![]() |
| Au temple de sriranganathaswamy |
On se lève vers 7h et on va
prendre un petit dèj dégueulasse au restaurant du du sous sol.
On fait les bagages et l’on
charge la moto.
Un des managers le plus sympa de
l’hôtel vient encore s’excuser pour nos aventures avec la clim.
On file.
On est du bon côté de la ville
pour Tanjore et en plus je ne me trompe pas de route.
On file sur l’autoroute, on
contourne Tanjore par une rocade et l’on prend la direction de Kubamkonam.
On s’arrête dans un petit village
à 20km de Darasam pour boire un thé et manger quelques biscuits.
À la fin le mec me demande 20
roupies pour les deux thés.
De la manière dont on voyage, je
lui demande si il nous prend pour des touristes et je lui donne 15 roupies ce
qui me semble déjà bien payé. D’ailleurs un client Indien semble scandalisé par
le prix demandé. Bien sûr les touristes ne s’arrêtent jamais dans ce genre
d’estanco. En fait cette route est la route touristique entre Tanjore et
Gangaikongacholapuram tout en passant par Kumbakonam et Darasam, l’imaginaire
des petites gens doit se faire une idée forte de ce qu’on peut tirer aux
touristes qui ne se rendent pas compte des prix.
Personne ne nous fait de
remarque, parce que c’est le prix et l’on repart.
On s’arrête à Darasam et l’on
découvre un magnifique temple du XIIème siècle. Les sculptures nombreuses sont
très belles et certaine me font penser à l’Iran pour leur finesse, et aussi je
ne sais pourquoi dans le Kurdistan au Nemrut Dagi.
Le temple est au milieu d’un
immense parc de verdure. On ne regrette pas notre arrêt.
En plus c’est un village de
tissage de la soie et l’on va dans une
maison d’artisan, voir les opérations de tissage.
C’est évidemment un métier en
bois et l’artisan nous explique que lors des périodes de mousson et d’humidité
le bois de l’instrument gonfle et il ne peut plus tisser. Evidemment il nous
propose de voir son travail des saris et des écharpes.
Véro prend deux écharpes tissées
avec les fils de soie et de laine qui sont beaucoup plus souple que celles
toute en soie.
C’est à partir d’ici que les
choses commencent à se déglinguer pour moi. Je pense alors qu’en mangeant tout
va aller mieux.
On s’arrête déjeuner à
Kumbankoman, je n’ai déjà pas d’appétit pour le thali qu’ils nous proposent.
Pendant le repas, une voiture
vient se garer trop près de la moto, tout ça pour que les passagers n’aient pas
à marcher, et la vieille personne de la
place arrière n’arrive pas à sortir.
Ils n’hésitent pas à secouer la
moto pour la bouger. Je me lève et les engueule en disant au chauffeur de
manœuvrer et non pas de bouger la moto.
Comme ça ne fait pas de
s’exprimer comme ça, on sent que les gens ont la trouille. La personne qui
n’arrive pas à sortir, remonte et le chauffeur déplace la voiture, et ça ne
pose plus de problème.
Pour des possesseurs de voiture
avec chauffeur, les gens qui circulent à moto sont des merdes. La surprise pour
eux c’est qu’ils ont eu affaire à des occidentaux.
On reprend la route et je me sens
terriblement fatigué.
Véro elle, souffre des jambes.
On roule jusqu’à 20km de
Chidambaran. Il y a un hôtel sur la route.
On boit un coup. Il y a un groupe
de touristes français qui déjeune. On se rend compte qu’ils habitent ici dans
cet hôtel au milieu de nulle part. Il y a une piscine dans laquelle ils se
baignent.
On reprend la route. Je sais
qu’on a pour encore trois heures de moto. Il est 15h et l’on n’arrivera pas
avant 18h.
Je me mets à conduire la moto
comme les Indiens. Je reste sur ma cinquième et si la moto renâcle à
redémarrer, je passe sur la 4 ème et je
repars. Je n’ai plus le courage de conduire, j’ai mal dans tout le torse
surtout les côtes, l’estomac et j’ai la chair de poule sur les bras, j’ai
froid.
Mes mains par contre vont bien en
principe après tout ce temps j’ai des crampes qui me tordent les mains et les
doigts et ce n’est plus simple de débrayer ou de freiner.
On roule ainsi jusqu’à l’entrée
de Cuddalore. Malgré la fatigue, je regarde sur le bord et je vois une table
avec des fauteuils de jardin en plastique rouge. Je m’arrête Véro ne comprend
pas, et je m’installe dans un fauteuil. C’est une boutique de bouffe indienne,
mais je ne veux rien manger et Véro non plus.
J’explique au patron que je veux
juste m’asseoir parce que je suis fatigué, ça ne pose pas de problème.
Lorsque je sens que j’ai
récupéré, on repart.
Traversée de Cuddalore toujours difficile parce qu’il faut être
hyper vigilant. Je ne sais pas si j’ai encore cette vigilance-là.
L’entrée de l’Etat de Pondy, les
croisements de Tamdamkupam, la voie rapide d’Ariancuppam et à chaque fois je me dis que j’approche, plus
que 7km.
L’entrée dans Pondy, à droite à
route de Cuddalore et puis encore à droite, la rue du Dr Ambedkar ou est la
maison de Pichaya.
La voie ferrée, le canal et la
rue Bussy, première à droite, rue Candappa.
J’arrête la moto. Antoine le
proprio est là il est content de nous voir arriver, il est 18h. Il nous dit
qu’il nous monte à manger pour 19h
On défait le barda et on pose le
tout au pied de l’escalier.
Véro monte ce qu’elle peut.
Je rentre la moto et je monte les
sacoches.
Arrivée au deuxième, je suis crevé
et je m’écroule dans le fauteuil plastique à côté de la porte pour récupérer en
attendant d’aller chercher les autres sacs.
J’ai la bonne surprise de voir
arriver Sylvie la femme du proprio, qui vient de me monter les sacs tellement
elle a vu comme j’étais fatigué.
On boit une bière.
Je fonce sous la douche et je dis
à Véro que je vais m’allonger pendant qu’elle se douche et je lui dis que si
Antoine sonne j’irai ouvrir.
Au bout d’un moment la porte de
la chambre s’ouvre c’est Véro qui vient voir, je me suis endormi et je n’ai pas
entendu Antoine et sa femme apporter le repas.
Je ne mange pas beaucoup, je n’ai
pas faim du tout.
Ma seule préoccupation, c’est de
retourner dormir, ce que je fais immédiatement et je me relève pas si on peut
dire jusqu’à 9h du matin.
Véro se couche à 8h30 s’endort de
fatigue, mais se relève bientôt parce qu’il est beaucoup trop tôt pour dormir.
Je crois qu’avec ce blog Véro va
mettre des photos de Trichy qu’elle n’avait pas mises le jour précédent.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...