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jeudi 4 février 2016

La balade un peu loupée




18h15 le muezzin me tire de devant les informations de TV5 Monde et de l’apéro bière et me rappelle que je  dois me mettre au blog.

On vient de rentrer après une balade pas terrible au Nord. On a pris vers 16h la route pour aller aux rizières qui bordent Auroville direction Jipmer en passant par Karamaj Salai. Mais dans Valudavur Road au niveau de Lenine Street la Bullet se met à déconner sérieux comme si l’essence n’arrivait que par à coup. Je viens de mettre de l’essence parce que déjà ce matin j’avais un doute.
En hoquetant on arrive à peine à Rajiv Gandhi Statue. Je cale de nombreuses fois au ralenti mais je redémarre facilement.
Je prends à gauche 100 Feet Road car je ne peux plus faire demi-tour sur Valudavur Road. La moto a toujours ses hoquets et mon idée est de retourner chez Félix pour voir ce qui se passe.
Je prends à gauche une petite rue qui  me ramène sur Lenine Street et sur Valudavur Road. Au dernier redémarrage j’ai passé l’alimentation du réservoir sur  la réserve et là tout s’est mis à fonctionner parfaitement, plus de hoquet. L’alimentation semble redevenu normale. Je me remets sur l’alimentation normale et tout fonctionne. Presque au niveau de Ana Salai on fait demi tour et on reprend notre trajet pour Jipmer, l’autoroute de Tindinvanam, la sortie pour aller au village d’Irumbai, plus aucun problème.
Depuis mi-décembre c’est à dire depuis  le début j’ai l’impression que cette moto a un problème d’arrivée d’essence. Mais cette tête de  bois de Félix ne veut pas en entendre parler tout simplement parce qu’il le sait aussi. Peut-être qu’il suffirait de changer le robinet d’arrivée d’essence ?

Dans les rizières d’Irumbai les nouveaux plants ont été repiqués. C’est récent peut-être hier, c’est loupé.

On continue jusqu’au village d’Alankupam et on continue au  delà vers le Nord. Rien de très beau, des plantations d’arbres utilitaires horribles qui ne fait pas un décor très beau.  Les quelques villages aussi ne sont pas très intéressants, sans authenticité.

Dans le dernier, Véro a peur des chiens et ne veut plus prendre de photo, en plus la moto se remet à caler, problème de ralenti, parce que ce qu’elle préfère, c’est rouler.




On revient en traversant Auroville du Nord au Sud.

En plus aujourd’hui toute la balade a été rendue plus technique parce que c’était l’heure des bus et sur ces routes étroites le seul choix c’est de s’arrêter sur le bas côté.

Dans Auroville les gens roulent à toute vitesse on ne sait pas pourquoi.

Voilà donc notre fin d’après-midi.


Ce matin on s’était levé vers 7h30.
Le pain, la rue Mission avec le marchand de lait.
Une femme vient de nettoyer une partie de rue devant chez elle pour dessiner un Kolam. Ce n’est pas la dextérité avec laquelle elle dessine qui  m’impressionne mais c’est surtout le fait qu’elle est presqu’au milieu de la rue  le dos tourné à la circulation et qu’elle dessine sans se préoccuper de rien ne relevant pas la tête tant que son dessin n’est pas terminé. Pendant ce temps les véhicules  se croisent et klaxonnent violemment, surtout les bus, rien n’y fait, elle dessine.

Le chauffeur d’auto-rickshaw est assis sur le trottoir de l’autre côté de la rue Laporte et lit son journal.

Je croise trois femmes qui portent sur la tête des plats métalliques en forme de cuvette ouverte et dedans il y a un panier en plastique tressé. Je suis sûr que ce sont des ouvrières qui se rendent sur un chantier. Le plat  leur sert pour le transport du sable, des graviers ou des gravats. Dans le sac il y a leurs repas pour la journée.

Rue Petit Canal toujours le rickshaw sur le bord du canal et dans le contre jour trois enfants assis.

Même équipe modeste de mendiants au bord de la cathédrale, ils et elles sont là plus d’ailleurs vers Focus que vers la cathédrale et pas un et pas une ne fait son boulot de mendiant. Ils discutent et ne demandent rien.

La marchande de  noix de cocos n’est pas là.

Le portail de l’école Chidambaranar est toujours ouvert.

Les employés de Ashok Laundry se mettent au boulot.

Au croisement de la rue Ranga Pillai un homme pousse son vélo à plateau sur lequel il y a des monticules de légumes éclairés par le soleil qui éclaire la rue.

Le bus de Sri Aurobindo Autocare Service est stationné sur le côté gauche. Je donne le côté du sens de circulation parce que la rue Ranga Pillai est en sens unique et la circulation se fait du quai en direction du Marché Goubert. Je le dis parce que lorsqu’on marche dans cette rue rien  ne laisse soupçonner et surtout pas la circulation qu’elle puisse être en sens unique.

Le quai me semble vide. J’ai cette impression depuis plusieurs jour et je ne sais pas pourquoi.

Personne au Hot Breads, les employés regardent la télévision qui déversent de la musique bolliwoodienne et des images de villes avec une circulation accélérée.
Je suis vite servi, paiement, tranchage le plus rapide depuis le début de notre séjour.

Je reviens par le quai.

La dormeuse de la station service dort.

Presque  pas de véhicules à la station.
Une femme discute avec des enfants au portail de la crèche Saint Louis de Gonzac.

A l’arrêt de bus  un tempo se vide de ses passagers. Les adultes vont de l’autre côté du canal à l’hôpital, les plus jeunes vont du côté de la rue Saint Ange en direction des écoles.

L’albinos est là. Ce matin il est sur la partie du canal qui est recouverte et où sont souvent stationnées des ambulances. Il est debout regardant vers le ciel, le dos tourné au soleil et les mains protégeant son visage.

Les bassets sont tous devant la porte de la maison, ce doit-être l’heure de la bouffe.

D’énormes tas de sable ont été déposés à côté de la belle maison, rue Capitaine Marius Xavier, pour la nouvelle construction.

Rue Candappa une camionnette est en train d’être chargée de gravats déposés là depuis plusieurs jours. Pas pelleteuse ni de pelle mécanique, un homme avec une sorte d’outil  à la fois pioche  et pelle charge des cuvettes métalliques entre ses jambes,  d’autres hommes les soulèvent et  les vident dans la benne.

Je monte la bouteille d’eau de cuisine que j’ai rempli avant 8h.

On petit déjeune.

Lessive, vaisselle, j’appelle l’INTACH, la visite de la maison de Ranga Pillai, c’est pour dimanche à 18h. Pas de chance on part dimanche à 16h pour Chennai. Ce sera pour l’année prochaine.

La petite femme de ménage arrive.

On part faire des courses. Pothys, puis Félix pour lui régler le mois de février, jusque là, la moto marche bien.

On revient poser le tout à l ‘appart puis on va déjeuner au Surguru. Comme le portail de l’école Chidambaranar est toujours ouvert on entre pour voir. Une date précise la date de construction 1886. Une grande cour avec des bâtiments tout autour. En face de l’entrée un passage donne sur d’autres bâtiments. Des élèves prennent leur déjeuner dans des assiettes métalliques et remontent dans les étages.

Retour café repos et départ pour la balade.

Voilà pour le blog jusqu’à maintenant.

Dîner, salade de tomates, salade de fruits.

Ce soir j’ai lu un essai sur l’Etat Islamique de Scott Atran dans l ‘Obs. Je trouve que cette analyse est juste. Je trouve que cette idée de révolution et d’engouement sonne juste. La comparaison avec la révolution française et les pays autour qui luttent contre, avec la révolution iranienne et le monde qui lutte contre, ça me fait peur pour l’avenir.
L’analyse aussi de la détermination des Kurdes à lutter contre car eux ils ont une culture à défendre depuis longtemps et peut-être un pays à trouver et de ce fait comme l’EI ils n’ont pas peur de mourir.
Face à ça que sont les armes ?

Bonne nuit.



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