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mardi 1 mars 2016

Lakshmi est revenue



Lever 8h
Véro dort
Je vais au pain

Impression de fraîcheur du fait de l’air marin qui arrive à se faufiler entre les rues.
C’est calme ce matin.

Le marchand de lait.
Deux auto-rickshaw à l’angle de la rue Laporte et les conducteurs qui discutent ensemble.

Sur bord de petit canal une femme trie le contenu de gros ballots blancs et sépare le carton des bouteilles plastiques.
Tous les matins, avant le passage des préposées au nettoyage des hommes trient dans les déchets de la rue ou des containers tout ce qui peut-être revendu comme le carton, le plastique, le verre. Ils mettent ça dans de gros sacs blancs qu’ils portent sur leur dos et qui les écrasent tellement ils sont énormes.

Les klaxons des bus sont particulièrement stridents et difficilement supportables.

Deux mendiantes au portail de la cathédrale et un peu plus loin trois autres assises et allongées sur le trottoir.

Je suis deux élèves pantalon gris, chemise blanche et de grosses chaussures noires et blanches de poussières. Ils portent l’un et l’autre sur leur dos un sac qui contient les fournitures scolaires.
L’un à la main droite, l’autre à la main gauche, ils tiennent par la bride un sac en tissu  qui contient leur repas  de midi.
Ils tournent dans la rue Natarajapayar, ce sont certainement des élèves du petit séminaire.

La marchande de noix de coco est là, debout elle s’organise pour sa journée qu’elle va passer sous une sorte de taud bleu qui  sert aussi de bâche pour couvrir les noix.

Ashok Laundry est ouvert.

Rue Ranga Pullai le soleil est caché derrière de gros nuages et c’est agréable de ne pas l’avoir en pleine figure.

Le bus de Sri Aurobindo Autocare Travel est en train de se remplir.

Au croisement avec le quai un  tempo à l’arrêt pour décharger ses passagers crée un embouteillage entre les différents véhicules qui arrivent en face et de droite et de gauche.

Il n’y a pas grand monde au Hots Breads une seule table est occupée par trois jeunes gens.

A la caisse c’est la caissière sympa et souriante. Tandis que tous le monde cherche à savoir ce que j’ai pris je lui dis que c’est  un boolish alors avant tous les autres elle sait et tape sur le clavier de la caisse enregistreuse les 50Rs que je dois.

Je récupère rapidement mon boolish tranché.

Je reviens par le quai.

Il n’y a pas grand monde. J’ai l’impression que petit à petit Pondy se débarrasse de ses petites gens et ça commence à ressembler au circuit que je fais tous les matins  à Toulouse sans jamais voir quelqu’un à pied.

J’entrevoie par la porte à demi ouverte, des enfants qui balaient la cour de  la  crèche de Saint  Louis de Gonzague.
Personne à l’arrêt de bus.
Personne sous la halle qui recouvre la canal.

Un peu plus  loin, là où sont stationnées les ambulances, il me semble que j’aperçois l’albinos  qui écoute un homme qui lui parle.

Je ne vois pas les bassets ce matin comme il fait déjà très chaud ils doivent être à l’intérieur à  la clim.

La Lodgy est stationnée  rue Surcouf.

Les ouvriers de la rue Capitaine Marius Xavier ne se sont  pas mis au boulot. Deux lisent un quotidien assis sur  un tas de sable. Au robinet de la rue une femme lave des gamelles qui doivent servir pour la cuisine.

Calme plat rue Candappa.

Véro vient de se lever.

On petit déjeune.

Véro se prépare et prépare la table parce qu’une fille d’amis vient pour suivre un cours d’aquarelle.

Je fais la vaisselle, le café du matin et lorsque l’élève est là je vais porter le linge chez le repasseur.

A midi on part déjeuner.
Véro est fatiguée et le seul restau  qui offre une clim pour déjeuner est le Surguru.
On y va.

On déjeune moi d’un massala dosai et Véro d’un  mushroom puléo. Elle ne voit pas qu’il y a un petit astérisque qui dit qu’il  faut patienter un quart d’heure de préparation, ce qui fait que j’ai fini de déjeuner alors que son plat n’est pas encore arrivé.
L’attente valait la peine c’est une sorte de riz aux légumes avec des champignons qui a été préparé exprès pour elle.

On passe chez Pothys avant de rentrer parce que je veux prendre un jean’s et qu’il faudra le porter au couturier de la rue Elalaman pour la longueur de jambes. On préfère s’y prendre en avance.
Et puis chez Pothys il y a une clim efficace on fait quelques courses et Véro achète un leggin.

On revient à l’appart on boit le café et on va se refroidir dans la chambre avec la clim. Parce que malgré le soleil voilé il fait toujours aussi chaud. Il fait 35° la température du mois de juin en principe. Les gens attribuent ça aux pluies de décembre qui continuent à s’évaporer et qui donne au climat un caractère tropical humide.

En fin d’après midi on part à pieds pour faire un tour et marcher un peu parce que depuis notre retour on n’a pas beaucoup marché à cause de la chaleur.
On va sur la promenade, toujours aussi triste depuis que les petits marchands y ont été interdits. Il y a maintenant comme une belle plage de sable, limitée  par les blocs de rochers noirs qui protègent la promenade de l’ océan.

On reviens par le parc  Barathi. Il est envahi par les Pondicherriens qui viennent y chercher un peu de fraîcheur sous les arbres.
On passe par le temple Manakula Vinayakar pour  voir Lakshmi qui est revenue depuis la semaine dernière et que nous n’avions pas encore vue cette année.
C’est toujours une attraction appréciée de tous.
Elle n’est pas attachée, mais ne sort pas de son carré de sable, deux cornacs la surveillent.

On va jusqu’à rue Dupuy où s’est installé un véritable glacier qui nous a été signalé par une amie.  Pour ceux qui aime  la glace c’est une vraie bonne adresse.
Ça s’appelle Ibaco et c’est au 14 rue Dupuy en face d’un magasin de l’ashram qui s’appelle Harpagon.

On va chercher  la rue Nerhu, Véro veut passer chez Jaya Emporium  pour acheter de petits pots de peinture acrylique.

On revient par Gandhi road et on achète des yaourts  au pazamudhir parce qu’on a mangé une telle quantité de glace que ça nous suffira comme repas du soir.

Le repasseur  a ramené  le sac de linge qu’on trouve  dans le hall.

On se met la clim dans le séjour et on prend une petite bière en apéro.

Dîner le yaourt de Véro n’est pas terrible et elle mange du pain et du fromage à la place.


Le soir avec la clim on regarde une redif sur l’ordi grâce au VPN, les grands du rire je crois. Avec un cerveau à 35° ça passe.

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