| Magnifique |
Ce matin, des femmes font
leur lessive près de la fontaine, un homme lave une Ambassador.
Au pain, je suis servi par
le même homme qu’hier matin à qui j’ai rendu son billet de 10R. Ce matin je lui
donne 40R et il doit me rendre 2R, avec un sourire très commercial il ne me
rend qu’1R comme si de rien n’était. Je vois bien que dans sa caisse il n’y a
pas d’autre pièce et qu’il ne peut pas faire mieux. Mais il ne me dit rien, pas
d’excuse pour son impossibilité à me rendre la monnaie comme il devrait. C’est
ainsi.
Rien à dire, je ne dis rien.
Je ne sais pas s’il sait que je ne suis pas dupe ou s’il est content de m’avoir
roulé.
La machine à laver le linge
qui a bien fonctionné cette semaine a quelques hoquets ce matin mais finalement
pas de grands bonds sur le carrelage.
On part vers 10h pour
récupérer les vidages écrans qu’on a donné à imprimer. Il est 10h passé mais ce
n’est pas encore ouvert. On demande au petit commerce à côté qui nous répond
qu’il n’ouvre qu’à 10h.
On décide de remonter MR
road en direction de notre bistrot à thé et on boit un thé comme tous les
jours.
De là on va au Nilgiris
acheter du chocolat pour le café, en face on prend de la bière. On revient par
MG road parce que Xérox doit certainement être ouvert. En repassant devant le
marchand de thé on revoit les deux babs français qu’on a déjà vus ici il y a
quelques jours. Elle traverse la rue Rangapillai en faisant signe aux voitures
et aux motos de s’arrêter comme s’ils allaient le faire.
J’achète un petit sac à dos
rouge dans MG road qui sera plus pratique que le sac que j’ai actuellement.
Xérox est ouvert et il nous
fait aussi la reliure des documents.
On revient à l’appart. On
boit un coup parce qu’il fait déjà chaud.
Véro veut porter sa ceinture
au cordonnier pour qu’il mette un passant supplémentaire, on décide donc
d’aller déjeuner au Satsanga.
Traversée ldu canal et on
s’arrête chez le cordonnier qui décide de le faire tout de suite ; On
attend de l’autre côté de la rue à
l’ombre où s’est installé un boui boui restau indien avec table et
chaises en terrasse sur le trottoir. Il nous offre à chacun une chaise pour
qu’on puisse s’asseoir. Son restau est adossé au restau qui s’appelle Saladbar,
tenu par une française et qui se veut sélect. Elle doit apprécier la présence
de ce bouib qui s’est installé depuis que nous sommes arrivés. On est bien à
l’ombre, mais une forte odeur d’égout
vient du caniveau juste au bord du trottoir. Les clients qui mangent ici
ne doivent pas avoir d’odorat.
Le cordonnier sous sa toile
tente protectrice en face, nous fait signe que c’est bon. Véro récupère sa
ceinture et le remercie et nous partons.
Nous passons dans la rue de
l’évêché et nous entendons le prêche du prédicateur de l’église adventiste du 7ème
jour qui ressemble à une menace contre ceux qui seraient dans le pêché. Abel y
est parce qu’il est à la fois catholique et adventiste ce qui n’est pas
contradictoire ici.
Au Satsanga on s’installe et
lorsqu’on commande nos steaks parce qu’on ne vient ici que pour ça, le serveur
nous dit qu’aujourd’hui il n’y a pas de steak. On lui demande si c’est un jour
particulier, non c’est comme ça. On n’insiste pas on sait qu’on n’aura pas
d’autres explications. Si on insiste les Indiens gardent un moment de silence
avant de répondre et ensuite répondent n’importe quoi sauf la vérité. C’est
vrai pour tous. Il faut écouter ce qu’ils disent mais ne pas leur donner
l’impression qu’on les interroge.
On prend des spaghettis
bolognaise qui sont fort bons. Ici le cadre est un peu mal entretenu mais la
nourriture est bonne rien à dire.
On ne peut résister au
plaisir de se prendre un flan au caramel pour deux. Toujours le top du flan au
caramel.
On revient à l’appart pour
se reposer.
On récupère le linge qui
sèche sur la terrasse.
Puis Véro après quelques
hésitations se met à peindre. Quand elle aura fini on ira jeter un coup d’œil
au cimetière français pour passer un moment. Le téléphone sonne, c’est C la
Belge qui nous invite à venir voir
son appartement qu’elle occupe depuis hier.
On lui dit qu’on ira vers
17h.
On va visiter le cimetière
français. Mais ce n’est pas la bonne heure, on est à contre jour, toutes les
tombes sont tournées vers l’Est.
Le cyclone a causé beaucoup
de dégâts. De gros arbres sont tombés sur les tombes et pour l’instant tout a
été laissé en l’état ou presque.
Ça ajoute encore au côté
nostalgique.
On lit des dates de
naissance de gens qui étaient nés au XVIIIème siècle.
Au-dehors c’est la sortie
d’une école de filles et la rue est très animée. Des écolières en uniforme
regagne à pied leur maison, d’autres s’entassent dans des rickshaws. Des
parents chargent sur leur moto plusieurs enfants.
On en profite pour visiter
un peu ce quartier.
De l’autre côté de la rue
par rapport à l’entrée principale du cimetière français, il y a un autre
cimetière. Une ambulance est arrêtée devant l’entrée. C’est un cercueil qui en
est sorti. Le cercueil est ouvert 4 hommes le porte et un cinquième porte le
couvercle qui est de couleur lilas clair avec une croix dessus.
On suit le cortège à
l’intérieur. Sur les tombes tout est écrit en anglais. C’est le cimetière
anglais, les morts ne se mélangent pas.
Un prêtre parle sur le
cercueil ouvert posé à côté de la tombe.
On sort et on reprend la
moto pour aller faire le plein pour le cas où on ferait demain la
reconnaissance pour la sortie FROG.
Puis on va chez C la Belge
qui habite rue Milad dans le
quartier musulman. C’est un joli petit appartement au premier étage. C’est
petit, mais elle est seule.
On discute avec elle de
notre vision occidentale de l’Inde et de tout ce qu’on ne comprend pas et que
certainement on ne comprendra jamais.
On rentre. J’appelle
Predibane qui est à Chennai et qui me dit qu’on fera la reconnaissance jeudi 2
février parce que demain c’est impossible.
On décide de partir pour le
sud Chidambaran et le temple de
Gangaikondacholapuram, classé par l’UNESCO, à environ 100km d’ici.
On dîne du poulet et des
aubergines qui restent d’hier, puis raisins et bananes.
ah là là... même s'il avait pu vous rendre la monnaie, pas sûr qu'il l'aurait fait...
RépondreSupprimeren tout cas nous à l'époque on s'est souvent fait avoir...
bon week-end à tous les deux
Mamanlotus-AC
Si, quand même, si il a la monnaie, il rend !
SupprimerC'est le plus grand boulanger français de Pondy ...
.....Le flan du Satsanga, je vois que l'on profite les Gojojo...
RépondreSupprimerLouLou Misseï