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lundi 2 avril 2012

Chennai, dans les starting blocks

Chennai, Pallavaram

Derniière bonne nuit à Pondy avant le long voyage de retour qui va commencer aujourd’hui à 14h.

Balade jusqu’au hot bread dans Pondy qui se réveille. Devant le cabinet du Dr pour les enfants il y a déjà un couple qui attend avec un bébé dans les bras.

La boutique Ibrahim shop est la seule qui soit déjà ouverte.

Ce matin le marchand de fleurs installé sur le trottoir n’est pas là.

Une femme prie devant la grille fermée de la petite chapelle au croisement avec la rue Montorsier.

La vieille mendiante entourée de ses chiens.

Le veilleur de  nuit de chez Benneton

Ce matin tout me semble encore plus désert que les autre matins. C’est le grand calme dans la rue Ranga Poule.

Au Hot bread il n’y a  pas le portier ce matin et je dois ouvrir la porte moi-même.

Le service toujours aussi étonnant de gentillesse.

Chemin du retour, je prends des petites rues à l’ombre car la chaleur est déjà là. Je ressors juste en face de la cathédrale et je vois que toute les grilles sont fermées, il ne doit pas y avoir d’office ce matin.

Un des petits cordonnier ouvre son échoppe. Les femmes de nettoyage des rues sortent de Petit Canal Street avec leur blouson vert sur lequel il est marqué « clean Pondichery ».

Je les aime bien ces femmes qui semblent indépendantes avec leur chariot de seaux en plastique de toutes les couleurs. Je ne sais pas si elle font du  tri, je ne crois pas. L’an dernier elles faisaient des petits tas que ramassait ensuite un véhicule plus important.


Après le petit dèj, on attaque notre matinée par Subam Cargo. Il est 9h30 ça ouvre à 9h30 mais il faut revenir dans une demi-heure. Heureusement on peut laisser nos colis.

On ferme la valise coque qui pèse 18kg et on fonce à la papeterie de l'Asham récupérer le porte marque page que Véro a fait faire et qu'on a oublié d'aller chercher samedi.

On revient par Kalki celui de MS parce qu'il y avait aussi un super petit pull d'été qu'on a oublié d'acheter.

Je pose Véro chez Subam Cargo et je fonce à l'appart récupérer les sacoches et le sac de réservoir de la moto pour filer chez Félix.

Mais à Subam Cargo ils veulent plus de chose pour remplir le carton. Je retourne à l'appart récupérer du papier bulles et on peut faire le carton 10kg.

On fonce chez Félix, il n'est pas là mais il arrive. On l'attend. A côté de nous il y a deux babs qu'on jurerait échappés d'Auroville. Ils nous disent qu'ils sont ici pour vendre leur Bullet à Félix parce qu'ils rentrent en France et Félix est allé chercher l'argent pour les payer.

Félix arrive et traite avec le mec. Pendant ce temps la nana avec la voix de Marge Simpson nous raconte que ça fait trois ans qu'ils font le tour de l'Inde avec leur Enfield et c'est fou comme l'Inde est sale. En plus les routes sont super dangereuses et on ne trouve pas de logement n'importe où. Pour la bouffe c'est pareil, on ne trouve rien à manger sur le pouce. Par exemple eux qui habitent dans les Cévennes quand ils sortent avec leur Harley, ils peuvent acheter n'importe où du pain et du jambon pour se faire des sandwiches et les manger dans un coin propre. Le pire en Inde c'est qu'ils ne font pas la fête, aussi ils vont rentrer en France et partir en Espagne et en Corse pour se remettre à vivre normalement. Je me dis "putain des babas réac". On n'ose pas leur dire ce qu'on a fait avec la bullet et que ça nous a beaucoup plu.
À leur tête de petit vieux encore jeunes, on se rend bien compte qu'ils n'ont pas bu que de l'eau ni fumé que du tabac et qu'ils ont vraisemblablement sniffé pas mal de chose, d'où le manque de fêtes.
Ils font usés jusqu'à la corde. Le marché est conclu avec Félix. Nous ça va vite et on rend la moto et on part tous ensemble, mais chacun de notre côté.

On remonte la rue Barathi, Véro veut faire briller toute son argenterie avant de partir. On attend que l'opération se passe assis à l'ombre sur le trottoir.

On revient par MS pour prendre un auto-rickshaw et aller déjeuner à Io qui est proche de la rue Candappa. Il est midi.

On remonte à l'appart pour terminer la deuxième valise et les sac de cabine.
La valise fait 24kg. Il faut la rouvrir pour mettre quelque chose dans les sacs qui ne sont pas plein. On arrive à 22kg et 8kg pour chaque sac Véro prenant le petit ordi dans son sac à main.

Quelle galère ce poids.

On va chez Prédibane et Christine  pour redonner à Prédibane la clé 3G qu'il nous a passée pendant ces trois mois et qui nous a permis de pouvoir nous connecter à Pondy mais aussi à Rameswaram.

On discute un peu on se dit une nouvelle fois au revoir et on espère bien les revoir en juin lors de leur séjour en France.

On dit au revoir au proprio. Il est 14h le taxi arrive. On charge les valises en en mettant une devant à place du mort.

La proprio nous regarde et on sent qu'elle en a gros de nous voir partir. Ce n'est pourtant pas les conversations que nous avons eues avec eux, on ne les a presque pas vus pendant le séjour. Je crois qu'elle était contente d'avoir dans son appart des gens calmes et propres.

On file sur l'ECR. On manque d'écraser une génisse, puis un motard se jette sous la voiture et le chauffeur l'évite de justesse.

On s'arrête boire un thé.

A 17h on est à l'hôtel Mars, c'est le même que l'an dernier mais ils l'ont retapé. On prend une chambre un peu mieux. Le personnel aussi à l'air plus sympa.

On s'installe puis on va faire un tour dans le quartier qui doit être musulman.
On se balade dans la rue du marché puis dans les petites rues environnantes. C'est vraiment l'Inde crade, bordèlique, à côté Pondy fait l'effet d'une ville civilisée. Les gens sont très gentils et acceptent que Véro les prennent en photo.

On s'achète des gâteaux dans une pâtisserie et on rentre à l'hôtel, il fait nuit. On se commande deux bières on nous donne de la bière sans alcool, quartier musulman c'est sûr.

Le blog est fait Véro va aller le mettre en ligne dans le hall.

Demain on se lève à 5h15 et demain soir 19h on est à Roissy si les aiguilleurs du ciel le permettent.



dimanche 1 avril 2012

ça sent le départ !



Ce matin il fait peut-être un peu moins chaud. Je ne suis sûr de rien. Dans la rue, à l’ombre il fait bon.

Autour de la cathédrale, j’entends les hauts parleurs qui diffusent la messe pour tout le quartier. L’église doit être pleine, des fidèles à l’extérieur dans la cour suivent la messe grâce au son. Ils se sont éloignés de la façade ensoleillée pour se mettre à l’ombre des grands arbres près de la rue.
Devant l’immense portail qui ferme la cour, se sont rassemblé tous les mendiants de la ville. Ils attendent patiemment la sortie généreuse des pratiquants.

À Hot bread on me dit merci lorsque je paie mon pain. Je suis tellement heureux de ça, de cette prise en considération que je n’en reviens pas, à chaque fois c’est l’étonnement.

Dans la rue Mission une foule de gens défilent en chantant des cantiques et en portant des rameaux. Je me dis qu’effectivement nous sommes le dimanche avant Pâques.


Après le petit dèj on retourne à Subam Gargo parce qu’on dépasse toujours le poids de 20kg.

En descendant le proprio nous voit et nous dit que compte tenu de tout ce travail que nous avons pour préparer notre départ il va nous préparer un repas pour midi et ce soir de façon à ce que nous n’ayons pas de souci à nous faire de ce côté. C’est un alcoolo, sa femme est toujours enfermée dans son appart, mais ça nous va droit au cœur cette gentillesse gratuite. On accepte bien volontiers.

Subam Gargo est fermé, on les appelle sur les conseils d’un voisin, mais non, nous devons revenir demain matin à 9h30.

On revient à l’appart pour continuer à emballer soigneusement ce qu’on laisse, papier bulle pour tout ce qui casse et feuillet plastique pour le linge.

On remplit la malle et la valise sans problème.

À 12h30 le proprio nous monte le repas. Après déjeuner on se repose mais entre la chaleur et une odeur terrible de soupe au choux ou au massala on se relève et on continue notre déménagement.

Véro m’aide à descendre la malle dans les escaliers. Ce n’est pas qu’elle soit très lourde environ 30kg mais elle est trop volumineuse pour que je la porte seul. On descend marche par marche. Après je m’occupe de descendre le reste.

On a tout entreposé dans le hall d’entrée et nous partons à la recherche d’un véhicule pour le transport.
On pense qu’un vélo avec plateau ferait mieux l’affaire qu’un auto rickshaw. Il y en un  rue Candappa, mais son conducteur dort. En fait on s’aperçoit que c’est dimanche et qu’il est trop tôt 16h pour trouver quelqu’un, on se rabat donc sur deux auto rickshaws.

La malle est la valise dans l’un et le reste dans l’autre.

On débarque chez P&G et on vide les auto rickshaws, puis on range le tout sur des étagère à l’abri des inondations pendant la mousson.

On boit un pot ensemble et on leur souhaite une bonne fin de séjour et eux nous souhaitent un bon voyage.

On revient par le centre pour dire au revoir à Abel mais on s’aperçoit que la galerie est fermée le dimanche.

On rentre à l’appart.

Puis on va chez P&C pour leur dire au revoir aussi.

On passe un grand moment ensemble à discuter de la vie à Pondy, des gens au comportement inattendu et déconcertant qu’on y rencontre.

On se dit à demain parce que nous devons rendre à Predib la clef 3G qu’il nous a prêtée.

Il est tard lorsque l’on passe chez les proprios solder notre compte. Ils nous gardent l’appart pour l’année prochaine.

Puis je rentre la moto pour la nuit.

On finit le repas de midi des proprios.

Dernier soir, à Pondy, dernier envoi peut-être.

Je ne sais pas si demain nous pourrons de notre hôtel mettre le blog en ligne aussi nous tenons à dire :

Merci à tous les acteurs de notre séjour 2012  et plus particulièrement

Merci à Predibane et Christine pour leur amitié, leur accueil et leur gentillesse, qui nous ont permis d’être si bien à Pondy
Merci à Laszlo pour sa courtoisie, son amour de la langue française et aussi pour être un adepte de la lecture sur Kindle,
Merci à Eve dont l’accent naturel et la gouaille nous réjouissent et nous rappellent la France,
Merci à Véronique pour sa sincérité et son engagement au service de tous,
Merci à Prosper et Marie  pour leur amitié spontanée,
Merci à Pascale et Gérard nos complices de sorties à moto,
Merci à Christine la Belge que nous avons retrouvée avec plaisir.

Merci aussi à tous les Frogs pour les sympathiques moments passés ensemble
Merci à tous les lecteurs du blog qui nous donnent l’envie de le réaliser,
Merci aux enfants et petits-enfants qui nous laissent partir.

Merci aux amis Suisses que nous espérons revoir l’an prochain à Pondy et enfin merci à Loulou Misseye, pour qui nous avons eu chaque jour une pensée.

Enfin merci à la Bullet rouge de Félix qui nous a transportés sans traîtrise.