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samedi 28 janvier 2012

Jour du cimetière

Magnifique




Ce matin, des femmes font leur lessive près de la fontaine, un homme lave une Ambassador.

Au pain, je suis servi par le même homme qu’hier matin à qui j’ai rendu son billet de 10R. Ce matin je lui donne 40R et il doit me rendre 2R, avec un sourire très commercial il ne me rend qu’1R comme si de rien n’était. Je vois bien que dans sa caisse il n’y a pas d’autre pièce et qu’il ne peut pas faire mieux. Mais il ne me dit rien, pas d’excuse pour son impossibilité à me rendre la monnaie comme il devrait. C’est ainsi. 
Rien à dire, je ne dis rien. Je ne sais pas s’il sait que je ne suis pas dupe ou s’il est content de m’avoir roulé.

La machine à laver le linge qui a bien fonctionné cette semaine a quelques hoquets ce matin mais finalement pas de grands bonds sur le carrelage.

On part vers 10h pour récupérer les vidages écrans qu’on a donné à imprimer. Il est 10h passé mais ce n’est pas encore ouvert. On demande au petit commerce à côté qui nous répond qu’il n’ouvre qu’à 10h.
On décide de remonter MR road en direction de notre bistrot à thé et on boit un thé comme tous les jours.

De là on va au Nilgiris acheter du chocolat pour le café, en face on prend de la bière. On revient par MG road parce que Xérox doit certainement être ouvert. En repassant devant le marchand de thé on revoit les deux babs français qu’on a déjà vus ici il y a quelques jours. Elle traverse la rue Rangapillai en faisant signe aux voitures et aux motos de s’arrêter comme s’ils allaient le faire.

J’achète un petit sac à dos rouge dans MG road qui sera plus pratique que le sac que j’ai actuellement.

Xérox est ouvert et il nous fait aussi la reliure des documents.

On revient à l’appart. On boit un coup parce qu’il fait déjà chaud.

Véro veut porter sa ceinture au cordonnier pour qu’il mette un passant supplémentaire, on décide donc d’aller déjeuner au Satsanga.

Traversée ldu canal et on s’arrête chez le cordonnier qui décide de le faire tout de suite ; On attend de l’autre côté de la rue à  l’ombre où s’est installé un boui boui restau indien avec table et chaises en terrasse sur le trottoir. Il nous offre à chacun une chaise pour qu’on puisse s’asseoir. Son restau est adossé au restau qui s’appelle Saladbar, tenu par une française et qui se veut sélect. Elle doit apprécier la présence de ce bouib qui s’est installé depuis que nous sommes arrivés. On est bien à l’ombre, mais une forte odeur d’égout  vient du caniveau juste au bord du trottoir. Les clients qui mangent ici ne doivent pas avoir d’odorat.
Le cordonnier sous sa toile tente protectrice en face, nous fait signe que c’est bon. Véro récupère sa ceinture et le remercie et nous partons.

Nous passons dans la rue de l’évêché et nous entendons le prêche du prédicateur de l’église adventiste du 7ème jour qui ressemble à une menace contre ceux qui seraient dans le pêché. Abel y est parce qu’il est à la fois catholique et adventiste ce qui n’est pas contradictoire ici.

Au Satsanga on s’installe et lorsqu’on commande nos steaks parce qu’on ne vient ici que pour ça, le serveur nous dit qu’aujourd’hui il n’y a pas de steak. On lui demande si c’est un jour particulier, non c’est comme ça. On n’insiste pas on sait qu’on n’aura pas d’autres explications. Si on insiste les Indiens gardent un moment de silence avant de répondre et ensuite répondent n’importe quoi sauf la vérité. C’est vrai pour tous. Il faut écouter ce qu’ils disent mais ne pas leur donner l’impression qu’on les interroge.

On prend des spaghettis bolognaise qui sont fort bons. Ici le cadre est un peu mal entretenu mais la nourriture est bonne rien à dire.
On ne peut résister au plaisir de se prendre un flan au caramel pour deux. Toujours le top du flan au caramel.

On revient à l’appart pour se reposer.

On récupère le linge qui sèche sur la terrasse.

Puis Véro après quelques hésitations se met à peindre. Quand elle aura fini on ira jeter un coup d’œil au cimetière français pour passer un moment. Le téléphone sonne, c’est C la Belge qui nous invite  à venir voir son appartement qu’elle occupe depuis hier.
On lui dit qu’on ira vers 17h. 

On va visiter le cimetière français. Mais ce n’est pas la bonne heure, on est à contre jour, toutes les tombes sont tournées vers l’Est.
Le cyclone a causé beaucoup de dégâts. De gros arbres sont tombés sur les tombes et pour l’instant tout a été laissé en l’état ou presque.
Ça ajoute encore au côté nostalgique.
On lit des dates de naissance de gens qui étaient nés au XVIIIème siècle.

Au-dehors c’est la sortie d’une école de filles et la rue est très animée. Des écolières en uniforme regagne à pied leur maison, d’autres s’entassent dans des rickshaws. Des parents chargent sur leur moto plusieurs enfants.
On en profite pour visiter un peu ce quartier.

De l’autre côté de la rue par rapport à l’entrée principale du cimetière français, il y a un autre cimetière. Une ambulance est arrêtée devant l’entrée. C’est un cercueil qui en est sorti. Le cercueil est ouvert 4 hommes le porte et un cinquième porte le couvercle qui est de couleur lilas clair avec une croix dessus.
On suit le cortège à l’intérieur. Sur les tombes tout est écrit en anglais. C’est le cimetière anglais, les morts ne se mélangent pas.
Un prêtre parle sur le cercueil ouvert posé à côté de la tombe.

On sort et on reprend la moto pour aller faire le plein pour le cas où on ferait demain la reconnaissance pour la sortie FROG.
Puis on va chez C la Belge qui habite rue  Milad dans le quartier musulman. C’est un joli petit appartement au premier étage. C’est petit, mais elle est seule.

On discute avec elle de notre vision occidentale de l’Inde et de tout ce qu’on ne comprend pas et que certainement on ne comprendra jamais.

On rentre. J’appelle Predibane qui est à Chennai et qui me dit qu’on fera la reconnaissance jeudi 2 février parce que demain c’est impossible.

On décide de partir pour le sud  Chidambaran et le temple de Gangaikondacholapuram, classé par l’UNESCO, à environ 100km d’ici.

On dîne du poulet et des aubergines qui restent d’hier, puis raisins et bananes.
 

3 commentaires:

  1. ah là là... même s'il avait pu vous rendre la monnaie, pas sûr qu'il l'aurait fait...

    en tout cas nous à l'époque on s'est souvent fait avoir...

    bon week-end à tous les deux

    Mamanlotus-AC

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    Réponses
    1. Si, quand même, si il a la monnaie, il rend !
      C'est le plus grand boulanger français de Pondy ...

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  2. .....Le flan du Satsanga, je vois que l'on profite les Gojojo...

    LouLou Misseï

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