Bon anniversaire Dylan
et Happy Pongal
Je viens de passer la
meilleure nuit depuis notre arrivée. Il fait presque frais ce matin dans la
chambre et c’est très agréable.
Je me lève et je vais
chercher le pain. Sur la route de magnifiques Kolams multicolores de Pongal,
souhaitent aux passants et aux visiteurs : « Happy Pongal
2012 ».
Nos ventilos et éclairages
ne fonctionnent toujours pas. Il va falloir en informer le proprio.
Il ne semble pas y avoir de
problème dans le tableau électrique, tous les disjoncteurs sont en bonne
position.
Dans ce qui pourrait être
appelé le séjour, il y a 34 interrupteurs qui concernent les ventilos, les
éclairages, les prises. On a mis une bonne dizaine de jours pour mémoriser à
quoi correspond chaque interrupteur et je crois que Véro n’y arrive toujours
pas complètement.
Dans la cuisine, et dans le
couloir qui dessert les pièces il y a 13 interrupteurs.
7 interrupteurs pour la
salle de bain que nous utilisons, 7 aussi pour l’autre.
11 interrupteurs pour notre
chambre, 12 pour la deuxième chambre et son cabinet de toilette, 7 pour la
troisième chambre.
Nous avons donc à gérer
quotidiennement 91 interrupteurs, sans compter les trois disjoncteurs des clim,
et leur télécommande.
Chaque source de lumière,
chaque prise de courant et chaque ventilo, ces derniers ayant en plus leur
variateur, a son interrupteur.
L’électricité dans les
appartements indiens est une vraie source de fatigue intellectuelle et de
dépense d’énergie pour aller d’un interrupteur à l’autre pour trouver le bon.
Il est à mon avis impossible
de détecter une panne surtout quand en plus rien n’a bougé dans l’armoire
électrique qui contrôle l’installation de
l’appartement.
Je descends chercher le
proprio, et en passant au premier je vois qu’il y a d’installées de chaque côté
de la porte, des tiges de canne à sucre, c’est Pongal.
Le proprio vient, Véro lui
dit « Happy Pongal ! » il répond mécontent, ça ne nous concerne
pas. Il est catho certainement un peu intégriste.
Il ne comprend évidemment
rien du tout à notre problème électrique. Il va appeler l’électricien, mais
c’est Pongal, alors on est sûr de rien, déjà que lorsque ce n’est pas Pongal,
on est sûr de rien…
On décide de partir faire
Sunday Market pour essayer de trouver un brise-jet pour l’évier, afin d’éviter
de nous doucher chaque fois qu’on fait la vaisselle.
On remonte MG road il y
beaucoup de monde. Les petits marchands se sont installés dès hier soir pour
êtres surs d’avoir un espace.
Dans la rue les femmes ont
revêtu leurs saris de fête qui brillent sous la lumière de leur couleur de soie
et d’or.
Véro se fait plaisir avec
son appareil photo.
Comme on ne trouve rien le
long de MG road, on prend Nehru street
pour aller à Singapore chercher notre brise jet.
Mais contrairement à ce
qu’on pourrait penser, il n’y a pas de brise-jet à Singapore. On remonte Nehru
street en direction du boulevard et le long de l'ancienne prison où il y a
moins de monde sur le trottoir.
En passant devant un
magasin, on achète une lampe de poche pour en avoir toujours une sur nous afin
de ne pas être surpris par la nuit. On passe Barathi street pour aller dans
Sinna Subaraya Pillai où il y a un
temple qui enjambe la rue et dont j’ai déjà parlé, lorsque nous étions à la
recherche d’un tube en PVC, vendredi 13.
Il y a dans cette rue un
magasin avec des portraits de Gandhi comme on ne comprend pas trop pourquoi on
se dit que c’est peut-être parce qu’ils vendent des dothis.
On passe sous l’arche du
temple qui semble dédié à Shiva parce que le dieu principal qui orne le portail
d’entrée tient un trident qui est un des instruments qui identifient Shiva.
On revient par les petites
rues qui se dissimulent entre Nehru street et Abalathadaiyar Madam et qui
abritent le quartier des bijoutiers, marchands, fabricants, plaqueur d’or.
On revient sur Nehru street
que l’on remonte jusqu’à Canteen street tout en faisant les échoppes installées
sur les trottoirs et qui proposent tout et n’importe quoi dans l’esprit du
Sunday Market.
On remonte Canteen street
jusqu’à la rue Surcouf, qu’on emprunte pour traverser le canal.
De l’autre côté du pont en
face du Lycée français un restau français a ouvert : le « Saladbar »,
qui propose des salades, des sandwichs, des crêpes mexicaines. C’est aussi une
boutique qu’on visite avant de s’installer à table.
C’est un décor qui se veut
dans un esprit « rustre chic ». A la française, il faut avoir un peu
de temps 1h pour déjeuner, ce qui ne convient pas à tout le monde. Ici les
repas sont souvent expédiés en quelques minutes. Nous ça nous convient bien et ça permet de récupérer et de nous
détendre après notre belle promenade dans la ville.
On se régale avec une crêpe
mexicaine même si c’est quelque chose qu’on ne viendrait pas manger tous les
jours. Véro ne peut résister à une fondue chocolat, des morceaux de fruits à
tremper dans du chocolat chaud. L’idée est intéressante et c’est très bon.
On revient à l’appart pour
se reposer.
Je fais un petit café.
Je commence seulement à
m’endormir lorsque retentit très fort la sonnette de l’appartement. C’est le
mécano qui ramène la Enfield. Il l’a réellement remise en état et au kick elle
démarre mieux qu’avec un démarreur.
C’est un peu cher, mais on
est sûr d’avoir une bonne moto, d’autant que Léon ne répond toujours pas au
téléphone et ne donne pas signe de vie.
Je fais un tour avec. Elle
marche bien. Le mécano est content de lui et nous dit que tout ce qu’il a fait
est garanti et qu’on peut repasser chez lui si on a le moindre problème ce sera
gratuit. Il a mis une batterie à lui pendant que la batterie d’origine charge
et il vient demain soir à 18h30 pour faire le changement.
On dit au proprio que rien
n’a évolué sur le plan électrique, il est étonné parce que l’électricien est
venu sans venir dans l’appartement et qu’il a dit que tout allait. Il va le
faire revenir et cette fois-ci l’amener dans l’appartement.
On décide d’aller se balader
sur la promenade Goubert et de revenir pour que Véro se change avant d’aller à
l’inauguration de la galerie d’Abel.
La moto démarre bien et on
va sa garer près du Promenade. Véro peut ainsi y faire un tour, rien n’a
changé.
On marche le long de la
promenade Goubert à l’heure où la lumière est la meilleure pour faire des
photos.
On va jusqu’au bout parmi
les badauds indiens et touristes qui font comme nous.
On revient par le même
chemin et lorsqu’on va prendre la rue où est garée la moto on s’aperçoit qu’il
y notre marchand de cacahuètes grillées juste au commencement de la rue. Il est
l’opposé de là où il se met habituellement. On lui achète deux cornets qu’on va
manger assis sur la murette qui borde la côte. C’est le seul marchand de
cacahuètes grillées c’est pourquoi on est un peu déçu lorsqu’on ne le trouve
pas. Il nous reconnaît aussi et sait que nous sommes de fidèles clients.
On reprend la moto et on
remonte avec toute la promenade parmi les promeneurs pour faire un peu les
kakous, comme dit Véro.
On revient à l’appart. Véro
se change et nous allons rue Vysiale où se trouve la galerie. Nous arrivons
bien à l’heure. Abel est vêtue d’une marinière qui lui donne l’air d’un acteur
de cinéma.
Il y a beaucoup de monde
dans les 20m2 de la galerie.
Un discours bref est
prononcé en français par Abel, un discours étonnant de paroles pour ne rien
dire et un autre en anglais est
prononcé par le célèbre portraitiste belge invité d’honneur. Un écrivain
anglais qui a écrit un petit guide sur Pondichéry y va aussi de son petit
discours en anglais à la demande d’Ejoumalé.
Puis c’est fini on apporte
le riz sucré de Pongal et un sorte de corne de gazelle fourré, puis un bouillon
de légumes hyper épicé dans de petits verres en carton.
On sort prendre l’air dans
la rue parce que dans la galerie c’est irrespirable.
On discute avec les Belges C
et R et puis aussi avec E qui arrive et qui se joint à nous. Puis nous revenons
à la maison.
Dîner, on regarde les infos
de la RTBF sur France 5, le
paquebot, le triple A qui n’est plus triple et Juppé avec Hang sun su
ki. Tout cela nous semble loin.
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