![]() |
| Dans Thyagu Mudali street |
Lever 7h.
Il fait toujours chaud dans la
maison malgré l’air frais qui circule sur le balcon.
Rue Mission le copain du marchand
de lait chasse des chiens qui s’intéressent à des sacs plastiques mis à côté de
la poubelle en rond de ciment.
Je pense qu’il veut récupérer ces
sacs pour lui.
Je pense qu’il y a toute une
économie de petites gens qui fouillent ainsi les poubelles et trient les trésors
qu’ils découvrent avant de les transformer en roupies.
C’est certainement ce que fait la
femme aux sacs qui n’est pas là ce matin. Tout est bien rangé.
Un très beau Kolam est dessiné en
blanc sur la rue devant la maison Lafontaine.
Rue Petit Canal un petit chat
noir et une poule rousse mangent des restes mis sous le plateau d’un tricycle.
La femme au sari bleu est assise ce matin,
calée dans la porte. Deux mendiants sur l’escalier dont celui qui est avec le
déambulateur.
La petite marchande de lait
termine sa comptabilité.
Une seule femme mendiante sur les
dernières marches.
La femme aux noix de coco discute
avec deux autres femmes. L’enfant est à moitié prêt pour l’école, il a le short
de l’uniforme mais pas encore la chemise.
Rue Ranga Pillai le soleil est en
place. La première partie de la rue est relativement propre.
La seconde partie est pleine de
bouses et de détritus de poubelle.
Sur le trottoir près de Hot Bread
trois hommes boivent du thé et fument des cigarettes occidentales. C’est rare
de voir des Indiens fumer.
Je prends mon pain. Une femme et
son enfant se servent aussi.
Je retourne par le quai.
La chaleur est importante. On
dirait que la ville s’est mise au ralenti. Peu de circulation.
Les parents d’élèves passent sur
leur véhicule chargé d’enfants, à trois ou à quatre sur les scoots.
Rue Capitaine Marius Xavier deux
clochards qui se sont égarés dans ce coin, peut-être qu’ils recherchent la
fraîcheur de cette rue.
Petit dèj.
On va voir Pichaya qui est là, il
doit partir pour Chennai car il y expose des peintures.
Il nous fait du Pichaya 100%,
Pichaya à la fois Indien et Occidental. Déjà,
le copain qui l’aide pour l’Espace et qu’on a rencontré et qui a de bonnes
idées et bien il trouve qu’il est un peu trop carré, et trop c’est trop.
Ses femmes ne font pas le boulot
qu’il attend d’elles. Il dit qu’il leur fait confiance mais n’est pas satisfait.
Elles le laissent crier,
notamment ce matin parce que dans une heure il sera parti.
Il n’arrive pas à comprendre que
leur culture les empêche de comprendre les Occidentaux. Il est toujours pris
entre deux mondes, et tiraillé dans tous les sens.
Il nous fait rire quand il est
comme ça, c’est un grand enfant.
On le laisse. On va à l’AF rendre
le dernier livre emprunté et récupérer la caution qu’il faut laisser pour avoir
le droit d’emprunter des livres en plus de l’adhésion.
Puis on passe au magasin Saint
Laurent rue du Bazar Saint Laurent, mais il n’est pas encore 10h et c’est
fermé.
On rencontre P en pleine campagne
électorale et qui fait du porte à porte. Les élections c’est compliqué si vous
voulez savoir à quoi ça correspond. Ça ne concerne pas les élections
municipales en France, ça ne concerne pas les élections de l’Etat indien qui
auront lieu en avril, ça concerne des élections franco françaises concernant
les Français de l’étranger, pour élire des conseiller régionaux et ce même jour
le 25 mai les Français de l’étranger voteront aussi pour les Européennes. Ici
aussi donc grosse période d’élection.
On revient dans le centre par la
rue Canteen et l’on voit que le fournisseur beaux arts est ouvert. Mais
aujourd’hui il déménage et va s’installer rue Canteen de l’autre côté de Nehru
street, en face de Fior d’India, un magasin qu’on connaît bien et qui est tenu
par un Kéralais extrêmement gentil.
Le distributeur beaux arts dit
qu’il ouvrira demain rue Canteen à partir de 10h.
Véro qui a toujours mal aux
jambes a demandé à Pichaya où elle peut trouver une pharmacie Ayurvédique.
Malgré ses explications, on
cherche un temps fou dans rue Mission, puis dans MG road, puis on prend la rue
de la clinique Nallam et au bout, côté rue Mission, il y a bien une pharmacie
qui semble être celle que nous a indiquée Pichaya.
Malheureusement il y a là
quelqu’un qui ne parle absolument pas anglais et qui ne peut rien faire pour
Véro. Il lui donne l’adresse d’un médecin ayurvédique, mais c’est loin et compliqué.
On réessaye des pharmacies
allopathiques dans MG road, mais ils n’ont rien qui puisse soulager Véro.
On se rend compte qu’ils ne
comprennent pas. Pour eux si on a mal aux jambes, c’est forcément des
rhumatismes.
On passe voir un magasin de
fringues au bout de MG road, que Véro n’a pas encore visité cette année, mais
bien qu’il soit 11h, ce n’est pas encore ouvert.
On revient à l’appart se poser un
peu.
Véro appelle une amie qui est
très ayurvédique et celle-ci lui indique une clinique sur Patel SalaÏ, ça ferme
à 13h.
On porte le repassage au
repasseur, et on fonce voir cet établissement, il est midi.
On trouve facilement, les
explications étaient bonnes.
On est reçu par une femme médecin
sans âge, entre 30 et 45 ans, qui questionne longuement Véro. Elle est sympa,
je ne sais si elle comprend bien ce que ressens Véro, mais ce n’est pas faute
de poser des questions.
Elle propose un traitement, mais
on ne pourra l’avoir que demain parce que l’informatique est en panne et la
secrétaire ne peut pas sortir la facture.
Comme quoi en informatique
l’ayurvédique ne fait pas mieux que les autres médecines.
On reviendra demain matin, vers
9h.
On va déjeuner à l’Aristo.
En passant on constate que
l’Indian Café n’est toujours pas ouvert. Maintenant on nous dit que ce sera
ouvert le mois prochain. Le mois prochain ce n’est plus si loin, mais on ne
sera plus là.
Il y a sur la terrasse de
l’Aristo, une jeune femme et un enfant et elle nous demande comment se rendre
au marché Goubert et au temple de Lakshmi. On lui explique.
On revient à l’appart en passant
à HIdesign pour le sac de Maria, mais toujours rien, et par Outfit voir s’ils
ont reçu de nouveaux polos, rien non plus.
À l’appart café et repos.
La chaleur nous épuise beaucoup,
comme elle doit épuiser beaucoup de monde. En plus Véro avec son mal de jambes
se sent fatiguée.
Ça ne l’empêche pas de vouloir
faire des photos. ,
On va au marché Goubert et Véro
malgré sa fatigue prend 150 clichés, mais trop fatiguée elle se trompe dans ses
réglages et elle estime qu’il n’y a qu’une photo qui peut être montrée.
À mon avis c’est exagéré, mais
c’est comme pour l’aquarelle, Véro a une exigence énorme. C’est comme ça qu’on
progresse, me dit-elle. Je lui dis, c’est comme ça qu’on se fatigue.
On revient en mettant de
l’essence dans le réservoir de la moto, depuis midi je suis sur la réserve. Il
n’y a pas de jauge d’essence et le compteur kilométrique ne fonctionne pas.
À l’appart, je m’aperçois qu’on a
oublié le repasseur. J’y retourne.
Le repasseur est toujours là.
Je récupère les affaires et je
reviens.
Les enfants de nos chers voisins
font des graphitis sur un mur en face de leur maison de l’autre côté de la rue
en promenant un chien. Sans doute que les parents les encouragent à faire du
street art et des tags.
Pendant ce temps, Véro prépare une salade de fruits.
Repas soupe de noodles et salade
de fruits.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...