Ça y est voilà la moitié du
séjour passé.
Lever 7h30. Bonne nuit pour tous
les deux. Le Muezzin dès 5h30, mais on s’habitue.
Je vais au pain.
Je sens l’air frais de l’océan
dès que je débouche rue mission.
Une porte se ferme lorsque je
passe devant la première maison, ça me fait toujours une drôle d’impression
comme si la personne voulait se dissimuler ou ne voulait pas me voir. En fait
il n’en est rien, la personne qui vient de laver la rue et dessiner son kolam
rentre chez elle.
Le marchand de lait est là avec
une cliente.
L’auto-rickshaw est toujours en
attente à l’angle de la rue Laporte et le conducteur ce matin s’est assis sur
le bord du trottoir de l’autre côté de la rue pour profiter du soleil et se
réchauffer, la température cette nuit a dû tomber à 21°.
Un homme chargé d’un seau et de
branchages sort d’une petite porte métallique marron sur laquelle il est marqué
Saint Joseph de Cluny. Il pose tout son chargement dans le caniveau et rentre.
Rue petit canal tout est calme un
homme dort sur le quai près d’un
rickshaw. Un autre homme dort aussi sur le trottoir juste avant la rue Sainte Thérèse,
sous la couverture je vois son bras remuer, il se gratte les fesses. Dans la
rue une femme balaie le trottoir avec un long fagot de tiges fines sans manche.
Une mendiante est devant le
portail de la cathédrale. Deux mendiants, un homme, une femme discutent sur les
marches de Focus. Deux corps sont allongés sur le palier de Church Gate.
La marchande de noix de cocos n’est
pas là.
Ashok Laundry n’est pas encore
ouvert les employés sont assis sur les
marches d’ING Todak.
Les marchands ambulants de
bananes quittent le Nilgiris.
Rue Ranga Pillai, le bus de Sri
Aurobindo Autocare Service se remplit.
La Lodgy blanche est toujours
stationné auprès du Sun Park.
Il n’y a qu’un couple qui prend
son petit dèj au Hot Breads.
Je prends mon pain aujourd’hui
j’ai choisi le bon 45 Rs ils me le
tranchent et je m’en vais.
Je remonte le quai.
La dormeuse de la station service
est assise et s’éveille.
Quelques personnes attendent à
l’arrêt de bus.
Les tempos s’arrêtent rue Saint
Ange.
C’est l’heure des bus ceux qui se
vident et ceux qui chargent notamment devant le pensionnat des élèves
infirmières.
Le maître des bassets balaie la
petite avancée sur la rue, ses bassets
sont couchés autour de lui. En fait il a
clôturé le trottoir.
Il y a de plus en plus de travaux
dans la partie de la rue Capitaine Marius Xavier que j’emprunte le matin, deux
constructions d’immeubles et maintenant une petite maison dont le propriétaire
va faire des améliorations ou un étage
supplémentaire.
On petit déjeune.
Véro essaie de joindre le gars de
l’INTACH car c’est cette semaine d’après ce qu’il nous a dit, que serait
ouverte pour une journée la maison de Ranga Pillai.
Véro se rend compte que son
téléphone ne fonctionne plus. J’essaye de l’appeler avec mon téléphone et elle
reçoit bien la communication, je l’entends bien mais elle n’entend plus rien.
Son téléphone est un vieil Iphone3 et on a déjà fait pas mal de choses,
la batterie, le haut parleur mais cette fois on laisse tomber on va voir ce qu’on trouve ici en
matière de téléphone.
C’est moi qui appelle l’INTACH.
Ils ne savent pas encore il faudra que je les rappelle mercredi.
Notre journée est entrain de
s’organiser. Acheter un téléphone, passer à l’agence pour comprendre combien on
peut avoir de poids pour nos bagages à main parce que ce n’est pas marqué sur
les billets d’avion, Véro a retrouvé le bar des amis qui a déménagé et qui
s’appellerait maintenant le restaurant créole, enfin il faut passer chez Félix pour lui payer la
location de la moto pour février.
Véro appelle Abel avec mon
téléphone, il lui dit qu’il y a un marchand de téléphone sur MG Road pas très
loin de chez nous. Il s’excuse de ne pas être à la galerie parce qu’il est en
train de peindre ce qu’il va exposer à Toulouse au mois de mars. Comme les
sélections se terminaient en septembre au vue d’oeuvres obligatoirement
présentées à un jury inconnu, ça fait drôle à Véro.
Les sélections ne se
feraient-elles pas en toute objectivité comme on nous l’assure ici et ailleurs
d’ailleurs.
On a des difficultés à retrouver
ce magasin de téléphone qui pourtant dit quelque chose à Véro. C’est en réalité,
une fois qu’on l’a réalisé que l’on s’aperçoit que le magasin qu’on cherchait a été remplacé par un magasin Puma
qui a gardé les mêmes couleurs mais qui ne vend plus de téléphones portables.
Heureusement il y un autre
magasin de l’autre coté de la rue qui vend des téléphones.
On entre et ils nous présentent
des téléphones fabriqués en Inde, ce sont comme des Samsung Galaxy disent-ils.
Véro en choisi un qui est un
smartphone avec la possiblité de mettre deux cartes SIM et ainsi d’avoir la
carte française et la carte indienne.
On va rue Labourdonnais et on
trouve sur le trajet notre mendiant contorsionniste qui nous fait du stop
charité. On s’arrête pour lui donner 10 Rs et des Tshirts et un pantalon
qu’on avait mis dans la sacoche pour lui
pour le cas où on le croiserait. Comme ça c’est fait.
Au restaurant créole le cuistot
n’est pas là et on ne comprend pas bien s’il fait toujours restau ou s’il loue
des chambres.
On décide d’aller déjeuner au
Salem, Véro a des photos à leur donner
et le biryani est bon.
C’est toujours la même ambiance
où le silence est plus important que dans une église. Pas de remerciement pour les photos mais
c’est ainsi chacun offre ce qu’il peut.
On est bien soigné. Véro prend
quelques photos avec son nouveau téléphone pour voir ce que ça va donner.
On repart en allant au croisement de la rue Barathi et de la rue
Ranga Pillai pour donner aussi une photo à la marchande de feuillages épices
qui se tient à l’angle avec sa charrette. Ce n’est pas elle qui est là c’est sa
fille. Elle est ravie et va lui donner.
On rentre à l’appart fatigués de cette
matinée qui s’annonçait calme.
Café et un peu de repos.
Puis Véro peint tandis que
j’anticipe sur des sites du Tamil Nadu des sorties possibles.
Vers 17h on part pour aller à
l’agence de voyages pour nos bagages à main. Il est trop tard pour la lumière
et Véro ne prend pas son appareil.
Bien que ce ne soit pas marqué sur
les billets ils nous confirment que
c’est 7Kg par bagage à main et 15Kg pour les bagages en soute.
On revient vers le centre en
suivant la rue Victor Simonel. On entre dans le parc Barathi, Véro veut prendre
la fontaine en photo avec son téléphone pour faire un fond d’écran.
On continue par la rue Manakkula
Vinayargar Koil autrement dit la rue du temple de Ganesh.
L’éléphante n’est toujours pas
là. En passant devant le temple qui a été tout refait lui aussi on se rend compte que l’intérieur est très
éclairé, ce qui fait une grosse différence avec l’obscurité qui régnait dans
ces lieux.
Il y a beaucoup de touristes à
l’intérieur, c’est dommage parce que ce temple ne représente rien par rapport à
celui de Vilianur. Il est très récent et
ne donne pas une idée de ce qu’est l’architecture d’un vrai temple.
Par contre les couleurs mises, et
les espèces de petits appartements colorés qui surplombent la rue lui donnent un air de fête et de
maison de conte de fées.
On va rue Canteen par la rue Ambalatadayer
Madam.
Chez Sirigam Véro achète du Gesso et les instruments qu’il faut.
On revient par MG road pour passer
chez le vendeur de téléphones parce que Véro n’arrive pas à changer son image
d’écran et ça l’énerve. Le vendeur n’y arrive pas mieux. On lui dit d’essayer de trouver la solution sur
un autre téléphone et on repassera
demain pour qu’il nous explique.
On va tout au bout de MG road
pour acheter des momos en face de la gare. Véro trouve que ce côté de MG road a
gardé son authenticité et on y reviendra pour prendre des photos. Le Sacré
Coeur de Jésus prend sa revanche sur le muezzin et les alleluia débordent dans
la rue jusqu’à la nausée.
Notre marchand de momos qui est sur le Boulevard Sud, prend notre
commande et peu de temps après nous remet notre paquet.
On rentre par la rue Ellalamman
Koil qui est directe pour aller rue Candappa. Après Bussy on demande au
couturier où il en est du haut de Véro,
demain soir.
Je rentre la moto.
On s’installe devant une bière,
on a bien marché.
Véro réchauffe les momos et quand
on veut les manger on se rend compte l’un et l’autre qu’ils ne sont pas bons. Il nous a refilé des momos pas frais du tout.
Tant pis ou tant mieux on se
rabat sur du fromage ce qui n’est pas une punition ici, du pain et des bananes.
160Rs de momos mis à la poubelle,
on ne peut même pas les donner.
Petite journée, le téléphone, les
momos, j’espère que ce n’est pas prémonitoire du mois de février.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...