| Route de campagne indienne |
Je suis réveillé vers 5h par
un terrible mal de dos. Je n’arrive pas à analyser cette douleur, si elle vient
du matelas qui est aussi dur que la planche de bois qui le soutient ou si c’est
plus interne.
Je me lève prend un Spasfon
et je vais ouvrir en grand la fenêtre du balcon pour que l’air frais entre
davantage dans la pièce. J’en profite pour regarder si la moto est toujours là,
ce qui est le cas.
Déjà des femmes jettent avec
la main de l’eau sur le sol et balaient devant chez elle.
Il me semble que les
muezzins se répondent d’un bout à l’autre de la ville, côté musulman je n’ai
pas de doute, mais côté nord j’hésite avec un chant catholique.
Ce matin, je remonte la rue
Candapa jusqu’à MG road. Il me semble que dans la deuxième partie de la rue il
y a plus de Kolams peut-être parce que cette partie de rue semble plus
populaire ou parce que Pongal se rapproche.
Arrivé devant le magasin où
je veux prendre mes petits pains, celui-ci est encore fermé. Je traverse donc
la rue de Bussy pour aller à Baker street.
Ce matin quelque chose à
changé dans les rues, ce sont les écoliers qui sont réapparus dans leur tenue
scolaire. Ils sont là, à pied, à plusieurs sur des motos où des scoots, en
voiture, où débordant des bus.
C’est le signe heureux que
Pondy commence à se remettre du cyclone et que la ville redevient petit à petit
ce qu’elle était.
À Baker street une femme
occidentale, raconte en français avec un accent anglais qu’elle a été
cambriolée. Son voleur était un enfant qui mangeait des chocolats dans le
frigo. Elle n’a pas informé la police.
Petit dèj pour prendre des
forces avant notre journée distribution des invitations.
Ce matin grosses difficultés
pour démarrer la Enfield. Elle n’avait pas tourné hier et couché dans la rue, elle
a exprimé toute sa mauvaise humeur en crachant le levier du kick sur le
trottoir. Va-t-en démarrer une moto qui ne démarre qu’au kick, sans kick.
Véro va à pied chez Focus
pour ne pas trop perdre de temps et elle croise l’invité d’honneur, le
portraitiste belge.
Pendant ce temps, avec un
marteau emprunté au proprio, je remets le kick en place parce que pas question
de le dévisser et de le revisser, tout ça est foiré depuis longtemps.
Il tient, je recommence mes
essais de démarrage. J’ai fait tout ce que m’a dit Prediban, je sens bien
qu’elle va démarrer. À force d’appuyer, ma chaussure droite est toute tordue
sur mon pied, comme si la semelle en avait assez et voulait passer dessus.
Elle démarre. Je mets les
gaz, je la laisse tourner un peu, et je lâche tout pour rendre le marteau au
proprio. Dernière vacherie, elle cale.
Je recommence, mais je sais
qu’elle va démarrer et elle sait que je le sais donc elle démarre. Je ne la
lâche pas. Je fais signe à la petite bonne de venir et je lui donne le marteau
sans quitter la moto.
Enfin je peux partir.
Je rejoins Véro à Focus. Ils
ont mis son affiche.
On revient à l’appart pour
préparer les dernières enveloppes, pointer avec la liste de Predibane et
Christine et attaquer la distribution.
On repart pour attaquer la
distribution des invitations et des affiches, on essaye de suivre un ordre
géographique en partant de chez nous.
Les proprios, et le voisin
du dessus qui tient la boutique de l’Ananda Inn.
Notre voisine qui tient la
Maison Rose mais personne ne répond on passera donc à son restaurant.
Puis Baker street rue de
Bussy, puis Kailash l’éditeur. On remonte ensuite la rue Barathi pour aller
chez l’encadreur parce qu’il met volontiers une affiche des expos. Il nous dit
que tout est prêt et que nous pouvons venir récupérer les aquarelles encadrées.
On continue sur la rue
Barathi jusqu’à la rue de la clinique du Dr Nallan que l’on remonte en coupant
MG road jusqu’à la clinique. C’est le président de l’Alliance Française, on
sait qu’il ne viendra pas mais comme on a eu l’occasion de le rencontrer l’an
dernier, on ne peut pas l’ignorer.
On continue jusqu’à la rue
François Martin pour aller à la galerie Aurodhan remettre une invitation au
directeur, on ne sait jamais. C’est une galerie de qualité dont je vous ai déjà
parlé, il y a quelques jours.
On rejoint l'avenue Goubert
pour passer devant le consulat afin de le situer. Je sais que je ne peux pas
entrer de ce côté mais ainsi je prends la première rue à droite afin d’y
arriver plus facilement. À chaque arrêt Véro descend de moto et pendant qu’elle
donne affiche et invitation je mets la moto dans la direction de départ afin de
ne pas perdre de temps. J’arrête même le moteur qui se relance du premier coup
de kick, c’est un petit bonheur à chaque fois.
L'Institut Français qui est
proche.
La Maison Rose mais la propriétaire notre voisine
n’y est pas, elle est chez elle on essayera de lui donner en revenant.
La rue Suffren est interdite
sur une certaine de mètres. Ils sont en train de la débarrasser de ses arbres
tombés.
Arrêt à l’hôtel Duplex pas
de problème parce que c’est la même chaîne que Promenade.
Le lycée français, puis
l’école primaire.
L’école d’Extrême Orient,
puis la rue Dumas. Le Club et l’Alliance Française où Véro doit payer 600R pour
afficher pendant le mois de l’expo.
Rue Suffren on pose encore
deux invitations et on revient pour terminer dans le secteur par le Satsanga restaurant.
Il est 12h30, on y déjeune
d’un rôti de veau purée aussi bon qu’en France et même meilleur ici. On ne voit
pas le patron, mais on laisse l’invitation et on peut mettre une affiche. En
déjeunant on a pensé à la Maison du tourisme et au Café sur la promenade
Goubert. On y va par la rue du Bazar St Laurent parce que Véro est persuadé
qu’un coiffeur existe dans cette rue. Pas de coiffeur, mais une affiche à la
maison du tourisme et au Café.
On revient par la rue de
Bussy parce que le coiffeur est peut-être dans cette rue. Effectivement le
salon est là. On s’arrête Véro prend rendez vous pour vendredi matin 10h.
On rentre à l’appart.
La voisine de la Maison Rose
est là, on lui donne son invit et une affiche.
Je fais le café et on se
repose.
Véro veut revoir les noms de
ses aquarelles pour les traduire en anglais, ça ne nous prend pas trop de
temps.
On part chez l’encadreur
parce qu’il faut récupérer les aquarelles. J’aurais autant aimé les laisser
jusqu’à jeudi pour éviter de les transporter à l’appart et de l’appart à
Promenade, mais trente deux aquarelles dans son atelier de 5m2 on peut
concevoir que ça occupe trop de place.
Nouvelle galère pour
démarrer la moto, comme ce matin, je ne comprends pas, mais elle finit par
démarrer.
Il montre à Véro chaque
aquarelle, les essuie, enlève des traces de colle, en démonte une parce qu’il y
a une saleté à l’intérieur.
Enfin on fait venir un
rickshaw et on met tout dedans en essayant de les caler du mieux possible.
Véro monte dans le rickshaw
et je vais à l’appart avec la moto
On pose tout au rez de
chaussée, on règle le chauffeur et on monte les trente deux aquarelles ce qui a
bien du faire 7 à 8 allers et retours entre les deux étages.
Je suis en nage, comme après
la douche mais habillé.
On boit un coup et on va à
pied porter les dernières affiches chez High Design et Casablanca qui sont dans
le même groupe que Promenade. Il n’y a donc pas de problème pour qu’ils mettent
les affiches.
On va jusque chez notre
loueur de motos, parce que ce soir Léon doit venir chercher la moto pour la
révision et mettre en état de marche tout ce qui ne fonctionne pas. On lui a
préparé une petite liste : cligno, feu stop, porte-bagages, rétroviseurs,
le robinet de la réserve, et le kick qui part.
Il commence à nous connaître
et nous propose un scoot vert fluo.
Véro laisse des invitations
à un homme qui louent des appartements à Auroville et qui peut soit disant
faire venir des gens.
On va mettre de l’essence
dans le scoot et on s’arrête au Daily bread pour boire un coup et on mange une
part de galette des rois et Véro a la fève.
En sortant on rencontre un
couple de Rennais qui était avec nous dans l’avion pour venir à Madras. Ils
quittent Pondy demain et voulaient voit l’expo de Véro parce qu’ils ont vu
l’affiche à Focus mais ils sont déçus que ça ne commence que vendredi.
On passe à la galerie d’Abel
pour voir s’il est là non il n’y est pas.
On passe au marché chez
Aroul et comme d’habitude la robe de Véro n’est pas prête. Demain…
On revient par le Nilgiris
prendre quelques courses. Véro voulait des œufs mais il faut avoir sa boîte et
ils en vendent pas de boîte.
Retour à l’appart. On dîne.
A 20h pas de Léon, à 20h30
non plus d’ailleurs et on n’arrive pas à le joindre au téléphone.
Je crois qu’il ne viendra
pas et qu’on va avoir loué le scoot
pour rien.
Véro va mettre en ligne et
puis après on abandonnera notre attente.
Coup de fil de Léon pour
dire qu'il ne viendra que demain matin à 7h30.
Bonjour Les Gojojo,
RépondreSupprimerJe viens de passer une heure à lire les Puducherry News.
Quel bonheur, je suis avec vous, quoique que Jno écrive, et que Véro illustre, je suis sur place...
Merci à vous deux
The famous LouLou Misseï from Puducherry