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| Pilar Rock enfin visible |
Lever
6h pour essayer de voir la vallée depuis les falaises depuis Silent Valley View
et depuis Pilar Rock.
Les
hôteliers nous voient sortir vers 6h30 et nous encouragent parce que c’est
effectivement le meilleur moment pour y voir quelque chose.
Ce
n’est qu’à 8km et il fait très froid.
Bien
sûr nous sommes les seuls à rouler à cette heure.
Arrivée
au Silent Valley View, Véro saute de la moto et fonce vers la falaise tandis
que je gare la moto.
Je
la vois à mi-parcours qui m’attend parce que les singes gardent le point de
vue. En fait ils se sauvent dès qu’on arrive.
Le
soleil se lève à peine. Il commence à éclairer une mer de nuages et l’on
comprend tout de suite qu’on n’en verra pas plus aujourd’hui malgré le ciel
dégagé. Véro prend quelques photos.
On
revient à la moto qui perd de l’essence parce que j’ai oublié, en la posant sur
la béquille latérale, de fermer le robinet du réservoir.
Lorsque
je le ferme ça s’arrête.
On
repart direction Pilar Rock. La aussi il n’y a personne.
La
vallée est ennuagée mais les falaises et Pilar Rock sont visibles.
Pour
nous montagnards de Grenoble ça ressemble évidemment à ce que l’on peut
connaître du Vercors vu de la route qui passe par Pont de Claix, Vif et Lus la
Croix haute. Le Pilar Rock me fait penser au Trois Pucelles, sauf qu’il est
tout seul, c’est un pic qui se détache de la falaise.
On
passe un moment à regarder le soleil teinter le rocher d’une couleur rousse.
On
revient en ville. Là on s’aperçoit que dans PT road c’est le marché du
dimanche, le Sunday Market de Kodaï.
On
pose la moto sur le parking de l’hôtel et on retourne dans PT road surveiller
et photographier toute l’installation du marché. Il y a heureusement un débiteur
de « tchai » et on en prend un parce que nos biscuits et notre thé de
6 h sont loin.
Ce
sont des gens de tous les villages environnants qui viennent ici proposer les
produits de leur culture, légumes et fruits.
On
assiste aux déchargements des camions par les « fast men » des
porteurs écrasés sous leur charge et qui courent aux 4 coins du marché pour
déposer leur sac de marchandises chez les détaillants.
L’activité
est à la fois dans la rue en pente et sur un espace semi couvert et à plat, où il
y a vraisemblablement des emplacements plus définis notamment pour les vendeurs
de poissons du lac et les bouchers.
On
descend la rue jusqu’à la route principale par où arrivent tous les véhicules
qui viennent à Kodaï et ils sont déjà nombreux ce matin malgré l’heure
matinale.
On
remonte PT road en s’arrêtant longuement à chaque tâche de lumière dans
lesquelles les gens viennent à passer.
Il
n’est que 9h lorsqu’on revient prendre la moto pour aller chez un
«mécanique » faire « checker » le niveau d’huile et la chaîne.
Les
explications parfaitement incompréhensibles du réceptionniste de l’hôtel nous
permettent de tourner plusieurs fois en rond, de nous faire bloquer dans des
embouteillages gigantesques pour cette petite ville, de chercher l’immeuble BSNL
qu’on ne trouve pas du premier coup, enfin on arrive à force de demander, à
trouver le spécialiste Royal Enfield de KodaÏ.
On
tombe sur quelqu’un à la fois gentil et intelligent et qui connaît son métier.
L’atelier
une baraque en tôles noircies de cambouis, de 2m sur 2, Une Bullet désossée devant
et une très vieille Java tout au fond.
Un
aide apparemment s’occupe d’une Honda.
Je
dois laisser la moto dans la pente sur la route, car c’est la route qui sert
d’atelier la baraque n’est là que pour ranger les outils.
Il
constate que le niveau d’huile est bas et qu’il faut en rajouter beaucoup et
qu’il doit en acheter. Je lui laisse 500 roupies pour l’huile et nous partons
Véro et moi pour faire passer la demi-heure qu’il lui faut pour faire la révision.
Nous
descendons la rue qui est spécialisée dans la mécanique, mais aussi dans un
bidonville, et aussi dans des hôtels de semi-luxes pour Indiens.
Les
toilettes municipales sont beaucoup mieux sur la photo.
La
route principale qui traverse ce quartier mène au temple Kurinji où nous sommes
allés avant hier.
On
revient chez le garagiste qui veut faire un essai et me demande la permission
de le faire.
En
attendant on va en direction du lac qui n’est pas loin du tout à pied et puis
on revient prendre la moto qui est prête.
On
discute un peu avec le garagiste qui est très sympa et on lui parle de sa
vieille Java. Il nous dit qu’il est un fan des motos Java.
On
lui dit qu’effectivement elles sont très belles et qu’on en a vu des neuves fabriquées
en Inde, à Pondy. Il ne veut pas nous croire.
On
insiste et il devient très intéressé, alors on lui laisse le n°de téléphone de
Félix pour qu’il puisse se mettre en contact avec lui, ce qu’il ne manquera pas
de faire j’en suis sûr.
On
revient à l’hôtel et on pose la moto sur le parking.
Il
est 10h et on va au Pastry corner se compléter notre petit dèj de ce matin. On
prend des gâteaux et du thé, mais il faudra revenir cet après-midi pour les
biscuits parce qu’il n’y en a pas ce matin. Cette pâtisserie lorsqu’elle ferme
le soir, elle a tout vendu et tout ce qu’elle propose est toujours fait dans la
journée.
On
fait tous les magasins d’épices et jusqu’au petites boutiques qui descendent
vers le lac pour acheter notamment des noix de cajou qui sont cultivées ici à
Kodaï, alors que nous pensions qu’elles venaient du Kerala.
On
va dans une boutique pour Indien où nous
avions acheté nos impers l’an dernier, pour acheter des châles.
Je
ne sais si ces châles feront plaisir à celles pour qui on les rapporte, mais ce
qui est sûr c’est que leur vente aura fait plaisir à la vendeuse, et c’est déjà
beaucoup.
Il
est midi, les restau Tibétains sont fermés pour cause de nouvel an tibétain, on
va au Pot Luck qui a une petite terrasse suspendue au-dessus de la rue du
marché et juste au-dessus des commerçants installés dans la rue. Nous déjeunons
de pâtes pimentées comme seraient pimentés des pâtes avec du piment d’Espelette.
Nous
sommes juste au-dessus d’un marchand de pantalons et de T-shirt qui fait
apparemment un tabac compte tenu du nombre de clientes et de clients.
En
face de lui de l’autre côté de la rue il y a un marchand d’ustensile de cuisine,
casseroles et pots à eau en inox. Lui aussi vend à tour de bras et notamment
des marmites d’environ 80cm de diamètre et d’un mètre de haut et une femme part
avec cette énorme gamelle.
Bien
que la rue soit barrée des deux côtés les deux roues se faufilent dans la foule
des badauds et des clients.
Trois
jeunes filles nous interpellent nous questionnent directement pour savoir
comment nous nous sommes connus.
On
le leur dit et l’une d’elle note notre réponse sur une sorte de tablette.
La
questionneuse nous demande depuis combien de temps nous sommes ensemble, on le
lui dit, ça les fait rire, c’est noté sur la tablette, puis dernière question
comment vous avez fait pour rester tant de temps ensemble et on lui répond
qu’on se le demande nous-même. Elle note. Satisfaite elle nous laisse.
On
revient à l’hôtel pour nous reposer. Je n’y arrive pas et je commence le blog
pendant que Véro se repose puis ensuite c’est moi qui me repose et Véro qui
prend l’ordi.
Vers
15h, le temps s’est couvert. On décide de ne pas prendre la moto, de marcher à
pied et d’aller chercher nos biscuits pour nos petits déj de demain matin et
d’après demain à Trichy. On compte en effet partir demain et prendre le chemin
du retour.
En y
allant on croise le couple de jeunes français que nous avons déjà rencontrés
hier soir chez le Tibétain Brother. On discute dans la rue puis on va
s’installer à l’Astoria boire un coup ensemble.
Ils
sont venus en Inde pour 10 jours et reprennent leur avion mercredi.
Ce
matin ils sont allés voir le Pilar rock mais trop tard, ils n’ont rien vu. Véro
leur fait voir les photos sur son appareil, comme ils sont de l’Oise ça les
impressionne.
Ils
hésitent entre y retourner demain matin très tôt et partir pour Madurai demain
après-midi.
A
Madurai ils n’ont vu que le temple, on leur conseil de retourner sur Madurai
dès demain matin et d’aller visiter le palais qui vaut aussi le déplacement. On
oublie de leur parler du musée Gandhi qui est émouvant.
On
les laisse en leur souhaitant une bonne fin de séjour.
On
achète nos biscuits et on revient à l’hôtel finalement la journée se termine
ainsi.
Véro
prépare ses photos et moi je vais faire le plein de la moto pour partir le plus
tôt possible demain matin. Je trouve qu’elle marche bien, notre garagiste de
Kodai a fait du bon boulot.
Comme
les Tibétains sont fermés on décide d’aller dîner chez Tava toujours dans la
rue du marché.
Le
marché est terminé, le restaurant propose des légumes qui ressemblent presqu’à
des légumes et ce n’est pas mauvais.
On
revient à l’hôtel pour le dodo.
Comme
c’est le dernier jour je vous donne un lien sur Kodai qui résume bien ce qu’est
cette ville, polluée au mercure par la société Unilever qui s’est barrée sans
demander son reste et sans décontaminer.
Le
lac est pollué, les poissons du lac sont vendus sur le marché et dans les
restaurants. La cascade Silver dévidoir du lac est polluée, ainsi que la
rivière qui file vers la vallée. Ce problème est récent, date des années 2000
et dure toujours.
Les
gens viennent ici pour trouver une nature intacte et acheter des produits "organic".
Espérons
que les champignons hallucinogènes qui ont fait la réputation de Kodai dans les
années 70 ne sont pas de très bons capteurs de mercure.
Tout
ça pour vous dire qu’on est venu ici faire une cure pour renforcer notre
Alzheimer, et diminuer notre QI, merci à Unilever.

A très vite !
RépondreSupprimerMerci pour ces beaux récits.
Christine