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| Fenêtre sur cour avec climatiseur |
Pas de photos, je me suis concentrée sur deux activités : Ercéfuryl ET Immodium. Les deux déesses du voyageur comme les a surnommés Gwenaël.
Lever 7h30.
Hier soir, j’ai commencé à
regarder le match France-Irlande. La première mi-temps m’a suffit. Ça ne
m’intéresse pas de voir jouer deux petites équipes.
Véro a moins mal aux jambes.
Je vais au pain.
Il est tard, les acteurs
habituels sont partis.
Ibrahim store est ouvert.
La rangeuse de sacs est là, elle
balaye le sol autour de son empilement.
En face une femme nettoie au jet
le devant de son entrée. La maison s’appelle « villa Lafontaine ». Ça
s’impose.
Rue petit canal un homme assis
sur le plateau de son vélo est avec une femme debout devant lui. Il partage
quelque chose qui est dans une lunch box.
Rue Sainte Thérèse une femme
range une grande couverture orange qui lui a servi de lit cette nuit.
Dès l’entrée de l’évêché
j’entends les chants liturgiques qui s’échappent de la cathédrale.
Sur les marches qui montent vers
la cathédrale tous les mendiants sont là prêts à recevoir les fidèles à la
sortie.
Les buffles ont laissés d’énormes
bouses écrasées.
Une femme vient en face de moi et
elle est déjà en train de chanter ce qui vient de l’église.
La marchande de noix de coco est
en place assise à même le sol.
Le veilleur de nuit d’ING est
seul, il lit un journal.
Rue Ranga Pillai, le soleil déjà
haut et chaud.
Beaucoup de monde au Hot Bread,
des Occidentaux et des touristes indiens.
Je prends mon pain.
Je ressors.
Des gens mondent au Daily Bread
et au Bon Bake pour leur petit-déjeuner.
Le remblaiement ce cette partie a commencé. Il
ne reste que les trous d’où sortent des tuyaux pour l’électricité ou pour
l’eau.
Deux femmes et deux enfants sont
assis sur le trottoir puis se lèvent et montent dans un tempo bleu.
Une femme en veste blanche et
pantalon blanc, un stéthoscope autour du cou traverse le canal sur sa partie
recouverte en direction de l’hôpital.
Un tuyau sort du sol comme un
manche de pelle posé là.
Rue Capitaine Marius Xavier
l’homme assis sur son tabouret lit un journal.
Rue Candappa, les chiens de
Beware of dogs sont sur le trottoir et leur maître lave sa Tata Blanche Indigo
CS e, avec un seau et un chiffon.
Je récupère la bouteille d’eau de
cuisine que j’ai remplie en descendant juste avant 8h.
Peti dèj.
Puis on retourne à HIdesign pour
prendre un sac pour Maria.
Malheureusement celui qu’elle
avait choisi a été vendu hier après midi.
Le responsable pense en recevoir
dans la semaine, il prend le n° de téléphone de Véro et il appellera.
Ça ne nous empêchera pas de
repasser.
On boit un thé dans une petite
boutique dans MG road. On s’assied à l’intérieur. On est déjà venu ici l’an
dernier. Les gens sont très gentils avec nous.
Cette boutique est comme une
boutique modèle de démonstration de tout ce qu’il ne faut pas faire en
électricité, à montrer aux apprentis électriciens.
Puis on va à Pothys et l’on
revient à l’appart.
Il fait très chaud, autour de 34°
je crois.
On décide d’aller déjeuner à
Tanto à Auroville pour fuir un peu cette chaleur.
Comme d’habitude on est bien reçu
dans ce restau.
On arrive à l’ouverture et il se
remplit vite avec des gens de Pondy et avec des touristes indiens qui se font
poser juste devant l’entrée et puis le chauffeur va garer la voiture un peu
plus loin et attendre.
On voit ainsi arriver nos voisins
et voisines et leurs enfants qui marchent la tête haute regardant la ligne d’horizon et nous qui
sommes petits et à la première table passons au-dessous de leur regard.
Puis, surprise, la ministre des
entrées à Auroville, cachée derrière ses lunettes noires peut se permettre de
passer sans nous voir, sauf une petite crispation du visage qui nous dit que
nous ne sommes pas passés inaperçus, même si elle ne veut pas nous voir. Et
puis, notre ami JM qui lui, n’ose pas passer sans rien dire, ce n’est pas un
esprit fort, un petit salut et il file. Je trouve qu’il a un peu forci cette
année, il doit mieux gérer son minimum vieillesse.
Enfin quand même, une belle FROG
qui nous reconnaît et qui nous fait un petit signe de la main et un gentil
sourire.
Si les deux autres connes
savaient comme ça rend belle une femme son sourire, elles nous en feraient un
en passant, pas pour nous, mais pour être belles.
Comme d’habitude on mange bien.
Mais on a voulu tester le
tiramisu pour savoir si à Auroville il se mange effectivement congelé.
Le gentil patron italien nous
certifie que non, mais il ne peut pas nous en servir parce qu’il n’en a plu.
Le doute persiste donc, et il
faudra qu’on revienne pour vérifier s’il y a, ou non, contradiction dans la
présentation du tiramisu.
On revient à l’appart, café repos
et aquarelle.
Pas de sortie, et ce soir massage
pour Véro.
Dîner soupe de noodles et
fromage, salade de fruits.

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