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| Aujourd'hui, ce sont eux qui ont réclamé la photo. |
Lever 7h
Le ciel est dégagé ce qui apporte
un peu de fraîcheur.
Il fait bon marcher.
Comme tous les matins, il n’y a
presque pas de circulation dans Mission street, mais le peu qu’il y a, comme
tous les matins, klaxonne déjà, alors que rien ne le justifie et ce matin ça
m’énerve. Je ne sais pas pourquoi.
Un type à moto qui ne veut
ralentir à aucun carrefour klaxonne et passe à fond la caisse.
Enfin !
Le marchand de lait et son copain
sont en pleine discussion.
La femme aux sacs n’est pas là.
Au niveau de la rue Savarirayalu,
deux femmes assises sur le trottoir discutent. Un corps emballé dans une
couverture, dort auprès d’elles.
Une caisse en bois posée sur des
moellons a été installée rue Petit Canal.
Il me semble que deux barrières
jaunes « interdiction de stationner » ont été installées de chaque
côté de l’entrée de l’évêché.
Dans l’encadrement de la première
petite entrée de la cathédrale se découpe une mendiante en sari bleu, à ses
pieds sur les marches, deux mendiants.
La petite marchande de lait est
là, plongée dans son cahier de compte.
Deux mendiantes à la dernière
entrée rient dès qu’elles me voient, et l’une d’elles se lance dans une comédie
mélo dramatique pour me demander l’aumône. C’est devenu un jeu.
Une femme dort sur le trottoir de
la librairie Focus. Devant une femme balaie les feuilles du caniveau.
Sur le lit derrière le tas de
noix de cocos, l’enfant au dhoti jaune, assis sur le lit, se réveille. Il est
seul.
Le veilleur de nuit de la banque
ING discute avec deux potes.
Le petit débit de thé ouvre.
Je me prends le soleil en pleine
figure rue Ranga Pillai. Ça me brûle les yeux, mais c’est bon aussi. La journée
s’annonce chaude. 32 ou 34 m’a dit Véro.
Le revêtement est desséché.
Le veilleur de nuit du Sun Park,
assis dans son fauteuil de jardin, téléphone.
Sur le quai, personne sur le
trottoir gauche, à droite sur le bord du canal des mini cars garés et les
ordures qui n’ont pas encore été enlevées.
Au Hot Bread, le même occidental
qu’hier, petit bouc et catogan, lit un journal.
Personne au comptoir, je prends
mon pain.
Je sors de Hot Bread
Je reviens par le quai toujours
éventré, on se demande combien de temps ça va encore durer. Mais ça roule
toujours même s’il n’y a plus qu’une voie.
Un rassemblement sous la halle.
Un couple assis sur le trottoir
attend devant le médical et homéopathie département.
Au croisement de la rue Surcouf,
un homme se brosse ou plutôt se racle les dents avec une sorte de tige souple,
il fait des bruits de gorges en tirant sur ses dents et finit par cracher sur
le sol.
Au bout de la rue Capitaine
Marius Xavier, l’homme qui d’habitude est assis sur ses escaliers est
aujourd’hui étendu dessus.
Rue Candappa, personne sur le
balcon des voisines, c’est le grand calme depuis que l’une d’entre elles est
partie.
Petit dèj
On part boire un thé devant chez
Pothys et l’on va faire tirer des photos pour Yolande et sa fille et pour les
gens au loulou blanc du village de pêcheurs sur l’ECR.
On passe chez Him alaya. Véro ne trouve pas ce qu’elle
veut, on va chez Grinde.
En passant on vérifie si le
fournisseur beaux arts est ouvert. Non, il est toujours fermé.
Incompréhensible.
À la sortie de Grinde, il y a une
gypsie vendeuse de petits sacs en tissu qui a posé tous ses sacs sur la moto. Je
la remercie de m’avoir donné tout ça. Elle rit et Véro lui en achète trois.
On revient se poser un peu à
l’appart et l’on va déjeuner au Hot chips qui est juste en face du photographe,
ce qui permet en même temps de récupérer les photos.
C’est surtout à cause de ses
couleurs que Véro aime bien ce restau. Rouge, jaune et noir.
On ne mange pas trop mal, mais
c’est incroyablement bruyant parce qu’il est ouvert sur le boulevard Anna
Salai.
On revient à l’appart, café et
Véro se lance dans un après-midi d’aquarelle.
En fin d’après-midi, on va sur la
promenade Goubert. Véro met tout le monde dans la lumière.
Un mec fait le con pour que son
copain le prenne en photo. Véro demande si elle peut le prendre, il est
d’accord. Alors elle lui dit, tes pirouettes viens les faire dans la lumière et
il s’y met.
Les trois gendarmes, les mêmes
que la dernière fois reconnaissent Véro et se mettent en position pour qu’elle
les prenne. Mais Véro leur dit c’est bien, mais mettez vous dans la lumière et
ils s’y mettent.
Enfin le Sadhu, lui veut bien,
mais il annonce son prix 20 roupies, on lui en donne 10, c’est bien suffisant
pour être mis dans la lumière.
Enfin on retrouve notre vendeur
de cacahuètes grillées qu’on avait perdu depuis notre départ
On revient à l’appart.
Véro est crevée, mais elle se
lance dans ses photos, puis le repas.
Poulet, reste de mercredi et
salade de tomates, concombres, yaourt et enfin en dessert des mangues divines.

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