La nuit a mal débuté suite à la recherche de nos contacts
perdus. Heureusement Véro les a récupérés.
J’ai mis du temps à m’endormir mais après j’ai bien dormi.
Lever 8h
Je vais au pain.
C’est l’heure de la circulation du fait des écoles.
C’est aussi le jour de la consultation du pédiatre, les
familles attendent dans la rue que la porte s’ouvre. La petite pharmacie elle
est déjà ouverte, ça va être le jour des affaires.
Le marchand de lait est parti ainsi que l’auto-rickshaw qui
n’est pas à sa place de stationnement rue Laporte.
Les scoots et motos me klaxonnent dès l’instant où ils vont
me dépasser.
Rue Petit Canal un homme dort sur la berge rive gauche à côté d’un rickshaw.
Juste avant la rue Sainte Thérèse les papas posent leur
petite fille à l’école qui est là, une petite fille baille et se frotte les
yeux avant de rentrer.
Les ados portent tous un sac à dos comme cartable,
apparemment le sac se porte sous les fesses.
Les bus jaunes comme
les rickshaws apportent à l’usine scolaire les enfants à consommer pour la
journée.
Une mendiante toujours la même devant la grille de la
cathédrale. Une autre un peu à l’écart qui commence à sortir ses provisions de
bouche. Sur le trottoir de Focus le même homme et la même femme qu’hier discutent.
Sur les marches de Church Gate, cinq hommes debout, habillés normalement
discutent.
La marchande de noix de cocos est assise à côté de son tas
que parfait l’homme qui est maintenant avec
elle.
Je remarque que le portail de l’école Chidambaranar est
ouvert. C’est un bâtiment qui date de 1880, je ne sais pas s’il est encore
utilisé mais je me dis que Véro aimerait peut-être venir y faire des photos,
parce que le lycée Calvet dont la construction date de 1840 est maintenant
fermé et l’on ne peut apparemment plus y entrer.
Tout l’équipe est au boulot chez Ashok Laundry. Ce matin il
y a encore le camion de Bananas World stationné dans la rue. Il a apporté leur
chargement de bananes aux petits marchands ambulants qui en ont rempli le plateau
de leur charrette et qu’ils recouvrent d’une bâche bleue.
Je remarque la propreté de la rue Ranga Pillai, je me dis
que l’entreprise est efficace on voit
encore sur la rue dans la poussière les traces des balais.
Le bus de Sri Aurobindo Autocare Servie est stationné. Les
clients attendent leur tour devant le bureau pour acheter leur place.
Le quai est calme, personne sur les trottoirs, seul quelques
clients au Cool Cat.
A l‘intérieur de Hot Breads il y a un couple et deux
célibataires chacun à une table qui prennent
leur petite déjeuner.
Au comptoir il y a le responsable habituel et la caissière
indienne qui aujourd'hui est plus accueillante, elle me prend tout de suite mon
pain pour le faire trancher et elle me fait régler en s’y prenant poliment.
Je repars par le quai.
C’est le flux habituel des bus, des tempos, des
auto-rickshaw qui transportent des scolaires et aussi des travailleurs hommes et femmes.
Au portail de la crèche Saint Louis de Gonzac deux petites
filles portent un seau plein de détritus
et cherchent à traverser pour aller le vider dans le container poubelle de
l’autre côté du quai. Elles se précipitent au milieu du trafic, vident leur seau et reviennent. Aucun adulte responsable ne
surveille cette opération.
Il est là ce matin l’albinos, je le vois de loin et je suis
content. Il tourne le dos à la circulation et semble lire l’enseigne du
bâtiment devant lequel il se trouve
« Charging Battery Station » en se frottant le visage. J’ai
toujours l’impression que c’est lui qu’il recharge devant ce bâtiment.
Aujourd’hui j’ai l’impression qu’il va mieux, il a une
chemise avec des rayures verticales bleues et vertes, et un pantalon marron,
cette tenue lui va bien et c’est sans doute ça qui le rend plus dans la norme.
Les bassets dorment sur
leur espace piqué sur le trottoir.
Rue Capitaine Marius Xavier, je regarde bien, effectivement
le propriétaire de la petite maison veut construire des étages, il y a déjà les
tiges métalliques tressés qui vont armer
les colonnes de béton.
De ce côté de la rue Candappa il y a toujours les déchets à
l’air libre alors que de l’autre côté de la rue Mission où nous habitons la rue
est propre dès le matin.
On petit déjeune avec ce matin un régal de tranches de
papaye au citron vert.
On descend il y Antoine qui nous a mis une petite télé dans
le hall mais qui ne peut la monter, il doit attendre le plombier ce colosse qui
est déjà venu pour les robinets. Je lui dis que je peux la monter. Si je la
monte il viendra en fin d’après midi pour la mettre en route.
On va chez Pazamudhir de la rue Ranga Pillai pour faire le
plein de fruits et de légumes. A cette heure il y a les livraisons mais presque
pas de clients et donc pas de queue aux caisses, on fait vite.
On revient poser le tout à l’appart.
Puis on va chez UniverCelle le vendeur du téléphone pour lui
demander comment faire certaines manips que Véro n’arrive pas à faire.
Mais le vendeur ne sait pas non plus il nous dit de revenir
cette après midi il y aura le responsable et lui saura faire. Il sera là à 13h,
non à 14h. Ok.
On va chez Pichaya. Il est toujours en train de ranger son
atelier comme il dit. Ça à l’air encore d’un incroyable fouillis mais c’est
rangé par rapport à notre dernière visite. Véro prend des photos.
On cherche un petit tableau que Véro voudrait récupérer mais
il est rangé et donc introuvable.
On va déjeuner au Farm Fresh de la rue Sainte Thérèse, pour
l’instant c’est bon.
On revient prendre le
café et nous reposer un peu.
Avant j’enlève avec l’aide de Véro l’énorme télé qui ne
marche pas depuis notre arrivée. Il faut la descendre du meuble, Véro m’aide à
la tenir en équilibre parce que tout le poids est sur l’écran.
On la pose sur des tapis sur le sol et ainsi je la pousse en
la faisant glisser jusqu’à la petite chambre qui devient un véritable débarras.
Je descends chercher la petit télé comme dit Antoine, mais comme
c’est toujours un vieux modèle elle pèse son poids. Je prends mon temps pour
accéder au deuxième étage. Je la pose sur le meuble à la place de l’ancienne. C’est
une Thomson, c’est en principe une bonne télé, l’écran va être meilleur que
celui de la grande qui était nul.
Vers 15h on retourne à UniverCell. Le patron n’est pas là, mais il
va arriver dans cinq minutes. Au bout de cinq minutes le vendeur appelle le
patron et il arrive.
Il regarde le téléphone et n’y arrive pas non plus.
Conclusion du chef, c’est impossible. Véro se marre et lui dit que c’est possible.
Il est bien obligé de le reconnaître, Il va appeler la compagnie et nous
donnera le résultat demain matin parce que demain il sera là toute la journée.
On revient à l’appart.
Préparation de la salade de fruits, super salade avec des
figues très parfumées, Luculus dîne chez Luculus.
Puis vers 16h30 on va se balader sur MG road de l’autre côté
de Bussy.
C’est un curieux mélange d’Inde authentique au rez-de-chaussée
de la rue et de constructions nouvelles dans les étages. Comme si les proprios
avaient laissé la rue à la populace et s’étaient réservés les étages.
Les gens sont sympathiques. Le reste on s’en fout.
On rejoint par la rue VOC la rue Barathi et l’on reprend la
rue de Bussy. On s’arrête aux éditions Kailash et on achète le livre « Un
voyage de France en Inde 1952-1955 » de Janine Brégeon et Jean Deloche aux
éditions Kailash.
On revient à l’appart il y a Antoine qui essaye de mettre en
route la petite télé. Il a quelques difficultés parce que ça fait longtemps qu’il
ne l’a pas programmée pour récupérer les fuseaux et il doit chercher pour se souvenir.
La petite bonne vient prendre de l’eau chez nous sans sonner
parce qu’elle lave l’escalier à notre niveau. Il faudrait lui dire, Antoine ne
la voit pas sinon je suis sûr qu’il lui dirait quelque chose, mais je n’ai pas
non plus envie qu’elle se fasse engueuler
pour une histoire de savoir vivre
occidental. On ne dit rien.
Je vais chercher la masseuse qui laisse ses chaussures en bas parce que la dernière fois la petite
bonne lui avait descendu ses chaussures et avait dû lui dire de les laisser dans le hall.
Véro va à son massage. Antoine arrive à nous mettre
TV5Monde. Il me montre comment on arrête et comment on met en route. C’est bon.
Le massage terminé on boit une bière en apéro.
A la télé débobine le film de Jean Jacques Beineix avec Yves
Montant « L’ile aux pachydermes ». Ça fait de la sonorité française
dans la pièce et ce n’est pas désagréable.
On dîne d’une soupe de noodles et de salade de fruits
délicieuse.
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