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jeudi 27 mars 2014

Grand rangement

Harponnage des bougainvilliers chez Madame la vice Consul
  
Lever 7h30
Véro dort encore.
Je vais au pain.

Une balayeuse de rue s’active rue Candappa, elle a ses balais, sa pelle plaque et un très grand morceau de plastique épais sur lequel elle met les déchets de la rue.

L’entretien des rues fait, avec les école, partie des activités visibles les plus importantes de Pondy.

Le marchand de lait est seul.

Je ne vois pas la femme aux sacs.

Un mini bus est arrêté devant la rue Savary.
il y est souvent, et ce matin je vois arriver les mêmes personnes que j’avais déjà vues il y a quelque temps.
Je me demande si ce  minibus ne serait pas un des véhicules de l’Ashram qui récupère des personnes pour les emmener sur leur lieu de boulot.

Abondance de scolaires filles qui arrivent dans leur tenue bleue et blanche, avec différents moyens de locomotion pour se rendre à l’école Heart of Mary en face de l’évêché.

Peu de mendiants devant la cathédrale, la femme à la première porte est debout dans un sari rose vichy.

La petite marchande de lait est assise sur les marches et rédige son cahier, son copain conducteur de rickshaw assis dans son engin, la regarde.
Trois mendiantes à la dernière porte.

La marchande de noix de coco est installée et discute avec  une femme. L’enfant est là debout près du lit en short et en T-shirt.

Les charrettes de bananes quittent le Nilgiris pour aller se placer dans d’autres lieux de la ville.

Rue Ranga Pillai, le soleil, des gens assis sur le trottoir, certains sous une enseigne Célestine et d’autres sous l’enseigne Orissa.

Un groupe important d’une vingtaine de personnes, des Indiens, devant les hôtels Kaartik et Sun Park  et une dizaine en face de l’autre côté de la rue.

Le quai et son odeur.

Le Hot Bread avec de nombreux clients Indiens.

Le comptoir, c’est une fille ce matin qui me prend mon white bred pour le trancher. Elle a une charlotte sur la tête comme les pâtissiers boulanger qui s’activent derrière la vitrine en face du comptoir.
Je paie au chef caissier et je ressors.

Des cars avec des touristes occidentaux, des gens installés avec leurs valises dans la cour de Cottage Industrie.

Je tourne au niveau de la rue Saint Ange, un tempo est toujours arrêté à l’angle.

Je prends la rue Capitaine Maurice Xavier et je regarde à nouveau ce lieu étrange qui ressemble à un lieu de quarantaine, avec des toilettes qui le jouxtent, comme si elles leur étaient  réservées.
Je me dis que ce pourrait être un lieu isolé par exemple pour des lépreux.
Lorsque j’en parle à Véro par la suite, elle n’en serait pas surprise elle aussi.
Ce qui m’intrigue, c’est le cadenas sur cette porte métallique qui ferme ce lieu, comme pour le dissimuler.

Ce matin, un bruit de marteau, sur du bois devant le fabricant de cercueil.
Et comme disait l’autre :
« Il me semble,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ. ».

Un conducteur lave son rickshaw jaune au robinet de la rue.

Un homme descend de son vélo chargé de fruits et de légumes, s’accroupit près du caniveau et pisse ainsi, dissimulé par son dohti.

L’eau coule abondamment du mur de l’industrie,  je vois des néons allumés et j’entends le bruit répétitif, mais assourdi, de machines comme un  bruit de métiers à tisser.


La petite place a de la fraîcheur après ce passage, et la rue Capitaine Marius Xavier tapissée de pétale jaune se termine agréablement.
Je respire.

Rue Candappa.

Je monte la bouteille d’eau de cuisine.

Véro s’est levée, elle a eu du mal à s’endormir hier au soir.

Je prépare le petit dèj.

On va chez Pichaya pour récupérer du massala que Yolande devait nous préparer mais il n’est pas là.
Yolande nous dit de repasser cet après-midi avec un pot supplémentaire parce qu’elle en a fait beaucoup.
Elle demande aussi à Véro si elle peut lui donner 500 roupies cet après-midi.
On pense qu’avec toutes ses difficultés financières Pichaya ne doit plus payer ses employées depuis longtemps.

On revient à l’appart et l’on se lance dans le rangement de tout ce que nous allons laisser ici, pour l’année prochaine. Instruments de cuisine, linge de maison, draps, livres, guides, cartes, casques de moto…


Lessive des draps et des serviettes, étendage.

A midi, on passe chez l’encadreur pour des passes partout et on va déjeuner au Café des amis en face du 18 rue Romain Rolland.

On est accueilli comme des amis, et l’on mange toujours aussi bien.

Je remarque que dans ce bistrot il n’y pas d’images grimaçantes de la grenouille ni celle de père Noël fatigué du Sri.
En plus de sa cuisine c’est un bon point pour lui.

On revient à l’appart

Récupération du linge sur la terrasse.

Café, repos.


Puis on repart.

Pichaya, il est là et notre massala est prêt.

On discute un moment il veut nous inviter à déjeuner. On lui promet de passer lui dire au revoir samedi soir au E’space.
On discute aussi avec deux guests qui reviennent des Andamans, mais ils ne nous ont pas encore convaincus d’y aller.

On passe chez l’encadreur, ce n’est pas prêt.

On va chez Himalaya prendre du dentifrice, puis à Casabalanca, Véro y a vu des sets de table qui lui font envie depuis deux ans.

Elle prend des photos à l’angle de la rue Nehru et de Mission et dans la rue de Titanic.

On va chez Focus acheter des enveloppes.

On rencontre une autre Véro qui adore les chiens et les bêtes en général.
On discute un peu. Elle n’est pas très bien, elle dit qu’elle est contente de nous voir avant notre départ.

On retourne chez l’encadreur, c’est prêt, il y une panne d’électricité dans la rue Barathi.


On revient à l’appart.

On demande la balance à Antoine pour peser les valises.

Ce soir pas de noodles maison on va au restaurant, tous les ustensiles de cuisine sont rangés.

En bas il y a Antoine qui nous parle d’E. et qui nous dit bien qu’il ne l’ait vu qu’une  fois que c’est un homme qui n’est intéressé que par l’argent.
C’est malheureusement le point de vue que nous avions.
L’agent Belge étant dans le même état d’esprit, nous pouvons plaindre A. d’être obligé de fréquenter pareils individus.

Panne générale d’électricité, pendant que nous parlons.
On part dans le noir.

La lumière revient lorsque nous sommes dans la rue Bussy.

On va au « Satsanga ».
On prend des brochettes de poissons et de viande.

À la fin le patron nous demande si le repas allait.
On lui dit oui.

Mais c’est sûr que compte tenu du prix, c’est vraiment à minima et Il n’y a rien à en dire.

On revient à l’appart manger de la salade de fruits de Véro et boire une bière pour finir la soirée.


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