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| Serenity beach |
Ce matin lever 7h30.
C’est toujours Véro qui se
réveille en premier parce qu’elle a chaud dans la chambre, malgré la clim.
Le climatiseur est juste
au-dessus de moi et je ne le mets pas très fort sinon je suis glacé.
Ce soir, on va changer de place.
Ce matin, je ne vais pas au pain.
Dimanche au Sunday market, Véro a comme d’habitude acheté des
biscuits, et la marchande lui a rendu la monnaie, 20 roupies quand même, avec
un paquet qu’on pensait être des biscuits.
Pour elle c’était peut-être des
biscuits, mais hier après-midi lors du 4h, on a essayé et on s’est aperçu que
ça ressemblait plus à des biscottes.
On a décidé qu’on les mangerait
ce matin au petit dèj.
Voilà la raison pour laquelle je
ne suis pas allé au pain.
Comme je n’ai rien à raconter, je
vais revenir sur l’orphelinat pour dire quelque chose qui me tient à cœur.
À l’orphelinat, je me disais que
c’est dommage que l’on n’adopte pas de vieux ou de vieilles, car ainsi nous
pourrions aussi aller faire des photos dans des maisons de retraite.
La maison de retraite c’est un
peu l’orphelinat des vieux.
Quand on me parle enfants, je
suis désolé, je ne peux m’empêcher de penser vieux.
Le matin lorsque je marche dans
les rues, ce sont surtout des spectres âgés qui déambulent dans les rues, le châle
sur la tête et les épaules, le dhoti aux genoux ou aux chevilles et le sac
plastique à la main contenant leurs richesses de la journée.
« Prendre un petit vieux par
la main », ça n’aurait pas eu le même succès.
Qu’est-ce qu’on peut faire pour
eux, ouvrir et financer le fonctionnement de nouveaux cimetières ou l’achat du
bois pour l’incinération.
Ce qui est terrible c’est qu’un
vieux, c’est sans espoir, sans avenir, alors pour investir dans un objet (au
sens classique du terme) pareil, il faut avoir du courage.
J’ai des amis qui ont eu ce
courage-là, et je voulais leur dire, que ça fait partie des choses importantes
qu’ils m’ont apprises.
Un être humain quel soit son âge
est un être humain, et l’un ne doit pas être plus vendeur que l’autre, pour
récolter des fonds.
Pensez-y lors des sollicitations
pour les parrainages, demandez à parrainer un vieux.
L’avantage c’est que ça durera
moins longtemps, ainsi vous changerez plus souvent, ce sera moins monotone.
Enfin, dites vous qu’un vieux ou une vieille,
on sait où ça va, tandis qu’un enfant, ça peut toujours réserver des surprises.
Voilà, simplement pour dire,
qu’il ne faut pas se laisser embarquer à
ne pleurer que sur les orphelinats, il faut des larmes pour tous.
On part pour aller dire bonjour à
Pichaya.
Mais il n’est pas là.
On voit Yolande et sa fille
Elisa. Véro les prend en photo.
Yolande va nous préparer du
massala pour le ramener en France.
Véro prend du poulet en face. Ce
sont des gens très gentils et c’est important pour nous.
On revient mettre le poulet au
frigo puis on va boire un thé près de Pothys où ils sont aussi très gentils.
Puis on va en ville voir, si le
fournisseur beaux arts est ouvert. Non
c’est encore fermé. C’est très bizarre. Véro mène son enquête et apprend de la
part du marchand de vélo juste à côté, que c’est fermé pour cause de mariage.
Il pense qu’il ouvrira demain.
On va voir l’autre fournisseur
sur Gandhi road qui a beaucoup moins de matériel. Mais il a ce qu’il faut pour
un débutant, tubes et pinceaux.
Lorsque le premier sera ouvert,
on pourra venir compléter.
On va au change, pour terminer le
mois.
On passe ensuite chez les
deux Hidesign pour voir les sacs et puis
on va déjeuner à l’Aristo.
Cette fois ils ont bien du fish
tika.
Véro reprend un onglet et une ratatouille.
Puis on revient à l’appart.
Véro se met direct à peindre et
moi je me repose un peu.
Vers 16h on part pour aller nous
promener sur la plage de Serenity Beach.
On pose la moto.
Et l’on marche sur la plage en
direction du Nord. On passe la digue de pierres et l’on arrive sur une autre
plage sur laquelle il y a aussi des pêcheurs et des occidentaux qui se
baignent.
Les bâtiments sur le bord me font
penser que cette plage doit être rattaché à Auroville.
Un pêcheur qui ramène son
embarcation tombe à l’eau, tandis qu’il finit à la nage, l’embarcation est
ramenée sur la plage par les vagues.
De l’autre côté de la plage, une
digue de pierres longe l’océan pour protéger le village. On voit encore bien
que la moitié a été emportée par le tsunami de 2004.
On entre dans le village.
Des hommes jouent aux cartes. Un
peu plus loin dans la rue ce sont des femmes qui jouent au Sokatam un jeu qui a
quelque chose du jeu de l’oie et dont les dés sont rectangulaires.
En avançant dans les ruelles un
autre groupe de femmes jouent avec des perles de toutes les couleurs, assez
grosses, mais plus petites que des billes.
On les regarde, les parties vont
assez vites. L’une d’entre elles jette les billes sur le tapis et les femmes
prennent les billes en fonction de leur couleur.
On se fait expliquer, les femmes
choisissent deux couleurs de bille. Une a toutes les perles dans sa robe entre
ses genoux et sans regarder elle les lance sur le tapis. Celle qui a 10 billes
d’une des deux couleurs qu’elle a choisies gagne la partie et les autres
paient. Car elles jouent de l’argent, 5 roupies
Véro est invité par elles à
jouer. Elle se fait plumer facilement.
On avance un peu plus.
Une petite fille tire de l’eau à
un robinet qui sort de terre, sur le bord de la ruelle.
C’est l’heure ou le soleil
disparaît et ou la fraîcheur revient. Les hommes vont partir à la pêche cette
nuit.
Pour l’instant tout est calme et
reposant dans le village et cette vie paraît douce aux passants que nous
sommes.
Puis retour au bord du village,
là ou le tsunami a tranché.
C’est la dernière maison, puis le
vide. Des gens veulent être pris en photo avec leur petit chien qui ressemble à
un loulou avec aussi mauvais caractère.
On revient par la plage. La
lumière sur l’océan est magnifique, côté plage c’est déjà l’ombre du soir.
Des occidentaux se baignent loin
du bord, alors qu’il est interdit de se baigner ici à cause des courants. Ce
sont certainement de bons nageurs, mais ce sont toujours les bons nageurs que
les courants emportent.
Rien à dire, la sagesse les
imprègne.
On revient par le quartier
musulman qui borde l’ECR. Magnifique dans le soleil couchant et les ombres
infinies
Rue Candappa on croise la famille
P sur leur scoot.
Véro prépare le poulet.
Poulet riz, salade de fruit.

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