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mardi 2 février 2016

Tout et rien ...



La nuit a mal débuté suite à la recherche de nos contacts perdus. Heureusement Véro les a récupérés.
J’ai mis du temps à m’endormir mais après j’ai bien dormi.

Lever 8h

Je vais au pain.
C’est l’heure de la circulation du fait des écoles.
C’est aussi le jour de la consultation du pédiatre, les familles attendent dans la rue que la porte s’ouvre. La petite pharmacie elle est déjà ouverte, ça va être le jour des affaires.

Le marchand de lait est parti ainsi que l’auto-rickshaw qui n’est pas à sa place de stationnement rue Laporte.

Les scoots et motos me klaxonnent dès l’instant où ils vont me dépasser.

Rue Petit Canal un homme dort sur la berge rive gauche  à côté d’un rickshaw.

Juste avant la rue Sainte Thérèse les papas posent leur petite fille à l’école qui est là, une petite fille baille et se frotte les yeux avant de rentrer.

Les ados portent tous un sac à dos comme cartable, apparemment le sac se porte sous les fesses.

Les bus  jaunes comme les rickshaws apportent à l’usine scolaire les enfants à consommer pour la journée.

Une mendiante toujours la même devant la grille de la cathédrale. Une autre un peu à l’écart qui commence à sortir ses provisions de bouche. Sur le trottoir de Focus le même homme et la même femme qu’hier discutent.

Sur les marches de Church Gate, cinq  hommes debout, habillés normalement discutent.

La marchande de noix de cocos est assise à côté de son tas que parfait l’homme qui est maintenant avec  elle.

Je remarque que le portail de l’école Chidambaranar est ouvert. C’est un bâtiment qui date de 1880, je ne sais pas s’il est encore utilisé mais je me dis que Véro aimerait peut-être venir y faire des photos, parce que le lycée Calvet dont la construction date de 1840 est maintenant fermé et l’on ne peut apparemment plus y entrer.

Tout l’équipe est au boulot chez Ashok Laundry. Ce matin il y a encore le camion de Bananas World stationné dans la rue. Il a apporté leur chargement de bananes aux petits marchands ambulants qui en ont rempli le plateau de leur charrette et qu’ils recouvrent d’une bâche bleue.

Je remarque la propreté de la rue Ranga Pillai, je me dis que l’entreprise  est efficace on voit encore sur la rue dans la poussière les traces des balais.

Le bus de Sri Aurobindo Autocare Servie est stationné. Les clients attendent leur tour devant le bureau pour acheter leur place.

Le quai est calme, personne sur les trottoirs, seul quelques clients au Cool Cat.

A l‘intérieur de Hot Breads il y a un couple et deux célibataires chacun à une table qui  prennent leur  petite déjeuner.

Au comptoir il y a le responsable habituel et la caissière indienne qui aujourd'hui est plus accueillante, elle me prend tout de suite mon pain pour le faire trancher et elle me fait régler en s’y prenant poliment.

Je repars par le quai.

C’est le flux habituel des bus, des tempos, des auto-rickshaw qui transportent des scolaires et aussi des travailleurs  hommes et femmes.

Au portail de la crèche Saint Louis de Gonzac deux petites filles portent un  seau plein de détritus et cherchent à traverser pour aller le vider dans le container poubelle de l’autre côté du quai. Elles se précipitent au milieu du  trafic, vident leur seau  et reviennent. Aucun adulte responsable ne surveille cette opération.

Il est là ce matin l’albinos, je le vois de loin et je suis content. Il tourne le dos à la circulation et semble lire l’enseigne du bâtiment devant lequel il se trouve  « Charging Battery Station » en se frottant le visage. J’ai toujours l’impression que c’est lui qu’il recharge devant ce bâtiment.
Aujourd’hui j’ai l’impression qu’il va mieux, il a une chemise avec des rayures verticales bleues et vertes, et un pantalon marron, cette tenue lui va bien et c’est sans doute ça qui le rend plus dans la norme.

Les bassets dorment sur  leur espace piqué sur le trottoir.

Rue Capitaine Marius Xavier, je regarde bien, effectivement le propriétaire de la petite maison veut construire des étages, il y a déjà les tiges métalliques tressés qui vont armer  les colonnes de béton.

De ce côté de la rue Candappa il y a toujours les déchets à l’air libre alors que de l’autre côté de la rue Mission où nous habitons la rue est propre dès le matin.

On petit déjeune avec ce matin un régal de tranches de papaye au citron vert.

On descend il y Antoine qui nous a mis une petite télé dans le hall mais qui ne peut la monter, il doit attendre le plombier ce colosse qui est déjà venu pour les robinets. Je lui dis que je peux la monter. Si je la monte il viendra en fin d’après midi pour la mettre en route.

On va chez Pazamudhir de la rue Ranga Pillai pour faire le plein de fruits et de légumes. A cette heure il y a les livraisons mais presque pas de clients et donc pas de queue aux caisses, on fait vite.
On revient poser le tout à l’appart.
Puis on va chez UniverCelle le vendeur du téléphone pour lui demander comment faire certaines manips que Véro n’arrive pas à faire.
Mais le vendeur ne sait pas non plus il nous dit de revenir cette après midi il y aura le responsable et lui saura faire. Il sera là à 13h, non à 14h. Ok.

On va chez Pichaya. Il est toujours en train de ranger son atelier comme il dit. Ça à l’air encore d’un incroyable fouillis mais c’est rangé par rapport à notre dernière visite. Véro prend des photos.
On cherche un petit tableau que Véro voudrait récupérer mais il est rangé et donc introuvable.

On va déjeuner au Farm Fresh de la rue Sainte Thérèse, pour l’instant c’est bon.

On revient  prendre le café et nous reposer un peu.

Avant j’enlève avec l’aide de Véro l’énorme télé qui ne marche pas depuis notre arrivée. Il faut la descendre du meuble, Véro m’aide à la tenir en équilibre parce que tout le poids est sur l’écran.
On la pose sur des tapis sur le sol et ainsi je la pousse en la faisant glisser jusqu’à la petite chambre qui devient un véritable débarras.
Je descends chercher la petit télé comme dit Antoine, mais comme c’est toujours un vieux modèle elle pèse son poids. Je prends mon temps pour accéder au deuxième étage. Je la pose sur le meuble à la place de l’ancienne. C’est une Thomson, c’est en principe une bonne télé, l’écran va être meilleur que celui  de la grande qui était nul.

Vers 15h on retourne  à UniverCell. Le patron n’est pas là, mais il va arriver dans cinq minutes. Au bout de cinq minutes le vendeur appelle le patron et il arrive.

Il regarde le téléphone et n’y arrive pas non plus. Conclusion du chef, c’est impossible. Véro se marre et lui dit que c’est possible. Il est bien obligé de le reconnaître, Il va appeler la compagnie et nous donnera le résultat demain matin parce que demain il sera là toute la journée.

On revient à l’appart.

Préparation de la salade de fruits, super salade avec des figues très parfumées, Luculus  dîne  chez Luculus.

Puis vers 16h30 on va se balader sur MG road de l’autre côté de Bussy.

C’est un curieux mélange d’Inde authentique au rez-de-chaussée de la rue et de constructions nouvelles dans les étages. Comme si les proprios avaient laissé la rue à la populace et s’étaient réservés les étages.
Les gens sont sympathiques. Le reste on s’en fout.

On rejoint par la rue VOC la rue Barathi et l’on reprend la rue de Bussy. On s’arrête aux éditions Kailash et on achète le livre « Un voyage de France en Inde 1952-1955 » de Janine Brégeon et Jean Deloche aux éditions Kailash.

On revient à l’appart il y a Antoine qui essaye de mettre en route la petite télé. Il a quelques difficultés parce que ça fait longtemps qu’il ne l’a pas programmée pour récupérer les fuseaux et il doit  chercher pour  se souvenir.
La petite bonne vient prendre de l’eau chez nous sans sonner parce qu’elle lave l’escalier à notre niveau. Il faudrait lui dire, Antoine ne la voit pas sinon je suis sûr qu’il lui dirait quelque chose, mais je n’ai pas non plus envie qu’elle se fasse engueuler  pour une histoire de savoir  vivre occidental. On ne dit rien.

Je vais chercher la masseuse qui  laisse ses chaussures  en bas parce que la dernière fois la petite bonne lui avait descendu ses chaussures et avait dû  lui dire de les laisser dans le hall.

Véro va à son massage. Antoine arrive à nous mettre TV5Monde. Il me montre comment on arrête et comment on met en route. C’est bon.

Le massage terminé on boit une bière en apéro.

A la télé débobine le film de Jean Jacques Beineix avec Yves Montant « L’ile aux pachydermes ». Ça fait de la sonorité française dans la pièce et ce n’est pas désagréable.

On dîne d’une soupe de noodles et de salade de fruits délicieuse.

  

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