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dimanche 22 janvier 2012

Soirée cinéma


Des images qu'on n'a pas l'habitude de voir en Inde



Bonne nuit après la longue balade d’hier. Je me lève vers 8h15. Il fait beau. Dans la rue la vie a déjà suivi son cours et il n’y a plus personne à la fontaine, seulement en face les noirs oiseaux picorent dans les restes d’immondices déposés ici.

Pendant ce temps, Véro a mis les draps dans la machine à laver et on va voir si elle fait toujours des bonds.

Ce matin courses. Avant on étend les draps, tout c’est bien passé avec la machine.

En descendant dans la rue on entend une Enfield et on voit passer un Predibane dessus mais on n’arrive pas vraiment à le reconnaître jusqu’à ce qu’on réalise que c’est un de ses frères qui lui ressemble comme deux gouttes d’eaux.

On part pour faire nos courses. Nilgiris, on a pensé à prendre la boîte à œufs. Le marchand de légume juste à côté et la bière juste en face. Ils ont à nouveau reçu de la Kingfisher Premium.

On est suffisamment chargé pour revenir vite à l’appartement.

On repart pour déjeuner, avant on passe par le marché Goubert pour acheter des bananes et on les trouve rue Barathi juste derrière le marché là où il y toujours des embouteillages pas possible. On se fait un peu chier pour des bananes, mais celle qu’on prend sont absolument délicieuses et ça vaut la peine de faire un détour.
La boutique Himalaya au bout de la rue Barathi a enfin été réapprovisionnée. On trouve ce que l’on souhaite.
Retour par Nehru street côté ville blanche pour passer par un petit magasin cachemiri afin de trouver un haut assorti à un pantalon pour Véro. C’est fermé.
On décide de déjeuner au Surguru de la ville blanche qui est un peu  plus loin dans la même rue en allant vers l’océan et sur le côté gauche. On croise la rue où il y a le temple de Ganesh avec Lakshmi l’éléphante qui attire toujours du monde. Je laisse la moto devant l’hôtel du Park. Il y a beaucoup de circulation, je dis ça mais en fait c’est toujours la même chose, et ce n’est pas facile de garer la moto à reculons parce que justement personne ne veut me laisser reculer, pressés qu’ils sont d’aller je ne sais où.

Ce restaurant Surguru est plus récent que les autres et nous n’y étions jamais allés. Sur le verre de la  double porte d’entrée est dessiné dans le verre lui-même par transparence le plan de Pondichéry.
La salle est beaucoup plus petite que dans les deux autres Surguru et l’on n’a pas ce côté cantine. Le mobilier fait encore récent lui aussi et on a l’impression d’être dans un vrai restaurant.
Ce sont surtout des Indiens qui sont attablés, des couples, des familles, ça ne fait pas du tout cantine pour touristes comme le Surguru de Mission street.
On s’installe à une table. À la table voisine il y a un couple qui déjeune aussi.

Ce qui est sympa dans les Surguru c’est en principe que dès qu’on s’installe un serveur arrive avec deux verres qu’il remplit d’eau. Cette eau est bonne, précieuse et il remporte toujours la carafe. On peut se désaltérer avant de commencer à lire le menu.

En consultant le menu on voit que le restaurant se veut un cran au-dessus, le dosai masala est ici à 50 au lieu de 45R.
On prend, pour essayer, dans les Tandoori un paneer tika kefta

Lorsque notre plat arrive constitué de 5 ou 6 cubes rouges entourés de quelques légumes on est un peu déçu sur la quantitié. Le couple d’à côté se consulte et montre notre plat, puis ils s’adressent à nous en riant et nous disent qu’ils ont pensé qu’on nous servait du saumon tant on pourrait en effet s’y méprendre sur l’aspect. Puis ça leur a semblé impossible parce que le restaurant est végétarien. En fait notre plat leur a fait envie.
La relation se lie, Véro les prend en photo tous les deux en train de déjeuner. Ce sont des Indiens qui habitent New York et qui sont pour deux mois en Inde.

Comme notre plat était délicieux mais pas très copieux on commande un dessert. Véro prend une mousse de mangue et moi une mousse au chocolat.
Un serveur vient pour dire qu’il n’y a pas de mousse à la mangue Véro fait comme moi et prend une mousse au chocolat.
Le serveur amène une mousse au chocolat et dit que c’est la dernière et dit qu’il peut servir à Véro une mousse à la mangue.
C’est OK et on commence à rigoler en attendant la suite. Le serveur revient pour dire qu’il n’y a plus de mousse à la mangue. Véro prend la mousse au chocolat et je prends un gâteau chocolat glace avec lequel j’avais hésité. Finalement je fais une bonne affaire parce que c’est bon alors que la mousse au chocolat a quelque chose d’élastique qui n’a rien d’une mousse.

Bon malgré l’apparence ce n’est pas bien plus brillant au niveau du service que le reste. Le cadre reste quand même très sympathique par rapport aux autres et on reviendra.

Retour à l’appart.
Sieste
Café
Véro reprend ses pinceaux et moi j’essaye de me dépatouiller avec un téléchargement d’un extrait concernant le Tamil Nadu, de Lonely Planète du Sud de l’Inde, pour le transformer en quelque chose de plus maniable par l’intermédiaire de Word. C’est un peu chiant, mais je vais essayer d’y arriver.

Vers 16h30, on  part à pied pour aller sur la promenade Goubert tout en passant aussi au Promenade pour voir s’il se passe quelque chose.
C’est dimanche fin d’après midi et il y a beaucoup de familles indiennes qui se promènent comme nous.

On va boire un lassi sur le bord de la promenade toujours dans notre petit bistrot restau qui donne sur un jardin et sur l’océan, là où le lassi mango est à 45R.

On revient lentement en mangeant des cacahuètes grillées. On a ses habitudes,  désolés.
Arrivés à l’autre bout de la promenade, un groupe de français, accompagné d’un guide, se prend et se fait prendre en photos avec une équipée d’indiennes vêtues de rouge et d’autres de jaunes, qui montre bien leur état de pèlerin. Tandis que Véro s’amuse à photographier les touristes qui veulent ramener la plus authentique des photos pour les amis, je discute avec un homme un peu à l’écart et vêtu de rouge lui aussi, qui en fait surveille le groupe de femmes. Il me dit qu’ils viennent de Ooty dans les Nilgiris.
Une française questionne le guide pour savoir s’il est normal que les hommes se promènent entre eux et les femmes entre elles. Il répond oui. Je n’avais jamais remarqué, je pense qu’il y confusion dans son esprit à elle avec le monde musulman.
Sur la promenade, tout le monde se mêle, les familles indiennes se promènent en famille. Tout à l’heure Véro me faisait remarquer un Indien et une femme Indienne qui marchaient en se donnant la main.
Je me dis que même en voyage finalement on ne voit que ce qu’on veut bien voir.

On marche sur le bord de la route en passant devant le guest de l’ashram, puis le restaurant La Terrasse, et on traverse pour prendre la rue Sufren où est l’Alliance française. On vient pour voir le film du dimanche soir.
Ce soir c’est « Violin », un film indien du Kérala, 2h de projection. En sortant je dis à Véro il faut le voir pour le croire.
Longue présentation des acteurs principaux, un groupe de femmes qui vivent comme des amazones, chassant les hommes. Un héro un peu simplet pour faire naïf, des méchants très méchants gangster et alcoolique.
A partir de ces ingrédients on peut faire tout ce qu’on veut, ce qui est fait d’ailleurs, on n’est pas épargné. Inceste, crime, bagarre, assassinat, bagarre, danses et chants  bollywoodiens. Après chaque difficulté surmontée même par un miracle issu d’une musicothérapie, une nouvelle catastrophe surgit qui remet tout en question et ça pendant deux heures.
Des moments drôles pour nous, (mais ce film n’est pas fait pour nous), c’est la descente des montagnards à Cochin pour voir l’arrivée des étrangères en short et décolleté. Le code de drague, c’est de leur dire « Madhoos » prononcer « Ma douce » sans savoir ce que ça veut dire mais ça marche. Un regard sur eux mêmes par rapport aux étrangères et un regard sur les femmes occidentales, portés par les Indiens.

On en sort fatigué de tant de rebondissements et aussi des dialogues en malayalam sous titrés dans anglais un peu approximatif.  On se croirait au XIXème siècle pour la quantité des rebondissements mais aussi pour les scènes d’amour sans aucun baiser juste des accolades tournées dans les ruines de palais très romantique.

On rentre pour dîner. Véro avait prévu qu’on rentrerait tard. Courgette, omelette, reste de pizza et bananes. Le tout arrosé d’un bonne Kingfisher premium.

On va bien dormir demain lever 7h, heure à laquelle Léon doit théoriquement venir pour prendre la moto. (3ème épisode contrôle).


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