| Des images qu'on n'a pas l'habitude de voir en Inde |
Bonne nuit après la longue
balade d’hier. Je me lève vers 8h15. Il fait beau. Dans la rue la vie a déjà
suivi son cours et il n’y a plus personne à la fontaine, seulement en face les
noirs oiseaux picorent dans les restes d’immondices déposés ici.
Pendant ce temps, Véro a mis
les draps dans la machine à laver et on va voir si elle fait toujours des
bonds.
Ce matin courses. Avant on
étend les draps, tout c’est bien passé avec la machine.
En descendant dans la rue on
entend une Enfield et on voit passer un Predibane dessus mais on n’arrive pas
vraiment à le reconnaître jusqu’à ce qu’on réalise que c’est un de ses frères
qui lui ressemble comme deux gouttes d’eaux.
On part pour faire nos
courses. Nilgiris, on a pensé à prendre la boîte à œufs. Le marchand de légume
juste à côté et la bière juste en face. Ils ont à nouveau reçu de la Kingfisher
Premium.
On est suffisamment chargé
pour revenir vite à l’appartement.
On repart pour déjeuner,
avant on passe par le marché Goubert pour acheter des bananes et on les trouve
rue Barathi juste derrière le marché là où il y toujours des embouteillages pas
possible. On se fait un peu chier pour des bananes, mais celle qu’on prend sont
absolument délicieuses et ça vaut la peine de faire un détour.
La boutique Himalaya au bout
de la rue Barathi a enfin été réapprovisionnée. On trouve ce que l’on souhaite.
Retour par Nehru street côté
ville blanche pour passer par un petit magasin cachemiri afin de trouver un
haut assorti à un pantalon pour Véro. C’est fermé.
On décide de déjeuner au
Surguru de la ville blanche qui est un peu plus loin dans la même rue en allant vers l’océan et sur le
côté gauche. On croise la rue où il y a le temple de Ganesh avec Lakshmi
l’éléphante qui attire toujours du monde. Je laisse la moto devant l’hôtel du
Park. Il y a beaucoup de circulation, je dis ça mais en fait c’est toujours la
même chose, et ce n’est pas facile de garer la moto à reculons parce que
justement personne ne veut me laisser reculer, pressés qu’ils sont d’aller je
ne sais où.
Ce restaurant Surguru est
plus récent que les autres et nous n’y étions jamais allés. Sur le verre de
la double porte d’entrée est
dessiné dans le verre lui-même par transparence le plan de Pondichéry.
La salle est beaucoup plus petite
que dans les deux autres Surguru et l’on n’a pas ce côté cantine. Le mobilier
fait encore récent lui aussi et on a l’impression d’être dans un vrai
restaurant.
Ce sont surtout des Indiens
qui sont attablés, des couples, des familles, ça ne fait pas du tout cantine
pour touristes comme le Surguru de Mission street.
On s’installe à une table. À
la table voisine il y a un couple qui déjeune aussi.
Ce qui est sympa dans les
Surguru c’est en principe que dès qu’on s’installe un serveur arrive avec deux
verres qu’il remplit d’eau. Cette eau est bonne, précieuse et il remporte
toujours la carafe. On peut se désaltérer avant de commencer à lire le menu.
En consultant le menu on
voit que le restaurant se veut un cran au-dessus, le dosai masala est ici à 50
au lieu de 45R.
On prend, pour essayer, dans
les Tandoori un paneer tika kefta
Lorsque notre plat arrive
constitué de 5 ou 6 cubes rouges entourés de quelques légumes on est un peu
déçu sur la quantitié. Le couple d’à côté se consulte et montre notre plat,
puis ils s’adressent à nous en riant et nous disent qu’ils ont pensé qu’on nous
servait du saumon tant on pourrait en effet s’y méprendre sur l’aspect. Puis ça
leur a semblé impossible parce que le restaurant est végétarien. En fait notre
plat leur a fait envie.
La relation se lie, Véro les
prend en photo tous les deux en train de déjeuner. Ce sont des Indiens qui
habitent New York et qui sont pour deux mois en Inde.
Comme notre plat était
délicieux mais pas très copieux on commande un dessert. Véro prend une mousse
de mangue et moi une mousse au chocolat.
Un serveur vient pour dire
qu’il n’y a pas de mousse à la mangue Véro fait comme moi et prend une mousse
au chocolat.
Le serveur amène une mousse
au chocolat et dit que c’est la dernière et dit qu’il peut servir à Véro une
mousse à la mangue.
C’est OK et on commence à
rigoler en attendant la suite. Le serveur revient pour dire qu’il n’y a plus de
mousse à la mangue. Véro prend la mousse au chocolat et je prends un gâteau
chocolat glace avec lequel j’avais hésité. Finalement je fais une bonne affaire
parce que c’est bon alors que la mousse au chocolat a quelque chose d’élastique
qui n’a rien d’une mousse.
Bon malgré l’apparence ce
n’est pas bien plus brillant au niveau du service que le reste. Le cadre reste
quand même très sympathique par rapport aux autres et on reviendra.
Retour à l’appart.
Sieste
Café
Véro reprend ses pinceaux et
moi j’essaye de me dépatouiller avec un téléchargement d’un extrait concernant
le Tamil Nadu, de Lonely Planète du Sud de l’Inde, pour le transformer en
quelque chose de plus maniable par l’intermédiaire de Word. C’est un peu
chiant, mais je vais essayer d’y arriver.
Vers 16h30, on part à pied pour aller sur la promenade
Goubert tout en passant aussi au Promenade pour voir s’il se passe quelque
chose.
C’est dimanche fin d’après
midi et il y a beaucoup de familles indiennes qui se promènent comme nous.
On va boire un lassi sur le
bord de la promenade toujours dans notre petit bistrot restau qui donne sur un
jardin et sur l’océan, là où le lassi mango est à 45R.
On revient lentement en
mangeant des cacahuètes grillées. On a ses habitudes, désolés.
Arrivés à l’autre bout de la
promenade, un groupe de français, accompagné d’un guide, se prend et se fait
prendre en photos avec une équipée d’indiennes vêtues de rouge et d’autres de
jaunes, qui montre bien leur état de pèlerin. Tandis que Véro s’amuse à
photographier les touristes qui veulent ramener la plus authentique des photos
pour les amis, je discute avec un homme un peu à l’écart et vêtu de rouge lui
aussi, qui en fait surveille le groupe de femmes. Il me dit qu’ils viennent de
Ooty dans les Nilgiris.
Une française questionne le
guide pour savoir s’il est normal que les hommes se promènent entre eux et les
femmes entre elles. Il répond oui. Je n’avais jamais remarqué, je pense qu’il y
confusion dans son esprit à elle avec le monde musulman.
Sur la promenade, tout le
monde se mêle, les familles indiennes se promènent en famille. Tout à l’heure
Véro me faisait remarquer un Indien et une femme Indienne qui marchaient en se
donnant la main.
Je me dis que même en voyage
finalement on ne voit que ce qu’on veut bien voir.
On marche sur le bord de la
route en passant devant le guest de l’ashram, puis le restaurant La Terrasse,
et on traverse pour prendre la rue Sufren où est l’Alliance française. On vient
pour voir le film du dimanche soir.
Ce soir c’est
« Violin », un film indien du Kérala, 2h de projection. En sortant je
dis à Véro il faut le voir pour le croire.
Longue présentation des
acteurs principaux, un groupe de femmes qui vivent comme des amazones, chassant
les hommes. Un héro un peu simplet pour faire naïf, des méchants très méchants
gangster et alcoolique.
A partir de ces ingrédients
on peut faire tout ce qu’on veut, ce qui est fait d’ailleurs, on n’est pas
épargné. Inceste, crime, bagarre, assassinat, bagarre, danses et chants bollywoodiens. Après chaque difficulté
surmontée même par un miracle issu d’une musicothérapie, une nouvelle
catastrophe surgit qui remet tout en question et ça pendant deux heures.
Des moments drôles pour
nous, (mais ce film n’est pas fait pour nous), c’est la descente des
montagnards à Cochin pour voir l’arrivée des étrangères en short et décolleté.
Le code de drague, c’est de leur dire « Madhoos » prononcer « Ma
douce » sans savoir ce que ça veut dire mais ça marche. Un regard sur eux
mêmes par rapport aux étrangères et un regard sur les femmes occidentales,
portés par les Indiens.
On en sort fatigué de tant
de rebondissements et aussi des dialogues en malayalam sous titrés dans anglais
un peu approximatif. On se
croirait au XIXème siècle pour la quantité des rebondissements mais aussi pour
les scènes d’amour sans aucun baiser juste des accolades tournées dans les
ruines de palais très romantique.
On rentre pour dîner. Véro
avait prévu qu’on rentrerait tard. Courgette, omelette, reste de pizza et
bananes. Le tout arrosé d’un bonne Kingfisher premium.
On va bien dormir demain
lever 7h, heure à laquelle Léon doit théoriquement venir pour prendre la moto.
(3ème épisode contrôle).
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