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mercredi 24 février 2016

Genre la journée qu'on ne voit pas passer ...




Aujourd’hui  je ne suis pas en avance pour le blog, il est déjà 19h et je ne m’y suis pas encore mis.


Lever 8h.

Je prends de l’eau dans le hall au robinet pour l’eau de la cuisine. Il y en a encore bien qu’il soit 8h passé.

La rue est vide, c’est rare.

Rue Mission le marchand de lait.
Le conducteur de l’auto-rickshaw de la rue Laporte s’est assis à l’ombre en face de son véhicule sur les marches d’Ibrahim Store, il lit un quotidien et ne me  voit  pas passer.

Devant moi marche une femme en sari brun clair, elle a les cheveux blancs coupés en carré au niveau des épaules. C’est exceptionnel, lorsque je la dépasse je vois bien que c’est une indienne.

Rue Petit Canal un homme vide sur  le parapet des boîtes à usage unique qui servent pour les take away, apparemment c’est du riz, ce doit être pour les oiseaux ou les chiens qu’il met cela.

Deux mendiants à la cathédrale.
La mendiante du portail central est bien réveillée ce matin, elle regarde les passants de la rue, côté  cathédrale, les dévots sont partis.
Deux autres mendiantes à l’autre bout du portail.

Le cordonnier fabricant de chaussures  a ouvert son petit atelier à l’angle de la rue Natarajapayar, juste en face de la marchande de noix de cocos, qui est assise à côté de son tas.

Ashok Laundry est en train d’ouvrir, personne n’est encore  au travail mais  tout  le monde s’affaire pour se mettre en route.

Un dernier charriot de bananes me croise et s’éloigne.

Rue Ranga Pillai, le soleil m’aveugle, à cette heure il est juste  dans l’axe de la rue.
Le bus d’aurobindo autocare service est plein de passagers, prêt à partir. Le chauffeur attend deux autres personnes qui traversent la rue venant du bureau.

Le quai, toujours aussi peu d’activité.
Le Hot Breads quelques personnes qui prennent leur petit dèj.

A la caisse il y a deux  caissières, la nouvelle celle que j’ai vue hier et l’autre, celle qui n’est pas aimable du tout. Hier je pouvais les confondre mais aujourd’hui  impossible, l’une souriante la nouvelle, l’autre sûr de ce qu’elle est et hautaine  malgré sa petite taille.
Elle m’arrache presque des mains mon billet de 50Rs et me donne sans un minimum de politesse mon ticket.

Je reviens  par le quai.

Un homme accroupi pisse près du mur de Cottage Industrie, c’est très commode avec le sarong.

La dormeuse de la station service dort.

Un gros camion poubelle vide le container en face de la crèche de Saint Louis de Gonzac, au portail les petites filles agglutinées regardent l’opération.

Quelques gens assis à l’arrêt de bus.

A l’angle de la rue  Vicomte de Souillac, comme c’est déjà arrivé,  une femme et  deux  enfants assis ou accroupis sur le trottoir attendent vraisemblablement le bus scolaire.

L’albinos est sur cette partie qui recouvre le canal et ce matin toujours avec sa chemise à carreau, il balaie, tout autour de lui, avec un balai sans manche en forme de petit fagot.

Les bassets sont sur la terrasse,  paisibles.

La Lodgy renault est stationnée.

Rue Capitaine Marius Xavier les ouvriers s’y sont mis, j’entends sur le chantier comme un bruit de petit marteau piqueur ou de grosse perceuse.

Rue Candappa quelques ordures, le chauffeur qui vient de terminer de tapoter son Innova range le chiffon dans le vide poche de la portière du conducteur.

On petit déjeune.

On se dépêche parce que c’est le jour du ménage et la  petite femme de ménage n’aime pas qu’on soit là.

On part pour aller payer Airtel pour l’Internet mais avant on veut passer chez le couturier pour lui rappeler que tout devait être prêt hier soir.
Tout va être prêt à midi.

On rencontre une amie qui vient d’emménager juste à côté de chez nous. Elle a beaucoup de choses à nous raconter, du coup on change notre circuit on va d’abord voir Pichaya et on ira après chez Airtel dont les bureaux sont tout le temps ouverts.
Villa Pondichéry on nous dit que Pichaya est au Space avec un photographe qui organise  des stages.

On va au Space pour voir Pichaya et le phénomène photo.

Pichaya est tout heureux de nous voir arriver puis il s’éclipse il doit aller faire un xérox il en a pour 5mn. Je pense qu’il a été content de nous voir pour tenir compagnie au photographe.

Une heure après il n’est toujours pas revenu. Comme il est midi on décide d’aller déjeuner à Auroville chez Tanto.

Pas de problème, c’est toujours aussi bon.
Au retour on s’arrête au Farm Fresh d’Auroville pour  prendre du fromage et de la confiture.

Retour à l’appart, café, repos.

En regardant ses messages Véro voit qu’il y a un vernissage chez Kirti. Comme c’est une personne, sympathique, un peu mystérieuse et  qu’on aime bien on décide d’y aller.

En attendant on va acheter chez le fournisseur des couturiers rue Thiyagumudalyiar des boucles à clipper pour mettre  à deux lanières afin qu’elles puissent servir  de ceinture pour tenir le sac à dos photo.
Ce magasin grand comme une boîte à chaussure possèds tous ce qui est mercerie et même du petit outillage. Impossible de comprendre comment tout rentre, impossible de comprendre comment le patron se souvient de tout et du rangement de chaque chose. Il doit avoir une logique à lui.

On revient chez le petit cordonnier à l’angle de la rue  Natarajapayar. Il fixe les boucles en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire et en plus il  ne veut pas qu’on le règle. Je lui laisse 20Rs.
On rencontre la même amie que ce matin et elle décide de venir elle aussi au  vernissage chez Kirti.

On passe chez Singaram le fournisseur beaux  arts  rue Canteen. Il a reçu du matériel  et Véro peut lui acheter  des cartons entoilés et des tubes d’acrylique. Elle en commande d’autres et on reviendra les chercher dès qu’ils  seront là.

Vers 17h05 on est chez Kirti qui nous fait très bon accueil  mais rien n’est prêt toutes les œuvres ne sont pas encore accrochées, mais on peut faire le tour. Elle attend aussi quelqu’un  qui doit lui amener une vache en vraie parce que c’est le thème de l’expo.

Comme personne n'est là on va voir un nouveau magasin au bout du quai d’Ambour. C’est un magasin d’ONG dont on nous avait parlé lorsqu’au début du séjour nous étions allés voir l’orphelinat des Enfants des rues de Pondicherry.
Beaucoup de vêtements cousus par des femmes. Véro essaye une jupe, puis non, on retourne à l’expo.

Tout n’est pas au même niveau et le meilleur n’est pas exempt de faiblesse.
On retrouve un peintre dont on avait déjà vu  le travail l’an dernier à la maison Pérumale. Sa spontanéité est toujours son point fort.
Parmi les invités on retrouve l’encadreur de Véro, Rajkumar le pote aquarelliste d’Abel et Ejoumalé qui expose avec eux à la galerie et d’autres personnes que l’on connaît aussi plus  ou moins de vue.
Il y a aussi la vache toute fleurie et le propriétaire et sa femme. Bien que très populaire lui nous dit qu’il a toujours vécu avec des vaches et ne sait ni lire ni écrire. Ils sont tous les deux très élégants lui tunique blanche et sarong blanc, elle mince dans un très joli sari. C’est un peu  le miracle de l’Inde, les gens sont rapidement très élégants. Malgré leur faible niveau de culture, ils ont envoyé leur deux enfants à l’Université. La fille évidemment est partie dans la belle famille et le fils ne s’occupent plus de vaches.

ététique végétarienne. fromage est partie dans la belle famille et le fils ne s' qu'd' stages.
nducteur.
ie, avec un balaie san
On revient et on passe chez Vodafone pour acheter  un pack 3 G pour le téléphone de Véro et on rentre.

Finalement on n’a pas fait la première chose que l’on voulait faire c’est à dire passer régler la facture Airtel. On ira demain.

Ce soir salade de tomates, concombre, avocats, fromage, pain et salade de fruits.
Total diététique végétarienne.

On regarde l’interview d’un Canadien qui a sorti un livre « L’Inde et ses Avatars ».
L’interview est bien, on partage sur FB.

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