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mardi 4 mars 2014

A Trichy, ça déménage.

Le fort vu du bas du rocher
  
Lever 6h30.
Pas très bonne nuit.

Petit dèj au restau pas terrible du tout 5 personnes pour le service et pas de café.

On part rapidement en direction du temple Sri  Ramgan en passant devant la gare des bus et en traversant le pont.
Le temple est sur une île de la Cauvery.

On trouve facilement.
On gare la moto un peu avant l’entrée principale pour profiter du gopuram éclairé par le soleil du matin.

On entre dans la partie ville temple en franchissant la première enceinte. Les magasins sont fermés mais il y a déjà une certaine activité formée par les prêtres qui se rendent au temple et par les fidèles du matin qui sont aussi très nombreux et formé non pas par la population locale, mais par des touristes Indiens souvent en famille.

Il fait beau et la lumière convient bien à Véro.

On laisse nos sandales au gardien de chapals et on continue notre progression dans la partie du temple  ouverte au public non hindou.

Véro se pose de long moment près de tâches de lumière et je l’attends en regardant le spectacle quotidien du temple.
Les prêtres qui passent torse nu avec leur cordon qui marque leur qualité de brahmane. Ils sont  à moto où à pied mais ils sont toujours pressés. Une mendiante vient me voir puis comme je ne veux rien lui donner, elle s’assied à côté de moi et sort de son sein un porte monnaie et commence à compter sa recette du matin. Quatre ou cinq petits billets de 10 roupies, ce n’est pas si mal car il est à peine 9h. Elle remet son porte monnaie en place.
Véro prend des photos de gens qui sont en train de déjeuner de riz et de dahl.

On va voir toutes les sortie. On est entrée par le porte Sud et on va voir la porte Est et Nord. Des touristes indiens croyants font comme nous, eux s’arrêtent à tous les petits temples dissimulés  dans les enceintes, pour faire une offrande et se faire bénir par les prêtres de Vishnou.

Hommes, femmes et enfants sont bien habillés et se déplacent avec une certaine allégresse, certain que tout ça va être bénéfique pour eux tous.

On fait le tour de l’enceinte qui protège le temple dans lequel on n’a pas le droit d’entrer.

La sortie Ouest est un peu décatie par rapport aux autres, je me demande même si on peut sortir par là.
Il y a là un petit temple devant une zone de travaux et accrochée à une bétonneuse une vache noire décorée de petites fleurs, de collier entre ses cornes, de dessins peint sur sa peau.
Elle représente un divinité peut-être Siva dans ce temple dédié à Vishnou. Les grandes personnes et enfants touchent le dos de la bête de chaque côté de sa queue et s’approche ensuite les mains du visage comme si ce toucher allait leur donner une force nouvelle.
Ce qui est plus étonnant et qui nous intéresse plus c’est la présence de 4 greniers à grains, en briques, et délabrés. Leur dimension est énorme et fait penser aux silos que l’on peut voir par chez nous, en moins haut, mais d’un diamètre plus important. Ces constructions sont magnifiques par l’harmonie de leur  forme cylindrique qui se projette vers le ciel.
La beauté de ces monuments de nourriture terrestre, marque bien la qualité de ce temple où la vie profane se mêle au sacré.

Après la carte de 8 GO Véro vient de remplir celle de 16 GO. Je lui passe une 32 GO après je n’en ai plus. Heureusement on peut les vider sur l’ordi.

On sort du temple et on boit du thé dans l’enceinte où se nichent les petits commerces qui sont maintenant tous ouverts et l’on voit les bus de touristes occidentaux arriver, il est 10h30.

On récupère la moto.

On part à la recherche du temple Sri Jambukeshwara qui est placé sur la carte du Lonely symétriquement par rapport à l’axe que forme la route de Chennai et qui pénètre dans Trichy par le pont par lequel nous sommes venus ce matin.

Au premier croisement on demande la route et c’est juste là.

En effet, on tourne dans une petite rue et l’on voit le gopuram d’entrée.

On gare la moto et l’on s’apprête à pénétrer dans le temple qui semble construit un peu sur le même principe d’un enchaînement d’enceintes qui mène au lieu sacré.

Ce temple est dédié à Shiva. Dès l’entrée, on se rend compte que les allées sont beaucoup plus étroites et il y a là assise à même le sol une nombreuse population qui fait beaucoup plus populaire que les gens que nous avons vu à Sri Ramgan.

Chapals, péage caméra et on avance.
On voit une jeune éléphante entrer en suivant le même chemin que nous.

Tout de suite on remarque que la particularité de ce temple par rapport à l’autre c’est le fait qu’entre les enceintes ce sont des jardins avec d’immenses palmiers et ça lui donne une vraie beauté orientale.

On avance dans ce temple qui est grand même s’il n’a pas les dimensions de l‘autre. Il a une architecture dépouillée qui par moment fait penser à un temple grec.

On finit par retrouver l’éléphant en prenant le chemin du retour. Photos.
Dans une pièce il y a de l’animation, c’est une sorte de mariage, mais l’on nous dit qu’en fait ce sont deux personnes qui fêtes leur 60ème année de mariage. On a de la peine à le croire lorsqu’on regarde l’ancienne mariée. Mais on nous dit qu’elle s’est mariée à 19 ans, elle a donc 79 ans il nous reste  à espérer d’être dans une forme pareille à cet âge. Elle prend la pause comme une jeune fille devant les appareils photos, elle présente son visage en ouvrant bien ses yeux pour que le blanc ressorte et en souriant de même avec générosité pour que la blancheur des dents apporte elle aussi de la lumière à ses traits.

Véro est immédiatement intégrée. Elle peut prendre des photos. On lui remet des cadeaux comme aux autres invités et finalement on est invité à déjeuner au restaurant qu’ils ont retenu.
Une musique et des battements de tambour et c’est l’arrivée de la jeune éléphante qui fait son entrée pour bénir les mariés.

Puis tout le monde va dans le temple auquel nous n’avons pas accès.

Ensuite on nous emmène en auto-rickshaw au restaurant, qui est dans la rue du temple.

On nous installe et on partage la table des convives qui sont les invités à l’anniversaire du mariage. On nous sert un thali sur une feuille de bananier.

On discute un peu en anglais avec un couple qui est à notre table, puis on finit de manger et on laisse la place pour d’autres invités qui attendent leur tour.

On remercie beaucoup la personne qui nous a invités car les mariés leurs enfants et petits enfants ne semblent pas être dans ce restaurant.

On revient en prenant une rue qui nous fait faire le tour du rocher du rock fort temple. On se dit qu’on y reviendra ce soir à pied.

On rentre à l’hôtel pour nous reposer. La clim perd de l’eau et inonde petit à petit la chambre pour l’instant on est trop fatigué, on leur dira tout à l’heure.

A 15h30 on leur signale le problème, un ouvrier technicien vient et démonte la clim, mais au bout du compte on nous change de chambre. On passe de la 105 à la 106.
On n’est pas convaincu que la clim dans cette nouvelle chambre fonctionne mieux.

On va faire à pied notre tour du rocher. Avant on va boire un jus d’orange et manger un kulfi dans le petite bistrot-restau sympa près du lac.
On passe par l’entrée principale pour y aller.
On quitte nos chaussures pour traverser le premier temple et on les remet dans les escaliers qui suivent et on arrive à la rue.

On fait le tour, c’est un quartier hindouiste dans lequel les maisons sont construites tout contre le rocher ce qui permet d’avoir des vues du temple et des remparts de dessous.
Contrairement au quartier musulman d’hier ce quartier est sans vie. Quelques femmes assises devant la porte de leur maison, quelques enfants qui reviennent de l’école nous regardent passer.

On monte à des escaliers qui nous amènent près des remparts.
On revient dans la rue et on termine notre circuit.

On décide de retourner à l’hôtel. Véro a du boulot pour ses photos.
On constate que dans la deuxième chambre la clim sur 17° ne fonctionne pas mieux que dans la chambre précédente.
Ils nous proposent une nouvelle chambre qui à le même problème. On leur dit que c’est certainement général.
On leur laisse la clé de la chambre et ils vont voir ce qu’ils peuvent faire.

On retourne boire un jus d’ananas puis on revient.

Rien n’est résolu évidemment. On nous fait faire le tour des chambres libres et on choisit celle dont la clim nous semble faire le plus de froid. Ce n’est pas brillant mais avec le fan et en réglant la clim sur 17° la pièce se rafraichit et c’est très supportable.

Véro prépare des photos et on va dîner chez un kerallais le « Malabar Kitchen » sur le boulevard qui passe devant l’entrée de la rue qui mène au temple.

On mange du poulet halal, préparé à la turque en tous petits morceaux, et mélangé à des oignons et des épices qui parfument sans piquer, dans une sorte de crêpe.
Un régal qui nous enlève la fatigue des problèmes de l’hôtel.

On revient.

Véro termine ses photos, puis  moi le blog et on va pouvoir aller dans le hall mettre en ligne.

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