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jeudi 20 mars 2014

Cherche clim désespérément.

Le collège Calvet


Aujourd’hui c’est le printemps, mais nous nous sommes au plus fort de l’été.
La chaleur nous décourage d’avancer, mais on avance quand même.
Enfin ce soir je n’ai encore rien écrit et il faut que je m’y mette.

On a passé la journée à ruisseler, quoi qu’on fasse et même si on ne faisait rien.

Ce matin, le fond de l’air est déjà chaud.

Je fais ma promenade quotidienne pour aller au pain.

Tous les acteurs sont là.

Le nouveau, c’est un homme qui s’éveille sur le trottoir de la rue Savariyalu, il est assis sur sa natte de nuit et je vois bien qu’il revient doucement sur terre.

Un autre homme dort devant la librairie Focus.

Je sors de la fraîcheur de Hot bread et l’horrible odeur de fauve me prend à la gorge puis ça va mieux, on s’y fait.

Au croisement de la rue Saint Ange, deux nouveaux trous énormes avec des tuyaux dedans. La tranchée a aussi été prolongée.

Ça ne s’améliore pas, mais la circulation est fluide.

Rue Surcouf un groupe de jeunes indiens autour d’un téléphone portable.

Le petit dèj

Puis on repart pour la clinique Ayurvédique pour avoir le traitement de Véro pour ses jambes.

Arrivée sur place on voit la femme médecin qui discute avec les gens de la réception et qui vient nous dire que l’informatique est toujours en panne et qu’on ne pourra délivrer le traitement de Véro que demain.

Véro lui dit qu’elle ne reviendra pas, faut pas exagérer.

On n’a rien payé. Tant pis pour eux.

On va boire un thé chez un petit débiteur que l’on connaît de l’année dernière sur Patel Salai.
On prend notre verre de thé et comme les habitués on s’assied sur le trottoir au bord de la petite rue.
Les autres consommateurs discutent entre eux et certains lisent les journaux. Puis ils partent tous et nous aussi.

On va voir deux magasins, mais ils ne sont pas ouverts.

On revient prendre la moto et l’on va rue Canteen en passant par la promenade Goubert au niveau de l’hôtel Promenade on prend la direction du parc Barathi, puis on passe devant la poste, on traverse le canal et l’on est dans la rue Ranga Pillai, première rue à droite c’est la rue Capitaine Marius Xavier et la deuxième c’est rue Canteen.
Le marchand de beaux-arts est ouvert. Véro va le voir. Finalement il a une partie de la marchandise ici, dont le papier et dans son nouveau local les tubes pour l’aquarelle.

Véro prend là, ce qui est encore en dépôt ici.
Une affiche annonce son déplacement au 122 rue Canteen.

Puis on va au 122 rue Canteen. Véro informe Abel du changement et lui donne la nouvelle adresse qu’il ne connaissait pas du tout.
En fait cette nouvelle adresse est à l’opposée des explications que Véro avait comprises hier.

C’est près de la  rue Sainte Ange, celle qui mène à la cathédrale.
C’est aussi à côté d’une boulangerie pâtisserie « industrielle » d’où sortent régulièrement des plateaux de pâtisseries que des hommes portent à bout de bras et qui embaument régulièrement la rue.

Je suis assis sous un arbre en attendant Véro et je regarde les gens passer. Il y a un enfant qui conduit deux aveugles.
Il est devant, le premier aveugle a une main sur son épaule droite et le second se tient au premier. L’enfant marche sans rien dire en évitant les obstacles pour lui, en évitant voitures et motos et les deux autres suivent sans problème.

On discute avec une personne qui passe et que l’on connaît et qui est sympa.
Elle est comme nous et supporte de moins en moins bien « le temps béni des colonies » que l’on ressent ici.
Elle aussi s’étonne de voir des enfants de résidents élevés dans le mépris des autres.
Ça fait du bien de voir que d’autres s’en rendent compte.

Ensuite on va rue Ranga Pillai chez le marchand de fruits et légumes.

On revient à l’appart et l’on va déjeuner chez Zaffron un vrai nom de Comédia del Arte, sur Anna Salai.
C’est un restaurant musulman spécialisé dans les brochettes. L’intérieur est bien et propre.
On y mange malheureusement comme dans tous les restaurants indiens.
On ne mange plus à midi que pour nous nourrir. On n’a plus d’envie de cette nourriture, si on n’en a jamais eu envie d’ailleurs.

On revient boire un café et nous reposer.

Mais même pour se reposer il fait trop chaud.

Véro se met à l’aquarelle et moi au montage, mais la chaleur nous décourage de faire quoi que ce soit.

Comme il y a de l’air dans la rue, on décide de sortir.

On marche dans Mission, à l’ombre des maisons. Il y a un peu d’air ce qui rend l’atmosphère moins étouffante que dans l’appart.

Véro fait des photos, c’est la sortie des classes et l’on va ainsi jusqu’à Patel Salai et on retourne voir les magasins de ce matin.

En route on s’arrête au Lycée Calvet qui est ouvert et on entre dans la cour de ce beau bâtiment colonial.
Les enfants nous parlent français : « bonjour », « comment tu t’appelles » et finalement s’étonnent que nous leur répondions en français. Ils me demandent si je parle vraiment français.
Il y a ici un programme de formation des enfants à la langue française comme première langue et Anglais deuxième langue.
Je suis très étonné de n’en avoir jamais entendu parler.
On dirait que dans cette ville, chacun vit dans son monde et que ces mondes ne se mélangent pas.


Les magasins sont climatisés et Véro regarde toutes les affaires. En entrant il fait froid, mais au bout d’un moment il fait juste bon.

Lorsqu’on ressort, c’est la canicule comme on dirait en France.

On revient par rue Mission, on achète une glace au marchand de glace qui est en face du lycée Calvet, position stratégique à la sortie des classes.

On revient en prenant le frais à Diva, puis à Casablanca et enfin à Fabindia. Véro cherche un haut pour aller avec le pantalon qu’elle a acheté, ainsi ça nous fait des moments de récupération et de fraîcheur pour ses jambes.

À chaque fois qu’on se retrouve dans la rue, on se demande quelle température il peut faire, c’est assez incroyable.
Le soleil s’est couché. C’est déjà ça.

On voit sur Internet que la banque  a reçu l’argent pour le frigo de sœur carrée.
On va y passer demain, elle va être contente.

On dîne salade composée de tomates de concombre et de yaourt avec du pain. Salade de fruits.


On va vite aller dans la chambre profiter de la clim.

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