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| Tiruchirapali |
On
se lève vers 6h30.
On
se fait un petit déjeuner sur place avec du thé et les biscuits de Pastry
Corner
On
prépare les sacs et les sacoches.
On
règle.
On
charge la moto personne ne veut rater ça, du petit personnel de l’hôtel au gardien
de nuit du parking. Du coup ils n’aident même pas Véro à descendre les casques
et un sac.
A 8h
on part. Le ciel est couvert ce matin on
a bien fait de ne pas s’attarder davantage ici où le temps est finalement trop
instable, dans la mesure où nous on ne vient pas chercher la pluie et le froid.
Il a
plu cette nuit la route est toute mouillée, il y a même eu des éboulements de
pierres.
On
traverse la forêt d’Eucalyptus, les singes sur la route nous regardent passer.
Malgré
la descente le temps ne s’améliore pas, de plus en plus couvert et on finit par
avoir la pluie à la fin de la descente.
On
s’abrite au restau de la montée. Je tremble de froid.
On
prend des dosaïs et du thé en attendant que la pluie s’arrête ce qui ne manque
pas de se produire.
On
repart et on prend la route de Dindigul qui est une belle route et on met à
peine une heure pour arriver à Dindigul.
Au
lieu de prendre la rocade on traverse la ville. C’est une vraie ville indienne
où personne ne s’arrête jamais, pourtant la ville est au pied d’un énorme
rocher nu en forme de coussin sur lequel est posé un temple. La montée doit y
être agréable, mais on n’arrive pas à avoir de renseignement, même dans les
guides indiens.
On
attaque l’autoroute pour Trichy, il est 11h15 et l’on roule jusqu’à mi chemin
de Trichy, on s’arrête dans un des relais routiers. C’est un village qu’enjambe
l’autoroute de laquelle on peut sortir.
Une
rue de village longe l’autoroute et il y a là tout ce qu’il faut pour se
nourrir à l’Indienne et pour réparer les véhicules.
On s’arrête devant un estanco et on
demande s’il y a des meals, on nous fait signe qu’il faut aller à celui d’à
côté. Je gare la moto devant pour ne rien décharger et on mange des parothas et
une omelette. A une épicerie attenante je vais prendre deux pepsis et une
bouteille d’eau minérale pour ne pas avoir à boire l’eau qu’ils nous servent au
restau.
On reprend la route sans plus
d’incidents que sur une autoroute indienne.
Des embouteillages à l’entrée
dans Trichy.
Véro me guide pour trouver le
chemin et on arrive directement à la gare routière Sud puis à l’église de
Lourdes et à partir de là je connais bien le chemin que Gobi nous a montré pour
éviter les sens uniques.
Arrivée à l’hôtel.
C’est amusant parce que le
personnel ne se souvient plus de nous. Ça fait une semaine, ce n’est plus le
même manager qui nous accueille. Il n’y a plus de chambre à 1800 mais que des
chambres à 2200. On fait semblant de vouloir aller ailleurs et du coup la
chambre passe à moins de 2000.
C’est bon on prend la chambre.
Plus les chambres sont chers
plus il y a de choses et conclusion plus il y de choses qui ne marchent pas.
Par exemple on paie un petit frigo il ne marche pas. Les éclairages ne
fonctionnent pas tous.
On se prend une bonne douche
pour se détendre puis on va aller voir le Dargah de Trichy qui n’est pas très
loin.
En attendant Véro va réclamer
pour le frigo et pour l’éclairage.
Pour le frigo le froid va
arriver dans un quart d’heure, c’était déjà le cas pour le froid de la clim au
Femina. La fraîcheur ici met toujours un peu de temps à venir. Au Femina elle
n’est jamais venue et je pense qu’il en sera de même pour le frigo.
Un technicien arrive accompagné
de trois femmes, on ne sait pas si ce sont des membres du personnel ou des
clientes curieuses de voir comment c’est dans une chambre de western.
Pour les lampes ça marche.
On fait le tour des tiroirs,
placards et tout lieu fermé et on enlève une dizaine de boule de naphtaline
(paradichlorobenzène) que l’on fait disparaître dans les chiottes. L’odeur de
la chambre redevient respirable.
On part boire un coup dans la
rue principale celle qui mène au temple.
Puis on demande à un
auto-rickshaw de nous emmener au Dargah de Hazrat Nathervali, c’est le tombeau
d’un saint musulman.
On a des difficultés à faire
comprendre à notre hindouiste ce que nous cherchons mais on finit par y arriver
et on se met d’accord sur le prix 60 au lieu des 80 demandés en première
intention. Les conducteurs d’auto-rickshaw sont tous les mêmes, mais là j’avais
une certaine idée de la distance en ayant vu le plan du Lonely.
On visite le Dargah qui n’a rien
à voir avec celui de Nagore. Il est situé dans la vieille ville de Trichy c’est
un quartier de petites ruelles d’à peine deux mètres entre les murs des maisons
et il y a là tout une vie, des commerces, des ateliers et une circulation de
motos et d’auto-rickshaws.
On pénètre dans le Dargah, nous
sommes accueillis comme des amis, les gens nous invitent à voir le tombeau du
saint, en fait on ne voit rien car le tombeau est derrière une grande porte
dorée.
Ce qui est amusant c’est qu’il y
ici toute une population de gens couchés dans l’espace, plus ou moins dormants.
Je me fais prendre en photo au
milieu d’un groupe d’hommes et on fait une donation de 10 roupies chacun pour
se faire bénir d’un coup de balai sur la tête.
On erre dans les ruelles qui
sont occupées par des familles musulmanes.
Puis on décide puisqu’elle n’est
pas très loin, d’aller voir l’église notre Dame de Lourdes.
C’est la sortie des écoles, on
passe devant une école catholique et devant le portail ce sont plus de la
moitié de femmes musulmanes qui attendent leur progéniture.
Apparemment il ne semble pas y
avoir de gros problèmes entre les communautés.
A l’église c’est une tout autre
ambiance, c’est le sérieux et la ferveur, qui nous sautent aux yeux.
Les croyants ne viennent pas là gratuitement. Ils touchent en
solliciteurs des images de la Vierge, d’autres prient sur des chaises. On vient
ici pour quelque chose.
Ça fait beaucoup plus sérieux
qu’au Dargah, personne n’est étalé sur le sol, personne ne nous souhaite la
bienvenue, et les mendiants ne sont pas dans l’église mais dehors sur la rue
devant le portail.
On traverse la rue pour revenir
dans la rue principale qui mène au temple.
Photos, puis on continue notre
balade dans ce Trichy commerçant et vivant.
On revient à l’hôtel pour nous
poser un peu et Véro pour attaquer les photos du blog.
Pour ne pas perdre de temps et
ne pas chercher un restau on décide de dîner au restau de l’hôtel.
On y va à 19h.
Le restaurant est au fond du
garage à voitures et à motos. Il faut traverser tout ce passage souterrain pour
y aller.
On subit un maître d’hôtel qui
nous prend pour des cons et qui veut tout nous vendre de ce qu’il y a sur la
carte.
Il faut le calmer.
Ensuite il nous impose une
bouteille d’eau qu’il ouvre avant qu’on ait eu le temps de dire quoi que ce soit.
Il nous parle de ce qu’il y a à
voir, il nous prend pour des clients qui ne logent pas à l’hôtel.
Les phares des voitures qui se
garent éclairent tout le restaurant.
Le garçon ne sait pas ouvrir une
bouteille de bière et encore moins la servir et il veut constamment nous
resservir d’eau de bière pour que nous consommions plus. Lui aussi il faut le
calmer.
On finit notre dîner en les
tenant tous à distance.
La préparation de la note prend
beaucoup de temps, enfin on peut sortir.
Le repas indien rien d’autre à
dire, les parothas étaient bonnes.
Seul point positif c’est qu’on
apprend qu’on peut prendre le petit dèj à 7h ce qui est bien car on veut aller
de bonne heure au temple Srirangam.
Retour dans la chambre, le blog.
Véro pense qu’il doit rester
d’autres boules de naphtaline, elle cherche.
On en retrouve encore deux planquées dans une table de nuit.
On en retrouve encore deux planquées dans une table de nuit.
On va aller à la réception pour
le Wifi et mettre en ligne le blog.

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