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dimanche 30 mars 2014

Dernier billet indien

Nous ne sommes déjà plus que des ombres Pondichériennes jusqu'à l'année prochaine.


Lever 7h30.
On ne va pas retrouver la position allongée avant un petit moment.
Peut être un peu cet après-midi, après de 19h ce soir à 19h lundi soir chez nous il va s’écouler 24h+4h de décalage horaire, vraisemblablement une petite trentaine d’heures.

Je vais au pain.
M. Beware of dog avec sa tête de dog discute avec un homme sur sa moto devant chez lui.

Le marchand de lait est là installé sur son trottoir sa cagette bleu contenant les sacs de lait en plastique.

Ibrahim store est fermé, c’est curieux parce qu’en principe il ouvre à 7h.

La femme au sacs est là assise sur le sol dans son sari bleu, elle semble tenir un discours aux sacs étalés devant elle ou alors elle téléphone en mains libres.

Au niveau de Petit Canal s’arrête la couche de goudron qui a été déposée cette nuit.

Sur le trottoir à droite un homme se réveille.

A gauche, au début de la rue Sainte Thérèse  le couple dort encore, elle sous sa couverture orange, lui sous sa couverture verte. Comme dirait Véro ils ont tenté un rapprochement de couleurs.

Pas de clochard ce matin devant la cathédrale, ni hommes ni femmes, on est dimanche pourtant, et il n’y a pas de messe et donc pas de fidèles.

Il y a la petite marchande de lait toute seule sur les marches.

A partir de la marchande de noix de coco il y  n’y a plus qu’une seule voie de goudronnée.
Les rouleaux compresseurs et la machine à goudronner son garés au même endroit qu’hier.

La marchande de noix de coco discute avec plusieurs personnes c’est le dernier salon où l’on cause.

Le gardien d’ING Bank  est debout devant son fauteuil, il laisse un homme enlever une couche incroyable de poussière sur des appuis de fenêtres, conséquence du goudronnage de la nuit. Sur le goudron frais il dépose cette fine poussière de sable gris.

Je traverse pour rejoindre la rue Ranga Pillai. Le petit débit de thé est en train d’ouvrir. L’épicerie à côté est fermée.

Il y a beaucoup de motos garées en face du marchand de fruits et légumes.
Un homme dort encore sur une marche dans l’encadrement d’une porte.

Une énorme bouse comme une médaille du souvenir.

Des touristes Indiens qui marchent dans la rue.

Sur le paillasson extérieur du Hot Bread, un occidental frotte avec énergie une de ses chaussures, à mon avis il a marché dans une merde.
Effectivement il y a des traces de merde sur le paillasson.

Au Hot Bread beaucoup de consommateurs pour le petit-déjeuner. Je prends mon Boolish pour la dernière fois.
Je suis encore servi avant un Indien qui était là avant moi. Je fais vraiment parti de la clientèle maintenant.

Je ressors.

Des Indiens devant  Cottage

Un tracteur benne en activité.

Deux femmes assises à l’arrêt de bus, une autre debout, un musulman au téléphone.

Je tourne rue Saint Ange le petit débit de thé est fermé.
Je prends à gauche rue Capitaine Marius Xavier et je passe devant l’espace mystérieux je vois une femme en sortir et des hommes dans cet espace.

Devant les toilettes et les douches publiques j’entends des bruit d’eau de gens qui se lavent on dirait que c’est le lieu d’hygiène des gens de l’espace mystérieux.

Près du robinet publique 4 hommes sont à leur toilette en partie savonnés, une femme tire de l’eau avec un seau blanc comme les bidons de peinture.

L’usine fonctionne toujours, l’eau s’écoule et les machines bourdonnent. Un homme soulève sont dohti et pisse contre le mur.

Des gens sont assis devant Galery Café. Le bout de la rue est toujours sous les pétales jaunes.

Je remonte la rue Candappa.

Dernier petit dèj, dernières mangues.

On s’attaque à la touche finale du jeter peser pour les 4 valises et on arrive  au but des 23 kg.

Rangement de toute la cuisine et des différentes pièces.

On va régler à Antoine nos derniers coûts d’électricité, d’eau, de bière.

Sa femme vient faire un tour de l’appartement pour voir si tout est bien en ordre.
Elle nous dit qu’il n’y a pas de problème pour l’année prochaine qu’ils nous garderont l’appart.

On lui dit au revoir parce qu’elle ne sera pas là ce soir.

On va faire imprimer nos cartes d’embarquement, le French Internet est fermé, on va sur rue Mission pour en trouver un autre. Mais ce qui nous  aurait coûté 4 roupies chez French Internet nous coûte 10 roupies.

On revient à l’appart. Félix appelle pour dire qu’il viendra récupérer la moto à 18h.

Vers midi et quart on part pour aller déjeuner à Tanto à Auroville.

On se fait un copieux déjeuner de raviolis aux fruits de mer, avec dessert et café.
On dit au revoir à tout le monde et à l’année prochaine.

On revient à l’appart, prendre un moment de repos  avec la clim.

Encore du rangement de dernière minute et du re-pesage.

Antoine doit nous apporter le repas pour 18h

Gobi vient nous prendre à 19h30 et en route pour le grand saut.

Comme dit une grande philosophe de Pondy : « Ce qu’il y a de bien quand on monte dans un avion, c’est que lorsqu’on en sort on est dans un autre pays »

Je vous laisse méditer sur cette pensée inéluctable au voyageur.



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