvres les accompagnent.

Au village on reprend de la confiture et on revient par la route de la palmeraie. C’est plus une piste qu’une route, mais ce chemin est beau et  calme, on ne risque pas notre vie dans la circulation.

Arrêt au Nilgiris pour acheter des champignons, ce soir riz aux champignons.

Retour à l’appart.

J’ai ma claque, le soleil, l’eau beaucoup de nage pour essayer de me refaire des épaules moins douloureuses.

J’appelle à nouveau Kam. Rien.

Véro elle, a son idée, elle veut aller voir un cordonnier indiqué par Christine de l’autre côté du canal et elle se commande une paire de tongues rouge en cuir sur mesure qui seront prêtes lundi.

De là on continue notre chemin à nouveau jusqu’à Nilgiris, Véro veut prendre un rendez vous pour poils de jambes, demain matin 10h et poils de tête après demain même heure.

Tout semble prêt pour le vernissage, les aquarelles à accrocher quand même demain après midi et l’artiste épilée et coiffée avec une robe neuve de chez Aroule ça va être super, venez nombreux.

On revient par Mission street et Véro achète des koflet chez un  pharmacien

Coup de fil de Léon, il ramène la moto ce soir et la reprend vendredi matin de 8h30 à 11h30.

On dîne.

Le mécano de Léon arrive avec la moto et nous montre tout ce qui a été changé. C’est vrai que c’est presque une nouvelle moto, tout fonctionne et il y a un porte-bagages.

On va rendre le scoot, mais comme on a trois heures de retard il nous compte toute la journée de demain. On discute et il nous fait un rabais de 50R

On revient une nouvelle fois à pied par Mission Street, la dernière fois de la journée.

On a notre dose aujourd’hui encore.

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