| Méditation et éléphant |
Bien que n’ayant pas grand-chose à faire nous ne nous levons
pas trop tard parce qu’il fait jour.
Après le petit dèj nous
allons directement voir le cordonnier parce que Véro a eu cette nuit l’idée de
lui dire de transformer la forme Clark du talon, en bride.
Il est fermé c’est bien trop
tôt pour lui 9h30.
On va vers la nouvelle
jetée. On essaye d’y arriver par la route du Seagul mais on se heurte aux
portes fermées du port. Les gardiens nous disent que ce n’est pas possible
d’entrer.
On revient en arrière et on
constate que l’avenue Goubert est fermée à la circulation. Mystère, on laisse
la moto en face du Club.
On va jusqu’au petit jardin
où il y la statue de Dupleix, et on suit le bord de mer en direction de la
nouvelle jetée au Sud qui sert au transbordement des rares marchandises qui
arrivent par le port.
On suit trois hommes qui
vont dans la même direction que nous et on s’aperçoit qu’on ne peut pas aller
jusqu’à la jetée. Par contre une avancée de roches dans la mer permet de
s’éloigner du bord pour avoir une vue de Pondichéry un peu différente. On
demande aux trois homme comment on peut accéder à la jetée. Ils nous indiquent
l’entrée du port. On explique qu’on en vient et que ce n’est pas possible.
Comme nous ils ne comprennent pas pourquoi parfois on peut y aller et parfois
pas.
Ils retournent vers la plage
et se dirigent vers le mur qui cache le port. Comme un seul homme, ils pissent
tous les trois contre le mur.
On laisse nous aussi ce bras
d’énormes blocs noirs qui fait comme une jetée dans la mer. Au milieu, un
Indien assis pratique des exercices de Yoga.
Il faut dire qu’on longe la
guest house de l’Ashram. C’est une grande bâtisse qui longe la côte et malgré
sa couleur grise ressemble comme deux gouttes d’eau à un hôtel sur la Côte
d’Azur. On voit des pensionnaires assis sur leur balcon face à l’océan. De
grands murs hérissés de verre cassé pour se protéger vraisemblablement de la
populace.
Dans le petit jardin, un
autre homme fait aussi des exercices de Yoga.
On reprend la moto et on essaye d’aller vers le
nouveau phare qu’on a aperçu au loin plus au sud. On prend à gauche la rue du
canal et on tourne dès qu’on peut à gauche pour se rapprocher de l’océan.
On se perd dans un dédale de
ruelles à l’indienne dont le plan
n’a rien à voir avec les rues à angles droits de Pondy.
Les maisons sont au niveau
de la mer, mais séparées de l’océan par une énorme digue de blocs de pierres
noires, souillées d’immondices.
Dans une de ces ruelles on
entend un bruit de métier à tisser. On s’arrête. Il y a effectivement un
atelier de tissage pour handicapés, géré par le Volontariat. . On
regarde les personnes travailler, il est interdit de filmer ou de prendre des
photos.
On continue notre périple.
On arrive au phare qui est clos et auquel on n’a pas accès.
On continue sur un petit
chemin ensablé le long de l’océan bordé d’énormes blocs noirs ou quelque fois
une plage de sable fin complètement dégueulasse donne accès à la mer.
Un petit village de pêcheurs
avec des huttes en palmes. On s’arrête. C’est bien plus pauvre qu’un village de
pêcheurs, ça relève du bidonville où vivent des gens qui n’ont rien. Plus loin
sur la piste des camions, des pelleteuses, exploitent vraisemblablement une
carrière de sable.
On revient en ville. On est
de l’autre côté du stade, là où va se dérouler la parade du 26 janvier qui est
le DDay, le 14 juillet pour l’Inde. Des soldats en grande tenue et casque blanc
boivent un coca dans une petite échoppe. Des écolières en costume viennent
aussi de répéter et rentrent avec des drapeaux et des pancartes portant le nom
de leur école.
Hier soir déjà on avait
croisé des soldats à moto portant un fusil qui revenaient d’ici.
Un pont enjambe le canal et
nous retrouvons rue du Dr Ambedkar à Colas Nagar, derrière la gare.
Nous allons dans la rue Sinna Subraya Pillai, où nous avons
repéré des copieurs de clés, pour leur demander si on peut avoir une clé pour
ouvrir les boîte qui sont sur le côté de la moto. Ça fait deux petits coffres
et nous n’avons pas de clé pour les ouvrir. Après les avoir ouvert à la méthode
cambrioleur, il nous donne des clés de Enfield qui ouvre les coffres. 300R,
c’est un peu cher, mais la présence de la police à la boutique nous fait penser
que c’est certainement aussi des spécialistes de l’ouverture des portes.
Pendant l’opération, on a
pris un thé, chez un faiseur de thé, juste à côté.
Je leur demande aussi pour
le bouchon du réservoir qui ne ferme pas à clé, mais là ils ne peuvent rien
faire.
On décide donc d’aller chez
le vendeur de pièces détachées Enfield qui est sur le boulevard de l’Ouest. Je
remonte toute la rue Barathi et je reviens sur le boulevard de l’Ouest parce
qu’ainsi je suis du bon côté. Je roule doucement sur ma gauche et Véro détaille
les boutiques pour essayer de trouver la bonne.
Sans problème. Au comptoir
il y a un mécano qui vient de prendre plein de pièces détachées. Je lui montre
le bouchon du réservoir et je lui demande s’il y en a encore qui peuvent aller.
Il donne la référence au vendeur.
Je lui demande de me l’installer
avant de le payer. Pas de problème, il change seulement le joint de l’ancien à
la place du neuf. Il essaye et je l’essaye tout marche, on a maintenant un
réservoir qui ferme à clé.
Comme on est sur le
boulevard extérieur, Véro pense qu’on pourrait aller à la fabrique de papier
pour voir ce qu’on trouve pour N.
Au niveau de la boutique
Himalaya on arrive derrière une manif du parti communiste Indien avec drapeau
frappé de la faucille et du marteau ou de la faucille et d’un épis de blé.
Ça réchauffe toujours le
cœur de voir qu’il y a encore des gens dans le monde qui semblent
convaincus qu’il puisse exister
une société solidaire, malgré tout ce que la réalité nous a démontré.
Peu importe au fond, c’est
cette forme de croyance qui est magnifique.
On arrive à la fabrique de
papier. Groupe de touristes français avec guide s’il vous plait.
On passe dans différentes
salles jusqu’à ce que quelqu’un nous explique comment s’y prendre. Il nous
envoie dans un bâtiment où nous devons choisir le papier, puis revenir avec et
il nous fera un devis sur le coup global, transport compris.
Le choix n’est pas facile
parce que le rangement même s’il paraît rationnel du fait de grandes étagères
sur lesquelles les piles des différents papiers sont mises, avec leur caractéristique,
il s’avère que c’est quand même le bordel et assez incompréhensible comme
méthode de rangement.
On finit par trouver.
On retourne voir le premier
responsable qui est capable de faire le devis mais sans qu’on comprenne
vraiment pourquoi c’est un devis pour 50 feuilles comme celle qu’on a choisies
et pour 50 autres qui se rapproche de notre choix, pour les 100 souhaitées.
Mystère, enfin il est sympa
il nous fait cadeau de 4 cartes postales à 20R que j’ai choisies parce qu’elle
représente chacune un dieu Ganesh, Brahma, Shiva et une déesse Lakshmi avec sur
chaque carte une définition du dieu de Sri Aurobindo.
Sri Aurobindo, je résume
fondateur de l’ashram de Pondy et avec sa femme La Mère, fondateur d’Auroville,
voilà. J’ai eu moi aussi je l’avoue dans les années 60 ma période Sri
Aurobindo. Mais c’est devenu sur Pondy une telle machine à fric et à gogo, tout
ça, que ça ne m’émeut plus du tout comme peut m’émouvoir la manif du PC.
Véro prend une feuille de
papier pour essayer de peindre dessus. L’homme établit la facture pour qu’on
aille payer à la caisse avant de pouvoir la prendre. On voit sur la facture
qu’il a finalement compté les cartes postales.
On repart et à la sortie le
gardien nous demande de bien lui montrer la facture pour être sûr qu’on a payé
la feuille de papier.
La fabrique de papier relève
de l’ashram et il n’est pas question de perdre un sou.
Direction sur Sinna Subraya Pillai où il y a
aussi des électriciens pour acheter un rouleau de chaterton pour protéger les
fils électriques de la moto qui courent un peu de partout.
Retour sur MG road pour
faire imprimer les vidages écrans de notre acquisition informatique du guide
Lonely Planet sur le Tamil Nadu. Véro a fait quelques vidages écran ce qui
représente 4 pages. C’est lisible, on va pouvoir tout faire.
On ne s’arrête pas à
l’appart., on file directement au spot Surguru. Il n’y a personne, c’est bien,
on mange rapidement un riz frit aux légumes et au fromage. Une famille
française type entre, le père la mère le garçon, la fille, tous vêtus de blanc
des pieds à la tête.
On revient à l’appart
prendre le café. Pendant que je me repose Véro regarde ses mails, fixe la
feuille de papier qu’elle a achetée et repart chez la masseuse car il est
bientôt 14h
Pendant ce temps je mets à
jour mes prises de vue, vidage sur le disque externe, puis transformation des
fichiers MPG en DV et chargement dans Imovie, pour qu’il ne reste plus que le
montage à faire lors du retour.
Véro revient toujours aussi
contente de la masseuse qui lui enlève ses douleurs musculaires malheureusement
pour une période très courte.
On part faire notre
promenade quotidienne en passant d’abord par l’Alliance Française pour
récupérer notre carte d’adhérent. On apprend que la bibilothèque ne rouvrira
pas avant le 15 février. Vive le Kindle.
On passe chez le cordonnier
qui a fini par terminer les chaussures. C’est pas brillant par rapport à l’idée
de départ mais ce n’est pas si mal.
Maintenant on va chez Aroule
marché Goubert, c’est à l’opposé. On passe par les petites rues et on s’arrête
dans MG road en face de l’entrée pour prendre au Bombay sweet un kulfi. On se
pose un moment, le kulfi est délicieux c’est une crème glacée à la pistache.
Chez Aroule il est envahi
par des Françaises et évidemment ce n’est pas prêt, demain sûr.
On revient par Nehru street,
puis on va chercher Chatty street pas très loin pour voir un magasin de jouets
pour enfant. Le propriétaire nous dit que c’est pour des enfants de la
naissance à 3 ans. Dans les rayons il y a des Scrabble et des Monopoly. Les
enfants Indiens sont précoces.
On remontre Chetty street
qui devient la rue de la Marine de l’autre côté du canal. On passe devant
l’ashram et on arrive au Consulat de France où flottent le drapeau français et
le drapeau européen.
Là on rencontre V qui sort
du boulot. On discute un peu notamment du mariage de jeudi où elle est aussi
invitée. Il semblerait que le programme d’après ce qu’elle a compris aussi
serait 7h du mat au temple et petit dèj. Vers 10h tout devrait être terminé.
Après quartier libre et le soir repas et on offre des cadeaux.
On continue jusqu’à la
promenade Goubert qui est à deux pas.
On remonte la promenade en
direction du Sud. Véro va voir au Promenade mais rien n’a changé, seulement un
petit mot de deux américains qu’on avait rencontrés au Spot Surguru.
On continue sur la promenade
quand Véro se rappelle qu’elle a oublié d’acheter du papier pour emballer le
cadeau pour le mariage. On prend la rue de la caserne pour passer chez Focus.
On passe derrière l’hôpital où sont empilés des brancards pour transporter les
macabés et des cercueils réfrigérants transparents pour conserver les corps.
Tout autour des ambulances corbillards. Ça fait un drôle d’effet du coup on se
trompe et on tourne du mauvais côté dans la rue Victor Simonel. On est hélé par
une personne qui fait partie des Frogs et qui est heureuse semble-t-il de nous
retrouver. Elle ne sera pas de la prochaine sortie, parce qu’elle a des cousins
qui vont prendre sa place mais elle est contente pour eux.
On tourne dans la rue Surcouf
et on traverse le canal. Par les petites rues on gagne la rue des Anges puis Mission Street en
face de la Cathédrale et enfin Focus.
Véro trouve le papier
cadeau.
On aurait voulu aussi
acheter des autocollants de Ganesh pour coller sur les casques mais ils n’en
avaient pas.
On revient à l’appart. On a encore fait aujourd’hui
nos deux heures de marche quotidienne. Demain pour se préparer au mariage, on
va aller à la piscine du Mango Hill.
Ce soir on doit voir la
deuxième partie de « Après l’orage ».
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