Aujourd’hui je ne suis pas en avance pour le blog, il est
déjà 19h et je ne m’y suis pas encore mis.
Lever 8h.
Je prends de l’eau dans le hall
au robinet pour l’eau de la cuisine. Il y en a encore bien qu’il soit 8h passé.
La rue est vide, c’est rare.
Rue Mission le marchand de lait.
Le conducteur de l’auto-rickshaw
de la rue Laporte s’est assis à l’ombre en face de son véhicule sur les marches
d’Ibrahim Store, il lit un quotidien et ne me
voit pas passer.
Devant moi marche une femme en
sari brun clair, elle a les cheveux blancs coupés en carré au niveau des
épaules. C’est exceptionnel, lorsque je la dépasse je vois bien que c’est une
indienne.
Rue Petit Canal un homme vide
sur le parapet des boîtes à usage unique
qui servent pour les take away, apparemment c’est du riz, ce doit être pour les
oiseaux ou les chiens qu’il met cela.
Deux mendiants à la cathédrale.
La mendiante du portail central
est bien réveillée ce matin, elle regarde les passants de la rue, côté cathédrale, les dévots sont partis.
Deux autres mendiantes à l’autre
bout du portail.
Le cordonnier fabricant de
chaussures a ouvert son petit atelier à
l’angle de la rue Natarajapayar, juste en face de la marchande de noix de
cocos, qui est assise à côté de son tas.
Ashok Laundry est en train
d’ouvrir, personne n’est encore au
travail mais tout le monde s’affaire pour se mettre en route.
Un dernier charriot de bananes me
croise et s’éloigne.
Rue Ranga Pillai, le soleil
m’aveugle, à cette heure il est juste dans
l’axe de la rue.
Le bus d’aurobindo autocare
service est plein de passagers, prêt à partir. Le chauffeur attend deux autres
personnes qui traversent la rue venant du bureau.
Le quai, toujours aussi peu
d’activité.
Le Hot Breads quelques personnes qui
prennent leur petit dèj.
A la caisse il y a deux caissières, la nouvelle celle que j’ai vue
hier et l’autre, celle qui n’est pas aimable du tout. Hier je pouvais les
confondre mais aujourd’hui impossible,
l’une souriante la nouvelle, l’autre sûr de ce qu’elle est et hautaine malgré sa petite taille.
Elle m’arrache presque des mains
mon billet de 50Rs et me donne sans un minimum de politesse mon ticket.
Je reviens par le quai.
Un homme accroupi pisse près du
mur de Cottage Industrie, c’est très commode avec le sarong.
La dormeuse de la station service
dort.
Un gros camion poubelle vide le
container en face de la crèche de Saint Louis de Gonzac, au portail les petites
filles agglutinées regardent l’opération.
Quelques gens assis à l’arrêt de
bus.
A l’angle de la rue Vicomte de Souillac, comme c’est déjà arrivé,
une femme et deux
enfants assis ou accroupis sur le trottoir attendent vraisemblablement
le bus scolaire.
L’albinos est sur cette partie
qui recouvre le canal et ce matin toujours avec sa chemise à carreau, il
balaie, tout autour de lui, avec un balai sans manche en forme de petit fagot.
Les bassets sont sur la terrasse, paisibles.
La Lodgy renault est stationnée.
Rue Capitaine Marius Xavier les
ouvriers s’y sont mis, j’entends sur le chantier comme un bruit de petit
marteau piqueur ou de grosse perceuse.
Rue Candappa quelques ordures, le
chauffeur qui vient de terminer de tapoter son Innova range le chiffon dans le
vide poche de la portière du conducteur.
On petit déjeune.
On se dépêche parce que c’est le
jour du ménage et la petite femme de
ménage n’aime pas qu’on soit là.
On part pour aller payer Airtel
pour l’Internet mais avant on veut passer chez le couturier pour lui rappeler
que tout devait être prêt hier soir.
Tout va être prêt à midi.
On rencontre une amie qui vient
d’emménager juste à côté de chez nous. Elle a beaucoup de choses à nous
raconter, du coup on change notre circuit on va d’abord voir Pichaya et on ira
après chez Airtel dont les bureaux sont tout le temps ouverts.
Villa Pondichéry on nous dit que
Pichaya est au Space avec un photographe qui organise des stages.
On va au Space pour voir Pichaya
et le phénomène photo.
Pichaya est tout heureux de nous
voir arriver puis il s’éclipse il doit aller faire un xérox il en a pour 5mn.
Je pense qu’il a été content de nous voir pour tenir compagnie au photographe.
Une heure après il n’est toujours
pas revenu. Comme il est midi on décide d’aller déjeuner à Auroville chez
Tanto.
Pas de problème, c’est toujours
aussi bon.
Au retour on s’arrête au Farm
Fresh d’Auroville pour prendre du
fromage et de la confiture.
Retour à l’appart, café, repos.
En regardant ses messages Véro
voit qu’il y a un vernissage chez Kirti. Comme c’est une personne, sympathique,
un peu mystérieuse et qu’on aime bien on
décide d’y aller.
En attendant on va acheter chez
le fournisseur des couturiers rue Thiyagumudalyiar des boucles à clipper pour
mettre à deux lanières afin qu’elles
puissent servir de ceinture pour tenir
le sac à dos photo.
Ce magasin grand comme une boîte
à chaussure possèds tous ce qui est mercerie et même du petit outillage.
Impossible de comprendre comment tout rentre, impossible de comprendre comment
le patron se souvient de tout et du rangement de chaque chose. Il doit avoir une
logique à lui.
On revient chez le petit
cordonnier à l’angle de la rue
Natarajapayar. Il fixe les boucles en moins de temps qu’il ne le faut
pour le dire et en plus il ne veut pas
qu’on le règle. Je lui laisse 20Rs.
On rencontre la même amie que ce
matin et elle décide de venir elle aussi au
vernissage chez Kirti.
On passe chez Singaram le
fournisseur beaux arts rue Canteen. Il a reçu du matériel et Véro peut lui acheter des cartons entoilés et des tubes
d’acrylique. Elle en commande d’autres et on reviendra les chercher dès
qu’ils seront là.
Vers 17h05 on est chez Kirti qui
nous fait très bon accueil mais rien
n’est prêt toutes les œuvres ne sont pas encore accrochées, mais on peut faire
le tour. Elle attend aussi quelqu’un qui
doit lui amener une vache en vraie parce que c’est le thème de l’expo.
Comme personne n'est là on va
voir un nouveau magasin au bout du quai d’Ambour. C’est un magasin d’ONG dont
on nous avait parlé lorsqu’au début du séjour nous étions allés voir
l’orphelinat des Enfants des rues de Pondicherry.
Beaucoup de vêtements cousus par
des femmes. Véro essaye une jupe, puis non, on retourne à l’expo.
Tout n’est pas au même niveau et le
meilleur n’est pas exempt de faiblesse.
On retrouve un peintre dont on
avait déjà vu le travail l’an dernier à la
maison Pérumale. Sa spontanéité est toujours son point fort.
Parmi les invités on retrouve
l’encadreur de Véro, Rajkumar le pote aquarelliste d’Abel et Ejoumalé qui
expose avec eux à la galerie et d’autres personnes que l’on connaît aussi
plus ou moins de vue.
Il y a aussi la vache toute
fleurie et le propriétaire et sa femme. Bien que très populaire lui nous dit
qu’il a toujours vécu avec des vaches et ne sait ni lire ni écrire. Ils sont
tous les deux très élégants lui tunique blanche et sarong blanc, elle mince
dans un très joli sari. C’est un peu le
miracle de l’Inde, les gens sont rapidement très élégants. Malgré leur faible
niveau de culture, ils ont envoyé leur deux enfants à l’Université. La fille
évidemment est partie dans la belle famille et le fils ne s’occupent plus de
vaches.
On revient et on passe chez
Vodafone pour acheter un pack 3 G pour
le téléphone de Véro et on rentre.
Finalement on n’a pas fait la
première chose que l’on voulait faire c’est à dire passer régler la facture
Airtel. On ira demain.
Ce soir salade de tomates,
concombre, avocats, fromage, pain et salade de fruits.
Total diététique végétarienne.
On regarde l’interview d’un
Canadien qui a sorti un livre « L’Inde et ses Avatars ».
L’interview est bien, on partage
sur FB.
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