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vendredi 26 février 2016

Il fait super chaud ...




Il est 18h.
On vient de rentrer et la  masseuse est déjà là.
Heureusement une nouvelle colloc de la voisine du dessous est descende pour ouvrir à Lakshmi. C’est exceptionnel, mais cette nouvelle colloc semble normale, elle nous a parlé et elle nous a dit qu’elle était la  nouvelle colloc et qu’on serait amené à se revoir.

Pas de perte de temps Véro file au massage et moi j’attaque le blog.

Lever 8h comme d’habitude. Ce matin on va mieux tout les deux. Le traitement de Véro semble efficace et moi à part les oreilles qui sont toujours un peu plombées ça s’améliore chaque  jour.

Je vais au pain, la rue Candappa est vide de tout véhicule.
La petite boutique de pharmacie mitoyenne du cabinet médical et le pharmacien est assis derrière son comptoir à roulettes qu’il roule chaque matin pour matérialiser l’espace client à ne pas dépasser.

Le marchand de lait est là.

Il est un peu plus tard que d’habitude et la circulation est plus dense, motos, auto-rickshaw, bus.

L’auto-rickshaw de la rue Laporte est en place et son conducteur est allongé sur le siège arrière.

Ce matin il y a de nombreux mendiants hommes et  femmes sur les marches devant le portail de la cathédrale. Ils discutent les uns avec les autres indifférents aux gens qui passent. Comme c’est l’heure des écoles et que la circulation est consacrée à ça, il est sûr que les donateurs  sont en train de conduire les enfants à l’école.
Ici ce n’est pas l’heure des mamans, ce serait plutôt l’heure des papas et des auto-rickshaws.

Le petit cordonnier ouvre sa boutique. La marchande de noix de cocos est assise à sa place et coiffée.
A Ashok Laundry tout le monde est au boulot.
En face le gardien de la feet reflexologie n’est plus là.

Quelques charrettes de bananes passent. Le camion world banana est encore là, il doit récupérer toutes les cagettes en plastique dans lesquelles étaient les bananes.

Rue Ranga Pillai le soleil inonde la rue, et sur le sol les bouses sont revenues en quantité, ça faisait longtemps.

Les bus de Sri Aurobindo Autocare Service sont partis.

Au Hot Breads il n’y a que des serveurs lorsque  j’arrive et au moment de prendre mon pain la caissière antipathique arrive.

Je sors et reviens par le quai.

Le mendiant près du  Cottage Industrie est là et fume une bedee.
La dormeuse de la station service dort.

Les petites filles de Saint Louis de Gonzague jouent dans la cour.

Je ne vois pas l’albinos.

Un des bassets est sur le quai et semble affolé tandis que les autres le regardent de derrière la grille.

Rue Capitaine Marius Xavier, j’aperçois une femme derrière  le portail de la belle maison. Je pense que ce doit être quelqu’un du service parce qu’elle est  noire.

Un ouvrier passe du sable à travers une grille. Avec ses mains il remplit une cuvette métallique et il jette le sable contre la grille.
Je pense à tous les chiens que j’ai vu le matin dormir et pisser sur ce tas de sable.

A l’angle de la rue Candappa d’autres ouvriers déchargent une remorque sur laquelle  sont empilées des briques. Dans la remorque une femme  lance par deux les briques, à un homme qui les empile sur le trottoir.

Le chauffeur de l’Innova anthracite doit avoir terminé son nettoyage matinal il est assis dans la voiture à sa place.


On petit déjeune.

Puis on va chez Airtel pour régler la facture du mois.
On revient et on passe à la galerie voir Abel. Il  n’est pas là. Il n’y a que Rajkumar qui nous dit qu’Abel n’est pas venu depuis longtemps, il accompagne des groupes. Ce sont sans doute des groupes que le Belge fait venir pour faire le voyage en Inde avec guide (Abel-Ejoumale) et aquarelle (Abel-Ejoumale).

On va voir le petit bijoutier de la  rue Barathi. Les boucles de Véro seront prêtes demain. On pose la moto dans  l’ancienne prison qui sert de parking, et on va au marché Goubert prendre du café et du thé.

Puis on récupère la moto et on va chez Pothys acheter du beurre et des cocas light très mauvais pour la santé mais on ne veut pas mourir en bonne santé, sinon pourquoi avoir donné une fortune à la sécurité sociale.

La surprise chez Pothys c’est de voir tous les employés collés à des postes de télévision disséminés un peu partout à chaque  étage du magasin.
Véro demande ce qui se passe.
Une équipe de cricket sponsorisé par Pothys va débuter un match. Un match de cricket en Inde et le monde peut s’arrêter de tourner. Peut-être que les associations d’aide pourraient en fait sponsoriser des équipes de cricket, et tout irait mieux.
Si la France est championne d’Europe de foot cette année, Hollande est sûr d’être réélu, peu importe le taux ce chômage.
En fait toujours le même programme du pain et des jeux.

Je trouve un employé qui veut  bien me vendre des T-shirts mais il faut faire vite le match vient de commencer.

Au quatrième étage peu de caisses  sont ouvertes c’est vraiment que pour les chieurs comme nous. Je voulais voir s’ils avaient mis une télé dans l’ascenseur mais on n’a pas pu  le prendre.

On revient poser le tout à l’appart.

Puis on va déjeuner à Farm Fresh qui est le restau le plus près. Il doit bien faire les 33 degrés annoncés si ce n’est plus. C’est assez éprouvant.

A farm fresh on rencontre l’amie  qui  vient de déménager dans notre quartier et on discute  de la vie de Pondy. On a un point de vue assez similaire sur l’Inde bien qu’elle s’occupe beaucoup d’assos. On a aussi un point de vue semblable sur les gens faux culs  qu’on connaît ensemble.

On revient à l’appart pour le café et pour nous reposer dans la chambre avec la clim parce que c’est devenu nécessaire, il fait plus chaud dans l’appart parce qu’il n’y a pas d’air.

Puis Véro peint, pendant que je regarde comment vont s’organiser nos déplacements et nos séjours dans les différentes expo déjà planifiées.

Vers 17h on part au Nord de Pondy pour  aller au-delà du village de pêcheurs  là où il y a un cimetière et d’où on peut longer la côte.
Véro prend des photos de pêcheurs de retour  ou sur le départ.

On va jusqu’à un petit village  au delà d’un monument pour le tsunami de 2004. Ce  sont beaucoup de huttes et quelques maisons en dur. Entre les maison on aperçoit l’océan qui est là. Le village est protégé des vagues par un enrochement d’énormes pierres noires. Rien du tout en fait.
Les gens vivent là, modestes pour ne pas dire pauvres, mais au bout d’une rue un temple est en construction. Comme pour toutes églises et chapelles, le système religieux possède toujours assez d’argent pour construire mais pas assez pour aider les gens à mieux vivre. Parce que les gens lorsqu’ils vivent mieux , ils  n’y croient plus à leur connerie.

On revient, tout le monde nous salue.

On est là à 18h50 pour 18h, et Lakshmi est déjà là.

Potage de vermicelle ou soupe chinoise, fromage, pain, bananes.



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