Pages

jeudi 19 janvier 2012

Léon répond

Did you say paper ? Magnifique expo que nous avons vue aujourd'hui à Auroville.

Ce matin c’est un peu dur de se lever parce qu’on s’est couché tard et parce que cette nuit un chat s’est introduit dans la maison par la fenêtre du balcon pour visiter la poubelle dans laquelle évidemment il y avait des os de poulet.

Ce maladroit a fait tomber la poubelle ce qui a provoqué un bruit important dans le calme de la nuit et ce qui m’a réveillé.

Je me suis avancé vers la cuisine à la lumière de la lampe de poche et dès qu’il m’a vu le chat n’a pas hésité, il s’est précipité vers la sortie par où il était entré.

C’est pas bien important, mais c’est pas cool pour se réveiller. Moi dans ces cas-là mes oreilles deviennent comme des radars et je capte tous les bruits de la maison. Je pourrai entendre une fourmi marcher vers le pot de miel.

Cette nuit, on aurait dit que la chaleur était revenue. Trop froid avec le ventilo et trop chaud sans. Équilibre difficile à trouver, mais je me suis quand même ré endormi assez vite.

Ce matin, je ne me suis réveillé qu’à 8h15, en retard sur mon horaire qui est plutôt vers 7h

Je vais au pain. La vie s’est déjà mise en route et pour traverser la rue Bussy c’est un peu sportif de courir entre voiture, motos et cars qui klaxonnent de toute leur force parce qu’un piéton n’a rien à faire là.

Ce matin à la boulangerie,  il y avait la personne qui était là tous les matins l’an dernier et que je n’avais pas encore vue. Peut-être que je venais trop tôt le matin.

A mon retour Véro se lève et on se prend le petit déjeuner avant d’attaquer la vaisselle d’hier à l’eau froide.

J’appelle Léon et cette fois-ci il répond, miracle.
Il veut prendre la moto demain pour le fameux contrôle qui nous permettra d’avoir les papiers.
Demain 8h, on n’a pas d’autre choix que de le croire et les papiers lundi. Inch Shiva, bien qu’il soit catholique.

La machine à laver amême daigné fonctionner correctement. Aujourd’hui elle ne s’est pas promenée à travers la cuisine en faisant des bruits phénoménaux. Certainement le passage du technicien aura suffi.

On part faire le nécessaire pour envoyer la candidature au Teich. Véro avait oublié la lettre de motivation. On va la faire imprimer parce qu’ici on n’a pas d’imprimante. Personne d’ailleurs n’a d’imprimante, dans la rue des petites boutiques proposent tous les services liés à l’informatique.

En revenant on voit Predibane chez lui en train de bichonner ses motos. Il a cinq Enfield et il est en train de vérifier leur bon fonctionnement parce que ses frères arrivent pour le mariage et qu’il veut que chacun puisse en avoir une.

Il les démarre une à une pour qu’on écoute le bruit du moteur et surtout pour qu’on compare l’énorme différence de son qu’il y a entre chaque moteur.
Il en a une rouge qu'il a récupérée et qui est un peu capricieuse nous dit-il.

On envisage de faire la reconnaissance de la sortie le dimanche 29 janvier en partant tôt le matin. Pour nous il n’y a pas de problème.

On prend la moto pour aller chez Focus le libraire acheter des enveloppes et à la poste.
Le problème des enveloppes c’est qu’elle ne sont pas autocollante, pour les fermer il faut mettre de la colle. Dans l’envoi, il est prévu une enveloppe retour, Véro espère que les gens du Teich ne seront pas trop déconcertés pour lui renvoyer les photos des aquarelles et qu’ils comprendront qu’il faut coller l’enveloppe.

A la poste c’est toujours la même aventure. Lorsque l’envoi est prêt, il faut le soumettre à l’œil sourcilleux et suspicieux de la demoiselle des postes. Quand je dis demoiselle, elle devait certainement l’être en 1962 lors du retour de Pondichéry à l’Inde. C’est toujours la même que l’an dernier. Elle prend la lettre et la pèse le verdict tombe 51R. Gare à celui ou à celle qui n’a pas l’appoint. Ils seront complètement dédaignés et même ignorés, jusqu’à ce qu’un nombre de clients suffisant lui permette de rendre la monnaie dans un regard foudroyant.
C’est fini avec la mégère, mais maintenant une autre épreuve coller le ou les timbres qui n’ont eux aussi pas de colle.
Aujourd’hui il suffit de se retourner pour trouver le  plat de colle sur une étagère. Ce n’est pas toujours le cas, le plat de colle est déplacé selon les nécessités des uns et des autres et certaines fois on le retrouve dehors, dans le jardin qui précède le bâtiment et qui mène à la boîte cylindrique rouge, mais nous n’en sommes pas là.

Le plat de colle, c’est un plat métallique contenant une épaisse gelée bleue transparent recouverte d’une croûte brune. La croûte s’est formée au contact de l’air et son épaisseur donne une idée du temps de mise en service, parfois il n’y a presque que de la croûte, il faut alors gratter le dessous pour ramener avec son doigt une pâte de colle bleue. Véro, vous pouvez l’imaginer adore cette opération.
Elle est complètement dégoûtée de voir tout le monde plonger dans la gelée céleste un doigt avide de coller.
La colle est forte, c’est sur le doigt qu’elle a le plus de prise. Pas question d’en mettre sur le timbre sinon vous repartez avec le timbre au bout du doigt. C’est sur l’enveloppe qu’il faut la mettre pour avoir une bonne prise pour se l’arracher du doigt.
Il n’y a plus qu’à poser le timbre. Il faut bien viser. S’il n’y en a pas suffisamment le timbre vous le fait savoir. D’un côté il s’accroche à la colle, de l’autre il se redresse pour permettre de rajouter un peu de colle. Attention à ce que le doigt ne reste pas collé entre le timbre et l’enveloppe. Il faut, vous l’aurez compris de la dextérité, c’est pourquoi je ne m’en charge pas. Si vous mettez trop de colle, le risque est que votre courrier dans la fameuse boîte cylindrique rouge, se colle à une autre enveloppe et suive la destination de cette enveloppe. Il ne faut pas se demander après pourquoi le courrier n’arrive pas. On ne peut pas enlever le trop de colle avec le doigt. Il faut trouver un papier racler du mieux possible pour éliminer le risque de collage avec une enveloppe inconnue.
Le trop de colle sur les doigt est raclé sur le bord du plat de colle, pas moyen de faire autrement.

Le timbre mis. Il faut sortir de la poste, pas que du bâtiment, mais  de l’enceinte de la poste aller jusqu’à la rue. Là après le portail, il y a un énorme cylindre rouge recouvert d’une sorte de chapeau chinois. Sur un côté une ouverture obstruée par une sorte de visière de casquette qui empêche de mettre le courrier dedans. Il faut se baisser, faire remonter le pli sous la casquette et le lâcher dans la fente.

Ouf le courrier est déposé, partira-t-il, arrivera-t-il, toute l’aventure qu’il va vivre nous échappe.

On passe chez le marchand de beaux-arts pour acheter de la gomme arabique pas pour le courrier mais pour des pigments pour le travail d’aquarelle de Véro. Puis on revient à l’appart pour prendre nos maillots de bain pour aller au Mango Hill.

Demain on risque de ne pas avoir de moto si Léon tient parole et après c’est le week end et on ne peut pas bénéficier de la piscine du Mango Hill.
Véro a le temps de récupérer sa lessive qui est sèche.
Une demi heure plus tard on est sur place.

Véro commande une salade de pomme de terre jambon et félicite le proprio pour la qualité de son jambon.
Il est content et elle lui demande illico où il l’achète il dit au marché à Pondy. Véro demande s’il peut lui dire où ?
Intervient alors un autre Français plus âgé qui dit : mais qu’est ce que tu racontes. Le jambon est fait ici sur place.
On est étonné. Il continue, il tue le cochon et fait des jambonneaux. On est encore plus étonné alors il se dit, je peux leur raconter n’importe quoi et il nous explique en nous prenant pour des cons qu’il élève son cochon, le tue, et fait son jambon.

Véro insiste pour en avoir parce que le garçon dit qu’il n’y en a plus. Alors l’homme parti dans sa diatribe et ne pouvant faire marche arrière dit qu’il doit en effet en préparer d’autre mais que pour deux il peut s’arranger et va nous en apporter.

On s’installe au bord de la piscine. Il n’y a personne et c’est comme une piscine privée.

La salade pommes de terre jambon arrive. Le jambon est toujours aussi délicieux, on se régale. On profite du soleil, de l’eau, de la chaise longue. Il faut réclamer le dessert qui est franchement dégueulasse du petit lait de fromage blanc dans lequel flottent 4 rondelles de bananes.

Et puis tout à coup, on en a marre de cette vie policée, l’Inde nous manque, on repart.

On va dans Auroville pour voir une expo de sculpture en papier qui n’aurait certainement pas déplu à Elisabeth.
On cherche un peu parce que c’est toujours compliqué Auroville, en réalité, on ne fait que rouler sur une piste dans la nature partiellement détruite par le cyclone. On n’a qu'une petite idée d’où l’expo se trouve, derrière l’hôtel de ville après le Matrimandir si on vient de visitor center mais nous on vient dans l’autre sens c’est donc avant.

Sur une indication Bliss Mitra Existence qui indique l’implantation des communautés, une affiche de l’expo est collée. On suit la direction, on passe un pont à rouleaux métalliques pour empêcher les vaches tamoules d’entrer.

On arrive dans un espace où sont construits trois immeubles d’une architecture étonnamment moderne, chacun devant abriter une communauté. On s’arrête devant un garage pour moto et voiture et qui peut être fermé par une porte qui tourne autour d’un axe vertical.

On se dirige vers l’un des immeubles une flèche indique la direction d’une salle d’expo. Une première salle avec des œuvres modernes mais comme on peut en voir n’importe où. Dans la deuxième salle l’expo qu’on est venu voir. Je me demande qui peut bien venir là. Pourtant le livre d’or est déjà bien rempli et l’expo ne dure que depuis 5 jours. Le travail exposé est magnifique. Des couleurs, des mélanges de couleurs et du papier blanc simplement découpé avec des épaisseurs de feuilles pour former une sorte de rideau.

Je suis étonné par la qualité de tout ça, l’expo certes, mais les bâtiments, ascenseurs, prise extérieur pour les voitures électriques. Dans la cour entre les bâtiments des enfants blancs, blonds, métissés font du vélo. Des femmes en sari se rendent dans les immeubles pour faire le ménage.

Qui habite là, des gens de la communauté d’Auroville et toutes les questions que nous nous posions l’autre soir reviennent, qui finance, avec quel argent. Les gens qui habitent là paient-ils un loyer etc etc … les questions sans réponse sont légions en ce qui concerne cette communauté.

Une fois encore on repart sans réponse.

On s’arrête à farm fresh prendre de la confiture et on revient par la piste de la palmeraie.

Puis on est à nouveau dans la folle circulation avec le soleil qui me tape dans l’œil et qui rend la conduite encore plus difficile. Mais cette folie de l’Inde c’est vraiment la vie, la vie des cellules en perpétuel mouvement.

On s’arrête au marché Goubert. Véro achète un petit ballon pour faire un exercice d’épaule que lui a recommandé la masseuse. On achète des bananes et de la poudre à Kolam toujours pour les aquarelles.
Véro veut acheter des œufs mais on n’a pas pris la boite. Elle se décide à en prendre quand même et le marchand rempli de paille un sac plastique et enfouit les œufs dans la paille. Super comme idée.

On pose la moto. Je la verrouille et on reste dans l’appartement.
Avec les fruits qui restent Véro refait une salade de fruits pour ce soir, puis pendant que je rédige le blog, elle peint.

Ce soir, on va regarder envoyé spécial celui que vous avez dû voir jeudi dernier.

Dîner omelette, fromage, tomates et délicieuse salade de fruits avec les fruits d’ici qui sont irremplaçables pour leur goût.
 

1 commentaire:

  1. Bonsoir Les GoJoJo,

    Là je crois que vous êtes posés dans votre vie indienne...
    Cà roule, ça va ça vient, c'est les GoJoJo à Puducherry !!!

    Profitez car nous aussi nous profitons !

    Tendresse, LouLou Misseï

    RépondreSupprimer

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...