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mardi 2 février 2016

Le smartphone indien



Ça y est voilà la moitié du séjour passé.

Lever 7h30. Bonne nuit pour tous les deux. Le Muezzin dès 5h30, mais on s’habitue.

Je vais au pain.

Je sens l’air frais de l’océan dès que je débouche rue mission.

Une porte se ferme lorsque je passe devant la première maison, ça me fait toujours une drôle d’impression comme si la personne voulait se dissimuler ou ne voulait pas me voir. En fait il n’en est rien, la personne qui vient de laver la rue et dessiner son kolam rentre chez elle.

Le marchand de lait est là avec une cliente.

L’auto-rickshaw est toujours en attente à l’angle de la rue Laporte et le conducteur ce matin s’est assis sur le bord du trottoir de l’autre côté de la rue pour profiter du soleil et se réchauffer, la température cette nuit a dû tomber à 21°.

Un homme chargé d’un seau et de branchages sort d’une petite porte métallique marron sur laquelle il est marqué Saint Joseph de Cluny. Il pose tout son chargement dans le caniveau  et rentre.

Rue petit canal tout est calme un homme dort sur  le quai près d’un rickshaw. Un autre homme dort aussi sur le trottoir juste avant la rue Sainte Thérèse, sous la couverture je vois son bras remuer, il se gratte les fesses. Dans la rue une femme balaie le trottoir avec un long  fagot de tiges fines sans manche.

Une mendiante est devant le portail de la cathédrale. Deux mendiants, un homme, une femme discutent sur les marches de Focus. Deux corps sont allongés sur le palier de      Church Gate.

La marchande de noix de cocos n’est pas là.

Ashok Laundry n’est pas encore ouvert les employés sont assis sur les  marches d’ING Todak.

Les marchands ambulants de bananes quittent le Nilgiris.

Rue Ranga Pillai, le bus de Sri Aurobindo Autocare Service se remplit.

La Lodgy blanche est toujours stationné auprès du Sun Park.

Il n’y a qu’un couple qui prend son petit dèj au Hot Breads.

Je prends mon pain aujourd’hui j’ai choisi  le bon 45 Rs ils me le tranchent et je m’en vais.
Je remonte le quai.
La dormeuse de la station service est assise et s’éveille.

Quelques personnes attendent à l’arrêt de bus.

Les tempos s’arrêtent rue Saint Ange.

C’est l’heure des bus ceux qui se vident et ceux qui chargent notamment devant le pensionnat des élèves infirmières.

Le maître des bassets balaie la petite avancée sur  la rue, ses bassets sont  couchés autour de lui. En fait il a clôturé le trottoir.

Il y a de plus en plus de travaux dans la partie de la rue Capitaine Marius Xavier que j’emprunte le matin, deux constructions d’immeubles et maintenant une petite maison dont le propriétaire va faire des améliorations ou  un étage supplémentaire.

On petit déjeune.

Véro essaie de joindre le gars de l’INTACH car c’est cette semaine d’après ce qu’il nous a dit, que serait ouverte pour une journée la maison de Ranga Pillai.

Véro se rend compte que son téléphone ne fonctionne plus. J’essaye de l’appeler avec mon téléphone et elle reçoit bien la communication, je l’entends bien mais elle n’entend plus rien.
Son téléphone est un vieil  Iphone3 et on a déjà fait pas mal de choses, la batterie, le haut parleur mais cette fois on laisse  tomber on va voir ce qu’on trouve ici en matière de téléphone.

C’est moi qui appelle l’INTACH. Ils ne savent pas encore il faudra que je les rappelle mercredi.

Notre journée est entrain de s’organiser. Acheter un téléphone, passer à l’agence pour comprendre combien on peut avoir de poids pour nos bagages à main parce que ce n’est pas marqué sur les billets d’avion, Véro a retrouvé le bar des amis qui a déménagé et qui s’appellerait maintenant le restaurant créole, enfin il  faut passer chez Félix pour lui payer la location de la moto pour février.

Véro appelle Abel avec mon téléphone, il lui dit qu’il y a un marchand de téléphone sur MG Road pas très loin de chez nous. Il s’excuse de ne pas être à la galerie parce qu’il est en train de peindre ce qu’il va exposer à Toulouse au mois de mars. Comme les sélections se terminaient en septembre au vue d’oeuvres obligatoirement présentées à un jury inconnu, ça fait drôle à Véro.
Les sélections ne se feraient-elles pas en toute objectivité comme on nous l’assure ici et ailleurs d’ailleurs.

On a des difficultés à retrouver ce magasin de téléphone qui pourtant dit quelque chose à Véro. C’est en réalité, une fois qu’on l’a réalisé que l’on s’aperçoit que le magasin qu’on  cherchait a été remplacé par un magasin Puma qui a gardé les mêmes couleurs mais qui ne vend plus de téléphones portables.
Heureusement il y un autre magasin de l’autre coté de la rue qui vend des téléphones.

On entre et ils nous présentent des téléphones fabriqués en Inde, ce sont comme  des Samsung Galaxy disent-ils.

Véro en choisi un qui est un smartphone avec la possiblité de mettre deux cartes SIM et ainsi d’avoir la carte française et la carte indienne.

On va rue Labourdonnais et on trouve sur le trajet notre mendiant contorsionniste qui nous fait du stop charité. On s’arrête pour lui donner 10 Rs et des Tshirts et un pantalon qu’on  avait mis dans la sacoche pour lui pour le cas où on le croiserait. Comme ça c’est fait.

Au restaurant créole le cuistot n’est pas là et on ne comprend pas bien s’il fait toujours restau ou s’il loue des chambres.

On décide d’aller déjeuner au Salem, Véro a des photos  à leur donner et le biryani  est bon.

C’est toujours la même ambiance où le silence est plus important que dans une église.  Pas de remerciement pour les photos mais c’est ainsi chacun offre ce qu’il  peut.
On est bien soigné. Véro prend quelques photos avec son nouveau téléphone pour voir ce que ça va donner.

On repart en allant  au croisement de la rue Barathi et de la rue Ranga Pillai pour donner aussi une photo à la marchande de feuillages épices qui se tient à l’angle avec sa charrette. Ce n’est pas elle qui est là c’est sa fille. Elle est ravie et va lui donner.

On rentre à l’appart fatigués de cette matinée qui s’annonçait calme.

Café et un peu de  repos.

Puis Véro peint tandis que j’anticipe sur des sites du Tamil Nadu des sorties possibles.

Vers 17h on part pour aller à l’agence de voyages pour nos bagages à main. Il est trop tard pour la lumière et Véro ne prend pas son appareil.
Bien que ce ne soit pas marqué sur les billets ils nous confirment  que c’est 7Kg par bagage à main et 15Kg pour les bagages en soute.

On revient vers le centre en suivant la rue Victor Simonel. On entre dans le parc Barathi, Véro veut prendre la fontaine en photo avec son téléphone pour faire un fond d’écran.

On continue par la rue Manakkula Vinayargar Koil autrement dit la rue du temple de Ganesh.
L’éléphante n’est toujours pas là. En passant devant le temple qui a été tout refait lui aussi on  se rend compte que l’intérieur est très éclairé, ce qui fait une grosse différence avec l’obscurité qui régnait dans ces lieux.
Il y a beaucoup de touristes à l’intérieur, c’est dommage parce que ce temple ne représente rien par rapport à celui de Vilianur. Il  est très récent et ne donne pas une idée de ce qu’est l’architecture d’un vrai temple.
Par contre les couleurs mises, et les espèces de petits appartements colorés qui surplombent  la rue lui donnent un air de fête et de maison  de conte de fées.
On va rue Canteen par la rue Ambalatadayer Madam.
Chez Sirigam Véro  achète du Gesso et les instruments qu’il  faut.

On revient par MG road pour passer chez le vendeur de téléphones parce que Véro n’arrive pas à changer son image d’écran et ça l’énerve. Le vendeur n’y arrive pas mieux. On lui  dit d’essayer de trouver la solution sur un  autre téléphone et on repassera demain pour qu’il nous explique.

On va tout au bout de MG road pour acheter des momos en face de la gare. Véro trouve que ce côté de MG road a gardé son authenticité et on y reviendra pour prendre des photos. Le Sacré Coeur de Jésus prend sa revanche sur le muezzin et les alleluia débordent dans la rue jusqu’à la nausée.

Notre marchand de momos qui  est sur le Boulevard Sud, prend notre commande et peu de temps après nous remet notre paquet.

On rentre par la rue Ellalamman Koil qui est directe pour aller rue Candappa. Après Bussy on demande au couturier où il  en est du haut de Véro, demain  soir.

Je rentre la moto.

On s’installe devant une bière, on a bien marché.

Véro réchauffe les momos et quand on veut les manger on se rend compte l’un et l’autre qu’ils  ne sont pas bons. Il  nous a refilé des momos pas frais du tout.
Tant pis ou tant mieux on se rabat sur du fromage ce qui n’est pas une punition ici, du pain et des bananes.
160Rs de momos mis à la poubelle, on ne  peut même pas les donner.

Petite journée, le téléphone, les momos, j’espère que ce n’est pas prémonitoire du mois de février.


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