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mardi 31 janvier 2012

Cimetière plein d'humour

Cimetière français de Pondy



Hier soir avant de se coucher, visite d’une petite chauve souris dans l’appartement. La pauvre bête était aussi affolée que Véro.

Prédibane nous appelle pour nous dire que la reconnaissance est remise à vendredi matin ainsi nous aurons plus de temps.

Mauvaise nuit, je crois que je me suis à nouveau enrhumé.

Ce matin le ciel est couvert.

Comme on est prêt de bonne heure et que les magasins sont encore fermés, on décide de retourner au cimetière français, car c’est le meilleur moment pour les photos. Malheureusement le soleil est toujours caché derrière les nuages et ce matin il n’y a pas de lumière. Il faudra revenir.

Le cimetière est animé par des Indiens qui creusent à l’endroit d’une tombe et on a l’impression mais on n’est pas allé voir de trop près qu’ils ont extrait un crâne de la terre. D’autres indiens sont occupés à débiter les petites branches des énormes arbres tombés sur les tombes suite au cyclone. Ici c’est le contraire de chez nous, c’est tout le petit bois qui permettra de faire du feu qui va être nettoyé et ensuite peut-être les énormes troncs ou branches car pour ça il faut des outils pour débiter et du matériel pour les transporter.

Je pense qu’en France on aurait commencé par tout débiter à la tronçonneuse et on ne se serait pas donner la peine de récupérer le petit bois qui aurait été mis à la poubelle. Comme quoi on a encore des progrès à faire en terme d’écologie.

Il y a cependant suffisamment de lumière pour que Véro s’amuse à relever tous les noms un peu curieux que l’on rencontre sur les tombes où sur les croix. Les Indiens lorsqu’ils ont choisi de devenir français ont pris un nom français. Je vous laisse la surprise de voir sur les photos les noms choisis.

On revient ensuite dans le centre prendre notre thé quotidien. On est un peu collé par des mendiants ce matin. Peut-être parce que nous sommes matinaux et qu’il n’y a pas encore d’autres occidentaux. Quand ne fait que passer en Inde c’est sûr qu’on peut-être ému, quand on y reste un peu on fait vite la différence entre ceux qui font profession de mendier auprès des touristes la catégorie unique à mon avis à Pondy et les autres qu’on ne voit certainement pas.

Ce matin c’est un homme âgé qui discute normalement avec tous ceux qui boivent leur thé comme nous autour de la baraque à thé. On ne le différencie pas des autres Indiens à part son âge peut-être. Soudain il nous voit et ça devient instantanément un pauvre hère, vaincu par les affres de la vieillesse et sans personne pour l’aider à vivre.

On remonte sur la moto et on part.

On va au magasin Titanic, ils n’ont peur de rien, je pense que pour eux ce n’est qu’un film et non pas un naufrage. On a reçu un SMS d’Abel qui nous donne l’adresse du lieu du baptême et Véro veut acheter quelque chose pour la future baptisée Hélène et comme elle a une grande sœur quelque chose pour la grande sœur Catherine.

On ne trouve rien à Titanic, on fait à pied tous les magasins du quartier dans l’un, on glane une petite robe Benetton adorable pour le bébé, dans d’autres magasins rien du  tout et enfin chez Kalki un magasin d’Auroville qui est en ville un petit gilet en soie qui ira parfaitement avec la robe. Reste la grande sœur, 3 ans, en face de Kalki il y a Casablanca, on y va  et on trouve une superbe Barbie Indienne en sari et à peigner.

On reprend la moto et on passe chez Félix pour lui demander précisément ce qu’il veut comme garantie pour la location de la moto parce que demain matin on va aller la chercher à pied et qu’on n'a pas envie de retourner à l’appart qui n’est pas tout proche pour y rechercher quelque chose.

Il se contentera d’une photocopie du passeport et de notre adresse à Pondy.

On revient par le marché Goubert parce que je pense que Véro veut acheter des aubergines. Je me gare sur l’arrière et on s’est mal compris Véro veut acheter des courgettes, parce qu’elle en a marre de manger depuis trois jours des aubergines.

Les courgettes c’est le marchand de légume qui est à côté du Nilgiris. C’est juste à l’opposé du marché, mais il faut à moto passer par Nehru Street et Mission Street.

On fait le plein de légumes, courgettes, tomates, salades. Puis comme on n’est pas loin du marché Goubert on revient à pied prendre des bananes et du beurre. On a trouvé un marchand de bananes qui nous vend de bonnes bananes citronnées en nous volant moins que les autres et peut-être même qu’on paie le prix normal.

Le marchand de beurre lui ne vend que du beurre blanc, du beurre de bufflesse, ça ne dit rien à Véro. On va rentrer à l’appart et on prendra du beurre chez le laitier de Mission Street en revenant déjeuner.

On pose nos courses et il es déjà midi on repart déjeuner et on rencontre Christine qui vient de rechercher sa fille à l’école elles sont toutes les deux sur son superbe scoot rouge.
On discute un moment puis on va déjeuner à l’Aristo.

Même commande Fish Tika et à chaque fois on pense à Dylan et Géraldine qui nous ont fait découvrir ce restau et ce plat, Véro en prend une photo pour leur faire envie.

On revient par chez le laitier et par chez le cordonnier parce que l’étui de l’Iphone de Véro est mort. Plutôt que d'en trouver un dans le commerce, on décide d’en faire faire un en cuir sur le même modèle par le cordonnier. Ça ne semble pas lui poser de problème ce sera prêt demain.

Repos

Lorsqu’on décide de partir pour rendre la moto à Lèon, il se met à pleuvoir. Rien de bien inquiétant, on décide d’y aller quand même pour se débarrasser de ce  problème.

La pluie a rafraîchi l’atmosphère il fait bon rouler. C’est quand même un peu dangereux parce que tout le monde roule comme si la route n’était pas mouillée.

À la boutique de Léon, il n’y a personne. On demande alentour ce qu’il en est. Quelqu’un nous dit que c’est fermé que le gars reviendra demain.

On laisse la moto mais on garde les clés tant pis on repassera demain pour les lui rendre.

On essaye de téléphoner et personne ne répond.

Je coince la moto dans l’entrée de l’atelier en mettant contre elle une petite Jawa qui est là et qui n’a pas non plus de nemann. Une autre Enfield bleue attend aussi posée devant la boutique. Je trouve étonnant que ces motos restent ainsi et je ne peux pas croire qu’ils ne vont pas revenir pour les mettre plus en sécurité.

On prend un rickshaw qui nous dépose à l’entrée de Pondy et on revient à pied par la promenade Goubert. On s’arrête boire un lassi.

On rentre par la rue de Bussy.

Ce soir omelette de pommes de terre, salade, fromage, bananes.

Fin de notre série TV « Après l’orage ».

2 commentaires:

  1. Salut les Gojojo,

    Merci de m'avoir fait découvrir le cimetière...
    Que c'est drôle de trouver dans un tel lieu, des raisons de rire, c'est Coluche qui avait raison, on peut rire de tout, cela dépend simplement des personnes avec qui l'on en rit...

    Pour la famille Mortier, je constate que c'est le côté italien de Jean-No qui l'a remporté sur la famille de militaire de Véro, car pour moi Mortier c'est aussi militaire...(La pièce d'artillerie et le général d'empire...)...

    Pour le reste je constate que rien ne change à Puducherry, c'est un bonheur de vous lire et de voir les photos de Véro.

    Je vous embrasse,
    LouLou Misseï

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  2. Merci Loulou d'être et de rester un fan de notre blog.
    Tu nous manques ici et on te cherche tout le temps ...
    L'année prochaine tu reviendras dis ?

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