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mercredi 12 mars 2014

L'océan Indien est beau.

Serenity beach

Ce matin lever 7h30.
C’est toujours Véro qui se réveille en premier parce qu’elle a chaud dans la chambre, malgré la clim.

Le climatiseur est juste au-dessus de moi et je ne le mets pas très fort sinon je suis glacé.
Ce soir, on va changer de place.

Ce matin, je ne vais pas au pain.

Dimanche au Sunday  market, Véro a comme d’habitude acheté des biscuits, et la marchande lui a rendu la monnaie, 20 roupies quand même, avec un paquet qu’on pensait être des biscuits.
Pour elle c’était peut-être des biscuits, mais hier après-midi lors du 4h, on a essayé et on s’est aperçu que ça ressemblait plus à des biscottes.
On a décidé qu’on les mangerait ce matin au petit dèj.
Voilà la raison pour laquelle je ne suis pas allé au pain.



Comme je n’ai rien à raconter, je vais revenir sur l’orphelinat pour dire quelque chose qui me tient à cœur.

À l’orphelinat, je me disais que c’est dommage que l’on n’adopte pas de vieux ou de vieilles, car ainsi nous pourrions aussi aller faire des photos dans des maisons de retraite.
La maison de retraite c’est un peu l’orphelinat des vieux.
Quand on me parle enfants, je suis désolé, je ne peux m’empêcher de penser vieux.

Le matin lorsque je marche dans les rues, ce sont surtout des spectres âgés qui déambulent dans les rues, le châle sur la tête et les épaules, le dhoti aux genoux ou aux chevilles et le sac plastique à la main contenant leurs richesses de la journée.

« Prendre un petit vieux par la main », ça n’aurait pas eu le même succès.

Qu’est-ce qu’on peut faire pour eux, ouvrir et financer le fonctionnement de nouveaux cimetières ou l’achat du bois pour l’incinération.

Ce qui est terrible c’est qu’un vieux, c’est sans espoir, sans avenir, alors pour investir dans un objet (au sens classique du terme) pareil, il faut avoir du courage.
J’ai des amis qui ont eu ce courage-là, et je voulais leur dire, que ça fait partie des choses importantes qu’ils m’ont apprises.
Un être humain quel soit son âge est un être humain, et l’un ne doit pas être plus vendeur que l’autre, pour récolter des fonds.

Pensez-y lors des sollicitations pour les parrainages, demandez à parrainer un vieux.
L’avantage c’est que ça durera moins longtemps, ainsi vous changerez plus souvent, ce sera moins monotone.
 Enfin, dites vous qu’un vieux ou une vieille, on sait où ça va, tandis qu’un enfant, ça peut toujours réserver des surprises.

Voilà, simplement pour dire, qu’il ne faut pas  se laisser embarquer à ne pleurer que sur les orphelinats, il faut des larmes pour tous.




On part pour aller dire bonjour à Pichaya.
Mais il n’est pas là.
On voit Yolande et sa fille Elisa. Véro les prend en photo.
Yolande va nous préparer du massala pour le ramener en France.

Véro prend du poulet en face. Ce sont des gens très gentils et c’est important pour nous.

On revient mettre le poulet au frigo puis on va boire un thé près de Pothys où ils sont aussi très gentils.

Puis on va en ville voir, si le fournisseur  beaux arts est ouvert. Non c’est encore fermé. C’est très bizarre. Véro mène son enquête et apprend de la part du marchand de vélo juste à côté, que c’est fermé pour cause de mariage. Il pense qu’il ouvrira demain.
On va voir l’autre fournisseur sur Gandhi road qui a beaucoup moins de matériel. Mais il a ce qu’il faut pour un débutant, tubes et pinceaux.
Lorsque le premier sera ouvert, on pourra venir compléter.

On va au change, pour terminer le mois.

On passe ensuite chez les deux  Hidesign pour voir les sacs et puis on va déjeuner à l’Aristo.
Cette fois ils ont bien du fish tika.
Véro reprend un onglet  et une ratatouille.

Puis on revient à l’appart.
Véro se met direct à peindre et moi je me repose un peu.

Vers 16h on part pour aller nous promener sur la plage de Serenity Beach.

On pose la moto.

Et l’on marche sur la plage en direction du Nord. On passe la digue de pierres et l’on arrive sur une autre plage sur laquelle il y a aussi des pêcheurs et des occidentaux qui se baignent.
Les bâtiments sur le bord me font penser que cette plage doit être rattaché à Auroville.

Un pêcheur qui ramène son embarcation tombe à l’eau, tandis qu’il finit à la nage, l’embarcation est ramenée sur la plage par les vagues.

De l’autre côté de la plage, une digue de pierres longe l’océan pour protéger le village. On voit encore bien que la moitié a été emportée par le tsunami de 2004.

On entre dans le village.

Des hommes jouent aux cartes. Un peu plus loin dans la rue ce sont des femmes qui jouent au Sokatam un jeu qui a quelque chose du jeu de l’oie et dont les dés sont rectangulaires.

En avançant dans les ruelles un autre groupe de femmes jouent avec des perles de toutes les couleurs, assez grosses, mais plus petites que des billes.
On les regarde, les parties vont assez vites. L’une d’entre elles jette les billes sur le tapis et les femmes prennent les billes en fonction de leur couleur.
On se fait expliquer, les femmes choisissent deux couleurs de bille. Une a toutes les perles dans sa robe entre ses genoux et sans regarder elle les lance sur le tapis. Celle qui a 10 billes d’une des deux couleurs qu’elle a choisies gagne la partie et les autres paient. Car elles jouent de l’argent, 5 roupies
Véro est invité par elles à jouer. Elle se fait plumer facilement.

On avance un peu  plus.
Une petite fille tire de l’eau à un robinet qui sort de terre, sur le bord de la ruelle.

C’est l’heure ou le soleil disparaît et ou la fraîcheur revient. Les hommes vont partir à la pêche cette nuit.
Pour l’instant tout est calme et reposant dans le village et cette vie paraît douce aux passants que nous sommes.

Puis retour au bord du village, là ou le tsunami a tranché.
C’est la dernière maison, puis le vide. Des gens veulent être pris en photo avec leur petit chien qui ressemble à un loulou avec aussi mauvais caractère.

On revient par la plage. La lumière sur l’océan est magnifique, côté plage c’est déjà l’ombre du soir.

Des occidentaux se baignent loin du bord, alors qu’il est interdit de se baigner ici à cause des courants. Ce sont certainement de bons nageurs, mais ce sont toujours les bons nageurs que les courants emportent.
Rien à dire, la sagesse les imprègne.

On revient par le quartier musulman qui borde l’ECR. Magnifique dans le soleil couchant et les ombres infinies

Rue Candappa on croise la famille P sur leur scoot.

Véro prépare le poulet.


Poulet riz, salade de fruit.

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