Pages

mercredi 18 janvier 2012

Diner belge sans bière

Tchai

Il y a du monde ce matin à la petite fontaine, trois femmes et un homme discutent. J’allais dire bruyamment, mais pour ici le mieux est de dire normalement.

Par contre il n’y a personne au pain. Hier soir le patron du Baker a mis un SMS sympa à Véro pour s’excuser de ne pas être venu à son vernissage. Ça a fait plaisir à Véro et j’espère qu’on va revoir A à la sortie Frog’s du 4 février.
Léon ne répond toujours pas à nos appels.

Matinée courses.

Le cordonnier pour la ceinture, il est ouvert.

Poulet pour ce soir en face de chez Pitch parce qu’on a des invités C et R les belges qui logent à la maison bleue.

On revient poser le poulet dans le frigo.

Puis on repart d’abord chez le photographe sur MGroad, qui nous reconnaît. Véro lui donne des tirages à faire pour l’inscription au Teich. Ce sera prêt à 14h

Ensuite sous tif et culotte pour la robe du mariage, c’est dans Mission street en face de Casablanca. Véro trouve ce qu’elle souhaite pour que ça ne se voit pas sous la robe.

Il manque encore le châle pour cacher les épaules qui ne sont pas entièrement recouvertes par les bretelles de la robe. La boutique d’Auroville qui est à côté, puis celle de Nehru street un peu plus loin, et enfin la petite boutique tibétaine qui est juste à côté à l’étage.

Véro trouve un châle en soie pour 200R tout a fait bien assorti à la robe pour la couleur. Inespéré.

Comme on est dans le quartier on va voir à la galerie d’aquarelle qui est de garde aujourd’hui. Par chance c’est Abel.

Il nous invite au baptême de la petite Hélène le 5 février.

On revient faire des courses au Nilgiris et puis acheter du beurre et de la crème à la laiterie, des fruits pour une salade de fruits, tout ça en prévision du repas de ce soir.

On pose tout à l’appart et on va déjeuner au Surguru.

En sortant Véro prend un pot de miel au Nilgiris car elle a pensé qu’un filet de miel sur sa salade de fruits serait du meilleur effet.

Les deux Belge qui viennent sont des gens sympa.

C nous la connaissons depuis l’an dernier grâce à Loulou Misseye, mais on ne sait pas beaucoup de chose sur sa vie, sur ce qu’elle fait ici où elle revient toute les années. C’est une des personnes qui a participé au démarrage de l’arrivée d’Abel et d’Ejoumalé en Belgique et en France.

R c’est un môme d’environ 25 ans, il a fait une école de cinéma et traîne en Inde depuis pas mal de temps pour réaliser un film sur l’Inde. Sa particularité qui nous le rend attachant c’est qu’il a un frère plus âgé me semble-t-il et surtout une sœur qui a son âge et que ses parents on adoptée en Inde.

Il nous a parlé d’elle, de sa peur d’être abandonnée. Lorsque leurs parents les ont ramenés pour la première fois en Inde, elle leur a dit après qu’elle a eu peur pendant tout le voyage que ses parents ne la laissent de nouveau en Inde.

Il a appris vite à l’école la différence lorsque ses copains ne voulaient pas croire que c’était sa sœur.

Enfin plein de choses amusantes qui nous parlaient aussi un peu de nous.

On revient à l’appart et après un peu de repos, Véro s’est attaquée aux courgettes et à la salade de fruits pendant que j’écris.

Un coup de fil de Promenade nous interrompt pendant nos activités. Un acheteur veut voir Véro.

On saute sur la moto et nous arrivons rapidement à Promenade. C’est un couple hollandais qui veut acheter une aquarelle mais ne veut pas la vitre. Véro démonte le cadre et enlève la vitre. Ils règlent l’aquarelle à Promenade.

Avec notre vitre on repart en moto et on va vite la déposer chez l’encadreur.

Du coup on passe chez le photographe pour récupérer les photos et faire imprimer les certificats d’authenticité et la fiche d’inscription pour Le Teich.

On pose tout ça à l’appart et on repart à pied en direction de la promenade Goubert.

En passant on boit un lassi au saladbar, 160R alors que le prix est normalement de 80R. On ne nous y reprendra pas.

Sur la promenade il y a une lumière extraordinaire qui donne aux couleurs des petits échoppes ambulantes sur fond de bleu océan quelque chose dont on ne peut pas se lasser. Véro refait les mêmes photos, elle ne peut pas laisser s’échapper cette lumière sans rien faire.

On croise nos acheteurs hollandais qui se promènent aussi, ils veulent prendre Véro en photo et du coup nous prennent tous les deux avec notre appareil.

On continue, Véro veut prendre une personne avec un passe montagne près de la statue de Gandhi. La personne est inquiète, on ne comprend pas bien pourquoi. Véro tient à sa photo pour vous montrer qu’il peut faire froid, elle poursuit la personne qui fuit comme une bête affolée, ça vire au safari. Véro a sa photo et la personne se pose sur un banc pour souffler.

On achète nos éternelles cacahuètes grillées qu’on mange assis sur le mur qui borde la promenade et qui est si chaud que sa chaleur se répercute dans notre bassin ce qui fait un bien fou à notre dos douloureux.

On revient et on rentre par l’ATM parce que malheureusement même ici l’argent est nécessaire.

Dans la rue il y a le mécano qui est là pour changer la batterie. Le spécialiste de la machine à laver est venu, mais n’a rien trouvé, on va donc pourvoir s’en servir à nouveau.

Véro monte, je vais acheter des petits pains sur MGroad. Ça ressemble à ce qu’on appelait dans mon enfance des griches, certainement du dauphinois. Ça ressemble à un pain fait pour faire les sandwiches tout simplement.

Je reviens, Véro est à son poulet.

Vers 20h nos invités arrivent.

Lors de nos différentes discussion nous apprenons qu’en fait ils font un travail volontaire dans différentes écoles avec les enfants sans que nous sachions vraiment ce qu’ils font. Lui filme les enfants, elle je ne sais pas.

Nous apprenons qu’une des écoles est financée par l’association d’Yves Duteil. Ce dernier enverrait depuis 2 ans 5000€ par mois pour le financement de cette école. L’argent est géré par des gens de Pondy dont la proprio de la maison bleue où ils habitent.

Yves Duteil doit venir le 24 de ce mois pour voir l’avancement des travaux et comment fonctionne l’école. Il serait temps après avoir versé 120 000€.

On apprend aussi qu’Auroville finance un car qui vient prendre les enfants une fois par semaine pour les emmener à Auroville. Ils ne semblent pas du tout savoir pour y faire quoi.

Comme souvent dans le cadre de ces associations on sait l’argent qui rentre, on ne sait pas trop qui s’en sert et pour en faire quoi.

Ça manque apparemment de transparence   même pour les gens qui y participent.

La soirée est vite passée, le repas de Véro, trois étoiles, tous les plats vidés et récurés avant la vaisselle.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...