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| Harponnage des bougainvilliers chez Madame la vice Consul |
Lever 7h30
Véro dort encore.
Je vais au pain.
Une balayeuse de rue s’active rue
Candappa, elle a ses balais, sa pelle plaque et un très grand morceau de
plastique épais sur lequel elle met les déchets de la rue.
L’entretien des rues fait, avec
les école, partie des activités visibles les plus importantes de Pondy.
Le marchand de lait est seul.
Je ne vois pas la femme aux sacs.
Un mini bus est arrêté devant la
rue Savary.
il y est souvent, et ce matin je
vois arriver les mêmes personnes que j’avais déjà vues il y a quelque temps.
Je me demande si ce minibus ne serait pas un des véhicules de
l’Ashram qui récupère des personnes pour les emmener sur leur lieu de boulot.
Abondance de scolaires filles qui
arrivent dans leur tenue bleue et blanche, avec différents moyens de locomotion
pour se rendre à l’école Heart of Mary en face de l’évêché.
Peu de mendiants devant la
cathédrale, la femme à la première porte est debout dans un sari rose vichy.
La petite marchande de lait est
assise sur les marches et rédige son cahier, son copain conducteur de rickshaw
assis dans son engin, la regarde.
Trois mendiantes à la dernière
porte.
La marchande de noix de coco est
installée et discute avec une femme.
L’enfant est là debout près du lit en short et en T-shirt.
Les charrettes de bananes
quittent le Nilgiris pour aller se placer dans d’autres lieux de la ville.
Rue Ranga Pillai, le soleil, des
gens assis sur le trottoir, certains sous une enseigne Célestine et d’autres
sous l’enseigne Orissa.
Un groupe important d’une
vingtaine de personnes, des Indiens, devant les hôtels Kaartik et Sun Park et une dizaine en face de l’autre côté de la
rue.
Le quai et son odeur.
Le Hot Bread avec de nombreux
clients Indiens.
Le comptoir, c’est une fille ce
matin qui me prend mon white bred pour le trancher. Elle a une charlotte sur la
tête comme les pâtissiers boulanger qui s’activent derrière la vitrine en face
du comptoir.
Je paie au chef caissier et je
ressors.
Des cars avec des touristes
occidentaux, des gens installés avec leurs valises dans la cour de Cottage
Industrie.
Je tourne au niveau de la rue
Saint Ange, un tempo est toujours arrêté à l’angle.
Je prends la rue Capitaine
Maurice Xavier et je regarde à nouveau ce lieu étrange qui ressemble à un lieu
de quarantaine, avec des toilettes qui le jouxtent, comme si elles leur
étaient réservées.
Je me dis que ce pourrait être un
lieu isolé par exemple pour des lépreux.
Lorsque j’en parle à Véro par la
suite, elle n’en serait pas surprise elle aussi.
Ce qui m’intrigue, c’est le
cadenas sur cette porte métallique qui ferme ce lieu, comme pour le dissimuler.
Ce matin, un bruit de marteau, sur du bois devant le fabricant de
cercueil.
Et comme disait l’autre :
« Il me
semble,
Qu'on cloue en grande hâte
un cercueil quelque part
…
Ce bruit mystérieux sonne
comme un départ. ».
Un conducteur lave son
rickshaw jaune au robinet de la rue.
Un homme descend de son vélo
chargé de fruits et de légumes, s’accroupit près du caniveau et pisse ainsi,
dissimulé par son dohti.
L’eau coule abondamment du
mur de l’industrie, je vois des néons
allumés et j’entends le bruit répétitif, mais assourdi, de machines comme
un bruit de métiers à tisser.
La petite place a de la
fraîcheur après ce passage, et la rue Capitaine Marius Xavier tapissée de
pétale jaune se termine agréablement.
Je respire.
Rue Candappa.
Je monte la bouteille d’eau
de cuisine.
Véro s’est levée, elle a eu
du mal à s’endormir hier au soir.
Je prépare le petit dèj.
On va chez Pichaya pour
récupérer du massala que Yolande devait nous préparer mais il n’est pas là.
Yolande nous dit de repasser
cet après-midi avec un pot supplémentaire parce qu’elle en a fait beaucoup.
Elle demande aussi à Véro si
elle peut lui donner 500 roupies cet après-midi.
On pense qu’avec toutes ses
difficultés financières Pichaya ne doit plus payer ses employées depuis
longtemps.
On revient à l’appart et
l’on se lance dans le rangement de tout ce que nous allons laisser ici, pour
l’année prochaine. Instruments de cuisine, linge de maison, draps, livres,
guides, cartes, casques de moto…
Lessive des draps et des
serviettes, étendage.
A midi, on passe chez
l’encadreur pour des passes partout et on va déjeuner au Café des amis en face
du 18 rue Romain Rolland.
On est accueilli comme des
amis, et l’on mange toujours aussi bien.
Je remarque que dans ce
bistrot il n’y pas d’images grimaçantes de la grenouille ni celle de père Noël
fatigué du Sri.
En plus de sa cuisine c’est
un bon point pour lui.
On revient à l’appart
Récupération du linge sur la
terrasse.
Café, repos.
Puis on repart.
Pichaya, il est là et notre
massala est prêt.
On discute un moment il veut
nous inviter à déjeuner. On lui promet de passer lui dire au revoir samedi soir
au E’space.
On discute aussi avec deux
guests qui reviennent des Andamans, mais ils ne nous ont pas encore convaincus
d’y aller.
On passe chez l’encadreur,
ce n’est pas prêt.
On va chez Himalaya prendre
du dentifrice, puis à Casabalanca, Véro y a vu des sets de table qui lui font
envie depuis deux ans.
Elle prend des photos à
l’angle de la rue Nehru et de Mission et dans la rue de Titanic.
On va chez Focus acheter des
enveloppes.
On rencontre une autre Véro
qui adore les chiens et les bêtes en général.
On discute un peu. Elle
n’est pas très bien, elle dit qu’elle est contente de nous voir avant notre
départ.
On retourne chez
l’encadreur, c’est prêt, il y une panne d’électricité dans la rue Barathi.
On revient à l’appart.
On demande la balance à
Antoine pour peser les valises.
Ce soir pas de noodles
maison on va au restaurant, tous les ustensiles de cuisine sont rangés.
En bas il y a Antoine qui
nous parle d’E. et qui nous dit bien qu’il ne l’ait vu qu’une fois que c’est un homme qui n’est intéressé
que par l’argent.
C’est malheureusement le
point de vue que nous avions.
L’agent Belge étant dans le
même état d’esprit, nous pouvons plaindre A. d’être obligé de fréquenter
pareils individus.
Panne générale
d’électricité, pendant que nous parlons.
On part dans le noir.
La lumière revient lorsque nous
sommes dans la rue Bussy.
On va au
« Satsanga ».
On prend des brochettes de
poissons et de viande.
À la fin le patron nous
demande si le repas allait.
On lui dit oui.
Mais c’est sûr que compte
tenu du prix, c’est vraiment à minima et Il n’y a rien à en dire.
On revient à l’appart manger de
la salade de fruits de Véro et boire une bière pour finir la soirée.

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