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lundi 9 janvier 2012

Livraison des aquarelles

Route de campagne indienne

Je suis réveillé vers 5h par un terrible mal de dos. Je n’arrive pas à analyser cette douleur, si elle vient du matelas qui est aussi dur que la planche de bois qui le soutient ou si c’est plus interne.

Je me lève prend un Spasfon et je vais ouvrir en grand la fenêtre du balcon pour que l’air frais entre davantage dans la pièce. J’en profite pour regarder si la moto est toujours là, ce qui est le cas.

Déjà des femmes jettent avec la main de l’eau sur le sol et balaient devant chez elle.
Il me semble que les muezzins se répondent d’un bout à l’autre de la ville, côté musulman je n’ai pas de doute, mais côté nord j’hésite avec un chant catholique.

Ce matin, je remonte la rue Candapa jusqu’à MG road. Il me semble que dans la deuxième partie de la rue il y a plus de Kolams peut-être parce que cette partie de rue semble plus populaire ou parce que Pongal se rapproche.

Arrivé devant le magasin où je veux prendre mes petits pains, celui-ci est encore fermé. Je traverse donc la rue de Bussy pour aller à Baker street.

Ce matin quelque chose à changé dans les rues, ce sont les écoliers qui sont réapparus dans leur tenue scolaire. Ils sont là, à pied, à plusieurs sur des motos où des scoots, en voiture, où débordant des bus.
C’est le signe heureux que Pondy commence à se remettre du cyclone et que la ville redevient petit à petit ce qu’elle était.

À Baker street une femme occidentale, raconte en français avec un accent anglais qu’elle a été cambriolée. Son voleur était un enfant qui mangeait des chocolats dans le frigo. Elle n’a pas informé la police.

Petit dèj pour prendre des forces avant notre journée distribution des invitations.

Ce matin grosses difficultés pour démarrer la Enfield. Elle n’avait pas tourné hier et couché dans la rue, elle a exprimé toute sa mauvaise humeur en crachant le levier du kick sur le trottoir. Va-t-en démarrer une moto qui ne démarre qu’au kick, sans kick.
Véro va à pied chez Focus pour ne pas trop perdre de temps et elle croise l’invité d’honneur, le portraitiste belge.

Pendant ce temps, avec un marteau emprunté au proprio, je remets le kick en place parce que pas question de le dévisser et de le revisser, tout ça est foiré depuis longtemps.

Il tient, je recommence mes essais de démarrage. J’ai fait tout ce que m’a dit Prediban, je sens bien qu’elle va démarrer. À force d’appuyer, ma chaussure droite est toute tordue sur mon pied, comme si la semelle en avait assez et voulait passer dessus.

Elle démarre. Je mets les gaz, je la laisse tourner un peu, et je lâche tout pour rendre le marteau au proprio. Dernière vacherie, elle cale.

Je recommence, mais je sais qu’elle va démarrer et elle sait que je le sais donc elle démarre. Je ne la lâche pas. Je fais signe à la petite bonne de venir et je lui donne le marteau sans quitter la moto.

Enfin je peux partir.

Je rejoins Véro à Focus. Ils ont mis son affiche.

On revient à l’appart pour préparer les dernières enveloppes, pointer avec la liste de Predibane et Christine et attaquer la distribution.

On repart pour attaquer la distribution des invitations et des affiches, on essaye de suivre un ordre géographique en partant de chez nous.

Les proprios, et le voisin du dessus qui tient la boutique de l’Ananda Inn.
Notre voisine qui tient la Maison Rose mais personne ne répond on passera donc à son restaurant.
Puis Baker street rue de Bussy, puis Kailash l’éditeur. On remonte ensuite la rue Barathi pour aller chez l’encadreur parce qu’il met volontiers une affiche des expos. Il nous dit que tout est prêt et que nous pouvons venir récupérer les aquarelles encadrées.

On continue sur la rue Barathi jusqu’à la rue de la clinique du Dr Nallan que l’on remonte en coupant MG road jusqu’à la clinique. C’est le président de l’Alliance Française, on sait qu’il ne viendra pas mais comme on a eu l’occasion de le rencontrer l’an dernier, on ne peut pas l’ignorer.

On continue jusqu’à la rue François Martin pour aller à la galerie Aurodhan remettre une invitation au directeur, on ne sait jamais. C’est une galerie de qualité dont je vous ai déjà parlé, il y a quelques jours.

On rejoint l'avenue Goubert pour passer devant le consulat afin de le situer. Je sais que je ne peux pas entrer de ce côté mais ainsi je prends la première rue à droite afin d’y arriver plus facilement. À chaque arrêt Véro descend de moto et pendant qu’elle donne affiche et invitation je mets la moto dans la direction de départ afin de ne pas perdre de temps. J’arrête même le moteur qui se relance du premier coup de kick, c’est un petit bonheur à chaque fois.

L'Institut Français qui est proche.

La Maison  Rose mais la propriétaire notre voisine n’y est pas, elle est chez elle on essayera de lui donner en revenant.

La rue Suffren est interdite sur une certaine de mètres. Ils sont en train de la débarrasser de ses arbres tombés.
Arrêt à l’hôtel Duplex pas de problème parce que c’est la même chaîne que Promenade.

Le lycée français, puis l’école primaire.

L’école d’Extrême Orient, puis la rue Dumas. Le Club et l’Alliance Française où Véro doit payer 600R pour afficher pendant le mois de l’expo.

Rue Suffren on pose encore deux invitations et on revient pour terminer dans le secteur  par le Satsanga restaurant.

Il est 12h30, on y déjeune d’un rôti de veau purée aussi bon qu’en France et même meilleur ici. On ne voit pas le patron, mais on laisse l’invitation et on peut mettre une affiche. En déjeunant on a pensé à la Maison du tourisme et au Café sur la promenade Goubert. On y va par la rue du Bazar St Laurent parce que Véro est persuadé qu’un coiffeur existe dans cette rue. Pas de coiffeur, mais une affiche à la maison du tourisme et au Café.

On revient par la rue de Bussy parce que le coiffeur est peut-être dans cette rue. Effectivement le salon est là. On s’arrête Véro prend rendez vous pour vendredi matin 10h.

On rentre à l’appart.
La voisine de la Maison Rose est là, on lui donne son invit et une affiche.
Je fais le café et on se repose.

Véro veut revoir les noms de ses aquarelles pour les traduire en anglais, ça ne nous prend pas trop de temps.

On part chez l’encadreur parce qu’il faut récupérer les aquarelles. J’aurais autant aimé les laisser jusqu’à jeudi pour éviter de les transporter à l’appart et de l’appart à Promenade, mais trente deux aquarelles dans son atelier de 5m2 on peut concevoir que ça occupe trop de place.

Nouvelle galère pour démarrer la moto, comme ce matin, je ne comprends pas, mais elle finit par démarrer.

Il montre à Véro chaque aquarelle, les essuie, enlève des traces de colle, en démonte une parce qu’il y a une saleté à l’intérieur.

Enfin on fait venir un rickshaw et on met tout dedans en essayant de les caler du mieux possible.

Véro monte dans le rickshaw et je vais à l’appart avec la moto

On pose tout au rez de chaussée, on règle le chauffeur et on monte les trente deux aquarelles ce qui a bien du faire 7 à 8 allers et retours entre les deux étages.

Je suis en nage, comme après la douche mais habillé.

On boit un coup et on va à pied porter les dernières affiches chez High Design et Casablanca qui sont dans le même groupe que Promenade. Il n’y a donc pas de problème pour qu’ils mettent les affiches.

On va jusque chez notre loueur de motos, parce que ce soir Léon doit venir chercher la moto pour la révision et mettre en état de marche tout ce qui ne fonctionne pas. On lui a préparé une petite liste : cligno, feu stop, porte-bagages, rétroviseurs, le robinet de la réserve, et le kick qui part.

Il commence à nous connaître et nous propose un scoot vert fluo.
Véro laisse des invitations à un homme qui louent des appartements à Auroville et qui peut soit disant faire venir des gens.

On va mettre de l’essence dans le scoot et on s’arrête au Daily bread pour boire un coup et on mange une part de galette des rois et Véro a la fève.

En sortant on rencontre un couple de Rennais qui était avec nous dans l’avion pour venir à Madras. Ils quittent Pondy demain et voulaient voit l’expo de Véro parce qu’ils ont vu l’affiche à Focus mais ils sont déçus que ça ne commence que vendredi.

On passe à la galerie d’Abel pour voir s’il est là non il n’y est pas.

On passe au marché chez Aroul et comme d’habitude la robe de Véro n’est pas prête. Demain…

On revient par le Nilgiris prendre quelques courses. Véro voulait des œufs mais il faut avoir sa boîte et ils en vendent pas de boîte.

Retour à l’appart. On dîne.

A 20h pas de Léon, à 20h30 non plus d’ailleurs et on n’arrive pas à le joindre au téléphone.

Je crois qu’il ne viendra pas et qu’on va avoir loué le scoot  pour rien.

Véro va mettre en ligne et puis après on abandonnera notre attente.

Coup de fil de Léon pour dire qu'il ne viendra que demain matin à 7h30.

1 commentaire:

  1. Bonjour Les Gojojo,

    Je viens de passer une heure à lire les Puducherry News.
    Quel bonheur, je suis avec vous, quoique que Jno écrive, et que Véro illustre, je suis sur place...

    Merci à vous deux

    The famous LouLou Misseï from Puducherry

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