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dimanche 28 février 2016

Journée sous la clim


Dimanche 28 février 2016

Lever 7h30

Le temps est orageux.
En marchant je ressens un peu de fraîcheur dû à l’air de l’océan qui se faufile entre les rues.

Le marchand de lait et un copain assis sur le trottoir.

Après la rue Laporte je me mets du côté droit de la rue, côté ombre. Ça ne fait pas une grosse différence mais les rayons du soleil ne m’atteignent pas.

Une femme lave au jet la rue devant la maison  Lafontaine.

Sur le parapet du pont de Petit Canal une femme assise avec un enfant. Derrière près du canal  la vieille femme pouilleuse et crasseuse qui  fouille dans un tas de chiffons sales.

Deux mendiants près du portail de la cathédrale, la mendiante au milieu  et deux autres mendiantes de l’autre côté. Pour un dimanche  je trouve qu’il  n’y a pas grand monde dans les environs de la cathédrale.
Les cagettes de sachets de lait sont sur les marches et la petite marchande de lait est à côté. Je crois que c’est elle, ça fait longtemps que je ne l’ai plus vue et elle a  les cheveux dénoués ce qui rajoutent à mon doute mais pour le reste je pense que c’est elle.

La  boutique  du cordonnier est ouverte mais il n’est pas là.
La marchande de noix de cocos est absente et les noix sont recouvertes d’une  bâche bleue.

Un camion qui vient de livrer des bananes tourne dans la rue Natarajapayar, une branche d’arbres accrochent une caisse en plastique qui  tombe juste devant moi.
Cette façon qu’on les camions de frôler les arbres et de casser leurs branches est la seule méthode que je connaisse ici pour tailler les arbres. Ça leur donne une forme  arrondie qui recouvre la rue comme un tunnel.

Il y a des personnes autour d’Ashok Laundry ce qui me fait penser  qu’ils vont ouvrir mais comme on est dimanche et que le Sunday marcket a tendance à s’agrandir sur ce trottoir j’hésite.

Les ambulants en bananes  sont en train de charger leur plateau à roues  de paquets de bananes qu’un homme coupe des régimes entreposés sur le trottoir.
Les plus avancés ont déjà recouvert leur chargement  d’une bâche qu’ils attachent avec de la ficelles en formant un entrecroisement serré de mailles comme pour empêcher la lumière ou l’air de pénétrer dessous.

Rue Ranga Pillai, un nuage voile le soleil et c’est plus agréable d’y marcher.
Le bus de Sri Aurobindo Autocare Service n’est pas encore arrivé, mais il y a déjà la queue devant  le bureau qui vend les places.
Une voiture à plaque OR est garé devant l’hôtel Kaarthik je pense qu’elle vient de l’Orissa. Une autre est garée devant le Sun Park elle a une plaque du Karnataka  et c’est une Renault Scala. C’est fou cette quantité de Renaults que l’on ne connaît pas, fabriquées pour les pays en développement.

Beaucoup de monde ce matin au petit dèj du Hot Breads et beaucoup de monde aussi à la caisse. Ils ne sont que deux l’un qui encaisse et l’autre qui prépare les pains et les met dans des sachets plastiques.
Ça va assez vite quand même et je m’aperçois lorsque je prends mon pain tranché que je suis le dernier.
A la télé bien sûr un match de cricket.

Je reviens par le quai.
Il  y a des occidentaux au Cool Cat, c’est sûrement  moins cher qu’au Hot Breads.

La dormeuse de la station service n’est pas seule  ce matin. Il y a une jeune femme près d’elle qui boit du thé assise sur le trottoir.
La dormeuse elle, est à sa toilette, elle verse de l’eau d’une bouteille dans sa main et se passe l’eau sur le visage. Elle répète plusieurs fois l’opération.
Je me dis que c’est certainement la manière la plus courante au monde de se réveiller le matin, un peu d’eau dans un récipient qu’on se passe sur le visage.

Deux petites fille de la crèche de Saint Louis de Gonzague viennent de vider leur poubelle dans le container elles traversent la rue devant moi. Je remarque qu’elles ne sont pas en costume mais en robe de petite fille.

Il n’y a pas grand monde sur le quai. La marchande ambulante de la rue Saint Ange est là à côté du petit débit de thé.

Sous la halle sur le canal tout est calme une femme est assise adossée à un pilier.
En face rue Vicomte de Souillac le débit de thé café est fermé comme presque tous les matins en fait je me demande quand est-ce qu’il ouvre.

Je ne vois pas l’albinos ni sur le parking des ambulances ni sur  la rue devant le Recharging Battery juste avant la sortie du petit canal qui pue comme tous les matins.

Le scoot est rangé à la place des bassets qui se sont réfugiés à l’autre bout du trottoir terrasse.

La Renault Lodgy est toujours stationnée rue Surcouf.
Les ouvriers des chantiers de la rue Capitaine Marius Xavier sont assis sur le trottoir, comme s’ils attendaient l’heure  pour se mettre en route.

Rue Candappa l’Innova anthracite est stationnée sans son  conducteur.


On petit déjeune.

Je balaie les chaînes de la télé car TV5 Monde a encore disparu. Je retrouve la chaine au canal  137, c’est un match de foot, on coupe.

Véro prépare ses photos pour son prochain livre, puis on part pour aller déjeuner. Comme il fait très chaud on décide d’aller manger à Auroville chez Tanto, bien que ce soit dimanche et qu’il y a beaucoup de monde. Des touristes indiens mais aussi des gens de Pondichery qui viennent ici pour chercher un peu de fraîcheur.

On mange des pizzas parce qu’ici  elle sont vraiment bonnes et on prend aussi des sorbets notamment un sorbet à la fraise qui est excellent.

On revient à l’appart pour le café et pour se reposer.

On met la clim dans la chambre pas tellement parce qu’on est fatigué mais pour essayer de se rafraîchir, car il fait vraiment très chaud de l’avis de tout le monde.
On est constamment dans une moiteur et nos vêtements sont humides même si on ne s’agite pas.

On met en route la clim dans le séjour. Depuis 5 ans qu’on vient ce n’est que la deuxième fois qu’on met la clim dans le séjour, mais là c’est impossible d’y rester sans clim.

Véro peut ainsi dessiner et peindre.

Puis on va faire un tour au Sunday Market. Dehors il fait chaud, mais il y a de l’air et on a l’impression qu’il fait meilleur.
Véro achète une grande grande chemise blanche en coton, pour lui servir de blouse lorsqu’elle peint à l’acrylique.

On revient parce la masseuse doit arriver à 18h.

Lorsqu’on rentre comme on a laissé la clim fonctionner, il fait bon dans l’appartement.

La masseuse arrive, elle aussi  se plaint de la chaleur.

On dîne d’une salade de tomates, avocats, fromage et pain et de bananes.



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