18h15 le muezzin me tire de devant
les informations de TV5 Monde et de l’apéro bière et me rappelle que je dois me mettre au blog.
On vient de rentrer après une
balade pas terrible au Nord. On a pris vers 16h la route pour aller aux
rizières qui bordent Auroville direction Jipmer en passant par Karamaj Salai.
Mais dans Valudavur Road au niveau de Lenine Street la Bullet se met à déconner
sérieux comme si l’essence n’arrivait que par à coup. Je viens de mettre de
l’essence parce que déjà ce matin j’avais un doute.
En hoquetant on arrive à peine à Rajiv
Gandhi Statue. Je cale de nombreuses fois au ralenti mais je redémarre
facilement.
Je prends à gauche 100 Feet Road
car je ne peux plus faire demi-tour sur Valudavur Road. La moto a toujours ses
hoquets et mon idée est de retourner chez Félix pour voir ce qui se passe.
Je prends à gauche une petite rue
qui me ramène sur Lenine Street et sur
Valudavur Road. Au dernier redémarrage j’ai passé l’alimentation du réservoir
sur la réserve et là tout s’est mis à
fonctionner parfaitement, plus de hoquet. L’alimentation semble redevenu
normale. Je me remets sur l’alimentation normale et tout fonctionne. Presque au
niveau de Ana Salai on fait demi tour et on reprend notre trajet pour Jipmer,
l’autoroute de Tindinvanam, la sortie pour aller au village d’Irumbai, plus
aucun problème.
Depuis mi-décembre c’est à dire
depuis le début j’ai l’impression que
cette moto a un problème d’arrivée d’essence. Mais cette tête de bois de Félix ne veut pas en entendre parler
tout simplement parce qu’il le sait aussi. Peut-être qu’il suffirait de changer
le robinet d’arrivée d’essence ?
Dans les rizières d’Irumbai les
nouveaux plants ont été repiqués. C’est récent peut-être hier, c’est loupé.
On continue jusqu’au village
d’Alankupam et on continue au delà vers
le Nord. Rien de très beau, des plantations d’arbres utilitaires horribles qui
ne fait pas un décor très beau. Les
quelques villages aussi ne sont pas très intéressants, sans authenticité.
Dans le dernier, Véro a peur des
chiens et ne veut plus prendre de photo, en plus la moto se remet à caler,
problème de ralenti, parce que ce qu’elle préfère, c’est rouler.
On revient en traversant
Auroville du Nord au Sud.
En plus aujourd’hui toute la
balade a été rendue plus technique parce que c’était l’heure des bus et sur ces
routes étroites le seul choix c’est de s’arrêter sur le bas côté.
Dans Auroville les gens roulent à
toute vitesse on ne sait pas pourquoi.
Voilà donc notre fin d’après-midi.
Ce matin on s’était levé vers
7h30.
Le pain, la rue Mission avec le
marchand de lait.
Une femme vient de nettoyer une
partie de rue devant chez elle pour dessiner un Kolam. Ce n’est pas la
dextérité avec laquelle elle dessine qui
m’impressionne mais c’est surtout le fait qu’elle est presqu’au milieu
de la rue le dos tourné à la circulation
et qu’elle dessine sans se préoccuper de rien ne relevant pas la tête tant que
son dessin n’est pas terminé. Pendant ce temps les véhicules se croisent et klaxonnent violemment, surtout
les bus, rien n’y fait, elle dessine.
Le chauffeur d’auto-rickshaw est
assis sur le trottoir de l’autre côté de la rue Laporte et lit son journal.
Je croise trois femmes qui
portent sur la tête des plats métalliques en forme de cuvette ouverte et dedans
il y a un panier en plastique tressé. Je suis sûr que ce sont des ouvrières qui
se rendent sur un chantier. Le plat leur
sert pour le transport du sable, des graviers ou des gravats. Dans le sac il y
a leurs repas pour la journée.
Rue Petit Canal toujours le
rickshaw sur le bord du canal et dans le contre jour trois enfants assis.
Même équipe modeste de mendiants
au bord de la cathédrale, ils et elles sont là plus d’ailleurs vers Focus que
vers la cathédrale et pas un et pas une ne fait son boulot de mendiant. Ils
discutent et ne demandent rien.
La marchande de noix de cocos n’est pas là.
Le portail de l’école
Chidambaranar est toujours ouvert.
Les employés de Ashok Laundry se
mettent au boulot.
Au croisement de la rue Ranga
Pillai un homme pousse son vélo à plateau sur lequel il y a des monticules de
légumes éclairés par le soleil qui éclaire la rue.
Le bus de Sri Aurobindo Autocare
Service est stationné sur le côté gauche. Je donne le côté du sens de
circulation parce que la rue Ranga Pillai est en sens unique et la circulation
se fait du quai en direction du Marché Goubert. Je le dis parce que lorsqu’on
marche dans cette rue rien ne laisse
soupçonner et surtout pas la circulation qu’elle puisse être en sens unique.
Le quai me semble vide. J’ai
cette impression depuis plusieurs jour et je ne sais pas pourquoi.
Personne au Hot Breads, les
employés regardent la télévision qui déversent de la musique bolliwoodienne et
des images de villes avec une circulation accélérée.
Je suis vite servi, paiement,
tranchage le plus rapide depuis le début de notre séjour.
Je reviens par le quai.
La dormeuse de la station service
dort.
Presque pas de véhicules à la station.
Une femme discute avec des
enfants au portail de la crèche Saint Louis de Gonzac.
A l’arrêt de bus un tempo se vide de ses passagers. Les
adultes vont de l’autre côté du canal à l’hôpital, les plus jeunes vont du côté
de la rue Saint Ange en direction des écoles.
L’albinos est là. Ce matin il est
sur la partie du canal qui est recouverte et où sont souvent stationnées des
ambulances. Il est debout regardant vers le ciel, le dos tourné au soleil et
les mains protégeant son visage.
Les bassets sont tous devant la
porte de la maison, ce doit-être l’heure de la bouffe.
D’énormes tas de sable ont été
déposés à côté de la belle maison, rue Capitaine Marius Xavier, pour la
nouvelle construction.
Rue Candappa une camionnette est
en train d’être chargée de gravats déposés là depuis plusieurs jours. Pas
pelleteuse ni de pelle mécanique, un homme avec une sorte d’outil à la fois pioche et pelle charge des cuvettes métalliques entre
ses jambes, d’autres hommes les soulèvent
et les vident dans la benne.
Je monte la bouteille d’eau de
cuisine que j’ai rempli avant 8h.
On petit déjeune.
Lessive, vaisselle, j’appelle
l’INTACH, la visite de la maison de Ranga Pillai, c’est pour dimanche à 18h.
Pas de chance on part dimanche à 16h pour Chennai. Ce sera pour l’année prochaine.
La petite femme de ménage arrive.
On part faire des courses.
Pothys, puis Félix pour lui régler le mois de février, jusque là, la moto
marche bien.
On revient poser le tout à l
‘appart puis on va déjeuner au Surguru. Comme le portail de l’école Chidambaranar
est toujours ouvert on entre pour voir. Une date précise la date de
construction 1886. Une grande cour avec des bâtiments tout autour. En face de
l’entrée un passage donne sur d’autres bâtiments. Des élèves prennent leur
déjeuner dans des assiettes métalliques et remontent dans les étages.
Retour café repos et départ pour
la balade.
Voilà pour le blog jusqu’à
maintenant.
Dîner, salade de tomates, salade
de fruits.
Ce soir j’ai lu un essai sur
l’Etat Islamique de Scott Atran dans l ‘Obs. Je trouve que cette analyse
est juste. Je trouve que cette idée de révolution et d’engouement sonne juste. La
comparaison avec la révolution française et les pays autour qui luttent contre,
avec la révolution iranienne et le monde qui lutte contre, ça me fait peur pour
l’avenir.
L’analyse aussi de la
détermination des Kurdes à lutter contre car eux ils ont une culture à défendre
depuis longtemps et peut-être un pays à trouver et de ce fait comme l’EI ils
n’ont pas peur de mourir.
Face à ça que sont les
armes ?
Bonne nuit.
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