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| Préparation du mariage de demain chez Predip et Christine |
Pas de photos aujourd'hui : piscine !
Bien dormi.
Deux femmes sont assises
autour de la fontaine avec des bouteilles d’eau en plastique.
Il y a beaucoup de
circulation sur Bussy street, des enfants à vélo sac à dos, c’est l’heure de
l’école.
La baguette est passée à 38R
au lieu de 35. Ce sont les taxes qui ont augmenté.
Devant chez nous une femme
en sari sur un TVS attend la fille du premier étage pour l’emmener à l’école. Le garçon lui y va en vélo, la
fille a son TVS taxi. Aujourd’hui elle doit avoir badmington j’ai vu la
raquette sur son sac en passant devant leur porte.
Ici on vit la porte ouverte,
même nous, pour avoir plus d’air qui circule.
C’est un TVS taxi parce que
les selles conducteur et passager son séparées. Celle du passager, de la
passagère en l’occurrence est plus rembourrée pour ses délicates fesses. Autant
le père qui conduit une Enfield récente et possède une très belle berline Honda
est sympa avec ses quelques mots de français, autant sa femme, sa fille se
prennent pour des déesses et ne daignent même pas jeter un coup d’œil sur nous.
Le fils lui dès qu’il rentre met une musique indienne à fond, dont les basses
font trembler les dalles et les murs de la maison. C’est certainement pour ça
que le proprio leur a dit qu’il faudrait se calmer parce que des personnes âgées arrivaient. Je ne sais
pas s’ils se sont calmés mais on n’en a pas l’impression. C’était peut-être
pire avant.
En fin d’après midi le TVS
taxi revient livrer la princesse qui passe devant nous comme si on n’existait
pas.
Ce matin on est parti à pied
pour faire quelques courses. Comme on est un peu avant dix heures on prend
MGroad pour aller boire un thé à l’angle de Rangapoulé. Il y a là deux
personnes qui parlent français et qui prennent du café comme s’ils étaient au
bar, empêchant les autres d’aller chercher leur thé ou leur café. A leur voix
on perçoit que ce sont des gens qui fument ou qui ont du fumer beaucoup dans
leur vie. Leur tête nous informe qu’ils ne doivent pas détester la bière non
plus. On dirait de vieux babes, crades, mais ils semblent trop jeunes pour cela
bien que vieillis par une vie qui n’a pas du être simple. Ils se séparent et
quittent le débit de thé et de café.
Un chauffeur de rickshaw
essaye de calmer un homme un Indien qui semble ne pas être à jeun, on ne comprend
pas l’origine de la querelle.
On va chez un marchand de
jouet à la devanture duquel il y a des ballons. La masseuse a dit à Véro
d’acheter un ballon mou pour faire des exercices. Même si pour elle cela semble
simple à trouver, pour nous ce n’est pas simple du tout.
On va dans un autre magasin
dans Nehru Street. On trouve un ballon qui pourrait correspondre et surtout
qu’on peut gonfler et dégonfler pour gérer sa dureté.
Véro veut aller voir les
pinceaux chez le fournisseur beaux arts et elle achète deux tubes d’aquarelle.
On va au Nilgiris pour
quelques courses pour dîner ce soir.
On revient par MRroad, on
cherche des stickers à coller sur
les casques. On va dans le magasin qu’on connaît Vellala street. On ne trouve
pas ce qu’on cherche, par contre on prend un porte clefs Ganesh en bois pour
mettre toutes les clés de la moto.
On revient à l’appart poser
nos affaires.
Véro appelle Christine pour
le mariage, celle-ci lui dit notamment que c’est pas la peine d’avoir de belles
chaussures demain matin au temple parce qu’il faut les laisser dehors sur le
trottoir et qu’on risque de se les faire piquer. La saga chaussures trouve son
épilogue. Véro fait passer l’info à E.
On prend nos casques
toujours pour les faire à notre tête et on part pour Auroville. On s’arrête
déjeuner au Tanto et on tombe sur notre ami maintenant J-P.
Il est tombé d’un escalier
et s’est foulé une cheville. Il boîte. Il s’assied à notre table pour boire son
café. On lui dit qu’on est allé voir son site. Il nous dit qu’on peut lire les
100 premières pages de son livre.
On lui raconte notre périple
au centre artistique et on lui pose des questions, surtout comment ça s’est
construit. Apparemment avec de l’argent de la communauté de tous les
Aurovilliens. Les gens sont logés gratuitement et ils participent à l’entretien
de la construction.
Les immeubles qui existent
sont entretenus par une main d’œuvre féminine tamoule.
Il y a des parties communes
par exemple pour le lavage du linge.
Il nous dit que c’est le
début de la ville de 50000 habitants prévue à la fondation d’Auroville.
Cet éparpillement qui fait
qu’on ne voit jamais personne d’Auroville est volontaire nous dit-il pour se
protéger des touristes qui envahissent le site. Il y a même des gens qui sont
chargés de la sécurité.
Ce qu’il ne semble pas
comprendre c’est que lorsque l’on va dans ce genre d’endroit personne ne nous
accueille, au contraire.
C’est une question que nous
lui poserons une autre fois. Ce qu’il me semble c’est que pour découvrir
Auroville il faut acheter un séjour dans une guest house et ainsi devenir pour
quelques jours Aurovilliens.
On va la piscine du Mango
Hill. Le patron nous demande pourquoi on ne prend pas le repas. Véro lui
explique que les deux dernières fois ça a posé trop de problèmes pour être servi correctement qu’on
préfère ne plus prendre le repas chez lui. Apparemment ça ne le gêne pas plus
que ça.
On profite donc de la
piscine tout l’après midi entre Italiens et Russes.
Au retour on s’arrête à
l’atelier de Léon, mais il n’y a personne.
On file donc sur Pondy. On
fait un arrêt chez le marchand de légumes de MG road et on rentre à l’appart.
Il est 17h, on décide
d’aller boire un lassi en ville. On croise dans la maison bleue C la Belge et
R. On dit au revoir à R qui prend l’avion dans la nuit. Ils nous confirment que
Yves Duteil est bien arrivé et qu’il repart dimanche. Je trouve que c’est peu
pour s’assurer que tout l’argent qu’il envoie est bien utilisé.
On va dans Nehru street au
magasin d’Auroville prendre nos stickers et juste à côté dans un débit indien
de boisson et de glace, on prend un lassi assis sur un tabouret sur le trottoir
dans Nehru streeet. 15R le lassi qui est très très bon au lieu de 40, 80, 90,
dans les bistrots pour touristes.
On s'arrête au retour à la
librairie Focus, Véro a envie d’acheter le guide d’un canadien qui propose 108
idées pour Pondy. 108 est nombre sacré en Inde.
On revient et on se prépare
pour le mariage, c’est à dire grande toilette et rasage pour moi.
Ce soir c’est forte musique
chez les voisins du dessous. On est obligé de fermer la porte pour éliminer la
principale source de communication, la cage d’escalier.
On dîne de salade et de
tomates en salade avec le reste d’omelette aux pommes de terre d’hier soir.
Véro a décidé de préparer un
dessert spécial. Je crois que ce sont des bananes flambées, ou quelque chose
dans le genre en plus sophistiqué. Bananes sautées au ghee, arrosées de miel
arrosées de chocolat fondu dans de la crème fraîche.
Avis aux amateurs.
Demain matin levé à 6h du
mat pour le mariage au temple à 7h.

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