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jeudi 21 janvier 2016

C'était juste la bougie ...


Bon anniversaire Ryan !

1h du matin Gopi est bien à l’heure.
On avait peur de faire du bruit et de réveiller toute la maison.
Mais un chantier s’est mis en route dans la rue Candappa, juste devant la maison et on ne s’entend même plus, apparemment ils vidangent un égout.

On va dormir.

Réveil 8h pour moi.
La chaleur est revenue depuis deux ou trois jours, c’est aussi pesant qu’à notre arrivée. Le ciel est un peu couvert et il n’y a plus l’air de l’océan pour apporter sa fraîcheur.

Je marche ce matin mais plus dans ma tête, préoccupé par la mise en route de la moto que dans la rue à profiter du spectacle qu’offre chaque jour cette promenade.

Je vois quand même la noria de  bus et dauto-rickshaw pleins d’écoliers ou d’écolières non mélangés qui apportent leur cargaison de filles en blanc et bleu et de garçons en gris et blanc aux écoles de la rue.

Je vois aussi un dais tendu en travers de la rue Laporte, il doit y avoir un décès.

C’est  la marchande de noix de cocos qui me ramène à la réalité de la rue. Elle est là à côté de sont tas, un homme prêt d’elle balaie, ou nettoie ou déblaie le bout de trottoir où ils passent leur journée.

Rue Ranga Pillai je croise le bus du Sri Aurobindo Autocare Service. Il est plein de passagers et part pour sa mystérieuse destination.
La dormeuse du Hot Breads n’est plus là. Un homme assis à sa place lit son journal.

Presque personne à l’intérieur du Hot Breads un couple de femme semble déjeuner.

Ce matin il y a le responsable et la collègue de la petite caissière en sari jaune. A mon arrivée je ne les vois pas car ils sont accroupis l’un et l’autre et fouillent dans des placards bas comme s’ils rangeaient ou cherchaient quelque chose.
Ce matin la boule de pain que j’ai pris coûte 45Rs. Le prix est toujours mystérieux l’autre jour je pensais payer 55 et c’était 40. Je sais que de 40 à 55 je suis dans les prix de ce que je prends.

Je reviens par le quai.

Je vois  un peu à côté de son endroit habituel mon homme albinos. Il me tourne le dos alors que d’habitude il est face à la voie. Il a l’air suspendu, immobile, en attente de quelque chose que lui seul connaît.

Beaucoup de motos et de vélos stationnés devant le Chest Hospital.

Rue Capitaine Marius  Xavier  le portail de la belle maison est grand ouvert et en face devant sa maison une femme dessine un kolam.


Pendant ce temps Véro s’est levée. Elle a bien dormi. On prend le petit déjeuner. C’est plus calme ce matin, à deux c’est comme si il n’y avait plus personne. Il faut qu’on reprenne notre rythme qui a été un peu bousculé ces derniers temps.

Véro fait une lessive pendant que je m’occupe de ranger et laver la vaisselle parce que j’ai perdu mon assistant vaisselle.
Véro vérifie que l’avion de W&D est bien parti, il est parti avec 6mn de retard. A cette heure ils volent.

Véro peint une aquarelle pour l’anniversaire de Ryan.

On étend les draps et on décide d’aller voir si la moto veut bien démarrer. On y arrive presque mais finalement rien à faire.
J’appelle Félix qui doit venir.
Une heure après je rappelle.

Un mécano arrive. Par chance, si l’on peut dire,  lui aussi ne peut pas faire démarrer la bullet. Il diagnostique un problème de bougie et va en chercher une neuve.

On attend assis sur le trottoir devant le portail.

Il revient change la bougie et ça marche. Antoine gentiment le questionne car nous on ne peut rien savoir vu qu’il ne parle que Tamoul.
Il semblerait que la bougie neuve d’il y a 15 jours ait eu une malfaçon, ça arrive. On lui fait dire par Antoine de bien informer Félix de ce qui est arrivé. Il va le faire mais je ne sais pas si ses mots auront un effet sur Félix,il faudra que l’on y passe à nouveau.

On part avec la moto sans trop savoir où l’on va. Il est 13h, l’heure de déjeuner et on va au plus près au Surguru avec la moto, comme ça s’il elle ne redémarre pas ce ne sera pas très loin de chez nous.

En revenant on croise L sur son scoot, rue Montorsier.

On prend le café et on se repose.

Malgré la fatigue de la veille on n’éprouve pas le besoin de nous reposer très longtemps.
Deuxième café.

On décide d'aller au delà du boating, de l’autre côté du pont pour voir si la route qui longe la rive droite de la rivière de Cingee accède bien elle aussi à l’océan.
C’est une toute petite route, goudronnée au début et en terre par la suite. Des hommes sont dans la rivière, de l’eau jusqu’aux épaules, ils pêchent vraisemblablement des crevettes.

Lorsqu’on arrive assez près de la plage, une barrière artificielle coupe la voie. Elle est cadenassée et l’on ne peut pas passer. De chaque côté un grillage a été mis pour empêcher tout passage. Ce n’est pas quelque chose de naturel.
On pense que ce sont les gens du boating qui font payer pour emmener en bateau des touristes sur cette plage, qui ont coupé l‘accès pour que tout le monde soit obligé de passer par eux.

On est obligé de faire demi-tour. La moto démarre toujours. Et on revient sur Ariankupam pour aller sur China Veer Beach où nous étions l’autre jour c’est à dire sur la rive gauche de la rivière de Cingee.
On revient donc sur cette plage qui était un vrai paradis propre il y a 15 jours et qui est aujourd’hui, après Pongal, une décharge à ciel ouvert qui contient un échantillon complet de tout ce que le plastique et le verre  apportent comme commodités dans la vie quotidienne des Indiens. On n’en revient pas et on s’en va.
Comme on a un peu de temps on s’arrête à resort Wind flower grand complexe hôtelier sur la rive gauche de la rivière.
On dit qu’on vient voir et l’accès est libre.
D’immenses jardins bien entretenus, de petits bâtiments éparpillés qui contiennent chacun six chambres, des bungalows le long de la rivière. Un jeu d’échecs grandeur nature avec les pions en fibre légère.
Le bâtiment principal de style mogol abrite le hall d’entrée et de nombreuses chambres. Il y en a peut-être une centaine.
On ne voit pas de résidents. On suit des panneaux qui indiquent ; restaurant, piscine, plage.
En effet à l’extrémité du jardin on quitte le territoire de l’hôtel par ce qui pourrait  être qualifié de poulailler, un élevage d’oies et de canards. Un gardien nous indique qu’il faut traverser pour aller à pied à la plage et l’on reconnaît en effet, l’endroit où l’on gare la moto pour aller à pieds à la plage.
Les résidents peuvent donc aller sur cette plage dégueulasse aujourd’hui. On pense que du personnel doit de temps en temps se rendre sur la plage pour la nettoyer et sans doute que suite à Pongal ça n’a pas encore été fait.

Au restaurant on boit un lemon simple avec peu de sucre. Le prix élevé ne dépasse pas celui des restaurants chics de Pondy.

Assis sur la terrasse du restaurant il y a deux femmes et un vieil homme de culture musulmane, un jeune couple avec un enfant qui font nouvelle classe moyenne indienne. On se demande si c’est volontaire ou non pour ne pas supprimer d’un coup le bruit car la terrasse donne directement sur le parc des oies qui ne se privent pas de caqueter tout leur soûl jusqu’à devenir plus  pénible qu’une rue de Pondy.

Véro me demande ce que peut cacher comme situation ces grands complexes sans clientèle. Il y a vraisemblablement du blanchiment d’argent de la corruption ou autres. Il y a aussi le fait que ces grands complexes sont vides la journée et se remplissent le soir et se vident le matin.
Et  c’est ce qu’on constate en repartant. Un car de Japonais ou de Sud Coréens est devant l’entrée et vide sa cargaison de visages masqués pour se protéger de la pollution ; De grosses voitures attendent aussi avec leur familles indiennes pour avoir une chambre.
On repart sur notre moto qui met un peu de temps à démarrer, je suis inquiet parce que la masseuse vient à 18h.

Tout se passe bien on est à l’appartement à 17h45.

La masseuse arrive et je me mets au blog.

On dîne de ratatouille, de riz, de fromage, et de salade de fruits.


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