Samedi 20 février 2016
Lever 7h30.
La nuit a été bonne pour Véro et moi, ce qui augure bien
pour ce jour de départ pour Kumbakonam moins de 150km minimum 3h de route
d’après Google Map je pense plus 4h quand même.
Je vais au pain.
Une voiture du Tamil Nadu est stationnée dans la rue
Candappa, le chauffeur dort à l’intérieur, un drap sur la tête pour se protéger
de la lumière du jour. Les Indiens roulent souvent de nuit pour se rendre à une
destination, les passagers dorment pendant le trajet et le chauffeur dort la
journée.
Pas grand monde dans la rue Mission.
Le marchand de lait.
Un très beau kolam blanc devant la maison dans le nom de laquelle ii y a le mot fontaine.
J’ai déjà lu ce nom mais je n’ai pas regardé ce matin pour me le remémorer.
Au delà de la rue Petit Canal je retrouve la vieille
pouilleuse toujours sale comme une vraie sorcière de conte, elle transfert d’un
sac plastique dans un autre des choses que je ne vois pas mais qu’elle tasse
vigoureusement comme pour en faire rentrer le plus possible.
Trois femmes en saris discutent en marchant. Derrière elles
deux jeunes filles qui viennent de sortir de la cathédrale, l’une est en sari
jaune l’autre en sari noir orné de motifs dorés.
Un mendiant devant la cathédrale, la mendiante du milieu du
portail et une autre assise devant un battant fermé comme pour être sûr de ne
pas être vue.
Trois autres déjeunent devant la librairie Focus.
Je croise ce que je prends d’abord pour un déménagement.
C’est une charrette de quatre saison vide sur laquelle est posé un magasin à
roulette avec toit et ça a quelque chose qui me fait penser à un corbillard.
La marchande de noix de coco est assise à côté de son tas,
toute à sa toilette, ses cheveux noirs dénoués qui pendent le long de son dos.
Tout en se coiffant elle parle avec l’homme qui est là habituellement avec
elle.
Chez Ashok laundry, les employés attendent l’ouverture. En
face chez Foot Reflexologie le gardien
assis sur son fauteuil plastique est entouré de trois jeunes gens qui
lisent le journal.
Les charriots chargés de bananes et la rue Ranga Pillai, inondée de soleil,
arrivé à ce niveau je commence à sentir la transpiration ruisseler sur mon corps.
Une troupe de couples indiens attend devant Sri Aurobindo Autocare Service, le bureau
n’est pas ouvert mais c’est sûr qu’il y a
de quoi remplir un bus. D’autres couples retournent sur le quai comme
s’ils avaient oublié quelque chose.
A Hot breads deux couples déjeunent, j’ai déjà vu l’un des
couples avant hier il me semble. Ce matin je prends le boolisch à 50 Rs et à la caisse c’est moi qui dit le
prix.
Je reviens par le quai. C’est calme. Je suis toujours étonné
par la propreté de la rue cette année.
Un tempo a déversé son chargement rue Saint Ange et
redémarre avec une seule personne.
Sous la sorte de petite hall qui recouvre le canal en face
de la rue Vicomte de Souillac il y a la marchande ambulante de noix de cocos.
Il me semble qu’il y
a moins de familles installées, ça fait
moins campement de fortune. On dirait que Pondy s’est donné les moyens
d’être propre et s’est donné aussi les
moyens de juguler les mendiants et les pauvres gens.
Le bistrot café thé est ouvert. La tête du patron derrière
son bar est éclairé par un rayon ce qui n’aurait pas déplu à Véro pour une photo.
Je ne vois pas l’albinos mais à son lieu habituel à
l’enseigne « charging battery », je retrouve mon déménagement qui
pénètre dans cet endroit dont l’autre
bout donne sur la rue Capitaine Marius
Xavier et me semble être alors un bain douche
public.
Le scoot est rentré dans le petit espace clos rue Laporte et
les bassets sont remisés à l’autre bout.
La lodgy est toujours là rue Surcouf.
Le gardien de la belle maison sort au moment où je passe, il
a un style parfaitement anglais avec une
belle moustache.
Un peu plus loin les ouvriers sont assis au bord du chantier,
soit sur le trottoir, soit sur le tas de sable, soit sur les planches et ils me regardent passer.
Rue Candappa, le tas d’immondices n’est pas revenu, il ne
reste que des tas de gravats déposés là par les chantiers.
On petit déjeune.
On se prépare pour le départ. Grandes toilettes, ce qui ne
servira à rien après trois heures de route.
Préparation du minimum une sacoche pour les affaires, une
sacoche pour l’informatique et les
pochettes de toilettes.
Je vais poster des cartes pour les enfants. Ce n’est pas ce
matin l’inamovible demoiselle des postes que l’on voit depuis 4 ans toujours
aussi peu aimable, bien dans sa fonction.
Je fais le plein. Le pompiste me rend la monnaie 500Rs en billets de 50, 20 et 10 roupies. C’est
comme si j’avais payé avec un billet de 500€ en France.
Vérification des pneumatiques, opération mystérieuse car il
semble que le préposé connaisse par cœur toutes les pressions de chaque
pneumatique de chaque véhicule. Il branche ca gonfle ou ça dégonfle je ne sais
mais c’est fait.
On va déjeuner à Farm fresch qui est rue Sainte Thérèse.
Un plat de pâtes chacun pour se donner de la résistance.
Retour à l’appart pour un petit café, chargement de la moto.
On y va.
La route devant chez Pichaya a été goudronnée c’est plus
agréable.
Route de Cuddalore.
Tout se passe bien la
moto tourne bien depuis le changement de carburateur et réparation de la
panne électrique.
Elle va très bien marcher pour notre départ. Ce qui est con
c’est qu’elle ne va plus rouler pendant 9 mois et qu’il faudra tout recommencer
en décembre prochain.
Peu après Cuddalore on prend à droite le route de Salem on
laisse la route de Chidambaran. On passe sur le pont qui était en construction
l’année passée.
La route a souffert des pluie et elle n’est plus en aussi
bon état qu’elle l’était. J’essaye de suivre des Indiens du crus qui
connaissent bien la route et ses trous
ça évite ainsi un certain nombre de secousses.
A Vadalur on prend à
gauche la route qui mène au magnifique temple de Congacholapuram, classé par
l’Unesco. A Vadalur on en a presque fait la moitié 64km pour 74km encore à
faire.
On s’arrête dans une station service pour se détendre, boire
un coup, ça fait deux heures que l’on roule.
On reprend la route, on longe le barrage sur la Cauvery.
C’est un passage où il n’y a qu’une voie et une circulation à double sens. Des
soldats gèrent la circulation, mais les motos ne sont pas censées s’arrêter,
ils me font signe de passer. J’aurais bien attendu mais pas le choix. On roule
donc dans un espace à peine plus large
qu’une voiture et bordé de parapets en ciment. On n’en mène pas large c’est le
cas de le dire, on serre même un peu les fesses pour assurer le passage.
Opération deux fois de suite.
On commence à se rapprocher de Kubakonam et déjà des
panneaux indicateurs commencent à diriger les visiteurs vers les parkings. Des
toilettes mobiles ont été installées le long de la route.
A environ 4 km du
centre la circulation est interdite aux voitures mais pas aux motos. Les rues
sont déjà envahies par les piétons.
Un autre barrage interdiction de passer même pour les motos.
Heureusement en Inde on arrive toujours à s’expliquer et l’on explique que l’on
va à notre hôtel et qu’on ne peut laisser la moto là pendant 4 jours. 4 jours
ça les impressionne on passe.
On demande pour trouver car impossible de s’y reconnaître.
Nouveau barrage cette fois ci on ne peut pas passer. Tout le
monde est d’accord et notre hôtel est juste dans la rue de l’autre côté de la
barrière. Enfin l’un d’entre eux décide qu’on passer. Ouf !
50 mètres plus loin impossible de passer de hautes grilles
amovibles barrent la rue et ne laissent passer les piétons que un prt un.
On circule dans la
foule. Véro descend pour demander où se trouve précisément l’hôtel qu’on n’a
pas encore vu. Il est juste à côté de nous ce que nous montre un commerçant
mais il nous dit qu’il a été fermé par le gouvernement il y a trois mois. C’est à dire bien avant qu’on ne retienne la
chambre. Il nous dit d’aller voir dans la boutique mitoyenne à l’hôtel c’est le
même propriétaire.
On pose la moto devant la boutique.
Un employé téléphone au proprio dont la seule préoccupation
c’est de nous faire appeler « Makemytrip » le site de booking pour
faire annuler la réservation parce que nous dit-il c’est le seul moyen de vous
faire rembourser.
Puis le fils du patron 14ans arrive. Il essaye d’appeler
Makemytrip avec le téléphone de Véro et n’y arrive pas.
Nous notre préoccupation qui ne semble pas du tout la leur
c’est de savoir si on peut avoir cette chambre au moins pour cette nuit. Il est
trop tard pour revenir à Pondy et le temps passe pour aller à Tanjore avant la
nuit.
Le fils nous dit qu’ils vont nous loger dans l’hôtel pendant
deux nuits parce que les gens du gouvernement sont en vacances et n’y verront
que du feu.
On entre par la porte de service dont la grille est cadenassée,
on traverse les cuisines désaffectées depuis trois mois je vous laisse imaginer
la couche de poussière et l’atmosphère sordide.
A la réception qui a gardé un aspect normal, il y a la Wifi. Avec la tablette de Véro et le
voucher qu’on lui a montré il réussit à annuler notre réservation. Il appelle
son père pour lui dire qu’il a réussi.
On pense maintenant qu’il va nous proposer une chambre oui à
condition qu’on lui verse 6000Rs parce qu’on n’a pas annulé notre réservation
24h avant.
On comprend qu’on s’est fait avoir, on part et on se trouve devant la grille cadenassée ce qui fait baliser
Véro. Mais ils viennent ouvrir.
On reprend la moto et on cherche la route de Tanjore il est
plus de 6h et la nuit est là.
On reconnaît la route qu’on a empruntée plusieurs fois et on
reconnait sur cette route un hôtel chic où nous nous sommes arrêtés plusieurs
fois avec Gopi pour déjeuner.
Ils ont une chambre, je dis à Véro de la prendre parce que
je ne me sens pas de faire la route de Tanjore dans cette obscurité. C’est pas
donné loin de là mais c’est le prix de la sécurité.
On se retrouve dans un grand pavillon qui comporte 6
chambres, 3 au rez de chaussée et 3 à l’étage. On a une grande chambre au rez
de chaussée.
Le porteur de bagages porte avec détachement nos sacoches,
dans ce genre d’établissement et avec des martiens comme nous rien n’étonne.
Heureusement parce que le look motard
détonne un peu dans le lieu mais tout le monde fait comme si ça ne se voyait
pas.
Massage gratuit des pieds pour Véro dès notre arrivée. Moi
je ne veux pas qu’on me touche.
Le manager qui nous a vu arriver nous demande ce qui s’est
passé on lui raconte. Il nous dit de réfléchir parce qu’on veut repartir demain
matin. Mais si on veut il nous garde la chambre pour demain soir.
Au restaurant les gens sont adorables de gentillesse.
On revient dans la
chambre.
Véro sur le site de Makemytrip rempli un imprimé fait pour
les contestations et explique ce qui nous est arrivé.
Elle regarde sur le site de l’hôtel de Kubakonam il est
précisé que l’hôtel est fermé du 6 février au 6 mars 2016 pour réfection.
Voilà la journée et
notre arrivée à Kubakonard.


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