Ce matin, il fait très frais
et c’est toujours dans la rue Candappa la même scène des femmes à la fontaine.
Le téléphone de Léon est
toujours fermé.
J’ai oublié de noter hier
soir dans le blog qu’au Satsanga, on a pris en dessert, une crème caramel
divine. En la mangeant j’avais envie de la partager avec Félicie et Ernesto
pour leur faire comprendre ce que c’était que la vraie bonne bouffe quand
j’avais leur âge. Je ne crois plus qu’en France, il y ait encore de telle crème
caramel.
A la fin du vernissage Pitch
a proposé à Véro d’échanger une de ses aquarelles contre un de ses tableaux.
Véro lui dit on verra à la fin de l’expo. Pitch lui dit tu n’as pas à te
plaindre j’ai choisi une des moins chers.
Après le petit dèj, je décide
d’aller voir rue de Bussy s’il n’y aurait pas un mécano capable de faire
démarrer la Bullet.
Je demande à une personne
qui me semble faire de la mécanique et il
m’emmène de l’autre côté de la rue, dans une petite rue où nous avions
déjà vu qu’il y avait une location de deux roues.
Le gars me dit qu’il veut
bien regarder et qu’il viendra la voir d’ici une quinzaine de minutes. C’est à
environ 100m de chez nous.
Je remonte à l’appart et je
dis à Véro que finalement plutôt que de l’attendre je vais la lui porter.
Pousser la moto ne pose de pb parce qu’elle est très roulante.
Le mécano me dit de revenir
vers 10h30.
Je reviens et en revenant je
passe devant chez le frère de Kam, celui qui cache sa femme. Je ne pense pas
qu’il m’ait reconnu ou alors il doit se demander où il a déjà vu cette tête. Il
discute avec une femme qui doit être une locataire.
Je reviens. Aujourd’hui on
change les draps parce que nous avons récupéré nos draps et nos taies
d’oreiller. On a même nos serviettes de bain, c’est tout ce qu’on a sauvé de la
déroute du Sri Lanka.
J’entends le bruit de la
bullet du voisin du dessous. Je décide d’aller le voir pour lui demander s’il
connaît un bon mécano Enfield, parce que je lui explique les difficultés que
j’ai avec la mienne. Il me dit « montez, j’en connais un très fiable à
2mn. » Nous voilà parti le long du canal qu’on traverse et en face de
l’hôpital il y a plusieurs petites baraques de mécaniciens et parmi eux il y en
a un qui est Enfield.
On s’arrête, le patron n’est
pas là. Le voisin l’appelle au téléphone et lui dit de venir chez nous rue
Candappa pour 11h.
On revient, il me laisse et
part au boulot. Ça explique souvent pourquoi les gens sont toujours en retard,
c’est parce qu’ils sont toujours prêts à rendre service, c’est leur côté sympa.
Je ne sais pas si entre eux ils sont comme ça mais c’est vrai qu’avec nous
occidentaux, ils essayent toujours de nous aider.
Je retourne chez le premier
mécano récupérer la Enfield, il a réussit à la faire démarrer, c’était
simplement une saloperie dans le carburateur. Il me la fait essayer, tout va
bien. Il me demande 80R, je lui en donne 100 et lui dit de garder la monnaie
parce que là il m’a rendu pour le coup un vrai service.
Je reviens par la
station-service pour mettre de l’essence. En y allant je cale et elle repart
facilement. Je pense qu’elle a certainement besoin d’un bon réglage. Je ne
décommande donc pas la venue du spécialiste Enfield.
Contre toute attente, il est
là à 11h10. Il a un peu de bouteille et a plutôt l’air sympathique et honnête à
première vue. Il ne parle ni français ni anglais. Je demande au proprio s’il
peut nous servir de traducteur.
Il pense que la moto a
besoin d’une grosse révision, mais on lui explique qu’on la loue et qu’on ne
veut pas y faire des frais importants ce qu’il semble comprendre. Il faudra
peut-être quand même changer la batterie, il va essayer de charger celle qui
est dessus si elle tient la charge il ne fait rien. S’il est obligé d’en
acheter une neuve, il nous propose de garder l’ancienne et de nous racheter la
neuve à moitié prix au moment où nous rendrons la moto.
On demande au proprio ce
qu’il pense de ce personnage. Pour lui il a l’air honnête. On fait affaire, on
lui laisse la moto qu’il ramènera demain vers 15h
Comme il est venu en TVS, il
nous propose de garder son TVS pour nous déplacer et lui repart avec la moto.
C’est OK, on est très content d’avoir un moyen de transport.
On part chez le cordonnier
pour récupérer les tongs sur mesure de Véro. Elles sont avec une semelle rouge
et des lanières dorés, superbes. Il fait encore quelques ajustement et doit
coller la semelle sur la partie qui touche le sol. On reviendra.
On va au Promenade, Véro
veut noter sur les aquarelles retenues « vendues » parce que l’an
dernier ils n’ont pas eu peur de vendre une deuxième fois des aquarelles
retenues.
On va déjeuner au petit
bistrot qui n’est pas très loin dans un petit jardin face à l’océan.
On revient à la maison boire
un café et faire la sieste.
Véro n’assume pas trop de
rouler sur cet engin antédiluvien de 49,9cc, pas de klaxonne, pas de
clignotant. On a l’impression d’être sur une sorte de patinette, mais en ville
c’est parfaitement sympa. Sur cours Goubert on arrive à la lancer jusqu’à
30km/h. Je me dis que le moteur à explosion a vraiment été quelque chose de
génial, capable de faire avancer n’importe quoi.
Après la sieste on part
faire quelques courses au marché Goubert pour des bananes et du café. Il y a
monde extraordinaire. Chacun achète une canne à sucre qu’il transporte de toute
leur longueur, verticalement à travers la ville, c’est pour Pongal. J’ai
l’impression que c’est un peu leur sapin de Noël.
Certains font couper la cane
en morceau de 50 cm de long.
Ce qui est sûr c’est que
tout le monde est là pour en acheter.
On achète de la bière en
revenant. Celle qu’on prend habituellement est en rupture de stock toujours à
cause de Pongal on doit en acheter une plus chère.
On revient et vers 16h on
descend au 22 de la rue à la maison bleue pour l’inauguration de ses activités.
Il y a Abel et Ejoumalé qui viennent pour y faire une démonstration et ensuite
il y aura une danseuse de Barata Natyam.
On regarde depuis notre
terrasse la danseuse de Barata Natyam qui danse dans la cour de la maison
bleue.
Puis on discute avec les
différentes personnes qui sont là et qu’on connaît.
Il y ensuite un spectacle
danse Bollywood rigolo et rigoureux, avec les enfants d’une école de danse.
Vers 20h on remonte dans
notre appart avec E qui vient pour
boire une bière et qui restera dîner.
Pendant la soirée une partie
de nos ventilos et de nos éclairages s’arrêtent sans qu’on comprenne pourquoi.
Il y a une bonne fraîcheur
ce soir, je sens que l’on va bien dormir.
Merci pour le partage. Les photos sont très belles notamment celles de la danseuse. Bisous de France / Mamanlotus-AC
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