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samedi 1 mars 2014

Palani, le temple sur la colline.

La montée au temple


Il est 17h, on arrive à peine de Palani que le staff de l’hôtel nous demande si on veut bien changer de chambre parce qu’ils vont faire des travaux dans la nôtre. On déménage donc immédiatement de la 107 à la 104 qui est la même chambre mais pas du même côté de l’immeuble et donc plus calme.

On s’est levé ce matin à 6h30 et on est parti à 7h30 pour Palani.
La lumière est très belle ce matin et Véro regrette de ne pas avoir son appareil sur elle. On s’arrête quand même pour qu’elle le récupère dans le sac prenne quelques photos et on repart.
Nouvel arrêt à la cascade Silver Fall.
Puis on file sur Palani.

C’est une très belle route de montagne qui est dans la brume. On commence par descendre puis on passe un col à 1750 mètres et on se trouve dans la vallée qui descend sur Palani.
C’est un véritable gouffre dissimulé par le brouillard, mais on sent bien à la route suspendue qu’il y a du gaz dessous.
Cette route est toute bordée de buissons de Lantana, c’est magnifique. On traverse des forêts d’Eucalytus et là comme à Kodai, pour nettoyer ils font brûler les feuilles tombées, une merveille pour le nez.

On s’arrête dans un lieu où il y a trois baraques de chaque côté de la route qui vendent des fruits, de la nourriture, du thé.
A peine arrêtés, de jeunes du Kerala me demande s’ils peuvent être pris en photo avec moi.
On boit un thé et Véro demande s’il y a des toilettes. La femme lui montre où elle peut aller, mais ce ne sont que des toilettes pour femmes, strictement interdites aux hommes. Une vieille femme veille devant.
Moi en tant qu’homme, je dois aller pisser contre un arbre.

14 épingles à cheveux plus loin on arrive au pied de la montagne et on emprunte une route plate magnifique bordée d’arbres qui la recouvrent d’une voûte et derrière ces arbres, des champs de palmiers.
Des panneaux précise « Elephants zone ». Il nous manquerait plus que ça de croiser des éléphants sauvages, pour l’instant c’est un troupeau de buffles noirs que nous croisons sur la route.

On arrive directement au pied du temple. Il est 10h30.
Il y a beaucoup de monde, beaucoup d’activité car c’est le WE. Les gens sont immédiatement très sympa avec nous et nous aident à garer la moto dans tout ce foutoir.
De petites carrioles avec de grandes roues, tirées pas un cheval, parcourrent la rue.
Pour se faire rapidement une idée du lieu on monte dans une qui nous fait faire tout le tour de la colline sur laquelle se trouve le temple. On repère ainsi rapidement le lieu  de la principale activité.

Véro ne sent pas de monter les 700 marches qui mènent au dieu Murugan.

Il y a à Palani un funiculaire qui se hisse comme il peut sur le flanc de la colline, quand Véro le voit elle a l’impression qu’il n’avance  pas.
Il y a aussi un téléphérique composé de petites cabines comme les bulles de Grenoble, mais ça pour Véro c’est exclu.
On obtient des renseignements devant le funiculaire. Pour monter par ce dernier il y a une heure d’attente, par les bulles deux heures, et par les marches il faut environ trente minutes en prenant son temps.
En plus, pour attendre le funiculaire, il faut s’enfoncer un par un dans un dédale de grilles métalliques ne permettant aucune sortie rapide en cas de problème.

Conclusion on prend les marches.
C’est une longue escalade par des escaliers très raides, mais en compagnie de gens extrêmement sympathiques.
On sent qu’on est les bienvenues d’autant que le nom de Palani n’apparaît dans aucun guide donc aucun touriste ici, alors que c’est un lieu religieux important.

On arrive au sommet, vaste esplanade sur laquelle est construite un temple immense.
Il est midi c’est l’heure de la Puja, le queue des fidèles est incroyablement longue. Nous on n’a pas le droit d’y aller, tant mieux.

Nous sommes pieds nus depuis le début des marches et là les dalles sont brûlantes. Des tapis de cordes ont été posés sur le sol pour éviter de se brûler.

Malheureusement on ne peut pas voir l’arrivée du funiculaire ou des bulles. De hautes palissades de tôle ondulée protègent de la vue ces arrivées parce que sinon je crois bien que le dieu du lieu s’appellerai Bulle ou Funiculaire mais plus du tout Murugan.

Des familles pique-niquent sous des halles qui les protègent du soleil, l’une d’elles nous invite à partager son déjeuner, mais on décline en prétextant que nous avons déjà mangé. Il nous reste trois heures de moto à faire pour rentrer et on n’a pas du tout envie d’être malades, même si l’invitation est particulièrement gentille et touchante.

Après avoir fait le tour du temple on entreprend de redescendre parmi des gens qui sont toujours très heureux de nous accompagner.

Ici tout est gratuit, toilettes en quantité invraisemblable parce que lors de la fête du dieu c’est la folie ici. Les garderies de chapals sont elles aussi gratuites.

Une voiture électrique comme dans les aéroports ou sur les terrains de golf mais avec une dizaine de places est garée devant l’entrée de la montée par les escaliers. On nous explique que c’est pour les clients du grand hôtel de Palani qui est juste là.

On boit un Pepsi frais.

Puis on cherche un restaurant et on va à celui du grand hôtel.
C’est un peu long mais le fried rice est particulièrement bon.

A 14h15 on reprend le chemin du retour.
Après la belle route, par malchance un bus se place devant nous au début de la montée et se tient un peu sur sa droite ce qui ne permet pas de le doubler.
Je patiente parce que je sais que l’endroit où nous nous sommes arrêtés ce matin n’est pas très loin, mais finalement dans une épingle le bus est obligé de faire une marche arrière pour la négocier. Je le double par la gauche et passe devant son nez juste au moment où il recule.

On s’arrête à notre halte de ce matin pour acheter des fruits de la passion qui sont la spécialité du pays et qu’on n’arrive pas à trouver à Kodaï.
Le bus nous repasse.
Du coup on boit un thé pour le laisser filer.

Puis on le double un peu plus haut, il s’est arrêté pour déposer des gens.

On file jusqu’au col. La vue est bien meilleure que ce matin même si c’est encore un peu bouché dans la vallée et l’on voit bien clairement la beauté sauvage de ce lieu.

Au col on s’habille chaudement pull et blouson et l’on arrive rapidement au croisement de la route de Dindigul. Il ne reste que 10km mais au fur et à mesure qu’on approche de Kodaï le soleil s’efface devant la brume.

C’est une très belle route qu’on a faite aujourd’hui et je ne peux m’empêcher d’imaginer une ballade à moto qui passerait par KodaÏ, puis Palani, puis Munnar et retour à KodaÏ par Teni. Ce sera pour une autre année.

On s’arrête au parking de l’hôtel il est 16h30. On est étonné comme tout va bien aujourd’hui ; le gardien de la moto ne nous la fait pas déplacer plusieurs fois, un des employés qui vient de saluer Véro au passage vient pour nous aider à porter les sacoches. On est étonnés et heureux de toute cette attention qu’on nous porte et lorsqu’on arrive dans le hall on nous demande si l’on veut bien changer de chambre.

Pas de problème mais c’est immédiat, en blouson, on a quand même enlevé les casques, on attaque le changement de chambre.
On réalise après coup,  que comme nous sommes partis toute la journée ils nous attendaient avec impatience parce que personne ne pouvait entrer dans notre chambre sans nous.

Véro se lave les cheveux pour échapper une nouvelle fois au lissage brésilien du casque, pendant ce temps je commence la rédaction du blog.
Quand elle a fini on va à Pastry corner pour acheter des biscuits pour notre 4h et pour le petit dèj de demain matin.
C’est la fin de la journée il n’y a plus rien, mais lorsque Véro explique que c’était pour notre breakfast la patronne sort de derrière ses fagots un sac en papier journal contenant suffisamment de biscuits pour nous.

On revient à l’hôtel. Véro attaque le tri des 284 photos du jour.

A 19h on va dîner chez Tibetan Brothers d’une soupe et de momos.

On discute avec un couple de jeunes français qui aimerait bien louer une moto, mais ici c’est interdit. Les chauffeurs tiennent la ville.

On revient à l’hôtel dans notre nouvelle chambre.

Douches, blog, photos, mis en ligne et dodo.

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