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dimanche 10 janvier 2016

Après midi dans les cannes à sucre


Les autres photos sont ici

C’est Véro qui me réveille vers 8h
Beaucoup mieux dormi, comme le temps s’est rafraîchi on a pu dormir sans le ventilo. Presque au calme si l’on excepte les autres bruits de la ville, les corbeaux, les chiens, la cathédrale et le muezzin.

Dormir entre les ressorts du matelas et une pale d’hélicoptère ça demande une habitude que l’on n’a pas encore acquise.

Je vais au pain.
Il est trop tard pour remplir les bouteilles d’eau pour la cuisine ce n’est que de 5h à 8h. Je le ferai ce soir même horaire.

Il fait peut-être un peu moins frais que les autres matins mais il est plus tard. Difficile de se rendre compte avec une heure de soleil en plus.

Le marchand de lait est debout auprès de sa caissette son activité de vente de lait du matin doit se terminer.

A l’angle de la rue Sainte Thérèse un conducteur de rickshaw, bichonne son rickshaw, il passe un chiffon sur les jantes rouillées. Je ne sais pas s’il espère les faire redevenir brillantes.

A partir de là jusqu’à la cathédrale sont garées les voitures des cathos qui sont à la messe du dimanche.

Les mendiantes discutent en attendant la sortie.

La marchande de noix de cocos est en place, je croise le camion de World Banana qui s’en va.

Ashok Landry est fermé, c’est dimanche.

Rue Ranga Pillai ui fini pour aujourd'rts et les vivants qui restent étaient et sont vraiment des gens intelligents.tas fume. On s'es les transp et les touristes indiens qui attendent pour faire un tour dans le bus du Sri Aurobindo autocare service.

Ce matin au Hot Breads je prends un Brawn  Farmer qui n’est pas brun mais rond.

Il y a la petite caissière avec sa collègue. Ce  matin elle n’a pas de lunettes ce qui la rend encore plus intéressante mais malheureusement elle mâche du chewing gum ou quelque chose ce qui la rend très quelconque dans son penjabi saumon.

A la sortie il y a notre mendiant réel ou contorsionniste je n’ai pas encore tranché. Il a une jambe complètement retournée dans son dos. Il a un magnifique sourire et  respire la joie de vivre. Il est assis et est en train de manger une omelette baveuse dans un sac plastique. Il est très content de me montrer ce qu’il mange et me souhaite en me serrant la main Happy Pongal.
Cettte semaine les 15, 16, 17, c’est Pongal la fête de la moisson.

Je reviens par la quai.

Rue Surcouf une voiture Renault la LODGY, voiture de 7 places  pour concurrencer la Toyota Innova qui existe depuis des années en Inde. La Renault lui ressemble comme une jumelle, prix d’appel 11000€. C’est vraisemblablement la même que la Dacia Lodgy.
En Inde même la Dacia Duster est une Renault.
Je trouve que c’est petit pour la France d’essayer de baiser les Indiens comme s’ils ne venaient jamais en France et ne se rendaint pas compte qu’on leur vend des merdes qui polluent un maximum.
Je trouve l’Allemagne beaucoup plus courageuse de s’attaquer aux Etats Unis avec des voitures truquées. Tant qu’à baiser le client autant le faire en grand.

En plus aujourd’hui un mec qui fuit la France pour ne pas payer d’impôts et qu’on invite pour chanter une chanson qui parle de l’unité nationale suite aux attentats. J’aimerai bien connaître le montant de son cachet versé en Suisse.
C’est pas étonnant que la France soit devenu un petit pays qui fait encore semblant.

On prend le petit déjeuner.

On va au marché Goubert en remontant le Sunday Market de MG Road. Véro regarde ce qui ici est un drap de lit et qu’elle utilise comme nappe ou dessus de canapé.

On achète des champignons et des olives pour faire avec le poulet. Véro me dit que ce n’est pas parce qu’elle a envie de cuisiner mais parce qu’elle a envie de bien manger.

Marché aux poissons, puis aux légumes pour des tomates et des aubergines. Le chemin nous conduit inévitablement chez Aroule qui évidemment a reçu de nouvelles choses. Comme Pichaya sa vendeuse chef est enrhumée il doit ui fini pour aujourd'rts et les vivants qui restent étaient et sont vraiment des gens intelligents.tas fume. On s'es les transpy avoir une épidémie, pourvu qu’on passe à travers.
Trois tops après on repart. Non ce n’est pas une notion de durée avec le 3ème top ce sont simplement des hauts, des vêtements pour le haut du corps. Le vêtement pour le bas ce sont des  bottoms c’est pas mieux, c’est même pire.

On revient par les marchands de bananes qui se tiennent souvent à la lisière de Nehru street, ni dans le marché, ni dans la rue.

Au Sunday Market le retour, Véro prend une couverture-drap pour le canapé qui est un lit. Oui c’est compliqué le mobilier en Inde quand on veut faire comme en France.

On achète une pelle pour ramasser les détritus du balayage. Celle de l’appart a un bord épais, pas facile de faire sauter la barre aux petits déchets, c’est encore possible avec un peu d’entraînement en utilisant les poils de la brosse du balai (pas de balayette) comme levier. Mais la petite pelle est rusée, elle se courbe ce qui fait qu’on ne peut la plaquer au sol malgré nos efforts et même  avec la meilleure technique tout passe sous la pelle. La femme de ménage qui est toute petite n’y arrive pas non plus, Véro l’a vu faire, non il n’y a pas de coin de tapis. Mais comme  elle est toute petite notre femme de ménage, elle risque de passer sous la pelle, ça peut donc être dangereux.
Avant prendre la nouvelle pelle on vérifie l’épaisseur de l’avant là où doivent monter de gré ou de force les détritus, puis une fois le choix fait on mesure la courbure en l’appuyant sur le macadam et en essayant de voir si tout l’avant épouse bien la surface plane du sol.
On se décide. Le vendeur est médusé il  n’avait jamais vu  faire autant de vérification avant l’achat d’une petite pelle de ménage.

On prend enfin des biscuits en vrac pour nous et pour les femmes de la rue. Le » marci « est toujours très poli mais la prononciation ne s’améliore pas.

Dans la rue Candappa c’est un coin de femmes et d’enfants, quelque fois le soir après les cours on voit les enfants faire leurs devoirs sur  le trottoir.
 Chaque fois que l’on passe si elles sont là ça fait un peu dernier salon ou l’on cause, d’un côté ou de l’autre de la rue en fonction du soleil. Puis certains jours tout le monde disparaît. Tout leur bien est caché sous des bâches. Puis elles réapparaissent.

On monte à l’appart poser nos courses.

On décide d’aller déjeuner au Surguru, ce n’est pas très loin, il est juste midi et l’on veut aller cette après midi reconnaître un peu la campagne environnante au Sud par la route de Cuddalore jusqu’au croisement de  Thavalakuppam. Rien de précis pour la suite.

Il y a toujours peu de monde au Surguru comme il y a peu de monde dans Pondy. On n’est pas envahi par les touristes comme les autres années. Est-ce le coup de la vie qui fait fuir les gens ? Est-ce que les nouvelles générations n’ont rien à foutre d’Auroville et de l’asharam.
A Pondy il n’y a pas de plage à touristes alors qu’est ce qu’on peut bien y faire.
Est-ce que l’Inde ne nourrirait plus les associations ? Tout  est possible.

Café, un peu de  repos On part vers 15h.

J’essaye un autre casque car celui que j’utilise a un problème de visière qui tombe.

A Tavalakuppam au lieu de suivre sur la droite la route qui va au temple des statuettes, on prend à gauche sur la route de l’orphelinat des filles.
On revoit les belles maisons de ce villages, il y a dû y avoir beaucoup d’argent pour construire de telles maisons, même aujourd’hui elles coûtent une fortune. Ce n’est pas loin de Pondy mais c’est en rase campagne.

Au village suivant un môme nous fait des signe en criant Happy Pongal. Je suis obligé de m’arrêter, il s’accroche à la moto. A l’arrêt il essaye de couper le contact en tournant la clé. Je l’en empêche en lui  saisissant les mains mais il y arrive quand même,  je l’engueule et il se casse tous les villageois sont là, mais  ils n’interviennent pas.

Lorsque je veux redémarrer la moto, impossible. Je vérifie le coupe circuit, c’est bon mais elle ne redémarre toujours pas.
J’attends un peu parce que je me dis qu’elle s’est peut-être noyée.
Mais elle ne redémarre toujours pas.
Les villageois s’approchent pour essayer de nous aider. Certains essayent aussi de la démarrer mais rien à faire.
On démonte la bougie et j’ai l’impression que la bougie neuve de Félix est vieille. On la nettoie et on la remonte.
Nouveaux essais et puis a un moment, un indien essaye encore et là au bruit je sens qu’elle peut partir. Je reprends les choses en main parce que maintenant je sens bien ce moment de la compression lorsqu’elle va démarrer et en effet je la fais repartir.

On file. Le môme est toujours là devant nous et il va falloir le passer. Les gens nous disent de ne pas nous arrêter. Oui mais s’il se précipite sur la moto ?

Il fait juste de grands gestes, crie Happy Pongal et nous laisse filer.

C’est la première fois que ça nous arrive, c’est pas une agression mais c’est bizarre quand même et tous ces gens qui ne disaient rien. Un peu comme si ce môme idiot du village était comme une vache sacré et qu’il faut laisser faire.

On s’arrête un peu plus loin pour des photos et la moto redémarre sans problème.

Puis on passe devant une scène de gens qui ramassent des cannes à sucres. En fait elles sont déjà coupées, les femmes les transportent vers un hangar. On s’arrête c’est un spectacle champêtre sous un arbre énorme deux vaches broutent. A côté des femmes s’activent à faire des fagots de cannes pour les emporter, un peu plus loin en contre jour un immense tas fume. On s’approche ce sont des hommes qui ont mis un empilement de pot en terre et qui avec des bouses de vaches les font cuire.

Le propriétaire du champ de canne et sa femme enceinte jusqu’aux yeux nous accueillent gentiment. Elle doit accoucher et je lui dis que ça va faire un baby Pongal, ça les éclate de rire.
On reste un moment pour profiter du spectacle et de leur gentillesse.
Ils nous invitent à venir samedi pour Pongal mais le soir à 18h. Ce n’est pas loin, 15km, on verra.

On reprend la route et on revient au croisement de Thavalakuppam et on rentre.
Le casque me fait mal, de la tempe droite à la mâchoire supérieure c’est un trait de douleur insupportable.
Dès qu’on arrive et que Véro va ouvrir la grille, j’enlève le casque tellement c’est insupportable. A Toulouse on s’est fait vendre des casques trop petits ou alors ici on a pris la grosse tête.

Ça m’a un peu fatigué. Je me repose, pendant que Véro se lance dans le repas du soir : Poulet à la crème, aubergines, et riz aux olives. On se régale. Dessert : banane.

Je finis le blog, Véro ses photos.

On regarde une autre émission sur Charlie, les survivants, c’est bien si l’on peut dire. Tout ce monde, les morts et les vivants qui restent étaient et sont vraiment des gens intelligents.


Voilà c’est fini pour aujourd’hui.

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