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samedi 29 mars 2014

ça sent le départ

Le bazar du départ ...
Pas de photos, pas d'aquarelle, juste des valises ...
  
Ce matin, lever à 7h30.
Bonne soirée hier au soir ; on s’est couché un peu tard.
C’est toujours difficile de se séparer quand on est chez des gens sympas et qui ont vécu.
Pas besoin de masque ou d’étiquette, on est ce qu’on est et c’est bien pour tout le monde.

Je vais au pain.
Le soleil est déjà haut et la chaleur présente.

Au croisement de la rue avec Mission un tas de sable a été déposé. En fait ça ressemble à du sable, mais ça a  plutôt une couleur gris ciment.

Il faut s’attendre à tout.
Cette nuit, la rue Bussy était coupée par une tranchée. Il n’y avait rien en fin d’après-midi, il n’y a plus rien ce matin. C’est bien aussi la nuit pour les gens qui travaillent, la température baisse.
Je me rends compte qu’il y a les mêmes tas tout au long de la rue Mission, à chaque croisement et parfois entre les croisements.

Le marchand de lait est là avec deux compères.

La femme aux sacs n’est pas là, WE ? ou trop tard ?

Un clochard est assis sur sa natte sur le trottoir en face.

Les mendiants sont en place, hommes et femmes.
La petite marchande de lait est là.

Un clochard dort sur les marches de Church Gate.

La marchande de noix de coco assise à côté de son tas de noix discute avec  une commère. L’enfant passe avec un quart métallique et il va chercher de l’eau à l’école à côté.

Garé sur le bord du trottoir, deux rouleaux compresseurs, une machine à goudronner, un tracteur avec un bac pour transporter du goudron liquide. Je commence à comprendre qu’il y a une relation entre les tas de sable gris et ces machines. Entre les machines, des charrettes de marchands ambulants ont pris position.

Une ribambelle de gens est assise sur le trottoir d’ING bank

Je traverse la rue pour m’engager dans Ranga Pillai. L’énorme couvercle a été remis en place, mais il est juste posé et dépasse de toute sa hauteur sur la rue.

Toujours beaucoup de touristes indiens dans cette rue le matin.

Hot bread, je prends mon pain, je donne les 40 roupies, mais il y a un billet de 10 qui a été recollé avec du scotch. Le caissier principal me le rend. C’est une manie ici de n’avoir que des billets dans un état parfait.

Je reviens en suivant le quai. De nombreux Indiens sortent du Cottage c’est le WE qui commence.

Beaucoup de monde aussi  à l’arrêt de bus.
Je prends la rue Saint Ange puis la rue Capitaine Marius Xavier.
Je croise de nombreux hommes qui viennent de l’espace clos.
Devant la porte métallique trois hommes sont assis sur les marches.
Je regarde à l’intérieur et je vois d’autres hommes qui s’occupe à des travaux ménager, à la lessive et il y aussi une moto.

Le fabricant de cercueil est assis sur une petite murette, les pieds pendant au-dessus du Petit Canal.

Un homme lave une Innova au robinet de la rue.

J’arrive au bout de la rue Capitaine Marius Xavier qui n’est pas nettoyée.

Rue Candappa il y a toujours l’homme assis sur le trottoir son journal complètement étalé sur le sol.

Petit dèj

J’emmène Véro chez l’épilatrice et je vais faire laver la moto.
En attendant je reviens à  pied rue Mission pour changer nos derniers euro. Ce matin, le taux est de 83 au lieu de 85 je perds 300 roupies et je me demande ce qui est arrivé à l’euro.
Je retourne récupérer la moto.
Cette fois j’accepte de payer les 80 roupies. Les tarifs ont changé cette année, c’est plus cher pour une Bullet.

Je vais mettre 100 roupies d’essence car en venant chez le laveur, je suis passé sur la réserve.
Je dois mettre le minimum parce qu’on prend en location la moto avec le réservoir vide et il faut le rendre le plus vide possible, ce qui est impossible, il n’y a pas de petit bénéfice pour le loueur.

Je reviens chercher Véro. Elle n’a pas fini. J’attends sous la clim de la salle d’attente.

On revient à l’appart et l’on attaque les valises. Ce qui complique tout c’est que chaque valise doit faire au maximum 23kg, il faut donc charger, peser, répartir et peser à nouveau.

On va déjeuner à la villa Shanti c’est un des meilleurs restaus indiens de la ville. On sent que ce qu’on mange est cuisiné.

On revient, café, repos et à nouveau les valises. Conclusion il faut qu’on fasse un envoi séparé de 10kg pour arriver à passer.

On défait pour extraire 10kg qu’on portera chez Sumbam Cargo rue Montorsier.

C’est fait, on repèse les valises, on devrait être bon
On fait un saut à Sumbam qui est juste à côté.
Envoi fait.

Je retourne changer de l’argent car cette dépense n’était pas prévue ce matin. On essaye de ne pas trop ramener de roupies pour rien.

On termine le rangement de ce que nous laissons.

Voilà demain la journée devrait être cool.

La masseuse arrive.

Je me mets sur l’ordi pour réduire la longueur du dernier film Gopro, entre Cuddalore et Pondy. C’est limité à 1,2 GO sur facebook et je suis à 1,33 pas de chance.

Je charge mon film ce qui est toujours long parce que l’ordi vu son âge rame, je commence et coupure d’électricité. Le disque externe se déconnecte, tout est perdu.
Je pense que je vais le terminer à Toulouse.

On va dîner chez Giovanni parce que c’est quelqu’un d’extrêmement gentil. On y mange bien, à l’Italienne.

On rencontre un couple qui va ouvrir un hôtel à l’angle de la rue Nehru et de la rue Canteen.
Ce sont aussi des gens très gentils qu’on a connus grâce aux Frogs. Ils regrettent qu’il n’y ait pas eu de sortie.
On leur souhaite une bonne réussite pour leur entreprise et on viendra les voir en décembre.
On dirait que les gens gentils savent aussi se retrouver.

Je ne sais pas si demain  il y aura un blog ou alors très tôt, avant de partir, s’il y a de l‘électricité.

Comme je ne sais pas, je vous dis à bientôt en vrai.
Véro pour ses photos et moi pour le texte on a reçu beaucoup de message sympathies qui nous ont beaucoup touchés parce qu’on le fait pour se faire plaisir d’abord à nous mais l’on est heureux de savoir que ça fait aussi plaisir à d’autres.

Merci amis et amies lecteurs.

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