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| Le fort vu du bas du rocher |
Lever
6h30.
Pas
très bonne nuit.
Petit
dèj au restau pas terrible du tout 5 personnes pour le service et pas de café.
On
part rapidement en direction du temple Sri
Ramgan en passant devant la gare des bus et en traversant le pont.
Le
temple est sur une île de la Cauvery.
On
trouve facilement.
On
gare la moto un peu avant l’entrée principale pour profiter du gopuram éclairé
par le soleil du matin.
On
entre dans la partie ville temple en franchissant la première enceinte. Les
magasins sont fermés mais il y a déjà une certaine activité formée par les
prêtres qui se rendent au temple et par les fidèles du matin qui sont aussi
très nombreux et formé non pas par la population locale, mais par des touristes
Indiens souvent en famille.
Il
fait beau et la lumière convient bien à Véro.
On
laisse nos sandales au gardien de chapals et on continue notre progression dans
la partie du temple ouverte au public
non hindou.
Véro
se pose de long moment près de tâches de lumière et je l’attends en regardant
le spectacle quotidien du temple.
Les
prêtres qui passent torse nu avec leur cordon qui marque leur qualité de
brahmane. Ils sont à moto où à pied mais
ils sont toujours pressés. Une mendiante vient me voir puis comme je ne veux
rien lui donner, elle s’assied à côté de moi et sort de son sein un porte
monnaie et commence à compter sa recette du matin. Quatre ou cinq petits
billets de 10 roupies, ce n’est pas si mal car il est à peine 9h. Elle remet
son porte monnaie en place.
Véro
prend des photos de gens qui sont en train de déjeuner de riz et de dahl.
On va
voir toutes les sortie. On est entrée par le porte Sud et on va voir la porte
Est et Nord. Des touristes indiens croyants font comme nous, eux s’arrêtent à
tous les petits temples dissimulés dans
les enceintes, pour faire une offrande et se faire bénir par les prêtres de
Vishnou.
Hommes,
femmes et enfants sont bien habillés et se déplacent avec une certaine
allégresse, certain que tout ça va être bénéfique pour eux tous.
On
fait le tour de l’enceinte qui protège le temple dans lequel on n’a pas le
droit d’entrer.
La
sortie Ouest est un peu décatie par rapport aux autres, je me demande même si
on peut sortir par là.
Il y
a là un petit temple devant une zone de travaux et accrochée à une bétonneuse
une vache noire décorée de petites fleurs, de collier entre ses cornes, de
dessins peint sur sa peau.
Elle
représente un divinité peut-être Siva dans ce temple dédié à Vishnou. Les grandes
personnes et enfants touchent le dos de la bête de chaque côté de sa queue et
s’approche ensuite les mains du visage comme si ce toucher allait leur donner
une force nouvelle.
Ce
qui est plus étonnant et qui nous intéresse plus c’est la présence de 4
greniers à grains, en briques, et délabrés. Leur dimension est énorme et fait
penser aux silos que l’on peut voir par chez nous, en moins haut, mais d’un
diamètre plus important. Ces constructions sont magnifiques par l’harmonie de
leur forme cylindrique qui se projette
vers le ciel.
La
beauté de ces monuments de nourriture terrestre, marque bien la qualité de ce
temple où la vie profane se mêle au sacré.
Après
la carte de 8 GO Véro vient de remplir celle de 16 GO. Je lui passe une 32 GO
après je n’en ai plus. Heureusement on peut les vider sur l’ordi.
On
sort du temple et on boit du thé dans l’enceinte où se nichent les petits
commerces qui sont maintenant tous ouverts et l’on voit les bus de touristes
occidentaux arriver, il est 10h30.
On
récupère la moto.
On
part à la recherche du temple Sri Jambukeshwara qui est placé sur la carte du
Lonely symétriquement par rapport à l’axe que forme la route de Chennai et qui
pénètre dans Trichy par le pont par lequel nous sommes venus ce matin.
Au
premier croisement on demande la route et c’est juste là.
En
effet, on tourne dans une petite rue et l’on voit le gopuram d’entrée.
On
gare la moto et l’on s’apprête à pénétrer dans le temple qui semble construit
un peu sur le même principe d’un enchaînement d’enceintes qui mène au lieu
sacré.
Ce
temple est dédié à Shiva. Dès l’entrée, on se rend compte que les allées sont
beaucoup plus étroites et il y a là assise à même le sol une nombreuse
population qui fait beaucoup plus populaire que les gens que nous avons vu à
Sri Ramgan.
Chapals,
péage caméra et on avance.
On
voit une jeune éléphante entrer en suivant le même chemin que nous.
Tout
de suite on remarque que la particularité de ce temple par rapport à l’autre
c’est le fait qu’entre les enceintes ce sont des jardins avec d’immenses
palmiers et ça lui donne une vraie beauté orientale.
On
avance dans ce temple qui est grand même s’il n’a pas les dimensions de
l‘autre. Il a une architecture dépouillée qui par moment fait penser à un
temple grec.
On
finit par retrouver l’éléphant en prenant le chemin du retour. Photos.
Dans
une pièce il y a de l’animation, c’est une sorte de mariage, mais l’on nous dit
qu’en fait ce sont deux personnes qui fêtes leur 60ème année de
mariage. On a de la peine à le croire lorsqu’on regarde l’ancienne mariée. Mais
on nous dit qu’elle s’est mariée à 19 ans, elle a donc 79 ans il nous
reste à espérer d’être dans une forme
pareille à cet âge. Elle prend la pause comme une jeune fille devant les
appareils photos, elle présente son visage en ouvrant bien ses yeux pour que le
blanc ressorte et en souriant de même avec générosité pour que la blancheur des
dents apporte elle aussi de la lumière à ses traits.
Véro
est immédiatement intégrée. Elle peut prendre des photos. On lui remet des
cadeaux comme aux autres invités et finalement on est invité à déjeuner au
restaurant qu’ils ont retenu.
Une
musique et des battements de tambour et c’est l’arrivée de la jeune éléphante
qui fait son entrée pour bénir les mariés.
Puis
tout le monde va dans le temple auquel nous n’avons pas accès.
Ensuite
on nous emmène en auto-rickshaw au restaurant, qui est dans la rue du temple.
On
nous installe et on partage la table des convives qui sont les invités à
l’anniversaire du mariage. On nous sert un thali sur une feuille de bananier.
On
discute un peu en anglais avec un couple qui est à notre table, puis on finit
de manger et on laisse la place pour d’autres invités qui attendent leur tour.
On
remercie beaucoup la personne qui nous a invités car les mariés leurs enfants
et petits enfants ne semblent pas être dans ce restaurant.
On
revient en prenant une rue qui nous fait faire le tour du rocher du rock fort
temple. On se dit qu’on y reviendra ce soir à pied.
On
rentre à l’hôtel pour nous reposer. La clim perd de l’eau et inonde petit à
petit la chambre pour l’instant on est trop fatigué, on leur dira tout à
l’heure.
A
15h30 on leur signale le problème, un ouvrier technicien vient et démonte la
clim, mais au bout du compte on nous change de chambre. On passe de la 105 à la
106.
On
n’est pas convaincu que la clim dans cette nouvelle chambre fonctionne mieux.
On
va faire à pied notre tour du rocher. Avant on va boire un jus d’orange et
manger un kulfi dans le petite bistrot-restau sympa près du lac.
On
passe par l’entrée principale pour y aller.
On
quitte nos chaussures pour traverser le premier temple et on les remet dans les
escaliers qui suivent et on arrive à la rue.
On
fait le tour, c’est un quartier hindouiste dans lequel les maisons sont
construites tout contre le rocher ce qui permet d’avoir des vues du temple et
des remparts de dessous.
Contrairement
au quartier musulman d’hier ce quartier est sans vie. Quelques femmes assises
devant la porte de leur maison, quelques enfants qui reviennent de l’école nous
regardent passer.
On
monte à des escaliers qui nous amènent près des remparts.
On
revient dans la rue et on termine notre circuit.
On
décide de retourner à l’hôtel. Véro a du boulot pour ses photos.
On
constate que dans la deuxième chambre la clim sur 17° ne fonctionne pas mieux
que dans la chambre précédente.
Ils
nous proposent une nouvelle chambre qui à le même problème. On leur dit que
c’est certainement général.
On
leur laisse la clé de la chambre et ils vont voir ce qu’ils peuvent faire.
On
retourne boire un jus d’ananas puis on revient.
Rien
n’est résolu évidemment. On nous fait faire le tour des chambres libres et on
choisit celle dont la clim nous semble faire le plus de froid. Ce n’est pas
brillant mais avec le fan et en réglant la clim sur 17° la pièce se rafraichit
et c’est très supportable.
Véro
prépare des photos et on va dîner chez un kerallais le « Malabar
Kitchen » sur le boulevard qui passe devant l’entrée de la rue qui mène au
temple.
On
mange du poulet halal, préparé à la turque en tous petits morceaux, et mélangé
à des oignons et des épices qui parfument sans piquer, dans une sorte de crêpe.
Un
régal qui nous enlève la fatigue des problèmes de l’hôtel.
On
revient.
Véro
termine ses photos, puis moi le blog et
on va pouvoir aller dans le hall mettre en ligne.

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