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vendredi 14 mars 2014

Tout le monde dans la lumière

Aujourd'hui, ce sont eux qui ont réclamé la photo.

Lever 7h
Le ciel est dégagé ce qui apporte un peu de fraîcheur.

Il fait bon marcher.

Comme tous les matins, il n’y a presque pas de circulation dans Mission street, mais le peu qu’il y a, comme tous les matins, klaxonne déjà, alors que rien ne le justifie et ce matin ça m’énerve. Je ne sais  pas pourquoi.

Un type à moto qui ne veut ralentir à aucun carrefour klaxonne et passe à fond la caisse.

Enfin !

Le marchand de lait et son copain sont en pleine discussion.

La femme aux sacs n’est pas là.

Au niveau de la rue Savarirayalu, deux femmes assises sur le trottoir discutent. Un corps emballé dans une couverture, dort auprès d’elles.

Une caisse en bois posée sur des moellons a été installée rue Petit Canal.

Il me semble que deux barrières jaunes « interdiction de stationner » ont été installées de chaque côté de l’entrée de l’évêché.

Dans l’encadrement de la première petite entrée de la cathédrale se découpe une mendiante en sari bleu, à ses pieds sur les marches, deux mendiants.

La petite marchande de lait est là, plongée dans son cahier de compte.

Deux mendiantes à la dernière entrée rient dès qu’elles me voient, et l’une d’elles se lance dans une comédie mélo dramatique pour me demander l’aumône. C’est devenu un jeu.

Une femme dort sur le trottoir de la librairie Focus. Devant une femme balaie les feuilles du caniveau.

Sur le lit derrière le tas de noix de cocos, l’enfant au dhoti jaune, assis sur le lit, se réveille. Il est seul.

Le veilleur de nuit de la banque ING discute avec deux potes.

Le petit débit de thé ouvre.

Je me prends le soleil en pleine figure rue Ranga Pillai. Ça me brûle les yeux, mais c’est bon aussi. La journée s’annonce chaude. 32 ou 34 m’a dit Véro.

Le revêtement est desséché.

Le veilleur de nuit du Sun Park, assis dans son fauteuil de jardin, téléphone.

Sur le quai, personne sur le trottoir gauche, à droite sur le bord du canal des mini cars garés et les ordures qui n’ont pas encore été enlevées.

Au Hot Bread, le même occidental qu’hier, petit bouc et catogan, lit un journal.

Personne au comptoir, je prends mon pain.

Je sors de Hot Bread

Je reviens par le quai toujours éventré, on se demande combien de temps ça va encore durer. Mais ça roule toujours même s’il n’y a plus qu’une voie.

Un rassemblement sous la halle.

Un couple assis sur le trottoir attend devant le médical et homéopathie département.

Au croisement de la rue Surcouf, un homme se brosse ou plutôt se racle les dents avec une sorte de tige souple, il fait des bruits de gorges en tirant sur ses dents et finit par cracher sur le sol.

Au bout de la rue Capitaine Marius Xavier, l’homme qui d’habitude est assis sur ses escaliers est aujourd’hui étendu dessus.

Rue Candappa, personne sur le balcon des voisines, c’est le grand calme depuis que l’une d’entre elles est partie.

Petit dèj

On part boire un thé devant chez Pothys et l’on va faire tirer des photos pour Yolande et sa fille et pour les gens au loulou blanc du village de pêcheurs sur l’ECR.

On passe chez Him           alaya. Véro ne trouve pas ce qu’elle veut, on va chez  Grinde.

En passant on vérifie si le fournisseur beaux arts est ouvert. Non, il est toujours fermé. Incompréhensible.

À la sortie de Grinde, il y a une gypsie vendeuse de petits sacs en tissu qui a posé tous ses sacs sur la moto. Je la remercie de m’avoir donné tout ça. Elle rit et Véro lui en achète trois.

On revient se poser un peu à l’appart et l’on va déjeuner au Hot chips qui est juste en face du photographe, ce qui permet en même temps de récupérer les photos.

C’est surtout à cause de ses couleurs que Véro aime bien ce restau. Rouge, jaune et noir.
On ne mange pas trop mal, mais c’est incroyablement bruyant parce qu’il est ouvert sur le boulevard Anna Salai.

On revient à l’appart, café et Véro se lance dans un après-midi d’aquarelle.

En fin d’après-midi, on va sur la promenade Goubert. Véro met tout le monde dans la lumière.
Un mec fait le con pour que son copain le prenne en photo. Véro demande si elle peut le prendre, il est d’accord. Alors elle lui dit, tes pirouettes viens les faire dans la lumière et il s’y met.

Les trois gendarmes, les mêmes que la dernière fois reconnaissent Véro et se mettent en position pour qu’elle les prenne. Mais Véro leur dit c’est bien, mais mettez vous dans la lumière et ils s’y mettent.

Enfin le Sadhu, lui veut bien, mais il annonce son prix 20 roupies, on lui en donne 10, c’est bien suffisant pour être mis dans la lumière.

Enfin on retrouve notre vendeur de cacahuètes grillées qu’on avait perdu depuis notre départ

On revient à l’appart.

Véro est crevée, mais elle se lance dans ses photos, puis le repas.

Poulet, reste de mercredi et salade de tomates, concombres, yaourt et enfin en dessert des mangues divines.

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