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samedi 15 mars 2014

Les Indiens en week end à la plage.

La plage d'Auroville

  
Lever 7h30
Un peu de nuages dans le ciel.
Un chat sur le balcon que je fais fuir, pour qu’il ne prenne pas l’habitude de venir dans l’appart.

Véro se lève aussi et je pars chercher le pain.

Soleil et chaleur dans la rue Candappa et de l’air frais dès que je débouche sur la rue Mission, c’est bon.

Le marchand de lait n’est plus là ni son copain.
Un clochard fouille la poubelle en rond de ciment à l’angle de la rue Montorsier.

La femme au sac n’est plus là.

Par contre une femme assise sur le trottoir se réveille.

Rue Petit Canal tout le monde est debout et tous sont tournés vers le soleil levant. J’essaye de voir pourquoi, mais je ne vois rien de particulier.

À l’angle de la rue Sainte Thérèse, une femme en sari rose discute avec une bonne sœur vêtue d’un sari blanc avec des traits bleus sur les bords du tissu comme les sœurs de Mère Thérésa.

Devant la cathédrale toujours la mendiante en sari bleu.
La petite marchande de lait est partie.

Les mendiantes mangent ou se reposent sur le trottoir qui va de la librairie Focus à l’épicerie Church Gate.

Le tas de noix de coco est seul.

La femme et l’enfant sont de l’autre côté de la rue, à l’angle avec la rue Needarajapayiar, où un petit attroupement s’est formé pour regarder un homme nettoyer un égout à ciel ouvert avec une sorte de pioche pelle.
Il retire de grandes pelletés d’une matière noire et liquide.

Auprès du veilleur de nuit de l’ING bank, toute une bande d’hommes et de femmes sont assis sur le trottoir comme une brochette. Je me dis que ce doit être les salariés ou des clients de la banque qui attendent que ça ouvre, il est près de 8h.

Rue Ranga Pillai, la chaleur, le soleil, la poussière, deux femmes d’une équipe de tracteur benne vident et nettoient la poubelle en ciment rond qui est à l’angle de la rue Canteen.


Le Bon bake et le Daily Bread sont ouverts, des clients y vont.
Beaucoup de deux roues devant le Hot Bread.

Deux couples de clients Indiens déjeunent.

Au comptoir quelques coursiers des hôtels ou maisons d’hôtes.

 Il n’y a plus de Boolish, je prends un Brown Farmer, on verra bien.

Cette partie du quai jusqu’à Ranga Pillai a été remblayée, on marche sur la terre.

Un homme pisse debout contre le mur de Cottage Industrie.

À l’angle de la station-service est revenue la petite marchande de fleurs qui ne doit être là que le WE ou alors  plus tard par rapport à mon horaire habituel.

Un écolier attend dans l’arrêt de bus.

La circulation est dense sur l’unique voie.

Un homme à moto pose sa femme à l’entrée du médical et homéopathie departement, un autre devant le Café Galery.
Ce sont sans doute des employées amenées au boulot par leur mari.

Au bout de la rue Capitaine Marius Xavier aujourd’hui, l’homme est assis sur un tabouret.
Je recherche sur Internet pour savoir qui était ce capitaine et je ne trouve pas de lien le concernant directement, mais des liens concernant la rue.
Comme j’y passe tous les jours j’aurais aimé avant la fin du séjour savoir qui était ce capitaine.

Rue Candappa les arbres apportent un peu de fraîcheur.
À force de marcher dans tant de rues je me dis que la rue Candappa est une belle rue.

Petit dèj, finalement le Brown Farmer ressemble à du pain complet et n’est pas mauvais, ça permet de changer.

Lessive+lessive, étendage sur la terrasse de la première lessive.

Comme Véro s’est levée avec mal aux jambes on va essayer de marcher un peu bien que ça n’ait rien à voir.

On part pour la pharmacie homéopathique qui se trouve sur MG road, après Nehru street.

En route on s’arrête pour boire un thé. Il fait horriblement chaud devant le comptoir où il y a une marmite bouillante de lait.
Le thé nous est servi dans un verre métallique avec un sous-verre métallique, pour que nous puissions verser le thé l’un dans l’autre récipient afin de le refroidir.
Je ne m’y aventure pas parce que le verre de thé est tellement chaud qu’on ne peut le tenir que par le haut et je ne me sens pas capable de verser en ne tenant le verre que par le haut.

Le pharmacien homéo est très gentil, il faut bien vendre quelque chose. Il a le produit adéquat. Il explique bien à Véro comment faire, mettre les gouttes dans un peu d’eau et garder le mélange dans la bouche pendant quelques instants.

On revient en faisant les magasins Hidesign pour Maria, on va même jusque dans la rue François Martin voir un magasin qui s’affiche lui aurovillien et qui fait aussi des sacs. Je dis ça parce que Hidesign c’est aussi auroville, mais ce n’est plus dit.

Véro va faire part à Maria de ce qu’elle a vu.

On va boire un lassi au Surguru Spot pour prendre le frais et faire passer le temps en attendant midi. Il est 11h15.

Nous allons déjeuner au café des amis qui est un des meilleurs restaurants.

Rue Romain Rolland on croise notre voisine.

Le patron du café des amis nous propose du thon blanc et s’engage à ce qu’il ne soit pas dur.
½ h de préparation et ½ h pour déjeuner. Il a réussi à faire aimer le thon à Véro.

On rentre par la rue Surcouf,  et dans Capitaine Marius Xavier on se retrouve avec notre voisine. On ne l’attend pas elle ne marche pas assez vite pour nous et on n’a pas envie d’être sympa.

Repos.

On part pour aller porter les photos qu’on a fait tirer pour les gens du village de pêcheurs.
On va essayer d’y aller par l’ECR et non pas par la plage.
On recherche un peu le chemin qui va nous y mener et à la deuxième tentative on arrive dans la rue où la petite fille prenait de l’eau.
Aujourd’hui la rue est en chantier et l’on ne peut aller plus loin.
On laisse la moto.

Toujours des groupes de femmes en train de jouer au Sokatan.

On va jusqu’au bout de la rue, là où elle est coupée net par le tsunami.

La rue est vide. Au bout il y a un petit chemin tracé dans la pente, et au bout, le groupe familial est là, assis à l’ombre. Ils nous aperçoivent et se précipitent vers nous.
Ils sont très heureux des photos et nous remercient.
On les laisse sur l’effet de surprise parce qu’on ne souhaite pas que tout le village vienne se faire photographier.

Du village, on prend une ruelle bordée de petites maisons et qui suit la côte.

On s’arrête à l’entrée de la plage d’Auroville et l’on fait demi-tour. On laisse la moto. Et l’on part à pied par un petit chemin qui mène à la plage.
Sur la droite une propriété d’Auroville.
Sur ce bord de côte en partant de Serenity Beach on a noté trois accès à la plage des aurovilliens. Il y a 15 ans il n’y en avait qu’un.
Les Tibétains aussi s’installent ici après Sérenity beach sentant bien qu’il va y avoir de l’argent à faire ici, quitte à virer les pêcheurs.

On entre sur la plage par un étroit chemin presque recouvert par des bougainvilliers éclairés par la lumière du soleil qui décline.

Des poissons séchés couvrent la plage et des oiseaux se régalent.
Quelques barques de pêcheurs et trois hommes qui discutent.

Puis toute la plage est vide de bateaux de pêche, c’est une plage réservée aux Indiens.

Cette plage d’Auroville privée il y a 15 ans destinée aux auroviliens, semble maintenant appartenir aux Indiens. Les Indiens en slip blanc transparent, leur femme toutes habillées, les enfants.

Pas d’occidentaux dans l’eau.

Il faut faire au moins 1 km pour voir à nouveau des embarcations de pêcheurs.

Des scolaires arrivent en nombre, les garçons jouent au tire à la corde ou au cricket. Les filles en jupe, chemise et cravate ou en penjabi sont assise sur le bord de la plage pour regarder l’océan.
Les prof femmes sont en sari et sont elles aussi assises  près des filles.

Les Indiens s’en donnent à cœur joie, les jeunes essayent de se mettre en valeur.



On revient avec l’ombre qui grandit sur la plage, bien que le soleil éclaire encore l’océan d’une belle lumière qui file sur l’eau et s’arrête quelques instants sur le vagues blanches.


Retour à Pondy, on boit un jus de fruit au Hot chips qui a un côté bistrot, avec terrasse sur le boulevard, un bruit presque insupportable.
Mais il y a une ambiance bistrot et des Indiens assis prennent des consommations simplement pour discuter.

Arrêt au magasin de fruits de MG road et retour.

Retour à l’appart.
On va chercher nos draps et sur la terrasse la voisine ramasse aussi sa lessive, décidément.
On ne lui fait pas remarquer qu’elle a utilisé notre corde sinon elle pourrait penser qu’on est aussi con qu’elle.


Spaghettis à la sauce de poulet, salade de fruits composée entre autre de 3 agrumes orange, mandarine, et un fruit mi-orange, mi-pamplemousse..

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