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dimanche 23 mars 2014

La Promenade le week end, c'est du grand spectacle.

C'était le jour des little miss
  
Lever 7h, on hésite à quitter le frais de la chambre.
Dans les autres pièces on vit comme dans une sorte de torpeur contre laquelle il faut lutter pour avoir envie de faire quelque chose.

Je vais au pain.
La proprio discute avec la locataire du dessous sur le palier.
J’ai oublié la clé du cadenas de la grille d’entrée, je remonte et redescends.

Rue Mission,
Un motard donne deux sacs en plastique vert à un enfant qui est sur le pas de la porte de l’Inspecteur.
Le marchand de lait est seul.
La femme aux sacs est absente.
Sur le trottoir en face une femme dort.

Rue Petit Canal un homme dort près d’un tas de gravas, un trou a été creusé. Deux femmes accroupies s’occupent.

Rue Sainte Thérèse, tout de suite à gauche deux femmes allongées dont celle qui est avec la couverture orange.

Des voitures garées le long du trottoir, avec des chauffeurs au volant qui attendent les maîtres qui sont à la messe, pour écouter des messages de partage et de solidarité.

Des chants s’échappent de la cathédrale, on est dimanche.

La horde de mendiants est en place pour la sortie

Un conducteur d’auto rickshaw près de la petite marchande de lait regarde avec elle son livre de comptes.

Un homme dort sur le trottoir de la librairie Focus.

Une camionnette livre des noix de cocos à la marchande de noix de cocos. Il y a une discussion commerciale qui est engagée.
L’enfant en short et torse nu est tout mouillé, comme s’il venait de passer sous l’eau.

Le camion de banana world est là.

Le petit débit de thé est ouvert.

Rue Ranga Pillai, le soleil frappe, pas grand monde.
Un couple d’Indien sort de l’hôtel Kaartik et s’apprête à monter dans leur voiture qui est garée devant.

Du monde au Cool Cat.

Des touristes Occidentaux et Indiens au Hot Bread.

Ça va vite à la caisse et je ressors.

Je reprends le quai.
Une équipe de nettoyage, un homme sort de Cottage Restaurant.
Un bus blanc s’arrête à l’arrêt de bus où deux personnes attendent.

Je tourne rue Saint Ange et prend la rue Capitaine Marius Xavier. Je veux essayer de comprendre ce qu’est cet espace que j’ai vu hier.

Ce que je vois d’abord sur le mur près d’un arbre énorme c’est la peinture d’un visage très coloré avec ces mots  « Globe Trottoir ». Évidemment un clin d’œil avec Globe trotter. Mais ce visage d’homme coloré jusqu’à l’excès peut aussi représenter le visage d’un ou d’une prostituée. Ça peut aussi, être le visage d’un hijra.
Une dénonciation ?

J’aperçois la porte ouverte, il y a un homme devant.
Je ralentis quand même ma marche et je regarde avec insistance.

Sur la droite, il y aurait comme une petite construction avec un réservoir noir d’eau posé dessus. Je pense à une construction.
Mais sur la gauche ça ne fait pas de doute, ce que je vois ce sont des paillotes, des cabanes en palmes, des hommes et des femmes. Je ne m’attarde pas.
Demain j’essayerai d’entrer pour mieux voir ce qui se passe ici.

Dans une ville il y a toujours des choses invisibles et c’est aussi intéressant que ce qui est visible pour tous.
C’est ça la connaissance d’un lieu, c’est ce qui fait qu’on ne s’y ennuie pas.

Je continue.
Le fabricant de cercueils a dû ranger ses cercueils car il n’y en a pas dans la rue. Peut-être parce que c’est dimanche ?

Je marche entre les dos des constructions de chaque côté de la rue.

Enfin la rue Laporte et cette partie que j’aime de la rue Capitaine Marius Xavier lorsqu’elle s’élargit par l’arrivée de la rue Surcouf. C’est un peu comme si ce soldat de la guerre de 14, mort en 1915, élargissait l’espace et le temps  en rejoignant le XVIIIème siècle de Surcouf. (C’est Gwen qui nous a donné cette info sur le Capitaine Marius Xavier).

Les pétales jaunes recouvrent toujours la fin de la rue.

Rue Candappa.

La proprio  discute toujours avec la voisine du dessous il doit se passer quelque chose.

Peit déj.

Etendage de la lessive

Et l’on se laisse gagner par la torpeur jusqu’à midi.

On part pour aller déjeuner à Tanto à Auroville.

Au rez-de-chaussée, Antoine nous arrête et nous demande si on veut qu’il nous prépare un repas pour dimanche prochain.
Dimanche prochain, le 30, à cette heure-ci 19h pour nous, on partira pour l’aéroport pour prendre notre avion à 1h45 du matin. C’est le compte à rebours qui vient de commencer.

Antoine nous explique que la voisine a invité les gens avec qui elle travaille. Elle a aussi invité Antoine et sa femme, mais pas nous.

Antoine lui a dit qu’il ne voulait pas déjeuner avec ses amis parce que lui et sa femme restent vivre ici et qu’ils ne veulent pas qu’il y ait de confusion et que les « amis » viennent sonner chez eux pour demander de l’argent.
On lui dit qu’on le comprend. C’est ce qu’on a vécu au SL. Les gens une fois aidés dans le cadre de l’association,  ne se gênaient pas pour revenir à la maison et réclamer toujours plus d’aide.

Antoine nous dit qu’il a déjà aidé des jeunes en finançant leurs études. Ces jeunes lui rendent sans intérêt l’argent avancé. Il préfère ce genre d’aide à ce qui est fait par les associations humanitaires pour leurs membres actifs.
Pichaya nous a déjà dit que lui aussi avait pratiqué cette forme d’aide, aider un étudiant à payer ses études. Ce doit être quelque chose qui se fait entre Indiens.

On part pour Tanto.

On est bien accueilli et l’on mange très bien. On revoit JM qui nous voit aussi. Il a réellement grossi. Et Véro revoit aussi D le petit entrepreneur et sa fille, mais ils ne nous voient pas.

On teste le Tiramisu, ici il n’est pas servi congelé, même s’il est très frais ce qui veut dire qu’il vient quand même du congélateur.

On reviendra dimanche prochain pour un dernier bon repas et bon moment.


Véro veut qu’on passe par le Visitor Center.
On fait l’aller-retour en passant par la route de la Solar Kitchen.
Elle trouve ce qu’elle cherche, ce petit haut adorable pour aller avec son pantalon magnifique.
On s’arrête à Farm Fresh pour acheter un pot de confiture.
On revient à  l’appart. Il est déjà 15h.

Un petit café.

Vers 16h30 on va sur la promenade Goubert pour le dernier dimanche. On y va à moto, il fait encore trop chaud pour y aller à pied.

Je laisse la moto dans la rue Bussy tout près de la promenade.

Véro est parti sur la droite en direction du nouveau ponton.
On marche d’ailleurs jusqu’au ponton et à notre grand étonnement des Indiens se baignent là au pied des énormes rocs noirs qui remplacent la plage de Pondichéry et sous les piliers en ciment du ponton.
Depuis le ponton certains plongent dans l’océan. De la pure folie, des candidats  à devenir Grand Corps Malade.

Une équipe de photographes fait des photos d’une fille affolée par le fait que toute la foule la regarde. Amusant.

On retrouve notre marchand de cacahuètes grillées, il s’est installé près d’un mur qui sent la pisse. Les cacahuètes sont bonnes.

On  marche en sens inverse jusqu’au café. On revient.

À l’angle de la rue Bussy et de la promenade, un bâtiment est l’« Historic Court » Il y a une belle image de 1920 de ce bâtiment et une horrible image d’aujourd’hui du même bâtiment. Comme quoi le numérique ce n’est pas encore ça.

La lumière a disparu, la fraîcheur grâce à la brise marine s’installe sur la promenade. Nous on revient à l’appart parce que Véro est pressée de voir le résultat de toutes ses prises de vue.

On se réinstalle dans la moiteur de l’appartement surchauffé.

On boit une bière en apéro et l’on s’y met. Photos et blog, plaisantes corvées.

On regarde un reportage de Thalassa sur des mecs qui voulaient atteindre le Pole Nord je crois ou l’autre finalement, je pense que c’est le Nord mais ça n’a pas d’importance c’est leur aventure qui était prenante malgré l’idée ridicule de la faire raconter par leur embarcation.


Dîner soupe de Noodles et salade de fruits avec des mozambis

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