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| Nous ne sommes déjà plus que des ombres Pondichériennes jusqu'à l'année prochaine. |
Lever 7h30.
On ne va pas retrouver la
position allongée avant un petit moment.
Peut être un peu cet après-midi,
après de 19h ce soir à 19h lundi soir chez nous il va s’écouler 24h+4h de
décalage horaire, vraisemblablement une petite trentaine d’heures.
Je vais au pain.
M. Beware of dog avec sa tête de
dog discute avec un homme sur sa moto devant chez lui.
Le marchand de lait est là
installé sur son trottoir sa cagette bleu contenant les sacs de lait en
plastique.
Ibrahim store est fermé, c’est
curieux parce qu’en principe il ouvre à 7h.
La femme au sacs est là assise
sur le sol dans son sari bleu, elle semble tenir un discours aux sacs étalés
devant elle ou alors elle téléphone en mains libres.
Au niveau de Petit Canal s’arrête
la couche de goudron qui a été déposée cette nuit.
Sur le trottoir à droite un homme
se réveille.
A gauche, au début de la rue
Sainte Thérèse le couple dort encore,
elle sous sa couverture orange, lui sous sa couverture verte. Comme dirait Véro
ils ont tenté un rapprochement de couleurs.
Pas de clochard ce matin devant
la cathédrale, ni hommes ni femmes, on est dimanche pourtant, et il n’y a pas
de messe et donc pas de fidèles.
Il y a la petite marchande de
lait toute seule sur les marches.
A partir de la marchande de noix
de coco il y n’y a plus qu’une seule
voie de goudronnée.
Les rouleaux compresseurs et la
machine à goudronner son garés au même endroit qu’hier.
La marchande de noix de coco
discute avec plusieurs personnes c’est le dernier salon où l’on cause.
Le gardien d’ING Bank est debout devant son fauteuil, il laisse un
homme enlever une couche incroyable de poussière sur des appuis de fenêtres,
conséquence du goudronnage de la nuit. Sur le goudron frais il dépose cette
fine poussière de sable gris.
Je traverse pour rejoindre la rue
Ranga Pillai. Le petit débit de thé est en train d’ouvrir. L’épicerie à côté
est fermée.
Il y a beaucoup de motos garées
en face du marchand de fruits et légumes.
Un homme dort encore sur une
marche dans l’encadrement d’une porte.
Une énorme bouse comme une
médaille du souvenir.
Des touristes Indiens qui
marchent dans la rue.
Sur le paillasson extérieur du
Hot Bread, un occidental frotte avec énergie une de ses chaussures, à mon avis
il a marché dans une merde.
Effectivement il y a des traces
de merde sur le paillasson.
Au Hot Bread beaucoup de
consommateurs pour le petit-déjeuner. Je prends mon Boolish pour la dernière
fois.
Je suis encore servi avant un
Indien qui était là avant moi. Je fais vraiment parti de la clientèle
maintenant.
Je ressors.
Des Indiens devant Cottage
Un tracteur benne en activité.
Deux femmes assises à l’arrêt de
bus, une autre debout, un musulman au téléphone.
Je tourne rue Saint Ange le petit
débit de thé est fermé.
Je prends à gauche rue Capitaine
Marius Xavier et je passe devant l’espace mystérieux je vois une femme en
sortir et des hommes dans cet espace.
Devant les toilettes et les
douches publiques j’entends des bruit d’eau de gens qui se lavent on dirait que
c’est le lieu d’hygiène des gens de l’espace mystérieux.
Près du robinet publique 4 hommes
sont à leur toilette en partie savonnés, une femme tire de l’eau avec un seau
blanc comme les bidons de peinture.
L’usine fonctionne toujours,
l’eau s’écoule et les machines bourdonnent. Un homme soulève sont dohti et
pisse contre le mur.
Des gens sont assis devant Galery
Café. Le bout de la rue est toujours sous les pétales jaunes.
Je remonte la rue Candappa.
Dernier petit dèj, dernières
mangues.
On s’attaque à la touche finale
du jeter peser pour les 4 valises et on arrive
au but des 23 kg.
Rangement de toute la cuisine et
des différentes pièces.
On va régler à Antoine nos
derniers coûts d’électricité, d’eau, de bière.
Sa femme vient faire un tour de
l’appartement pour voir si tout est bien en ordre.
Elle nous dit qu’il n’y a pas de
problème pour l’année prochaine qu’ils nous garderont l’appart.
On lui dit au revoir parce
qu’elle ne sera pas là ce soir.
On va faire imprimer nos cartes
d’embarquement, le French Internet est fermé, on va sur rue Mission pour en
trouver un autre. Mais ce qui nous
aurait coûté 4 roupies chez French Internet nous coûte 10 roupies.
On revient à l’appart. Félix
appelle pour dire qu’il viendra récupérer la moto à 18h.
Vers midi et quart on part pour
aller déjeuner à Tanto à Auroville.
On se fait un copieux déjeuner de
raviolis aux fruits de mer, avec dessert et café.
On dit au revoir à tout le monde
et à l’année prochaine.
On revient à l’appart, prendre un
moment de repos avec la clim.
Encore du rangement de dernière
minute et du re-pesage.
Antoine doit nous apporter le
repas pour 18h
Gobi vient nous prendre à 19h30
et en route pour le grand saut.
Comme dit une grande philosophe
de Pondy : « Ce qu’il y a de bien quand on monte dans un avion,
c’est que lorsqu’on en sort on est dans un autre pays »
Je vous laisse méditer sur cette
pensée inéluctable au voyageur.

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