| Cimetière français de Pondy |
Hier soir avant de se
coucher, visite d’une petite chauve souris dans l’appartement. La pauvre bête
était aussi affolée que Véro.
Prédibane nous appelle pour
nous dire que la reconnaissance est remise à vendredi matin ainsi nous aurons
plus de temps.
Mauvaise nuit, je crois que
je me suis à nouveau enrhumé.
Ce matin le ciel est
couvert.
Comme on est prêt de bonne
heure et que les magasins sont encore fermés, on décide de retourner au
cimetière français, car c’est le meilleur moment pour les photos.
Malheureusement le soleil est toujours caché derrière les nuages et ce matin il
n’y a pas de lumière. Il faudra revenir.
Le cimetière est animé par
des Indiens qui creusent à l’endroit d’une tombe et on a l’impression mais on
n’est pas allé voir de trop près qu’ils ont extrait un crâne de la terre.
D’autres indiens sont occupés à débiter les petites branches des énormes arbres
tombés sur les tombes suite au cyclone. Ici c’est le contraire de chez nous,
c’est tout le petit bois qui permettra de faire du feu qui va être nettoyé et
ensuite peut-être les énormes troncs ou branches car pour ça il faut des outils
pour débiter et du matériel pour les transporter.
Je pense qu’en France on
aurait commencé par tout débiter à la tronçonneuse et on ne se serait pas
donner la peine de récupérer le petit bois qui aurait été mis à la poubelle.
Comme quoi on a encore des progrès à faire en terme d’écologie.
Il y a cependant
suffisamment de lumière pour que Véro s’amuse à relever tous les noms un peu curieux
que l’on rencontre sur les tombes où sur les croix. Les Indiens lorsqu’ils ont
choisi de devenir français ont pris un nom français. Je vous laisse la surprise
de voir sur les photos les noms choisis.
On revient ensuite dans le
centre prendre notre thé quotidien. On est un peu collé par des mendiants ce
matin. Peut-être parce que nous sommes matinaux et qu’il n’y a pas encore
d’autres occidentaux. Quand ne fait que passer en Inde c’est sûr qu’on
peut-être ému, quand on y reste un peu on fait vite la différence entre ceux
qui font profession de mendier auprès des touristes la catégorie unique à mon
avis à Pondy et les autres qu’on ne voit certainement pas.
Ce matin c’est un homme âgé
qui discute normalement avec tous ceux qui boivent leur thé comme nous autour
de la baraque à thé. On ne le différencie pas des autres Indiens à part son âge
peut-être. Soudain il nous voit et ça devient instantanément un pauvre hère,
vaincu par les affres de la vieillesse et sans personne pour l’aider à vivre.
On remonte sur la moto et on
part.
On va au magasin Titanic,
ils n’ont peur de rien, je pense que pour eux ce n’est qu’un film et non pas un
naufrage. On a reçu un SMS d’Abel qui nous donne l’adresse du lieu du baptême
et Véro veut acheter quelque chose pour la future baptisée Hélène et comme elle
a une grande sœur quelque chose pour la grande sœur Catherine.
On ne trouve rien à Titanic,
on fait à pied tous les magasins du quartier dans l’un, on glane une petite
robe Benetton adorable pour le bébé, dans d’autres magasins rien du tout et enfin chez Kalki un magasin
d’Auroville qui est en ville un petit gilet en soie qui ira parfaitement avec
la robe. Reste la grande sœur, 3 ans, en face de Kalki il y a Casablanca, on y
va et on trouve une superbe Barbie
Indienne en sari et à peigner.
On reprend la moto et on
passe chez Félix pour lui demander précisément ce qu’il veut comme garantie
pour la location de la moto parce que demain matin on va aller la chercher à
pied et qu’on n'a pas envie de retourner à l’appart qui n’est pas tout proche
pour y rechercher quelque chose.
Il se contentera d’une
photocopie du passeport et de notre adresse à Pondy.
On revient par le marché
Goubert parce que je pense que Véro veut acheter des aubergines. Je me gare sur
l’arrière et on s’est mal compris Véro veut acheter des courgettes, parce
qu’elle en a marre de manger depuis trois jours des aubergines.
Les courgettes c’est le
marchand de légume qui est à côté du Nilgiris. C’est juste à l’opposé du
marché, mais il faut à moto passer par Nehru Street et Mission Street.
On fait le plein de légumes,
courgettes, tomates, salades. Puis comme on n’est pas loin du marché Goubert on
revient à pied prendre des bananes et du beurre. On a trouvé un marchand de
bananes qui nous vend de bonnes bananes citronnées en nous volant moins que les
autres et peut-être même qu’on paie le prix normal.
Le marchand de beurre lui ne
vend que du beurre blanc, du beurre de bufflesse, ça ne dit rien à Véro. On va
rentrer à l’appart et on prendra du beurre chez le laitier de Mission Street en
revenant déjeuner.
On pose nos courses et il es
déjà midi on repart déjeuner et on rencontre Christine qui vient de rechercher
sa fille à l’école elles sont toutes les deux sur son superbe scoot rouge.
On discute un moment puis on
va déjeuner à l’Aristo.
Même commande Fish Tika et à
chaque fois on pense à Dylan et Géraldine qui nous ont fait découvrir ce restau
et ce plat, Véro en prend une photo pour leur faire envie.
On revient par chez le
laitier et par chez le cordonnier parce que l’étui de l’Iphone de Véro est
mort. Plutôt que d'en trouver un dans le commerce, on décide d’en faire faire
un en cuir sur le même modèle par le cordonnier. Ça ne semble pas lui poser de
problème ce sera prêt demain.
Repos
Lorsqu’on décide de partir
pour rendre la moto à Lèon, il se met à pleuvoir. Rien de bien inquiétant, on
décide d’y aller quand même pour se débarrasser de ce problème.
La pluie a rafraîchi
l’atmosphère il fait bon rouler. C’est quand même un peu dangereux parce que
tout le monde roule comme si la route n’était pas mouillée.
À la boutique de Léon, il
n’y a personne. On demande alentour ce qu’il en est. Quelqu’un nous dit que
c’est fermé que le gars reviendra demain.
On laisse la moto mais on
garde les clés tant pis on repassera demain pour les lui rendre.
On essaye de téléphoner et
personne ne répond.
Je coince la moto dans
l’entrée de l’atelier en mettant contre elle une petite Jawa qui est là et qui
n’a pas non plus de nemann. Une autre Enfield bleue attend aussi posée devant
la boutique. Je trouve étonnant que ces motos restent ainsi et je ne peux pas
croire qu’ils ne vont pas revenir pour les mettre plus en sécurité.
On prend un rickshaw qui
nous dépose à l’entrée de Pondy et on revient à pied par la promenade Goubert.
On s’arrête boire un lassi.
On rentre par la rue de
Bussy.
Ce soir omelette de pommes
de terre, salade, fromage, bananes.
Fin de notre série TV
« Après l’orage ».
Salut les Gojojo,
RépondreSupprimerMerci de m'avoir fait découvrir le cimetière...
Que c'est drôle de trouver dans un tel lieu, des raisons de rire, c'est Coluche qui avait raison, on peut rire de tout, cela dépend simplement des personnes avec qui l'on en rit...
Pour la famille Mortier, je constate que c'est le côté italien de Jean-No qui l'a remporté sur la famille de militaire de Véro, car pour moi Mortier c'est aussi militaire...(La pièce d'artillerie et le général d'empire...)...
Pour le reste je constate que rien ne change à Puducherry, c'est un bonheur de vous lire et de voir les photos de Véro.
Je vous embrasse,
LouLou Misseï
Merci Loulou d'être et de rester un fan de notre blog.
RépondreSupprimerTu nous manques ici et on te cherche tout le temps ...
L'année prochaine tu reviendras dis ?