Les photos sont ici
Dernier jour, dernier petit dèj « same,
same », avec L&W. Après leur avoir dit au revoir parce qu’ils prennent
leur avion à midi, on boucle les valises et on descend sur les ghâts pour
reprendre l’idée qu’on n’a pas pu mettre à exécution hier c’est dire faire des
photos des laveurs de linge et des étendages qui envahissent les escaliers et
aller manger des lasagnes.
On marche doucement révisant en
quelque sorte tout ce qu’on a vu pendant ces dix jours. Chaque jour les mêmes scènes, les mêmes Sadhus qui nous
saluent, les mêmes loueurs de bateau, les mêmes barbiers, les mêmes boutiquiers
qui veulent nous emmener dans leur boutique.
Aujourd’hui les arguments on évolué, depuis le temps qu’on se voit on
est devenu des amis et l’on peut bien venir faire un tour chez eux.
On descend marcher tout au bord
du Gange, dans la terre de la berge, là où il n’y a pas d’escalier ce qui
permet aux laveurs de s’installer à même le Gange.
Ils frappent le linge sur des
pierres de granit plates et
rectangulaires. Ils le trempent dans l’eau et le frappent à nouveau.
Puis après avoir répété plusieurs fois l’opération, ils le roulent pour
l’essorer et le jette sur la berge près d’une femme qui récupère pour finir le
lavage dans des bassines en plastiques.
Ensuite ils étalent le linge sur
les marches de granit ou sur les barrières qui à certains endroits bordent les
ghâts.
Comme l'heure s'avance il est
environ 11h, certains commencent déjà à ramasser le linge étendu sur le sol.
Véro n’est pas très satisfaite cette population de
laveur de linge, en principe des intouchables, ils ne font que lui réclamer de
l’argent.
Une musique de tambourin attire notre attention
lorsque nous arrivons à Assi Ghât.
Ça se passe au bord du Gange.
Tout une famille avec plus de femmes que d’hommes. C’est la cérémonie pour un enfant
de trois ans un garçon, la tonte de ses cheveux qui n’ont jamais été coupés depuis
qu’il est né.
Des femmes dansent au son des
tambourins. Elles sont toutes vêtues d’habits magnifiques pour l’occasion.
Puis tout se concentre sur
l’enfant, un homme a mis une lame dans son coupe chou.
L’enfant est dans les bras de sa
mère assise sur le sol. Il pleure toute les larmes de son corps et hurle à
l’approche du rasoir.
L’homme commence par un côté du
crâne avec beaucoup de précautions pour ne pas blesser l’enfant.
On assiste à toute l’opération, ça ne pose aucun problème.
Sur les ghâts il y a toujours
quelque chose qui se passe, il suffit d’y être et d’attendre l’évènement.
On va déjeuner à un restau
recommandé par deux amis le Vaatika à
Assi Ghât.
Le restau n’est pas très bien
signalé mais ça n’a pour lui aucune importance parce qu’apparemment d’après ce
qu’on en voit c’est toujours plein.
On prend donc les fameuses
lasagnes aubergine et une tarte aux pommes style Tatin avec une boule de glace
vanille.
Extraordinaire, beaucoup de restau français pourraient s’en inspirer. Et au niveau des prix les
restau de Pondy pourraient s’en inspirer aussi, je pense qu’on a payé la moitié
du prix de ce qu’on aurait payé à Pondy alors qu’on n’a jamais trouvé un restau
à ce niveau de qualité, tant au service, qu’en préparation.
A peine installés au restau
d’autres tambourins arrivent qui
précèdent un couple de mariés pour une cérémonie au bord du Gange. La
mariée suit le marié en tenant une sorte de châle blanc qui les relie. Véro part en courant pour
prendre quelques images.
Après ce bon repas on revient en
rickshaw à Godowlia Crossing.
On fait le chemin inverse du jour
où on a suivi le mariage c’est à dire
par la rue Madanpura.
A 100m du crossing tout est
bloqué. On n’avance plus. On descend du rickshaw et on essaye d’avancer car
même à pieds c’est très difficile de faufiler entre les véhicules.
Crossing Godowlia même à pieds il
est impossible d’avancer tellement tous les véhicules s’enchevêtrent les uns
dans les autres. Tout est bloqué. Pour nous piétons au milieu de cette
confusion on ne sait plus très bien quoi faire. On arrive à se faufiler en
montant sur la base d’un pylône au
milieu du carrefour et descendre de l’autre côté entre les véhicules.
On arrive au bord de la rue qui
va nous permettre d’aller à une pharmacie où Véro veut acheter d’autres savons
comme celui qu’elle avait pris la semaine dernière.
On demande au pharmacien quelque
chose pour ma gorge. Il nous propose des petits comprimés noirs et ronds comme
des médicaments homéopathiques. Il ouvre la boîte pour nous faire goûter. On
lui dit qu’on les prend alors il dit « « j’en prends un pour moi »
et ils se prend une petite boule noire
sur notre boîte.
Pourquoi pas au fond, on sait au
moins que ça n’est pas un poison.
On rentre à l’hôtel par les
ruelles du Chowk qu’on commence à connaître comme si on y avait toujours vécu.
Il est 15h. On reprend l’ordi et
la tablette pour consulter les dernières nouvelles et laisser un dernier message.
Au moment de partir l’hôtelier
nous dit que sur la facture il a oublié de compter une nuit. On reprend la
facture et effectivement il n’a pas compté la nuit du 16 au 17. Pourtant ils on
fait la facture ce matin parce que lorsque
je suis allé voir au petit déjeuner et elle n’était pas encore faite.
Je règle la nuit qui manque.
Deux hommes se chargent des
valises parce qu’il est impossible pour le taxi de venir près de l’hôtel et
qu’il est impossible de faire rouler les valises à causes des bouses et autres
détritus. Ainsi tout le monde sait qu’on
part et les commerçants et les militaires nous disent au-revoir.
Le taxi nous attend sur une rue
où les voitures peuvent rouler et nous partons. Godowlia Crossing est dégagé ce
qui est un soulagement. Nous en rencontrerons bien d’autres. Le chauffeur joue
les taxis français, il engueule tout le
monde et ne conduit que pour lui. Il porte sur sa tête sa connerie.
Je décide de ne lui donner que 50
Rs de pourboire. Je sais déjà qu’il va râler ce qui ne manque pas. Alors je
veux reprendre le billet puisque ce n’est pas assez mais il le garde. Trop
heureux, maintenant il sait que ce genre d’intimidation ne fonctionne pas avec
tout le monde. Sous prétexte qu’on part chacun essaye de nous soutirer au
maximum les derniers sous.
Nous apprenons que l’avion à une
heure de retard. Il faut patienter. Véro achète des unités Internet 150 Rs les
quinze minutes ou 200Rs les deux heures, devinez ce que les gens achètent.
Comme la connexion ne
fonctionnait pas bien à l’hôtel on n’a pas pu choisir notre siège et on est
tout au fond. Heureusement on peut
monter par une porte arrière parce qu’on est toujours comme pour notre arrivée, à pied sur le tarmac, ça
fait très rétro de prendre l’avion ici.
On mange une sorte de sandwich
chaud toujours aussi mauvais. Il y a vege et non vege. Mais si l’on demande non
vege l’hôtesse nous redemande ce qu’on veut, comme s’il ne fallait pas prendre
non vege. A l’aller je me suis fait avoir et alors là c’était vraiment horrible.
On arrive à 21h à Delhi, heure de
départ de la correspondance pour Chennai. On nous fait sortir par une petite
échelle dès qu’on a franchi la porte de l’avion. On nous met dans un car pour
nous compter, on est 4 ou 5 on comprend mieux pourquoi il n’y a pas de vol
direct Chennai Varanasi.
Un bout de route en car de
presque rien et on escalade à nouveau une petite échelle pour gagner le tunnel
d’accès à l’avion.
L’avion est plein, tout le monde
est installé et nous regarde comme si c’était nous qui étions à l ‘origine du
retard et non la compagnie Jet Airways.
On met les bagages de cabine où
l’on peut et l’on va s’installer.
L’avion décolle avec une
demi-heure de retard.
Dès que les toilettes se mettent
au vert nous voulons y aller mais non c’est impossible parce qu’il y a encore
en rouge l’indicateur du port de la
ceinture obligatoire.
Le personnel de bord n’est pas
sympa du tout. Il n’y a que des filles et on a l’impression qu’elles sont dans
un pensionnat entre copines. Les passagers sont des emmerdeurs.
Je trouve le vol terriblement
long car depuis l’atterrissage du précédent j’ai les oreilles douloureuses à cause de ce rhume
que je traîne. L’atterrissage suivant c’est pire, un quart d’heure de
souffrance.
Je me bouche les oreilles, je
tiens ma tête contre le dossier du siège avant et je respire pour ne pas penser
à la douleur.
Au sol ça va mieux mais je n’entends plus rien.
Récupération des bagages et ce
cher Gopi est là il n’y a plus qu’à s’en remettre à lui qui fera tout pour que tout se passe bien. Il
s’occupe du charriot, il s’occupe des bagages dans le coffre. Il ouvre la
portière à Véro, ce qu’elle adore, et on
part.
La chaleur est au rendez vous et
ça nous change terriblement de la température douce de Varanasi.
Des accidents, des
embouteillages, on met 2h30 pour arriver à Pondy.
Varanassi-Delhi 1h20
Delhi-Chennei 2h30
Chennai-Pondy 2h30
Vers 3h30 extinction des feux.
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