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dimanche 7 février 2016

Le cover du ZENphone



Endormissement difficile parce que la voisine du dessous n’a pas éteint sa salle de bain qui donne dans le même puits de lumière que celui de notre chambre et du coup on y voit comme en plein jour dans la chambre.

8h, j'ouvre la porte du balcon, le temps est couvert.
Je prends de l’eau de cuisine en descendant, il y en a encore bien que l’heure soit passée.

Calme plat dans la rue Mission. A la même heure, ce n’est pas tous les jours pareil, mystère.
A l’angle de la rue Montorsier il y a une petite chapelle fermée par une grille, une femme se recueil devant.
C’est une Marie quelque chose mais c’est écrit en Tamoul et je ne peux pas lire.

Le marchand de lait est là. Le conducteur de l’auto-rickshaw est assis sur le trottoir et discute avec un homme il me sourit et en plus me fait un petit signe de la main.

Passage des deux roues klaxonnant.

Une bufflette est arrêtée sur le trottoir d’en face, son bébé derrière elle tête, elle attend sans impatience.

Rue Petit Canal un homme est assis sur le parapet qui borde la route.

Un mendiant un peu avant le portail de la cathédrale, la mendiante habituelle devant et une de ses collègues de l’autre côté qui me regarde passer en sortant d’un sac ce que je pense être des provisions. Je la vois tous les jours, c’est une vraie matronne, qui n’a pas peur de s’en prendre à ceux qui ne veulent pas donner mais depuis quelque temps elle aussi ne dit plus rien.

Un homme assis lit le journal sur les escaliers de Church Gate deux autres discutent sur les escalier de Mission Press Depot.

La marchande de noix de cocos n’est pas là.

Le portail de l’école Chidambaranar est cadenassé. Devant,  juste en face de Mamala Protein, des chiens attendent.

Ce matin le camion livreur de bananes s’intitule Farm Fresh Banana.

La femme aux joues rondes est assise en face sur le trottoir et il me semble bien qu’elle dit les mots des mendiants en tendant la main.

Rue Ranga Pillai, il n’y a pas les bus de Sri Aurobindo Autocare Service, le bureau est ouvert. Il y a  un de ces gros minibus blanc marqué sur le côté Travellers.

Comme d’habitude le quai est calme.

A l'intérieur du Hot Breads quatre jeunes hommes, de Bengalore vraisemblablement, se choisissent des viennoiseries pour leur petit déjeuner et s’installent à la table qui est juste devant la vitrine qui donne sur le quai.

Comme il n’y a que moi au comptoir, ça va vite.

Je rentre par le quai. Je croise les bus scolaires et de travailleurs. Deux élèves de Saint Louis de Gonzac versent le contenu d’une poubelle dans le bac prévu à cette effet de l’autre côté de la rue.

Assis sur un siège de l’arrêt de bus un homme prend des notes sur un carnet.

Une femme regarde la  rue  puis se met à discuter avec une autre qui arrive.

Un tempo  bleu s’est vidé, il ne reste plus que deux clientes à l’intérieur, il attend au croisement de la rue Saint Ange.

De loin je vois venir vers moi l’albinos, il marche les pieds écartés vers l’extérieur, les mains coincées sous ses aisselles. Je pense que je vais le croiser mais il tourne dans la rue du Vicomte de Souillac et lorsque  j’y arrive je ne le vois plus que de dos. Je ne le suis pas bien que le pourrais mais il va si lentement que je ne l’attendrais pas.

Un bus à l’arrêt devant le pensionnat des élèves infirmières klaxonne et ça fait venir tout une cohorte de jeunes femmes qui montent à l’intérieur.

Les bassets sont sur leur terrasse rez-de-chaussée, un seul aboie on ne sait pas pourquoi.

Rue Surcouf deux hommes assis sur le trottoir se taille une bavette derrière la Lodgy blanche.

Les travaux se poursuivent rue Capitaine Marius Xavier et aussi rue Candappa ou une petite maison tamoule qui était en vente l’an  dernier a été détruite et on la remplace par un immeuble de deux étages.

La voisine du dessous est sur son balcon.


On petit déjeune.

Puis grosse lessive avant de partir pour que tout soit propre.

La petite femme de ménage arrive et nous fait remarquer qu’il y des taches au sol. On ne comprend pas ce qu’elle nous dit mais c’est en relation avec le sol. C’est vrai hier quelques gouttes du sac poubelle qui nous ont échappées ont fait des taches sombre parce que c’était vraisemblablement des gouttes des fruits que nous avions préparés pour la salade. Ce matin on a bien vu les taches mais sachant qu’elle venait on ne s’en est pas préoccupé davantage.

Véro ne le prend pas très bien parce que la seule chose que fait la petite femme de ménage, c’est le sol, compte tenu de sa hauteur. Tout le reste c’est nous.

On descend et on sonne chez Antoine pour lui rappeler qu’on part demain et pour lui  demander si on peut lui régler les frais de janvier. Véro en profite pour lui parler de la réflexion de la petite femme de ménage.

Alors Antoine lui  raconte qu’hier c’était le jour du ménage chez la voisine du dessous et la petite femme de ménage à découvert plein de sang dans la salle de bain. Elle a tout de suite informé ses patrons parce qu’elle  ne savait pas quoi faire.
D’après ce qu’on comprend elle  a nettoyé et personne n’en n’a parlé à la voisine.
Tout à coup on est en plein polar.  Je pense compte tenu de la couleur de la chevelure de la voisine qu’il  s’agissait d’éclaboussures de colorant contre la faïence et sur le sol.
On comprend mieux l’affolement de la petite femme de ménage en voyant des taches sur le sol chez nous ce qui ne s’était jamais produit avant.

On va chez Félix pour lui porter la moto.

Là on rencontre un jeune couple qui fait le tour de l’Inde à moto. Ils ont acheté une Royal Enfield et ils se sont donné 6 mois pour faire le tour. Là ils montent sur Hampi on peut les rassurer sur le délai du trajet. On l’a fait en deux jours et ils se sont donnés trois jours.
Ils sont chez Félix parce qu’ils ont un problème avec leur roue arrière et Félix doit leur réparer ça.

On traverse Ana Salai  pour aller dans le quartier d’hier de l’autre côté, pour voir si on trouve le magasin qui vend des téléphones Zen dans cette partie de la ville.
Evidemment on découvre un quartier complètement différent, avec des forgerons.
On trouve l’échoppe qu’on cherche mais ce n’est qu’un  réparateur et il ne vend pas d’étui pour téléphone. Ici les choses sont encore beaucoup séparées et chacun ne fait qu’une seule chose dans sa vie professionnelle.

On reviens chez Félix, il  a voulu changer le carburateur mais ça ne fonctionnait pas quand même. Il est parti et il revient.

On va au magasin Vijay Ganapathi pour acheter des brosses à ongles.

Lorsqu’on revient Félix est à nouveau parti et il va revenir, mais la moto est prête. On dit au revoir aux jeunes motards et on leur souhaite bonne route.

On va à la poste pour poster des cartes postales. Surprise à l’entrée assis sur les escaliers de la poste, l’albinos. Véro le reconnaît et me confirme que c’est bien  quelqu’un qui est albinos.
La demoiselle des postes n’est pas à son bureau et comme elle est la seule à pouvoir vendre des timbres on attend. Peut-être que c’est une pause pipi, mais tout est rangé et sous clé. Enfin elle revient et on peut acheter nos timbres.
On sort, pas de boîte de colle dans la cour. On revient à l’intérieur, aujourd’hui la boîte de colle est en face du  bureau de la préposée à la vente des timbres ce qui est logique. Mais pas de petites branches pour prendre la colle, Véro se débrouille avec un morceau de papier. Ainsi elle ne s’en met pas trop sur les doigts.

Lorsqu’on  sort l’albinos et sa douleur sont toujours là.

On remonte la rue Ranga Pillai  parce que Véro veut aller cher Aroule pour trouver un haut à mettre avec un pantalon rose saumon.

Chez Aroule c’est  toujours le défilé des touristes qui ne font que passer à Pondy. Dès qu’ils arrivent les vendeuses abandonnent les clients en cours et les ramènent vers la boutique. Une femme cherche un châle, immédiatement 50  châles lui sont présentés. On comprend que ce sont les meilleurs client, ceux qui ne vont pas chercher à comprendre le prix, ceux qui résonnent encore en euro  dans leur tête. Tout leur paraît bon marché.

Véro trouve ce qu’elle cherche.
Comme la moto est garé rue Ranga Pillai on décide d’aller déjeuner à l’Aristo qui est le restau le plus proche.
En face Véro trouve dans le grand magasin de vêtements un châle assorti à sa nouvelle tenue.

On est les seuls à l’Arsito et on prend du poulet à la moutarde, quelque chose d’un peu occidental parce qu’on se dit qu’à Varanassi on  n’est peut-être pas prêt d’en manger. Comme il y a des musulmans pour tisser la soie on trouvera sûrement du poulet mais en byriani.

On revient en passant par l'ancien bus stand mais on ne trouve pas le magasin d’accessoires de téléphone qu’on nous a indiqué.
On passe à la pharmacie où le pharmacien parle français pour lui prendre de l’ibuprofène 400.
Le bilan c’est que la moto fonctionne bien mais le problème du ralenti ne semble pas beaucoup  avoir  évolué.

L’appart, café, repos

Véro ne digère pas très bien le repas de midi et elle a même des maux d’estomac. Ici c’est toujours difficile de trouver un restaurant fiable tous les jours.
Elle prend du maalox et du spasfon.

On va voir sur Ana Salai d’autres magasins d’accessoires de téléphone pour essayer de trouver un étui.

On en fait trois sur Ana Salai et ensuite toutes les boutiques qui  vont de la rue Laporte à la rue de Bussy et qui se partagent entre téléphone mobiles et CD.

C’est de l’autre côté rue Sinna Suppraya Pillai qu’un commerçant comprend qu’il  pourrait adapter un étui d’une autre marque. Il trouve quelque chose qui peut faire l’affaire, seul l’ouverture pour l’optique de l’appareil photo ne correspond pas tout à fait. Il dit à Véro que si elle le prend il  va lui agrandir l’ouverture et ça ne posera pas de problème. C’est ce qu’il fait et Véro a ainsi un vrai étui indien.

On revient juste pour 18h. En entrant on s’aperçoit que la petite femme de ménage qui est dans le hall nous fait la gueule, elle a dû se faire faire une remarque.
La masseuse arrive dans la foulée.

Je mets la télé parce que je veux voir  le match France Italie à 19h45, ce soir évidemment la télé ne fonctionne pas très bien, le son est très difficilement audible mais pour l’image  ça peut aller.
La télé ici c’est toujours comme ça dès l’instant où quelque chose peut nous intéresser il n’est pas évident que la réception soit bonne. Il faut s’y faire. Peut-être que pour le direct ce sera meilleur.

En raccompagnant la masseuse je croise dans l’escalier une toute jeune femme inconnue qui monte sur la terrasse étendre du linge. Voilà peut-être une des explications du sang, parce que selon la petite femme de ménage c’était du sang des règles et Antoine et Sylvie lui ont expliqué qu’à 70 ans ce n’était plus possible, mais comme elle prend des colloc elle a peut-être trouvé cette jeune femme. Ce qui expliquerait aussi la lumière cette nuit dans la salle de bain.
On peut dire que depuis hier il se passe des choses étranges dans l’appartement du dessous, dommage qu’on parte demain on ne pourra pas délirer sur le mystère du premier étage.

Putain le match … et dire qu'ils sont payés  pour ça !

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