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jeudi 18 février 2016

Le dernier jour à Varanasi.


Les photos sont ici

Dernier jour, dernier petit dèj « same, same », avec L&W. Après leur avoir dit au revoir parce qu’ils prennent leur avion à midi, on boucle les valises et on descend sur les ghâts pour reprendre l’idée qu’on n’a pas pu mettre à exécution hier c’est dire faire des photos des laveurs de linge et des étendages qui envahissent les escaliers et aller manger des lasagnes.

On marche doucement révisant en quelque sorte tout ce qu’on a vu pendant ces dix jours. Chaque jour les  mêmes scènes, les mêmes Sadhus qui nous saluent, les mêmes loueurs de bateau, les mêmes barbiers, les mêmes boutiquiers qui veulent nous emmener dans leur boutique.
Aujourd’hui les arguments  on évolué, depuis le temps qu’on se voit on est devenu des amis et l’on peut bien venir faire un tour chez eux.

On descend marcher tout au bord du Gange, dans la terre de la berge, là où il n’y a pas d’escalier ce qui permet aux laveurs de s’installer à même le Gange.
Ils frappent le linge sur des pierres de granit plates et  rectangulaires.  Ils le  trempent dans l’eau et le frappent à nouveau. Puis après avoir répété plusieurs fois l’opération, ils le roulent pour l’essorer et le jette sur la berge près d’une femme qui récupère pour finir le lavage dans des bassines en plastiques.

Ensuite ils étalent le linge sur les marches de granit ou sur les barrières qui à certains endroits bordent les ghâts.

Comme l'heure s'avance il est environ 11h, certains commencent déjà à ramasser le linge étendu sur le sol.
Véro  n’est pas très satisfaite cette population de laveur de linge, en principe des intouchables, ils ne font que lui réclamer de l’argent.

Une  musique de tambourin attire notre attention lorsque nous arrivons à Assi Ghât.

Ça se passe au bord du Gange. Tout une famille avec plus de femmes que d’hommes. C’est la cérémonie pour un enfant de trois ans un garçon, la tonte de ses cheveux qui n’ont jamais été coupés depuis qu’il est né.
Des femmes dansent au son des tambourins. Elles sont toutes vêtues d’habits magnifiques pour l’occasion.
Puis tout se concentre sur l’enfant, un homme a mis une lame dans son coupe chou.
L’enfant est dans les bras de sa mère assise sur le sol. Il pleure toute les larmes de son corps et hurle à l’approche du rasoir.
L’homme commence par un côté du crâne avec beaucoup de précautions pour ne pas blesser l’enfant.
On assiste à toute  l’opération, ça ne pose aucun problème.

Sur les ghâts il y a toujours quelque chose qui se passe, il suffit d’y être et d’attendre l’évènement.

On va déjeuner à un restau recommandé par deux  amis le Vaatika à Assi Ghât.
Le restau n’est pas très bien signalé mais ça n’a pour lui aucune importance parce qu’apparemment d’après ce qu’on en voit c’est toujours plein.

On prend donc les fameuses lasagnes aubergine et une tarte aux pommes style Tatin avec une boule de glace vanille.
Extraordinaire,  beaucoup de restau français pourraient  s’en inspirer. Et au niveau des prix les restau de Pondy pourraient s’en inspirer aussi, je pense qu’on a payé la moitié du prix de ce qu’on aurait payé à Pondy alors qu’on n’a jamais trouvé un restau à ce niveau de qualité, tant au service, qu’en préparation.

A peine installés au restau d’autres tambourins arrivent qui  précèdent un couple de mariés pour une cérémonie au bord du Gange. La mariée suit le marié en tenant une sorte de châle  blanc qui les relie. Véro part en courant pour prendre quelques images.

Après ce bon repas on revient en rickshaw à Godowlia Crossing.
On fait le chemin inverse du jour où on  a suivi le mariage c’est à dire par la rue Madanpura.
A 100m du crossing tout est bloqué. On n’avance plus. On descend du rickshaw et on essaye d’avancer car même à pieds c’est très difficile de faufiler entre les véhicules.
Crossing Godowlia même à pieds il est impossible d’avancer tellement tous les véhicules s’enchevêtrent les uns dans les autres. Tout est bloqué. Pour nous piétons au milieu de cette confusion on ne sait plus très bien quoi faire. On arrive à se faufiler en montant sur la base d’un  pylône au milieu du carrefour et descendre de l’autre côté entre les véhicules.
On arrive au bord de la rue qui va nous permettre d’aller à une pharmacie où Véro veut acheter d’autres savons comme celui qu’elle avait pris la semaine dernière.
On demande au pharmacien quelque chose pour ma gorge. Il nous propose des petits comprimés noirs et ronds comme des médicaments homéopathiques. Il ouvre la boîte pour nous faire goûter. On lui dit qu’on les prend alors il dit « « j’en prends un pour moi » et ils se prend une petite  boule noire sur notre boîte.
Pourquoi pas au fond, on sait au moins que ça n’est pas un poison.

On rentre à l’hôtel par les ruelles du Chowk qu’on commence à connaître comme si on y avait toujours vécu.

Il est 15h. On reprend l’ordi et la tablette pour consulter les dernières nouvelles et laisser un dernier message.

Au moment de partir l’hôtelier nous dit que sur la facture il a oublié de compter une nuit. On reprend la facture et effectivement il n’a pas compté la nuit du 16 au 17. Pourtant ils on fait la facture ce matin parce que lorsque  je suis allé voir au petit déjeuner et elle n’était pas encore faite.
Je règle la nuit qui manque.

Deux hommes se chargent des valises parce qu’il est impossible pour le taxi de venir près de l’hôtel et qu’il est impossible de faire rouler les valises à causes des bouses et autres détritus. Ainsi tout  le monde sait qu’on part et les commerçants et les militaires nous disent au-revoir.

Le taxi nous attend sur une rue où les voitures peuvent rouler et nous partons. Godowlia Crossing est dégagé ce qui est un soulagement. Nous en rencontrerons bien d’autres. Le chauffeur joue les taxis français, il engueule  tout le monde et ne conduit que pour lui. Il porte sur sa tête sa connerie.
Je décide de ne lui donner que 50 Rs de pourboire. Je sais déjà qu’il va râler ce qui ne manque pas. Alors je veux reprendre le billet puisque ce n’est pas assez mais il le garde. Trop heureux, maintenant il sait que ce genre d’intimidation ne fonctionne pas avec tout le monde. Sous prétexte qu’on part chacun essaye de nous soutirer au maximum les derniers sous.

Nous apprenons que l’avion à une heure de retard. Il faut patienter. Véro achète des unités Internet 150 Rs les quinze minutes ou 200Rs les deux heures, devinez ce que les gens achètent.

Comme la connexion ne fonctionnait pas bien à l’hôtel on n’a pas pu choisir notre siège et on est tout au fond. Heureusement on peut  monter par une porte arrière parce qu’on est toujours comme  pour notre arrivée, à pied sur le tarmac, ça fait très rétro  de prendre l’avion ici.

On mange une sorte de sandwich chaud toujours aussi mauvais. Il y a vege et non vege. Mais si l’on demande non vege l’hôtesse nous redemande ce qu’on veut, comme s’il ne fallait pas prendre non vege. A l’aller je me suis fait avoir et  alors là c’était vraiment horrible.

On arrive à 21h à Delhi, heure de départ de la correspondance pour Chennai. On nous fait sortir par une petite échelle dès qu’on a franchi la porte de l’avion. On nous met dans un car pour nous compter, on est 4 ou 5 on comprend mieux pourquoi il n’y a pas de vol direct Chennai Varanasi.
Un bout de route en car de presque rien et on escalade à nouveau une petite échelle pour gagner le tunnel d’accès à l’avion.
L’avion est plein, tout le monde est installé et nous regarde comme si c’était nous qui étions à l ‘origine du retard et non la compagnie Jet Airways.
On met les bagages de cabine où l’on peut et l’on va s’installer.

L’avion décolle avec une demi-heure de retard.

Dès que les toilettes se mettent au vert nous voulons y aller mais non c’est impossible parce qu’il y a encore en rouge l’indicateur  du port de la ceinture obligatoire.

Le personnel de bord n’est pas sympa du tout. Il n’y a que des filles et on a l’impression qu’elles sont dans un pensionnat entre copines. Les passagers sont des emmerdeurs.

Je trouve le vol terriblement long car depuis l’atterrissage du précédent j’ai  les oreilles douloureuses à cause de ce rhume que je traîne. L’atterrissage suivant c’est pire, un quart d’heure de souffrance.
Je me bouche les oreilles, je tiens ma tête contre le dossier du siège avant et je respire pour ne pas penser à la douleur.

Au sol  ça va mieux mais je n’entends plus rien.

Récupération des bagages et ce cher Gopi est là il n’y a plus qu’à s’en remettre à lui  qui fera tout pour que tout se passe bien. Il s’occupe du charriot, il s’occupe des bagages dans le coffre. Il ouvre la portière à Véro, ce qu’elle  adore, et on part.
La chaleur est au rendez vous et ça nous change terriblement de la température douce de Varanasi.

Des accidents, des embouteillages, on met 2h30 pour arriver à Pondy.
Varanassi-Delhi 1h20
Delhi-Chennei 2h30
Chennai-Pondy 2h30

Vers 3h30 extinction des feux.




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