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mercredi 19 mars 2014

Chaleur léthargique


Dans Thyagu Mudali street
 Juste une photo, une seule !

Lever 7h.
Il fait toujours chaud dans la maison malgré l’air frais qui circule sur le balcon.

Rue Mission le copain du marchand de lait chasse des chiens qui s’intéressent à des sacs plastiques mis à côté de la poubelle en rond de ciment.
Je pense qu’il veut récupérer ces sacs pour lui.
Je pense qu’il y a toute une économie de petites gens qui fouillent ainsi les poubelles et trient les trésors qu’ils découvrent avant de les transformer en roupies.

C’est certainement ce que fait la femme aux sacs qui n’est pas là ce matin. Tout est bien rangé.
Un très beau Kolam est dessiné en blanc sur la rue devant la maison Lafontaine.

Rue Petit Canal un petit chat noir et une poule rousse mangent des restes mis sous le plateau d’un tricycle.

 La femme au sari bleu est assise ce matin, calée dans la porte. Deux mendiants sur l’escalier dont celui qui est avec le déambulateur.
La petite marchande de lait termine sa comptabilité.
Une seule femme mendiante sur les dernières marches.

La femme aux noix de coco discute avec deux autres femmes. L’enfant est à moitié prêt pour l’école, il a le short de l’uniforme mais pas encore la chemise.

Rue Ranga Pillai le soleil est en place. La première partie de la rue est relativement propre.
La seconde partie est pleine de bouses et de détritus de poubelle.

Sur le trottoir près de Hot Bread trois hommes boivent du thé et fument des cigarettes occidentales. C’est rare de voir des Indiens fumer.

Je prends mon pain. Une femme et son enfant se servent aussi.

Je retourne par le quai.

La chaleur est importante. On dirait que la ville s’est mise au ralenti. Peu de circulation.
Les parents d’élèves passent sur leur véhicule chargé d’enfants, à trois ou à quatre sur les scoots.

Rue Capitaine Marius Xavier deux clochards qui se sont égarés dans ce coin, peut-être qu’ils recherchent la fraîcheur de cette rue.

Petit dèj.

On va voir Pichaya qui est là, il doit partir pour Chennai car il y expose des peintures.

Il nous fait du Pichaya 100%, Pichaya à  la fois Indien et Occidental. Déjà, le copain qui l’aide pour l’Espace et qu’on a rencontré et qui a de bonnes idées et bien il trouve qu’il est un peu trop carré, et trop c’est trop.
Ses femmes ne font pas le boulot qu’il attend d’elles. Il dit qu’il leur fait confiance mais n’est pas satisfait.
Elles le laissent crier, notamment ce matin parce que dans une heure il sera parti.
Il n’arrive pas à comprendre que leur culture les empêche de comprendre les Occidentaux. Il est toujours pris entre deux mondes, et tiraillé dans tous les sens.
Il nous fait rire quand il est comme ça, c’est un grand enfant.

On le laisse. On va à l’AF rendre le dernier livre emprunté et récupérer la caution qu’il faut laisser pour avoir le droit d’emprunter des livres en plus de l’adhésion.

Puis on passe au magasin Saint Laurent rue du Bazar Saint Laurent, mais il n’est pas encore 10h et c’est fermé.
On rencontre P en pleine campagne électorale et qui fait du porte à porte. Les élections c’est compliqué si vous voulez savoir à quoi ça correspond. Ça ne concerne pas les élections municipales en France, ça ne concerne pas les élections de l’Etat indien qui auront lieu en avril, ça concerne des élections franco françaises concernant les Français de l’étranger, pour élire des conseiller régionaux et ce même jour le 25 mai les Français de l’étranger voteront aussi pour les Européennes. Ici aussi donc grosse période d’élection.

On revient dans le centre par la rue Canteen et l’on voit que le fournisseur beaux arts est ouvert. Mais aujourd’hui il déménage et va s’installer rue Canteen de l’autre côté de Nehru street, en face de Fior d’India, un magasin qu’on connaît bien et qui est tenu par un Kéralais extrêmement gentil.
Le distributeur beaux arts dit qu’il ouvrira demain rue Canteen à partir de 10h.

Véro qui a toujours mal aux jambes a demandé à Pichaya où elle peut trouver une pharmacie Ayurvédique.
Malgré ses explications, on cherche un temps fou dans rue Mission, puis dans MG road, puis on prend la rue de la clinique Nallam et au bout, côté rue Mission, il y a bien une pharmacie qui semble être celle que nous a indiquée Pichaya.

Malheureusement il y a là quelqu’un qui ne parle absolument pas anglais et qui ne peut rien faire pour Véro. Il lui donne l’adresse d’un médecin ayurvédique, mais c’est loin et  compliqué.

On réessaye des pharmacies allopathiques dans MG road, mais ils n’ont rien qui puisse soulager Véro.
On se rend compte qu’ils ne comprennent pas. Pour eux si on a mal aux jambes, c’est forcément des rhumatismes.

On passe voir un magasin de fringues au bout de MG road, que Véro n’a pas encore visité cette année, mais bien qu’il soit 11h, ce n’est pas encore ouvert.

On revient à l’appart se poser un peu.
Véro appelle une amie qui est très ayurvédique et celle-ci lui indique une clinique sur Patel SalaÏ, ça ferme à 13h.

On porte le repassage au repasseur, et on fonce voir cet établissement, il est midi.
On trouve facilement, les explications étaient bonnes.

On est reçu par une femme médecin sans âge, entre 30 et 45 ans, qui questionne longuement Véro. Elle est sympa, je ne sais si elle comprend bien ce que ressens Véro, mais ce n’est pas faute de poser des questions.

Elle propose un traitement, mais on ne pourra l’avoir que demain parce que l’informatique est en panne et la secrétaire ne peut pas sortir la facture.
Comme quoi en informatique l’ayurvédique ne fait pas mieux que les autres médecines.
On reviendra demain matin, vers 9h.

On va déjeuner à l’Aristo.
En passant on constate que l’Indian Café n’est toujours pas ouvert. Maintenant on nous dit que ce sera ouvert le mois prochain. Le mois prochain ce n’est plus si loin, mais on ne sera plus là.

Il y a sur la terrasse de l’Aristo, une jeune femme et un enfant et elle nous demande comment se rendre au marché Goubert et au temple de Lakshmi. On lui explique.

On revient à l’appart en passant à HIdesign pour le sac de Maria, mais toujours rien, et par Outfit voir s’ils ont reçu de nouveaux polos, rien non plus.

À l’appart café et repos.

La chaleur nous épuise beaucoup, comme elle doit épuiser beaucoup de monde. En plus Véro avec son mal de jambes se sent fatiguée.

Ça ne l’empêche pas de vouloir faire des photos. ,
On va au marché Goubert et Véro malgré sa fatigue prend 150 clichés, mais trop fatiguée elle se trompe dans ses réglages et elle estime qu’il n’y a qu’une photo qui peut être montrée.

À mon avis c’est exagéré, mais c’est comme pour l’aquarelle, Véro a une exigence énorme. C’est comme ça qu’on progresse, me dit-elle. Je lui dis, c’est comme ça qu’on se fatigue.

On revient en mettant de l’essence dans le réservoir de la moto, depuis midi je suis sur la réserve. Il n’y a pas de jauge d’essence et le compteur kilométrique ne fonctionne pas.

À l’appart, je m’aperçois qu’on a oublié le repasseur. J’y retourne.
Le repasseur est toujours là.
Je récupère les affaires et je reviens.

Les enfants de nos chers voisins font des graphitis sur un mur en face de leur maison de l’autre côté de la rue en promenant un chien. Sans doute que les parents les encouragent à faire du street art et des tags.

Pendant ce temps,  Véro prépare une salade de fruits.

Repas soupe de noodles et salade de fruits.


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