Lever 8h
Véro dort
Je vais au pain
Impression de fraîcheur du fait
de l’air marin qui arrive à se faufiler entre les rues.
C’est calme ce matin.
Le marchand de lait.
Deux auto-rickshaw à l’angle de
la rue Laporte et les conducteurs qui discutent ensemble.
Sur bord de petit canal une femme
trie le contenu de gros ballots blancs et sépare le carton des bouteilles
plastiques.
Tous les matins, avant le passage
des préposées au nettoyage des hommes trient dans les déchets de la rue ou des
containers tout ce qui peut-être revendu comme le carton, le plastique, le
verre. Ils mettent ça dans de gros sacs blancs qu’ils portent sur leur dos et
qui les écrasent tellement ils sont énormes.
Les klaxons des bus sont particulièrement
stridents et difficilement supportables.
Deux mendiantes au portail de la
cathédrale et un peu plus loin trois autres assises et allongées sur le
trottoir.
Je suis deux élèves pantalon
gris, chemise blanche et de grosses chaussures noires et blanches de poussières.
Ils portent l’un et l’autre sur leur dos un sac qui contient les fournitures
scolaires.
L’un à la main droite, l’autre à
la main gauche, ils tiennent par la bride un sac en tissu qui contient leur repas de midi.
Ils tournent dans la rue Natarajapayar,
ce sont certainement des élèves du petit séminaire.
La marchande de noix de coco est
là, debout elle s’organise pour sa journée qu’elle va passer sous une sorte de
taud bleu qui sert aussi de bâche pour
couvrir les noix.
Ashok Laundry est ouvert.
Rue Ranga Pullai le soleil est
caché derrière de gros nuages et c’est agréable de ne pas l’avoir en pleine
figure.
Le bus de Sri Aurobindo Autocare
Travel est en train de se remplir.
Au croisement avec le quai
un tempo à l’arrêt pour décharger ses
passagers crée un embouteillage entre les différents véhicules qui arrivent en
face et de droite et de gauche.
Il n’y a pas grand monde au Hots
Breads une seule table est occupée par trois jeunes gens.
A la caisse c’est la caissière
sympa et souriante. Tandis que tous le monde cherche à savoir ce que j’ai pris
je lui dis que c’est un boolish alors
avant tous les autres elle sait et tape sur le clavier de la caisse
enregistreuse les 50Rs que je dois.
Je récupère rapidement mon boolish
tranché.
Je reviens par le quai.
Il n’y a pas grand monde. J’ai
l’impression que petit à petit Pondy se débarrasse de ses petites gens et ça
commence à ressembler au circuit que je fais tous les matins à Toulouse sans jamais voir quelqu’un à pied.
J’entrevoie par la porte à demi
ouverte, des enfants qui balaient la cour de
la crèche de Saint Louis de Gonzague.
Personne à l’arrêt de bus.
Personne sous la halle qui
recouvre la canal.
Un peu plus loin, là où sont stationnées les ambulances,
il me semble que j’aperçois l’albinos qui
écoute un homme qui lui parle.
Je ne vois pas les bassets ce
matin comme il fait déjà très chaud ils doivent être à l’intérieur à la clim.
La Lodgy est stationnée rue Surcouf.
Les ouvriers de la rue Capitaine
Marius Xavier ne se sont pas mis au
boulot. Deux lisent un quotidien assis sur
un tas de sable. Au robinet de la rue une femme lave des gamelles qui
doivent servir pour la cuisine.
Calme plat rue Candappa.
Véro vient de se lever.
On petit déjeune.
Véro se prépare et prépare la
table parce qu’une fille d’amis vient pour suivre un cours d’aquarelle.
Je fais la vaisselle, le café du
matin et lorsque l’élève est là je vais porter le linge chez le repasseur.
A midi on part déjeuner.
Véro est fatiguée et le seul
restau qui offre une clim pour déjeuner
est le Surguru.
On y va.
On déjeune moi d’un massala dosai
et Véro d’un mushroom puléo. Elle ne
voit pas qu’il y a un petit astérisque qui dit qu’il faut patienter un quart d’heure de
préparation, ce qui fait que j’ai fini de déjeuner alors que son plat n’est pas
encore arrivé.
L’attente valait la peine c’est
une sorte de riz aux légumes avec des champignons qui a été préparé exprès pour
elle.
On passe chez Pothys avant de
rentrer parce que je veux prendre un jean’s et qu’il faudra le porter au
couturier de la rue Elalaman pour la longueur de jambes. On préfère s’y prendre
en avance.
Et puis chez Pothys il y a une
clim efficace on fait quelques courses et Véro achète un leggin.
On revient à l’appart on boit le
café et on va se refroidir dans la chambre avec la clim. Parce que malgré le
soleil voilé il fait toujours aussi chaud. Il fait 35° la température du mois
de juin en principe. Les gens attribuent ça aux pluies de décembre qui
continuent à s’évaporer et qui donne au climat un caractère tropical humide.
En fin d’après midi on part à
pieds pour faire un tour et marcher un peu parce que depuis notre retour on n’a
pas beaucoup marché à cause de la chaleur.
On va sur la promenade, toujours
aussi triste depuis que les petits marchands y ont été interdits. Il y a
maintenant comme une belle plage de sable, limitée par les blocs de rochers noirs qui protègent
la promenade de l’ océan.
On reviens par le parc Barathi. Il est envahi par les Pondicherriens
qui viennent y chercher un peu de fraîcheur sous les arbres.
On passe par le temple Manakula
Vinayakar pour voir Lakshmi qui est
revenue depuis la semaine dernière et que nous n’avions pas encore vue cette
année.
C’est toujours une attraction
appréciée de tous.
Elle n’est pas attachée, mais ne
sort pas de son carré de sable, deux cornacs la surveillent.
On va jusqu’à rue Dupuy où s’est
installé un véritable glacier qui nous a été signalé par une amie. Pour ceux qui aime la glace c’est une vraie bonne adresse.
Ça s’appelle Ibaco et c’est au 14
rue Dupuy en face d’un magasin de l’ashram qui s’appelle Harpagon.
On va chercher la rue Nerhu, Véro veut passer chez Jaya Emporium pour acheter de petits pots de peinture
acrylique.
On revient par Gandhi road et on
achète des yaourts au pazamudhir parce
qu’on a mangé une telle quantité de glace que ça nous suffira comme repas du
soir.
Le repasseur a ramené le sac de linge qu’on trouve dans le hall.
On se met la clim dans le séjour
et on prend une petite bière en apéro.
Dîner le yaourt de Véro n’est pas
terrible et elle mange du pain et du fromage à la place.
Le soir avec la clim on regarde
une redif sur l’ordi grâce au VPN, les grands du rire je crois. Avec un cerveau
à 35° ça passe.
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