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mardi 9 février 2016

Varanasi, la découverte.



Bon anniversaire Géraldine.

Lever 7h bien décidé à quitter cette hôtel de routards.
On peut aller prendre le petit dèj à l’hôtel Alka c’est le même proprio.
On prend nos valises, un Indien nous aide à tout porter et on part pour l’hôtel Alka.
Dans le dédale je me rends compte que j’aurai su me retrouver.

On est un dans un lieu exceptionnel, l’enchevêtrement des ruelles, les gens, les bâtiments, mais on ne peut se laisser distraire à cause de la quantité de merdes de bouses qui parsèment la rue ce matin ou le matin je ne sais pas mais je pense que c’est tous les jours comme ça. Du coup les roulettes des bagages ne servent à rien, il faut porter.

On prend notre petit dèj et on reviendra pour 11h pour la chambre.

De l’hôtel on peut descendre directement sur les bords du Gange par les gaths.

Là le spectacle si l’on peut dire, est à la fois simple et étonnant, dépaysant, on est ailleurs, dans un autre monde, dans un autre siècle.

Des gens se lavent, se sèchent s’habillent dans une indifférence totale.
Des gens assis dans toutes les tenus regardent le Gange sur lequel passent des bateaux chargés de touristes indiens ou des barques modeste avec une ou deux personnes et un rameur.

La lumière est filtrée par une brume qui enveloppe tout d’un flou qui met de la distance.

Tous ces  gens évoluent dans un décor architectural magnifique.
Des  temples ou d’anciens palais s’é.lèvent comme une falaise au dessus des dernières marches qui  donnent l’accès au fleuve.
Entre ces bâtiments ou sous les bâtiments les gaths dévalent vers le fleuve dans des descentes vertigineuses, comme si le retour devait être impossible..

On m’interpelle beaucoup pour me raser, là sur les bords du Gange et Véro est obligée de dire qu’elle aime ma barbe de quelques jours.

La matinée s’avance, arrivent  les occidentaux, les mendiants et les racoleurs. Il faut s’en débarrasser, c’est pénible, c’est le premier jour. Pour les jours suivants on aura compris ce qu’il faut leur dire pour qu’ils se calment.

On revient sur nos pas. On repasse devant l’hôtel Alka et on va jusqu’au Gath des crémations. Au niveau des tours roses, on range caméscope et appareil photos, les photos sont interdites.

On s’avance jusque sur la descente des morts, il en arrive trois le temps que nous restons. Les gens les mènent au Gange sur une espèce de civière,  les trempent et les ramènent  sur les escaliers à côté de nous.
On est parmi  les Indiens, parmi la famille dont un membre prend une dernière photo du mort visage découvert tandis qu’un autre membre lui soulève la tête.

Posé sur les marches, les vaches s’approchent des brancards fleuris pour manger les fleurs qui entourent le corps. Chacun a son rôle.

On fait quelques  pas pour laisser en paix ces morts en attente de crémation et on va voir juste à côté trois bûcher.
 Un est prêt à être enflammé. Contrairement à ce que je pensais les bûchers ne sont pas très haut un mètre environ l’empilement  croisé de trois ou quatre hauteurs de bois et dessus le corps et sur le corps  deux ou trois branches.

Un autre à côté se consume on voit la tête couverte et les pieds découverts tandis que le corps commence à être mangé par les flammes.

Un peu plus loin un foyer s’éteint tout semble en cendre sauf un bout de pied qui semble avoir échappé aux flammes.

Dès qu’on commence à sentir trop fort le barbecue on retourne par les petites ruelles.
Cette présence de la mort n’est pas effrayante tant les chose semblent se dérouler naturellement.

Tous les petits commerces sont ouverts. Les commerçants assis en tailleur dans leur petite boutique occupent  presque tout l’espace et  nous interpellent pour nous demander de venir voir les quelques produits posés devant eux ou suspendus autour d’eux.

On se retrouve dans ce dédale et on arrive à l’hôtel.

A l’hôtel Alka, surprise de la chambre qu’on nous propose qui est la même que celle que nous venons de laisser. La propreté en plus et la clim. Sinon même chose peu de place autour du lit, rien pour poser les affaires, une table basse et une chaise haute. Impossible d’accepter, ce n’est pas du tout ce que j’ai retenu sur internet.
Le patron Raj voit que nous ne sommes pas très content, après le coup d’hier soir pas de chambre et aujourd’hui toujours  une chambre de routards. Surtout, c’est rien pour Véro pour traiter les photos et rien pour moi pour écrire le blog.

On laisse nos affaires. En se disant même si ça paraît impossible de trouver autre chose dans cette ville sans repère encore suffisamment précis.
On enfile toute les petites ruelles et on finit par arriver à la ville avec voitures et toutes sortes de véhicules dont des rickshaws qui ressemblent à ceux que dessine Hergé dans Tintin et le Lotus Bleu. Les passagers sont presque droits.

On entre tout de suite dans un restau indien et l’on mange un thali. On ne prend pas le thali du Sud qui est proposé comme une spécialité.
On est assis auprès d’Indiens qui semblent venir de tous les états de l’Inde les femmes ne sont plus habillés uniquement en sari mais dans des tenues que l’on ne connaît pas et qui les rendent très belles aussi. Certaines on carrément des têtes d’occidentales, seuls leurs habits les différentient.
On revient à l’hôtel nous installer dans notre chambre. On remplit le registre et le patron voit qu’on vient de Pondichery, il nous dit alors qu’il connaît Anita et de lui donner le bonjour de la part de Raj. C’est une amie on n’y manquera pas et on espère que cette connaissance commune va l’encourager à nous donner une chambre correcte pour demain.
On s’installe et on constate que la connexion internet ne fonctionne pas dans la chambre.

On s’endort de fatigue.

Lorsqu’on se réveille, ça va mieux, on descend avec notre matériel sur la terrasse et face au Gange éclairé  par une lumière de fin d’après midi, Véro attaque ses photos et moi le blog.

C’est agréable mais la connexion ne fonctionne pas longtemps.

On retourne donc faire un tour sur  les ghats où il y a une cérémonie comme ils disent.

Plein de petits autels ont été installés sur le bord du Gange et la foule des indiens, des touristes indiens, des pèlerins indiens, les vaches indiennes qui viennent se mettre devant les spectateurs comme pour les priver de spectacle, les démarcheurs indiens qui se font assez accrocheurs ce soir  et les occidentaux s’installent pour regarder ce qui va être la cérémonie. Côté terre les escaliers sont noirs de monde. Côté Gange c’est noir de bateaux surchargés tout le monde est là pour  voir la cérémonie.
Les prêtres sont beaux et vêtus avec élégance et recherche. Commence un concert avec les beaux prêtres qui suivent le rythme d’abord en tapant des mains puis en se trémoussant et en se dandinant en faisant voltiger des encensoirs qui diffusent dans l’air une fumée blanche qui les entoure comme les froufrous des danseuses de cancan. Techno et boys band les hindous se sont mis au goût du jour pour les cérémonies.

Il y a même des touristes qui crient parce qu’on  les empêche de voir la totalité du spectacle, c’est dire que c’est crédible.

On s’éloigne de ce cirque organisé et on prend la direction du  ghat des crémations.

C’est plus calme de ce côté. Un homme qui offre des flammes au Gange dans l’obscurité, loin des lumières de la fête.
Un aquarelliste qui a étalé sur un plan incliné près de l’hôtel ses aquarelles de Varanasi. Ecole indienne : je copie ce que je vois.

Au ghat de le crémation une dizaine de bucher se consument et percent la nuit qui s’est abattue de ce côté de Varanasi. C’est toujours beau des feux dans la nuit. Sur le Gange les petites bougies pour les morts se sont regroupées et forment un ilot de lumière qui suit avec lenteur le courant.

On revient à l’hôtel Alka pour dîner et profiter de la connexion internet qui devrait être meilleure à  partir de 20h d’après le patron.

Dîner Macroni  au fromage et aux champignon sauce blanche. Naïvement on a traduit Macroni par macaroni on espère être dans le vrai.
Et les macronis sont de grosses coquillettes.

Une bière.

Un pull quand même il fait frais sur la terrasse
Internet marche bien.nternet marche bien la terrasseonnexion internet ne fonctionne pas dans la chambrede lumière qui suit le  démarcheurs indiens q

1 commentaire:

  1. J'espère que vous allez vous plaire à Varanasi, pour moi c'est chaque fois un grand bonheur de trainer sur les ghat ..

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