Jeudi 14 janvier 2016
Déjà un mois de passé et on a
l’impression d’être arrivé il y a peu.
Lever 8h.
C’est très agréable de faire
cette promenade du pain le matin.
Je remarque dans la rue Candappa
un petit tas de cendres comme en laisse du papier qu’on brûle.
Je croise l’homme qui pisse
contre la porte de la barricade qui protège le petit terrain à l’angle de la
rue Candappa et Mission. Vue une trace sur la porte je me dis qu’il n’a pas dû
se priver ce matin.
Un autre tas de cendres de même
origine me semble-t-il juste avant la rue Montorsier.
Le marchand de lait.
Grand calme rue Petit Canal, ce
manque d’animation m’inquiète, car j’ai peur qu’on vire les habitants de ce
bord de canal.
A l’angle de la rue Sainte
Thérèse le rickshaw est revenu et son conducteur dort sur une natte, un chien
dort aussi à ses pieds. D’autres nattes enroulées me laisse à penser que d’autres
personnes ont aussi dormi ici cette nuit.
Les mendiantes à nouveau ne sont
pas au rendez des escaliers de la cathédrale.
Un peu plus loin sur les marches du « Pope John Paul
Depot » trois hommes sont assis dans le seul rayon de soleil qui a passé
les terrasses des maisons.
Le tas de noix de cocos immense,
on dirait qu’il grandit chaque matin, est découvert. Personne pour le
surveiller. Sur le trottoir juste à côté un enfant joue et je pense que c’est
le fils de la marchande de noix de cocos.
Ashok Landry ouvre, des femmes portent de lourds sacs de
linge.
Les marchands de fraises attentent
le client en face du Nilgiris.
Rue Ranga Pillai, je croise des
femmes vêtues de rouge et de jaune qui sont les couleurs des pèlerins.
Un couple prend son déjeuner au
Hot Breads, au comptoir c’est la même équipe qu’hier. Je pense que la petite caissière
et le responsable sont partis dans leur famille pour Pongal.
Je reviens par la quai.
Mon homme albinos n’est pas là ce
matin.
La Renault Lodgy est revenue rue
Surcouf.
On prend le petit déjeuner.
Véro appelle Pichaya parce qu’il
a appelé hier et qu’on a raté sa communication. En fait il avait appelé pour
nous remercier d’être venu à son anniversaire et de lui avoir offert un cadeau.
Il en profite pour nous inviter à venir déjeuner.
On va voir à l’office du tourisme
s’il est organisé une sortie pour Pongal. Quelque chose est prévue pour le 16.
Mais le copain de Pichaya n’est pas là et on reviendra cet après midi.
On passe à la poste.
Puis on va de l’autre côté de
Pondy pour aller voir Vijay. Son bureau est fermé, c’est Pongal. Plus personne
ne travaille, tout le monde est dans la rue pour faire des courses.
On passe voir Abel qui avec Rajkumar
est en train de préparer la galerie pour l’anniversaire de ce soir.
On va chez Pothys pour faire
quelques courses.
On revient à l’appart pour tout
poser et on va chez Pichaya pour déjeuner.
Il est en train de tout ranger
dans sa chambre et nous demande de l’attendre un peu en buvant de l’Irish-coffee.
Puis on déjeune.
Pichaya nous parle de sa vie, de
ses amis, et j’ai l’impression que tout ce qu’il y d’humain dans l’humanité est
passé par Villa Pondichery.
C’est vraiment un endroit
exceptionnel riches de passages. Pichaya aime les gens qui passent. Il a raison
c’est ce qu’on fait tous, on passe même si pour se rassurer on veut croire
qu’on est immortel.
Il aime aussi les gens qui
reviennent, qui repartent.
On passe par Villa Pondichery, on
n’y reste pas, peut-être parce que l’authenticité est trop difficile à vivre.
Pichaya a besoin de se reposer, on revient à l’appart.
A peine la porte ouverte, la
sonnette, W&D sont en bas avec Gopi.
Quelle joie de les revoir.
On boit du café, on parle de ce
qu’ils ont vécu, vu. Ils ont touché l’Inde bien plus que nous avec des journées
d’une centaine de consultations.
Ils vont se reposer.
Véro et moi on file à l’office du
tourisme retenir les places pour le 16 et on va rue Barathi récupérer mon
bracelet.
On revient à l’appart.
A 18h on part tous à pieds aller
à l’anniversaire de la galerie d’Abel,
Ejoumale, Rajkumar. En route on s’arrête chez Babu pour voir si on peut louer
une moto. Il n’est pas là. Il doit venir pour 19h30.
Il y a peu de monde à
l’anniveraire de la galerie, c’est un peu triste. On va visiter l’hôtel en face
qui s’appelle la Maison Tamoule, magnifique construction de style Tamoul pour
le rez de chaussée et coloniale pour le premier étage.
On revient pour aller dîner à
l’Aristo.
Babu n’est toujours pas là. Il
sera là demain dès 8h30. On dit qu’on passera demain matin.
Dîner à l’Aristo, puis retour
dans la folie commerciale des rues.
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