Pages

mardi 3 janvier 2012

Dans l'oeil du cyclone

Nous voilà enfin connectés et je pense que je vais pouvoir vous mettre en ligne tout ce que Jno a écrit depuis qu'on est arrivé à Pondy quelques heures après le passage du cyclone Thane.

Les photos sont ici 
Et encore d'autres ici
Mission street


Jeudi 29 décembre 2011 : Aucamville-Paris-départ pour Delhi


Lever 5h, je n’ai pas très bien dormi, seulement un peu de 2h à 5h.
Il fait froid.
Véro se réveille ça ne semble pas trop dure bien que ce soit vraiment pour elle le milieu de la nuit.

Les sacs sont prêts, on complète avec les brosses à dents.

Le taxi est bien à l’heure.
On dit au revoir à Lila. Maria dort encore, on lui a dit au revoir hier soir.

Ce n’est malgré tout jamais facile de partir, même si on a l’habitude. Il faut s’arracher et c’est la peur d’avoir oublié quelque chose qui nous retient même si hier soir tout a été vérifié.
Une fois la porte fermée ça va déjà mieux. Les dès sont jetés.

Le taxi c’est l’entreprise d’ambulances de Launaguet, qui ne fait plus maintenant que taxi. Comme on a habité pendant 17 ans à Launaguet, on parle du pays pendant le trajet.

Le train est annoncé pour 7h18, alors que nous avons reçu un mail qui nous précisait que l’heure avait changé et que le départ était à 7h06. Je vais me renseigner au guichet et je me fais jeter par deux employées qui ne sont pas au courant et me traitent comme un débile. On se rendra compte par la suite que tous les passagers ont reçu le même mail que nous.

Encore quelques petites craintes sur la présence ou non du dossier qui contient tout ce qui est administratif. Je n’arrive plus à me souvenir dans quel sac il a été mis. Véri rapide et inquiète, c’est bon, on l’a.

Le train est au quai n°5. Voiture 1 place 73 et 74.

On est à l’étage dans le TGV.  Ce n’est pas pratique pour les bagages mais heureusement cette année, ils ne pèsent que 20kg chacun. Par contre c’est très agréable de voyager à l’étage, on domine le paysage et on en profite mieux.

Le bar n’est ouvert qu’à Montpellier, il y a comme une forme de désorganisation  assumée. On va boire un café ça coûte la peau du cul.

Le temps se couvre dans la vallée du Rhône.

 Deux passagers ce sont installés sur le siège devant nous. Véro me demande : » C’est quoi ces ploucs ».
Je lui réponds : à tous les coups ils vont à Marne la Vallée.

Véro bouquine sur le kindle, je lis le nouvel obs qui a fait un dossier sur les années 60. Ça me rajeunit.
Je lis Libé, puis entre temps je dors pour récupérer de la nuit.

C’est bien ça, les ploucs descendent à Marne la Vallée.

C’est bientôt à nous, on se prépare pour avoir le temps de descendre les bagages au niveau de la sorite.

Tout va bien sauf qu’on est au terminal 2 et qu’on a dit à Benoît de nous retrouver au terminal 1. Véro réussit à le joindre pour lui dire que c’est au 2F.

On veut déjeuner, mais le plat de pâtes est à 20€. Ce sont les prix de Roissy paraît-il. C’est quand même trop indécent pour nous, on cherche une sandwicherie.

Benoît et Lennon nous rejoignent. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Lennon. On finit nos sandwiches et on va boire un pot tous ensemble au bistrot d’à côté. Grâce à eux, le temps passe plus vite.

On les raccompagne au parking vers 16h, on peut leur laisser nos manteaux qu’on récupérera au retour.

On s’installe vers une borne électrique pour faire fonctionner le micro portable et recharger la batterie du Iphone de Véro.

On peut consulter internet, mais il faut payer, de vrais chiens.

Le temps passe heureusement.

L’heure de l’enregistrement arrive. On passe sans problème, on est bien dans le poids 21kg et 19kg. Véro au dernier moment a enlevé un bloc de papier entamé, elle a encore deux blocs neufs, pas d’inquiétude, mais ça nous a permis d’être dans le poids. Devant nous des touristes dont les bagages sont trop lourds sont repartis pour essayer de trouver une solution.

On a nos cartes d’accès à bord jusqu’à Delhi, là il faudra en obtenir d’autres cartes jusqu’à Madras, mais les bagages suivent indépendamment de nous. J’espère qu’on se retrouvera tous à Madras.

On marche. On achète deux super gros muffin pour se caler en attendant le repas du soir qui risque de ne pas être avant 22h30.

On va vers l’embarquement pour passer les derniers contrôles de sécurité de police et de douane.

Il ne reste plus qu’à attendre l’embarquement ce qui se fait dans les délais et en bon ordre.

On est dans la rangée du milieu, siège indien style banquette en bois recouverte de tissu. Inclinaison à peine perceptible du dossier pour faire comme si on n’était pas allongé, des fois qu’on se trompe. Ma  commande de la lampe individuelle ne fonctionne pas.

Le décollage est toujours aussi déplaisant, après une course qui paraît toujours trop longue l’avion finit par s’arracher du sol. Maintenant on espère que tout fonctionne.

Le repas, mini dînette, chiken au curry nous rappelle immédiatement les saveurs des repas indiens et du coup tout nous paraît bon.

Les hôtesses nous font la nuit, ma lampe individuelle ne fonctionnant pas je suis contraint de suivre, le rythme imposé.
C’est toujours à ce moment que mes jambes décident de ne plus pouvoir rester en place et je suis obligé de me lever pour  marcher dans l’allée.

La nuit est longue. Je suis le trajet de l’avion sur l’écran incrusté dans le dossier du siège de devant. C’est la première fois qu’on contourne la Turquie par le Nord pour suivre vraisemblablement une route qui passe au dessus de l’Afghanistant et du Pakistan.
  


Vendredi 30 décembre 2011 : Delhi-Madras-Pondy

La nuit est longue. Je regarde sur l’écran l’avancé de la zone d’ombre qui représente la nuit et qui s’éloigne petit à petit de l’Australie pour glisser vers l’Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande et enfin l’Inde. Sur l’écran, le jour vient à la rencontre de l’avion tandis que l’heure change en fur et à mesure que nous passons les fuseaux.

J’ai mis ma montre à l’heure de Delhi, je l’ai avancée de 4h30.

Ce n’est que vers 8h du matin que les hôtesses réapparaissent pour nous proposer un petit-déjeuner européen, ce qui nous convient.

L’avion qui est parti à l’heure a respecté son horaire et à 10h exactement il s’immobilise sur le tarmac.

Le commandant de bord demande aux passagers de ne pas s’impatienter ça va prendre 5mn pour installer l’escalier qui va nous permettre d’arriver au sol.
½  d’heure plus tard, l’escalier est en place et une première avancée se fait vers la porte de sortie, puis tout s’arrête à nouveau. ¼ d’heure plus tard la progression vers la sortie de l’appareil reprend. Puis soudain tout s’arrête à nouveau. Nous sommes au niveau des premières, Véro peut tester pendant un bon ¼ d’heure ce que ça fait de voyager allongé. Ma crainte est qu’elle ne s’endorme pendant l’attente, nous sommes très près de la sortie.
Nous avançons à nouveau et dans l’escalier, nous réalisons qu’il n’y a qu’un bus pour faire la navette entre l’avion un Boing 777 200 plein à craquer et les bâtiments d’arrivée. On réussit à prendre ce bus et quel bus… Toutes les portes sont barricadées par des barres de fer parce qu’elles ne fonctionnent plus, le bus lui-même ne semble pas dans un état de fraîcheur récent.
Il s’arrête longuement pour laisser passer un avion. J’ai peur que le moteur cale, mais non, le busl repart et nous pose sain et sauf à l’arrivée.

Tous les passagers en transfert sont pris en charge par un agent de l’aéroport, il y a des gens pour Bankok, Bombay et Madras comme nous.

L’agent nous fait simplement passer d’un lieu à un autre en suivant les indications « transfert » ce que nous aurions bien pu faire par nous même. On de dit que comme l’avion a pris du retard à l’arrivée, c’est pour qu’on ne se perde pas.

Il est 11h45 et l’avion pour Madras est annoncé sur les tableaux électroniques à 12h30 porte 24A.

Nous nous rendons à cette porte où une grande quantité de passagers embarquent pour DubaÏ sur la compagnie Emirates.
Quelque chose ne colle pas avec notre horaire. Nous allons à l’information. La personne regarde sur ses écrans et nous dit que c’est bien 12h30, porte 24A. Nous retournons et le personnel de la compagnie Emirates ne peut pas nous renseigner pour un vol Air India et nous conseille d’attendre le staff d’Air India qui va venir pour l’enregistrement et de leur demander ce qu’il en est exactement.

Deux autres personnes qui étaient dans le vol de Paris attendent aussi. Un couple qui était aussi sur le vol de Paris et nous dit que sur les tableaux électronique le vol est maintenant annoncé à 15h.
En effet à côté de la colonne horaire 12H30, il y a maintenant une colonne dans laquelle en rouge il est précisé 15h.

Nous sommes 8 du vol de Paris, et nous décidons de retourner à l’information pour demander plus de précisions. La personne constate sur son ordinateur que l’information à changé et que le vol est annoncé pour 15h.

Pour tous dans notre tête de Français ça ne nous paraît pas normal de ne pas être informé mieux que ça et de ne pas être pris en charge au moins pour déjeuner afin de faire passer le temps.

On demande à la personne de l’information d’appeler quelqu’un du staff d’Air India.

On attend près du kiosque information.

Après plusieurs demandes à la suite de l’appel, il semble que quelqu’un d’Air India soit venu et qu’il ait dit à la personne de l’information qu’il allait revenir avec des bons de prise en charge pour que nous puissions déjeuner. Ces propos sont confirmés par un passager de notre groupe qui a le physique Indien, mais qui en fait se révèlera Hollandais et venant pour la première fois en Inde.

On attend.

Comme personne ne revient, nous demandons à nouveau à l’agente de l’information de rappeler le staff d’Air India. Tout le monde semble se débiner. La personne de l’information nous dit que nous trouverons près de la porte 4 des gens d’Air India. Nous sommes à la porte 15. Nous partons tous avec armes et bagages à main pour voir ces gens.

On les trouve, après discussion et ils disent : retournez à la porte 15, là on va vous faire apporter de quoi déjeuner.

On revient et on attend assis dans des fauteuils. Rien ne vient, il est 14h. On  comprend qu’on ne verra jamais rien venir. Air India se fout de nous.
Véro et moi sommes les seuls à avoir des roupies indiennes. Nous sommes dans une zone de transfert et il n’y a pas de service de change. Véro va acheter deux pizzas qu’elle fait découper et nous nourrissons notre groupe.
À la télé nous voyons des images du cyclone qui a ravagé Pondy cette nuit. Il y aurait 9 disparus. Des informations que nous avons pu avoir par téléphone, il n’y a plus d’électricité, ni d’eau.

Puis nous allons à la porte 18, nouvelle porte pour le départ.
Vers 14h45 la procédure pour embarquer commence. On montre nos cartes d’embarquement qui sont celles de Delhi et une fiche verte qui nous a été remise par le contrôle sécurité. Le préposé valide la carte d’embarquement et prend la carte verte.

Dans le couloir qui mène à l’avion nouveau contrôle. Véro et moi présentons notre carte d’embarquement et le passeport. Sur une de nos cartes d’embarquement, il manque un tampon de la sécurité. La personne présente veut que nous retournions faire tamponner notre carte. Elle demande à un de ses collègues de nous accompagner.

C’en est trop. On lui dit non, et on continue notre chemin pour aller dans l’avion. Elle nous poursuit, mais tout le monde est en notre faveur, même les Indiens disent qu’on a raison. Quelque part ça doit les venger de l’administration indienne qui peut-être particulièrement tatillonne.

On s’installe à nos places. Véro a devant elle un siège complètement déglingué, le dossier lui tombe sur les genoux. Nous pensons qu’il n’y aura personne, mais si, cette place a aussi été vendue. Il faut faire appel au staff pour qu’il trouve une autre place à la personne qui devait s’asseoir là. Il reste une seule place de libre dans cet Airbus A320.

On est tous installé, lorsque le commandant de bord nous précise que nous ne décollerons pas avant une heure parce que tous les avions ont été retardés compte tenu des conditions atmosphériques, Delhi est noyée dans le brouillard et au Tamil Nadu c’est la cyclone.

Véro voyagera sans dossier devant elle, il est replié sur le siège et pour manger, le staff lui apporte des coussins pour caler son plateau.

Après toutes ces péripéties, on s’endort un peu, réveillé par la tête qui tombe d’un coup.

Nous arrivons vers 19h à Madras. Formalités d’arrivée, notre groupe se sépare chacun allant dans sa direction qui est Pondy,Tiruvanamalai ou Mahabalipuram. Nous pensons tous nous revoir un jour dans les rues de Pondy.

Une jeune fille qui devait se rendre à Trichy a raté sa correspondance et l’on essaye de lui trouver une solution. Elle semble complètement perdue. Des gens vont la prendre en charge jusqu’à Pondy qui est à mi-chemin et puis après ils verront avec elle comment elle peut se rendre à Trichy.

Le taux de change est à 62,50.


Notre taxi est là, il nous attend toujours. On a la bonne surprise de voir que la voiture est une bonne vieille voiture anglaise d’époque sans clim, une Ambassador.

La route est mouillée, il fait nuit noire et c’est la circulation toujours mystérieuse pour moi dans l’éblouissement des phares des véhicules qui viennent et dans ce noir la compétition de slalom spécial, à coup de klaxonnes, tout au long de la route.

À mi chemin une énorme procession de pèlerins vêtus d’habits de couleur orange, avec des centaines de cars garés n’importe comment au bord de ce qui se voudrait une autoroute. Les pèlerins vont et viennent indifférents à la circulation.

C’est à partir de là qu’une pluie faible commence à tomber. À partir de là aussi on est vigilant à l’éclairage pour savoir si l’électricité fonctionne. C’est difficile de se faire une idée, dans la nuit, derrière des vitres fumées.

Au dernier péage, il y a bien de l’éclairage.

Lorsqu’on entre dans Pondy, on se rend compte, sans aucun doute, qu’il n’y a pas d’électricité, mais surtout c’est qu’on voit que les véhicules se faufilent entre des entassements de végétations déchiquetées et des troncs d’arbre retirés sur le bord. La route est recouverte de végétaux hachés, des tôles, des enseignes gisent sur le bas-côté.

Bien que connaissant la route, je n’arrive pas à reconnaître le chemin emprunté par le taxi, et soudain il s’arrête, nous sommes arrivés au 24 de la rue Candappa Moudaliar.

On sonne, la femme du propriétaire nous ouvre, nous présente l’appartement qui est au deuxième étage et s’excuse de l’état dans lequel il est. Le cyclone a brisé des vitres, arraché sur la terrasse un espace pour faire sécher le linge.
Ils ont essuyé comme ils ont pu. Ils ont cherché un hôtel pour nous, pour cette nuit mais tout était complet. Elle s’excuse encore. Elle nous dit que l’électricité est revenu il y a dix mn. C’est une bonne nouvelle, ça veut dire qu’une douche est possible, l’eau peut à nouveau monter dans les réservoirs sur les toits.

Nous sommes  ivre de fatigue et nous découvrons avec étonnement un appartement tout en  longueur avec une terrasse, un couloir de 25m de long qui dessert trois chambres, deux salles de bain, le séjour, la cuisine. On n’en revient pas, et on se moque bien de l’état pas tout à fait clean de l’appart, on est ravi de ce que l’on voit. Il n’y aura pas de problème si quelqu’un vient nous voir.

Il est minuit passé lorsqu’on se couche. Il y a 37h qu’on s’est levé pour entreprendre ce voyage.


Samedi 31 décembre 2011 : Pondy

Le jour me réveille et c’est le rhume qui s’est réactivé qui réveille Véro, mal de tête, nez pris.
On décide d’aller déjeuner à la boulangerie française qui est  à  peine à 5mn. On salue notre propriétaire, A. S. qu’on n’avait pas vu hier au soir et sa femme S qui nous dit qu’elle va venir faire l’appartement pour que celui-ci soit clean.

On découvre le spectacle insolite de cette ville dont les rues sont recouvertes de branches d’arbre broyées par le cyclone et de troncs arraché. Sauf le dégagement des voies, rien n’a encore été entrepris pour enlever tout ça. Il y a une forte odeur de bois coupé, de bois mouillé, le sol est recouvert d’éclats de bois, de feuilles déchiquetées.

À la boulangerie, le cyclone est aussi venu bousculer le rythme, les baguettes ne sont pas encore arrivées. On commande deux café et l’on prend chacun un pain aux raisins.

En revenant on prend le temps de discuter avec les proprios du loyer, de ce qu’il comprend et on apprend qu’il comprend le ménage, il y a dans la maison une petite bonne qui vit ici et qui fait le nécessaire. Hier soir lorsqu’on a vu cette jeune femme avec S on pensait que c’était sa fille, tellement il y avait de complicité entre elles. Internet vient d’être arrêté, mais le proprio va faire le nécessaire pour que ça marche à nouveau, de toute façon,  pour l’instant toute la ville est privé de téléphone fixe et donc d’Internet.
Ils nous expliquent qu’ils habitent au rez-de-chaussée de la maison et qu’ils louent le premier étage. Nous, nous sommes dans l’appartement qui est au second. Les locataires du premier nous disent-ils sont un peu bruyants à cause des fêtes, pour que nous soyons tranquille,  il leur ont demandé de faire un peu  moins de bruit car dans l’appartement du second arrivent deux personnes âgées.
La tête de Véro, … ils se sont vite rendu compte que ça ne nous faisait pas du tout plaisir.

Après cet entretien, on part faire des courses, on tombe sur C qui habite au 26 de la rue et nous discutons un peu. C’est elle et P son mari qui se sont occupés de nous trouver l’appart et de nous envoyer hier un taxi alors que personne ne voulait sortir sur les routes. Nous la remercions beaucoup.

Première chose à faire, changer de l’argent pour payer le loyer, ce sera fait et ainsi plus de risque avec cet argent en liquide parce que je ne savais pas si le proprio ne préférait pas des Euros.

Le taux de change est à 68 roupies, on s’est fait un peu allumer à l’aéroport heureusement que je n’ai pas changé beaucoup.

Chez Bata, j’achète de bons nu-pieds pour la moto. On revient à la maison poser tout ça et parce que Véro pensait avoir oublié son téléphone portable.

Ensuite, Nilgiris, les courses pour commencer à vivre d’une manière indépendante dans notre appartement. Quelques fruits chez le marchand de légumes qui est juste à côté. On revient par Gandhi Road et l’on boit un thé à l’angle en face du marché. La boutique a été détruite par le cyclone, mais elle est réinstallée provisoirement juste à côté.
Il fait beau et chaud, on approche de midi.
On passe par la rue de Loulou Misseye pour voir dans quel état elle est. Le propriétaire de la guest house nous reconnaît ; il ne semble pas avoir eu trop de dégâts sur la façade mais le pandal sur la terrasse, sorte de construction en palmes a été enlevé comme sur toutes les maisons d’ailleurs.

On voit dans chaque rue les dégâts causés par le cyclone et l’on a parfois comme dans Mission Street  du mal à reconnaître où nous sommes. On manque d’ailleurs le Surguru.

Des équipes s’activent. Les unes s’affairent pour le déblaiement, certaines semblent organisées avec des tenues du gouvernement comme la DDE, d’autres équipes semblent totalement improvisées. Des hommes avec des scies égoïnes scient des branches. Quelques-uns plus rare disposent de tronçonneuses. C’est une petite fourmilière qui s’activent pour redonner forme à la ville.

Au Surguru il y a  beaucoup de monde, on s’installe une table occupée par un Indien qui s’avère être français, prof d’histoire géo à Mayotte, mais d’origine de Pondy.
On passe agréablement le repas à discuter pendant que la queue dans la salle s’amplifie, un conglomérat de touristes en attente.

Retour à l’appart pour faire la sieste et essayer de récupérer un maximum avant la soirée.

On part à pied, à l’autre bout de Pondy pour aller à la boutique Himalaya reprendre des produits comme du dentifrice de la pommade pour les pieds. Tout au long du chemin, on constate toujours les dégâts causés par le cyclone. On trouve la boutique Himalaya dévastée, on peut à peine y pénétrer en se faufilant entre les branches d’arbres tombés. Il faut que l’on revienne la semaine prochaine.

On revient vers le centre en suivant Mission Street. Véro qui a des chaussures avec une semelle trop fine a mal aux pieds. On décide de s’arrêter chez Bata pour voir si elle trouve des chaussures nu-pieds avec une semelle épaisse. Puis en marchant on décide de louer une moto ou un scooter en attendant de contacter Léon qui nous louera la moto habituelle, une Royale Enfield.

En passant devant le loueur qui nous avait loué une petite Honda en décembre 2010, nous lui demandons ce qu’il a à louer immédiatement. Il n’a qu’une mob TVS pour 100R par jour, on lui loue pour 3 jours. Il nous la donne tout de suite bien que nous n’ayons aucun papier sur nous, on lui amènera tout ça demain.

Véro trouve des chaussures à Bata en cherchant bien parce que les vendeurs ne sont qu’aux ordres, si tu leur demande quelques choses ils le font, mais aucun conseil, aucune suggestion, aucune proposition de modèle.

On va à la boulangerie pour prendre du pain pour ce soir et à la chocolaterie pour prendre des petits gâteaux. Ce sera prêt pour 8h.

De là, on part faire un tour sur la promenade Goubert. La mer ou la pluie ou le vent ont enlevé  le sable qui se retrouve en partie sur la promenade, la plage elle est maintenant sans sable laisse apparaître des rochers noirs.

Les rues de la ville blanche semblent avoir beaucoup plus souffert que celle de la ville noire où nous sommes installés.

On revient, on gare la mob sur l’espace de la maison réservé aux cycles. On règle au proprio les trois mois de loyer et on monte pour se préparer pour le repas chez P&C.

A 8h on va récupérer nos gâteaux au « Choco là » et on va chez P&C qui habite au 28 et nous au 24.

On passe une très bonne soirée en compagnie de personnes du consulat, en tout nous sommes 8 avec 3 enfants. Pour le Consulat, il y aurait eu 30 morts dont un Français frappé par une branche. Le dernier cyclone de ce type se serait manifesté en 1954. Ça nous rassure pour l’avenir, il va s’écouler du temps avant le prochain.

Le temps passe rapidement dans une bonne ambiance et on se couche vers 3h du matin, éclaté de fatigue.

Dimanche 1er janvier 2012 : Pondy



Bon anniversaire à Maria
Bonne année à tous, que cette année en douze vous soit douce.

Finalement on ne se lève pas trop tard. Il y a dans le mur à l’Est une fenêtre sans rideau, sans volet, qui éclaire notre chambre et le matin c’est un vrai éclairage de studio. Impossible de dormir avec une lumière pareille. On se lève.
On pense immédiatement à l’anniversaire de Maria, mais le téléphone de Véro n’a plus d’unité et le mien ne fonctionne pas. Il faut donc qu’on aille racheter des unités.

On souhaite la bonne année au proprio qui nous fait remarquer pas méchamment, mais quand même, qu’on est rentré à 3h du matin. Peut-être qu’il se dit que pour des personnes âgées ce n’est pas raisonnable.

On part, la mob marche bien comme une mob. On passe porter les papiers nécessaires au loueur. On lui souhaite la bonne année et on se rend bien compte qu’il a complètement oublié pourquoi nous venons, il est vrai que c’était l’année dernière.

On prend la route d’Auroville et on constate, que là aussi, le cyclone a fait des dégâts considérables. Les palmiers de chaque côté de la route ont été sectionnés en deux par leur milieu ou arrachés. Sa trajectoire d’après ce qu’on nous a dit était Cudalore au Sud, Pondy et Auroville au Nord

Du coup on manque le garage de Léon parce que tout ne ressemble plus à rien.
On fait demi-tour, on est du bon côté de la route par rapport au garage. Il n’y a plus rien là où nous  lui avons loué la moto l’année dernière. Les gens nous disent qu’il est un peu plus loin, mais on ne le trouve pas.

On revient en roulant à droite, c’est finalement plus facile que de traverser deux fois la chaussée, là où il y avait son garage d’origine, parce qu’il nous avait emmené dans le village derrière, voir sa collection de Royale Enfield. Il ne faut pas beaucoup s’enfoncer vers l’océan, mais tout le suite le passage est noyé sous une importante couche d’eau.
Je ne veux pas m’y lancer. Les gens ont déjà compris que nous cherchons Leon et un homme nous dit que Léon Ibert, c’est son nom, habite juste derrière, il dit à un enfant de nous accompagner. On passe entre les maisons pour éviter le lac qui a envahi la rue.

Un homme nous dit qu’il connaît Léon, mais qu’il est à Pondy. Nous lui demandons s’il a son n° de téléphone. Il nous le donne. Nous lui laissons le nôtre pour qu’il le donne à Léon s’il le voit.

On revient sur Pondy et on fait recharger le téléphone de Véro. On peut dès lors souhaiter par SMS, un bon anniversaire à Maria, une heureuse année à Abel et enfin appeler Léon qui ne répond pas.

Comme il est près de midi, on s’arrête sur les bords du canal pour déjeuner au Hot Bread . On prend des pâtes au poulet et un jus de citron.

Puis on revient à l’appart pour la sieste.

Léon appelle, on lui a bien donné notre n°. Il veut passer pour nous voir et discuter de la moto.
Il arrive avec son mécanicien et Véro se demande si ce n’est pas son petit copain. On a toujours remarqué beaucoup de complicité entre eux. Il nous raconte qu’il a été chassé de son village et qu’il est pour le moment, nourri logé pour faire un boulot de veilleur de nuit. Ses motos sont en sécurité et n’ont pas souffert du cyclone. Il peut nous en louer une au même tarif que l’an dernier, il faut qu’il la prépare. Il pense pouvoir se réinstaller un peu plus loin sur la route d’Auroville, il attend la réponse pour une location.
Puis ils repartent tous les deux. Les soupçons de Véro sont étayés par le fait que n’ayant plus son activité, il a gardé son mécanicien et que le dit mécanicien participe à la conversation à égalité avec lui. On comprend même qu’il lui demande en Tamul pourquoi il nous fait un tarif exceptionnel, parce qu’en principe c’est 350R, ou 500R pour ceux qu’ils peuvent entuber, mais pour nous c’est 250R. C’est normal car il y a certainement peu de gens qui lui louent une moto pour 3 mois.

Véro appelle pour son expo qui se tiendra du 14 janvier au 12 février 2012. C’est une bonne nouvelle, mais maintenant il faut penser à tous les encadrements à faire.

Ensuite comme c’est dimanche, on va au Sunday market pour acheter une nappe, des T-shirts pour moi parce que je n’ai presque rien apporté compte tenu du poids des valises.

On revient par Nerhu street, on va se faire un petit 4h au Hot Bread et comme on a repris des forces on décide de passer par la ville blanche pour voir l’état des rues. Les arbres du parc sont en partie détruits. Un arbre est allé se ficher sur la façade de l’Eco bank qui est l’un des plus beaux et anciens bâtiments de Pondy. On suit la rue de Suffren, méconnaissable, bordée d’arbres éclatés qui ont pris des formes de croix. Dans la rue Labourdonnais d’énormes engins s’active à dégager la rue et chargent sur des camions des troncs  qui jonchent le sol. On suit l’ancienne rue de Bussy et on reprend la rue des Mission pour arriver à notre rue Candappa Moudaliar.

On se repose à nouveau surtout Véro qui tient toujours un bon rhume réactivé par l’avion.

On range la mob, puis on va dîner à pied à l’Aristo, c’est toujours aussi bon, mais le service est un peu long parce qu’on est fatigué et qu’on aimerait bien revenir rapidement pour nous reposer.

La circulation est moins dense, mais les phares nous aveuglent et il n’est pas facile d’éviter les entassements de bois sur le bord de la chaussée et sur les trottoirs.

On arrive sain et sauf à notre appartement.
Notre appart, c'est le deuxième étage.



Lundi 2 janvier 2012 : Pondy
 
Nous sommes bien en 2012, changement d’année, changement de pays. Ce n’est pas tellement le changement qui prime pour nous mais la réadaptation à un rythme différent de vie.

Ce matin, dans la rue, en allant chercher ma baguette, je sens une odeur sûre, un peu acide, c’est l’odeur de tout ce bois qui commence à se décomposer. Les feuilles ont commencé à noircir.

Nous sommes dans un quartier moins populaire bien que n’ayant fait que passer de l’autre côté de la rue Bussy et du coup il n’y a plus au sol les belles marques des kolam. C’était réjouissant de commencer la journée en voyant les nouveaux kolam du matin et les femmes penchées à les dessiner.

La baguette a augmenté, elle est passée de 30 roupies, à 35 roupies.

Ce matin on va passer à Vodaphone, à l’hôtel Promenade où il y a eu, semble-t-il, beaucoup de dégâts.
On doit aussi trouver un couturier, pour la nappe qui est trop large par rapport à la table et on doit faire les courses habituelles et quotidiennes.

S, la proprio, vient montrer à Véro le fonctionnement de la machine à laver.

Ce matin, grosse campagne de courses.
On y va tôt 9h30 et peu de magasin sont ouverts. Au marché Goubert la halle au poissons est déserte et presque toutes les petites échoppes sont fermées.

Vers les tailleurs, au pied de la tour horloge, on trouve un couturier pour redimensionner la nappe et recoudre un T-shirt acheté hier pour moi,  mais qui était à moitié cousu.
Véro en profite pour aller chez Aroul, et elle se trouve deux pantalons, parce qu’elle n’avait rien apporté évidemment.

On reprend la mob, on remonte Nehru street, tout n’est pas encore ouvert. On s’arrête dans la ville blanche, près du temple de Ganesh, chez Vodaphone notre opérateur téléphonique pour faire débloquer mon téléphone qui ne veut pas fonctionner avec la puce d’ici. Ils ne peuvent rien faire, et nous envoient chez un dépanneur qui est dans Mission Street.
On va voir l’expo actuel au Promenade. Ce sont des aquarelles, mais rien de bien brillant, certaines ont été détruites lors du cyclone.

On revient sur Mission Street, à la librairie Focus qui est maintenant dégagée, vous comprendrez en voyant les photos, pour acheter un calendrier 2012 et un bloc pour noter nos courses.

On file à l’autre bout de Mission Street, vers le Nord, pour essayer de trouver Mandana le débloqueur de téléphones. Notre loueur de mob nous confirme que c’est bien ici, mais à l’autre bout sur la droite. On finit par trouver. Le temps du déblocage, Véro va dans une pharmacie reprendre du paracétamol et un sirop pour la toux.
Ça va mieux, mais pas vraiment. C’est à dire qu’elle veut, elle que ça aille mieux, mais le virus lui suit son chemin qu’on ne peut pour l’instant vraiment maîtriser.

On va chez Singapore, le premier magasin de fourbis que nous avions découvert l’an dernier, où il est possible de tout trouver pots en plastique et presse citron.

La caissière, la patronne, n’a pas changé. Derrière sa caisse, coincée entre la caisse et le mur, car l’espace est étroit mais pour ses dimensions à elle, c’est très étroit. Elle est toujours souriante et on dirait qu’elle a été faite pour être là comme tous les ustensiles posés sur des étagères qui montent comme un pyramide inversée tout autour d’elle. Ses yeux ont la couleur indéfinissable, des yeux de Maria dans la lumière.

On reprend la mob on fait un dernier arrêt au Nilgiris, pour des courses quotidiennes et chez le marchand de légume pour la salade de ce soir.
Heureusement qu’on a acheté un grand sac au marché ce matin, il est plein.

On vient poser tout ce bardât à l’appartement, il est midi passé et nous devons aller manger.

Véro veut repasser par le magasin Titanic, où elle a acheté ce matin deux T-shirts pour aller avec les pantalons de chez Aroul, mais il y a un T-shirt qui ne va pas du tout. Du coup elle en prend deux autres supplémentaires, qui vont bien.

On déjeune au Surguru du boulevard, car souvent il y a moins de monde qu’à celui du centre. Ce qui est le cas.
Il y a une bande de déguisés, des Anglais semble-t-il, tous habillés en bab, et qui ne font que s’embrasser, en proférant des « I love you ».
Ils portent tous le signe du troisième œil au front. Ils sont bien une vingtaine, ce sont sûrement des rescapés de l’ashram de la mère qui embrasse pour apporter la paix à l’humanité.
Nous  ne sommes pas les seuls étonnés, les clients Indiens se demandent ce que c’est que ce carnaval, pourtant ils ont l’habitude lorsque des milliers de pèlerins défilent dans les rues vêtus de jaune où d’orange, mais là, il y a quelque chose de trop, un prosélytisme naïf qui est ridicule.

En revenant, on achète du beurre chez le laitier et du fromage à Nilgiris.

Café gourmand avec une banane, et sieste directe.

On se force à se lever, mais il le faut.
Véro doit préparer toutes ses aquarelles pour l’expo, noter pour l’encadreur les dimensions des passes et des cadres.

On change la disposition du séjour dans lequel Véro veut s’installer son atelier près d’une fenêtre qui ouvre sur le puits de lumière.

On va chez l’encadreur, à mi-chemin, rue Barathi, on tombe en panne d’essence. Véro continue à pied, moi je pousse la mob jusqu’à la station service près de la gare.

Je reviens la récupérer.

On rentre.
Ce soir Abel nous a invité à 18h30 à un vernissage dans la rue Needarajapayar où habitait Loulou Misseye.

Lorsqu’on part pour le vernissage, on tombe sur P&C et leur fille ils sont à trois sur la Enfield. On discute un peu dans la rue. Ils rentrent chez eux et nous nous allons au vernissage.

On retrouve Abel et Enjoumalé. C’est une expo de leurs élèves et l’on retrouve du Abel et du Enjoumalé. Pas beaucoup d’originalité. Véro prend rendez-vous avec Abel pour demain pour qu’ils puissent établir le programme de ce qu’ils ont à faire jusqu’à l’expo.
On ne reste pas trop longtemps parce que Véro est fatiguée.

Ce soir premier repas à la maison ce qui veut dire que ça y est on est installé. Ça nous aura pris trois jours.


Mardi 3 janvier 2012 : Pondy



Il fait gris ce matin. C’est un énorme bruit qui m’a réveillé vers 6h30, comme un bruit de moulin à café électrique qui durerait.

Je crois que ça y est depuis le temps Véro m’a passé son rhume.

J’ai quand mieux dormi que la nuit précédente, le décalage horaire doit s’estomper peu à peu.

Il y a moins de vie sur mon trajet pour aller au pain le matin. Quelques Kolams simples, quand même devant des maisons plus modestes.
Dans le quartier les rues ne sont toujours pas débarrassées de leurs entassements d’arbres et de branches brisées et l’odeur le matin est forte.

Je suis obligé d’éteindre mon petit IBook G4 après chaque utilisation car le ventilo ne fonctionne plus et l’écran devient tout noir puis repart automatiquement. J’ai essayé de le faire réparer cet été mais la panne ne se produit jamais en France, c’est vraisemblablement l’histoire du ventilo mais ça m’aurait coûté plus cher que l’ordi.

Enfin lorsque je veux le remettre en route, il n’y a plus d’électricité. Ce qui est curieux c’est que ne sont que les prises qui ne fonctionnent pas. L’éclairage et les ventilo fonctionnent.

Je vais voir le proprio qui ne s’étonne pas et me parle de batteries. Sur le coup je ne comprends pas bien, mais maintenant je pense qu’il doit y avoir un système de sauvegarde sur batterie qui doit durer un peu suite à une panne qui ne durerait pas trop longtemps.

Bon, peu importe, on n’a pas d’ordi pour l’instant et toujours pas d’Internet.

Abel passe un coup de fil et nous donne rendez-vous à 10h15 chez l’encadreur pour vérifier que ce dernier a bien compris les consignes de Véro.

Puis on va chez un professionnel de l’impression pour faire une maquette de carte de visite.

Comme cela n’était pas prévu, Véro n’a pas pris le DVD de ses aquarelles je reviens le chercher à l’appart.
Je rencontre le proprio qui me dit que l’électricité est revenu et qu’il va chez Airtel pour notre connexion Internet.
Je ne sais pas bien quand il l’aura. Dire qu’on avait pris cet appart parce qu’il était connecté à Internet, mais le patron a dénoncé la connexion juste avant notre arrivée par peur certainement d’avoir à payer lui-même le prix de la connexion si nous n’en n’avions pas voulu.

On va visiter avec Abel leur galerie d’exposition qu’il partage avec Ejoumalé et un autre aquarelliste dans la rue Calve Subbraya Chetty, une rue réputée pour ses anciennes maisons tamoules.
A l’étage il y a 2 pièces l’une servant de salle d’expo à Enjoumale et à Abel, l’autre servant de salle d’expo à l’autre peintre.

On les laisse dans l’aménagement de leur galerie qu’ils espèrent ouvrir courant janvier, ou février, ou mars, peut-être avant notre départ.

On va déjeuner au Satsanga parce que Véro ne se sent pas très bien non plus du côté des intestins et qu’elle veut manger des pâtes non épicées.

On passe par la rue Romain Rolland dans laquelle nous n’étions pas encore allés. C’est la première rue après la promenade Goubert. Les dégâts sont considérables d’énormes troncs d’arbres ont été rangés sur le bord de la rue en attendant leur enlèvement.

On discute avec le patron du Satsanga. Son restau n’a pas eu beaucoup de dégâts et il nous confirme qu’il n’y aurait eu qu’une trentaine de morts.

On revient à l’appart pour une bonne sieste comateuse. C’est le froid du ventilo qui me réveille.
J’ai bien attrapé le rhume de Véro ou un autre. Je prends des comprimés avec le café.

Léon doit nous livrer ce soir à 20h la moto, on garde quand même la mob, on ne sait jamais.


Vers 16h on retourne au marché Goubert chez Aroul car Véro veut se faire copier dans un autre tissu une robe qui lui va bien.

Le choix du tissu n’est pas très long et nous revenons par le super marché Nilgiris pour reprendre quelques courses.

On vient à l’appart poser les courses et la mob.

Il est environ 17h on repart à pied pour profiter de la lumière qui commence à s’enfuir.

On passe chez le loueur de mob pour lui dire qu’on la garde une journée de plus, ce qui ne pose pas de pb.

On va directement sur la promenade Goubert au bord de l’océan mais il est déjà trop tard pour avoir une belle lumière pour les photos.

On fait la balade de la promenade Goubert qui est toujours envahie par le sable de la plage. À la maison du tourisme nous demandons ce qu’il en est du festival du Yoga qui doit commencer demain. Pour l’instant c’est annulé et ça aura peut-être lieu en février.

Notre marchand de cacahuètes grillées n’est pas non plus à sa place. On remplace les cacahuètes par une coupe de salade de fruits.

On revient à l’appart. On sonne chez le propriétaire pour lui demander des nouvelles d’Internet. Il nous annonce que ça ne se fera certainement pas avant la semaine prochaine. Je ne suis pas très content parce que je sais qu’en insistant beaucoup on peut obtenir des délais plus courts.
Il nous dit aussi que la télé ne fonctionne pas, mais que lorsqu’elle fonctionnera on aura TV5.

À la réflexion on se dit qu’on peut peut-être jouer la carte Ilias. Ce n’est pas que nous y croyons parce que ce serait un service pour lequel il n’aurait rien à gagner, sauf peut-être de la part de Airtel.

Il est chez lui. Il est occupé, il nous reçoit rapidement avec toujours une certaine suffisance. Il a eu des dégâts et doit s’en occuper en priorité, il ne peut pas nous aider sur ce coup bien que comme il nous dit le joker Airtel existe.

On repart et dans notre rue on croise P qui nous dit venez avec moi. J’ai toujours eu envie de tester la 3G, il y a quelqu’un dans Ganghi Road en qui j’ai confiance, je lui achète la clé et vous me la rendez quand vous partez, je pourrais alors la mettre sur mon Ipad et avoir une autonomie de connexion.

Nous voilà parti tous les trois à la recherche de la boutique qu’on aurait jamais trouvée tout seul tant ça ne ressemble à rien.

Je retourne à l’appart chercher l’ordi et on installe dessus l’application. Ça fonctionne bien et même très bien. Je règle la clé et le forfait de 10G, P lui nous prête son nom et son adresse.

De retour à l’appart, on s’arrête chez le proprio pour lui dire que nous avons internet et qu’il n’a plus à s’en préoccuper. Il est soulagé, on lui enlève un poids.

On dîne d’une omelette aux champignons, d’une salade, de fromage et de yaourt.

Je fais la vaisselle pour ne pas qu’elle traîne toute la nuit dans l’évier car la petite servante nous la ferait certainement.

Ce soir donc beaucoup de boulot.

J’arrête là.

Véro est sous la douche, mais elle va se mettre au blog dès son retour.

Vous allez avoir des nouvelles.

Ah oui j’oubliais Léon a téléphoné, la moto, c’est pour demain matin.




Les photos sont ici 
Et encore d'autres ici



2 commentaires:

  1. Cool! On s'est un peu fait du soucis. Content de savoir que vous êtes arrivé à bon port.
    Benoît.

    RépondreSupprimer
  2. Vanakam et trés belle et bonne année à vous deux chers Vero et Jno.

    Je suis heureux et ému de lire le début de votre séjour, avec les photos que vous nous donnez pour illustrer, vos propos.

    Et puis y lire mon nom local et voir grace à vos clichés les lieux de mes souvenirs...
    Emotions, emotions...
    D'autant que vous savez y faire en termes de rédactions et de photos alors je sais dés à présent que je vais en avoir des cessions émotions, en vous lisant.
    Et deans les albums picassa, Abel et Ejoumale, Christine notre amie belge, et mon logeur de needarajapayer sreet...

    Bon je vais pas faire trop long, mais vous le savez dzja vous avez un lecteur assidu...

    Je vous embrasse, recevez mon amitié et mon affection,

    The Famous LouLou Misseï from Pondicherry...

    RépondreSupprimer

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...