| Tchai |
Il y a du monde ce matin à
la petite fontaine, trois femmes et un homme discutent. J’allais dire
bruyamment, mais pour ici le mieux est de dire normalement.
Par contre il n’y a personne
au pain. Hier soir le patron du Baker a mis un SMS sympa à Véro pour s’excuser
de ne pas être venu à son vernissage. Ça a fait plaisir à Véro et j’espère
qu’on va revoir A à la sortie Frog’s du 4 février.
Léon ne répond toujours pas
à nos appels.
Matinée courses.
Le cordonnier pour la
ceinture, il est ouvert.
Poulet pour ce soir en face
de chez Pitch parce qu’on a des invités C et R les belges qui logent à la
maison bleue.
On revient poser le poulet
dans le frigo.
Puis on repart d’abord chez
le photographe sur MGroad, qui nous reconnaît. Véro lui donne des tirages à
faire pour l’inscription au Teich. Ce sera prêt à 14h
Ensuite sous tif et culotte
pour la robe du mariage, c’est dans Mission street en face de Casablanca. Véro
trouve ce qu’elle souhaite pour que ça ne se voit pas sous la robe.
Il manque encore le châle
pour cacher les épaules qui ne sont pas entièrement recouvertes par les
bretelles de la robe. La boutique d’Auroville qui est à côté, puis celle de
Nehru street un peu plus loin, et enfin la petite boutique tibétaine qui est
juste à côté à l’étage.
Véro trouve un châle en soie
pour 200R tout a fait bien assorti à la robe pour la couleur. Inespéré.
Comme on est dans le
quartier on va voir à la galerie d’aquarelle qui est de garde aujourd’hui. Par
chance c’est Abel.
Il nous invite au baptême de
la petite Hélène le 5 février.
On revient faire des courses
au Nilgiris et puis acheter du beurre et de la crème à la laiterie, des fruits
pour une salade de fruits, tout ça en prévision du repas de ce soir.
On pose tout à l’appart et
on va déjeuner au Surguru.
En sortant Véro prend un pot
de miel au Nilgiris car elle a pensé qu’un filet de miel sur sa salade de
fruits serait du meilleur effet.
Les deux Belge qui viennent
sont des gens sympa.
C nous la connaissons depuis
l’an dernier grâce à Loulou Misseye, mais on ne sait pas beaucoup de chose sur
sa vie, sur ce qu’elle fait ici où elle revient toute les années. C’est une des
personnes qui a participé au démarrage de l’arrivée d’Abel et d’Ejoumalé en
Belgique et en France.
R c’est un môme d’environ 25
ans, il a fait une école de cinéma et traîne en Inde depuis pas mal de temps
pour réaliser un film sur l’Inde. Sa particularité qui nous le rend attachant
c’est qu’il a un frère plus âgé me semble-t-il et surtout une sœur qui a son
âge et que ses parents on adoptée en Inde.
Il nous a parlé d’elle, de
sa peur d’être abandonnée. Lorsque leurs parents les ont ramenés pour la
première fois en Inde, elle leur a dit après qu’elle a eu peur pendant tout le
voyage que ses parents ne la laissent de nouveau en Inde.
Il a appris vite à l’école
la différence lorsque ses copains ne voulaient pas croire que c’était sa sœur.
Enfin plein de choses
amusantes qui nous parlaient aussi un peu de nous.
On revient à l’appart et
après un peu de repos, Véro s’est attaquée aux courgettes et à la salade de
fruits pendant que j’écris.
Un coup de fil de Promenade
nous interrompt pendant nos activités. Un acheteur veut voir Véro.
On saute sur la moto et nous
arrivons rapidement à Promenade. C’est un couple hollandais qui veut acheter
une aquarelle mais ne veut pas la vitre. Véro démonte le cadre et enlève la
vitre. Ils règlent l’aquarelle à Promenade.
Avec notre vitre on repart
en moto et on va vite la déposer chez l’encadreur.
Du coup on passe chez le
photographe pour récupérer les photos et faire imprimer les certificats
d’authenticité et la fiche d’inscription pour Le Teich.
On pose tout ça à l’appart
et on repart à pied en direction de la promenade Goubert.
En passant on boit un lassi
au saladbar, 160R alors que le prix est normalement de 80R. On ne nous y
reprendra pas.
Sur la promenade il y a une
lumière extraordinaire qui donne aux couleurs des petits échoppes ambulantes
sur fond de bleu océan quelque chose dont on ne peut pas se lasser. Véro refait
les mêmes photos, elle ne peut pas laisser s’échapper cette lumière sans rien
faire.
On croise nos acheteurs
hollandais qui se promènent aussi, ils veulent prendre Véro en photo et du coup
nous prennent tous les deux avec notre appareil.
On continue, Véro veut prendre
une personne avec un passe montagne près de la statue de Gandhi. La personne
est inquiète, on ne comprend pas bien pourquoi. Véro tient à sa photo pour vous
montrer qu’il peut faire froid, elle poursuit la personne qui fuit comme une
bête affolée, ça vire au safari. Véro a sa photo et la personne se pose sur un
banc pour souffler.
On achète nos éternelles
cacahuètes grillées qu’on mange assis sur le mur qui borde la promenade et qui
est si chaud que sa chaleur se répercute dans notre bassin ce qui fait un bien
fou à notre dos douloureux.
On revient et on rentre par
l’ATM parce que malheureusement même ici l’argent est nécessaire.
Dans la rue il y a le mécano
qui est là pour changer la batterie. Le spécialiste de la machine à laver est
venu, mais n’a rien trouvé, on va donc pourvoir s’en servir à nouveau.
Véro monte, je vais acheter
des petits pains sur MGroad. Ça ressemble à ce qu’on appelait dans mon enfance
des griches, certainement du dauphinois. Ça ressemble à un pain fait pour faire
les sandwiches tout simplement.
Je reviens, Véro est à son
poulet.
Vers 20h nos invités
arrivent.
Lors de nos différentes
discussion nous apprenons qu’en fait ils font un travail volontaire dans
différentes écoles avec les enfants sans que nous sachions vraiment ce qu’ils
font. Lui filme les enfants, elle je ne sais pas.
Nous apprenons qu’une des
écoles est financée par l’association d’Yves Duteil. Ce dernier enverrait
depuis 2 ans 5000€ par mois pour le financement de cette école. L’argent est
géré par des gens de Pondy dont la proprio de la maison bleue où ils habitent.
Yves Duteil doit venir le 24
de ce mois pour voir l’avancement des travaux et comment fonctionne l’école. Il
serait temps après avoir versé 120 000€.
On apprend aussi
qu’Auroville finance un car qui vient prendre les enfants une fois par semaine
pour les emmener à Auroville. Ils ne semblent pas du tout savoir pour y faire
quoi.
Comme souvent dans le cadre
de ces associations on sait l’argent qui rentre, on ne sait pas trop qui s’en
sert et pour en faire quoi.
Ça manque apparemment de
transparence même pour les
gens qui y participent.
La soirée est vite passée,
le repas de Véro, trois étoiles, tous les plats vidés et récurés avant la
vaisselle.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...