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dimanche 15 janvier 2012

Happy Pongal



Bon anniversaire Dylan et Happy Pongal

Je viens de passer la meilleure nuit depuis notre arrivée. Il fait presque frais ce matin dans la chambre et c’est très agréable.

Je me lève et je vais chercher le pain. Sur la route de magnifiques Kolams multicolores de Pongal, souhaitent aux passants et aux visiteurs : « Happy Pongal 2012 ».

Nos ventilos et éclairages ne fonctionnent toujours pas. Il va falloir en informer le proprio.

Il ne semble pas y avoir de problème dans le tableau électrique, tous les disjoncteurs sont en bonne position.

Dans ce qui pourrait être appelé le séjour, il y a 34 interrupteurs qui concernent les ventilos, les éclairages, les prises. On a mis une bonne dizaine de jours pour mémoriser à quoi correspond chaque interrupteur et je crois que Véro n’y arrive toujours pas complètement.

Dans la cuisine, et dans le couloir qui dessert les pièces il y a 13 interrupteurs.

7 interrupteurs pour la salle de bain que nous utilisons, 7 aussi pour l’autre.

11 interrupteurs pour notre chambre, 12 pour la deuxième chambre et son cabinet de toilette, 7 pour la troisième chambre.

Nous avons donc à gérer quotidiennement 91 interrupteurs, sans compter les trois disjoncteurs des clim, et leur télécommande.

Chaque source de lumière, chaque prise de courant et chaque ventilo, ces derniers ayant en plus leur variateur, a son interrupteur.

L’électricité dans les appartements indiens est une vraie source de fatigue intellectuelle et de dépense d’énergie pour aller d’un interrupteur à l’autre pour trouver le bon.

Il est à mon avis impossible de détecter une panne surtout quand en plus rien n’a bougé dans l’armoire électrique qui contrôle l’installation de  l’appartement.

Je descends chercher le proprio, et en passant au premier je vois qu’il y a d’installées de chaque côté de la porte, des tiges de canne à sucre, c’est Pongal.

Le proprio vient, Véro lui dit « Happy Pongal ! » il répond mécontent, ça ne nous concerne pas. Il est catho certainement un peu intégriste.

Il ne comprend évidemment rien du tout à notre problème électrique. Il va appeler l’électricien, mais c’est Pongal, alors on est sûr de rien, déjà que lorsque ce n’est pas Pongal, on est sûr de rien…

On décide de partir faire Sunday Market pour essayer de trouver un brise-jet pour l’évier, afin d’éviter de nous doucher chaque fois qu’on fait la vaisselle.

On remonte MG road il y beaucoup de monde. Les petits marchands se sont installés dès hier soir pour êtres surs d’avoir un espace.

Dans la rue les femmes ont revêtu leurs saris de fête qui brillent sous la lumière de leur couleur de soie et d’or.

Véro se fait plaisir avec son appareil photo.

Comme on ne trouve rien le long de MG road, on prend Nehru street  pour aller à Singapore chercher notre brise jet.

Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas de brise-jet à Singapore. On remonte Nehru street en direction du boulevard et le long de l'ancienne prison où il y a moins de monde sur le trottoir.

En passant devant un magasin, on achète une lampe de poche pour en avoir toujours une sur nous afin de ne pas être surpris par la nuit. On passe Barathi street pour aller dans Sinna Subaraya Pillai  où il y a un temple qui enjambe la rue et dont j’ai déjà parlé, lorsque nous étions à la recherche d’un tube en PVC, vendredi 13.

Il y a dans cette rue un magasin avec des portraits de Gandhi comme on ne comprend pas trop pourquoi on se dit que c’est peut-être parce qu’ils vendent des dothis.

On passe sous l’arche du temple qui semble dédié à Shiva parce que le dieu principal qui orne le portail d’entrée tient un trident qui est un des instruments qui identifient Shiva.

On revient par les petites rues qui se dissimulent entre Nehru street et Abalathadaiyar Madam et qui abritent le quartier des bijoutiers, marchands, fabricants, plaqueur d’or.

On revient sur Nehru street que l’on remonte jusqu’à Canteen street tout en faisant les échoppes installées sur les trottoirs et qui proposent tout et n’importe quoi dans l’esprit du Sunday Market.

On remonte Canteen street jusqu’à la rue Surcouf, qu’on emprunte pour traverser le canal.

De l’autre côté du pont en face du Lycée français un restau français a ouvert : le « Saladbar », qui propose des salades, des sandwichs, des crêpes mexicaines. C’est aussi une boutique qu’on visite avant de s’installer à table.

C’est un décor qui se veut dans un esprit « rustre chic ». A la française, il faut avoir un peu de temps 1h pour déjeuner, ce qui ne convient pas à tout le monde. Ici les repas sont souvent expédiés en quelques minutes. Nous  ça nous convient bien et ça permet de récupérer et de nous détendre après notre belle promenade dans la ville.

On se régale avec une crêpe mexicaine même si c’est quelque chose qu’on ne viendrait pas manger tous les jours. Véro ne peut résister à une fondue chocolat, des morceaux de fruits à tremper dans du chocolat chaud. L’idée est intéressante et c’est très bon.

On revient à l’appart pour se reposer.

Je fais un petit café.

Je commence seulement à m’endormir lorsque retentit très fort la sonnette de l’appartement. C’est le mécano qui ramène la Enfield. Il l’a réellement remise en état et au kick elle démarre mieux qu’avec un démarreur.

C’est un peu cher, mais on est sûr d’avoir une bonne moto, d’autant que Léon ne répond toujours pas au téléphone et ne donne pas signe de vie.

Je fais un tour avec. Elle marche bien. Le mécano est content de lui et nous dit que tout ce qu’il a fait est garanti et qu’on peut repasser chez lui si on a le moindre problème ce sera gratuit. Il a mis une batterie à lui pendant que la batterie d’origine charge et il vient demain soir à 18h30 pour faire le changement.

On dit au proprio que rien n’a évolué sur le plan électrique, il est étonné parce que l’électricien est venu sans venir dans l’appartement et qu’il a dit que tout allait. Il va le faire revenir et cette fois-ci l’amener dans l’appartement.

On décide d’aller se balader sur la promenade Goubert et de revenir pour que Véro se change avant d’aller à l’inauguration de la galerie d’Abel.

La moto démarre bien et on va sa garer près du Promenade. Véro peut ainsi y faire un tour, rien n’a changé.

On marche le long de la promenade Goubert à l’heure où la lumière est la meilleure pour faire des photos.

On va jusqu’au bout parmi les badauds indiens et touristes qui font comme nous.

On revient par le même chemin et lorsqu’on va prendre la rue où est garée la moto on s’aperçoit qu’il y notre marchand de cacahuètes grillées juste au commencement de la rue. Il est l’opposé de là où il se met habituellement. On lui achète deux cornets qu’on va manger assis sur la murette qui borde la côte. C’est le seul marchand de cacahuètes grillées c’est pourquoi on est un peu déçu lorsqu’on ne le trouve pas. Il nous reconnaît aussi et sait que nous sommes de fidèles clients.

On reprend la moto et on remonte avec toute la promenade parmi les promeneurs pour faire un peu les kakous, comme dit Véro.

On revient à l’appart. Véro se change et nous allons rue Vysiale où se trouve la galerie. Nous arrivons bien à l’heure. Abel est vêtue d’une marinière qui lui donne l’air d’un acteur de cinéma.

Il y a beaucoup de monde dans les 20m2 de la galerie.

Un discours bref est prononcé en français par Abel, un discours étonnant de paroles pour ne rien dire et un autre  en anglais est prononcé par le célèbre portraitiste belge invité d’honneur. Un écrivain anglais qui a écrit un petit guide sur Pondichéry y va aussi de son petit discours en anglais à la demande d’Ejoumalé.

Puis c’est fini on apporte le riz sucré de Pongal et un sorte de corne de gazelle fourré, puis un bouillon de légumes hyper épicé dans de petits verres en carton.

On sort prendre l’air dans la rue parce que dans la galerie c’est irrespirable.

On discute avec les Belges C et R et puis aussi avec E qui arrive et qui se joint à nous. Puis nous revenons à la maison.

Dîner, on regarde les infos de la RTBF sur France 5, le  paquebot, le triple A qui n’est plus triple et Juppé avec Hang sun su ki. Tout cela  nous semble loin.

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